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Victor Griffuelhes (1874-1922) [10]

Par Victor Méric - Flax

Domaine public

La même année se tint le congrès d’Amiens. Les réformistes donnèrent un deuxième assaut et furent de nouveau repoussés. Ils étaient menés, cette fois, par Renard. La bataille se livra sur la question de l’alliance entre les syndicats et le parti socialiste. L’ordre du jour déposé par Griffuelhes repoussa cette proposition d’alliance. A ce même congrès, une motion nettement antipatriotique d’Yvetot fut votée.

L’année suivante, il n’y eut aucun congrès. Mais en 1908, au moment où l’on annonçait le congrès de Marseille et un nouvel engagement avec les réformistes, survinrent les tueries de Draveil et de Villeneuve. Nous ne referons pas l’historique de ces événements trop rapprochés de nous. On sait que les meilleurs militants de la CGT, Yvetot, Pouget, Griffuelhes, furent jetés dans la prison de Corbeil. Quelques mois avant, une affiche les avait amenés à la cour d’assises. Cette affiche, intitulée : Gouvernement d’assassins, protestait violemment contre les massacres de Narbonne, et était couverte de nombreuses signatures. Le gouvernement, très habilement, en avait choisi une douzaine seulement, rejetant ce qu’il appelait le « menu fretin ». Mais les douze furent acquittés.

Libéré, Griffuelhes reprit sa place à la CGT et s’occupa de la délivrance de ses camarades demeurés à la prison de Corbeil. Il fut parmi les organisateurs du meeting de Tivoli-Vaux-Hall, où prirent la parole tous les représentants des partis révolutionnaires, et dont le résultat fut d’obtenir la libération des huit prisonniers demeurées à Corbeil.