A Paris, Lorenzo entre en contact avec les figures les plus en vue de l’anarchisme et du mouvement libéral bourgeois. C’est alors la belle époque de « L’Intransigeant », que dirige Henry Rochefort, l’évadé de la Nouvelle Calédonie, l’aristocrate communard. Le procès de Montjuich va soulever une vague d’indignation dans le monde entier. Tarrida del Màrmol, qui réussit à s’échapper de Montjuich en trompant Portes, arrive à Londres, et avec Ramsay Mac Donald, à Trafalgar Square, il dénonce au monde les tortionnaires.
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Espagne
Articles
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La vie d’Anselmo Lorenzo en Bande dessinée [07]
10 avril 2023 -
La vie d’Anselmo Lorenzo en Bande dessinée [08]
11 avril 2023Après une période de production littéraire intense, Lorenzo se voue corps et âme à ce qui a été le rêve de toute sa vie : la constitution d’une grande organisation ouvrière de caractère national. La CNT, sans être née encore, était en train de se forger. Et, avec elle, l’arme qui devait être celle du prolétariat dans ses luttes contre le capitalisme et le Pouvoir. Cette arme c’était la grève générale. Trois hommes, aussi intéressant l’un que l’autre, la propagèrent en Espagne : José Lopez Monténégro, Anselmo Lorenzo et Francisco Ferrer Guardia.
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Lucía Sánchez Saornil, 1895-1970. De la militance anarchiste au féminisme, de l’exil à la clandestinité
13 décembre 2022Lucía Sánchez Saornil naît à Madrid le 13 décembre 1895. Son père, Eugenio, est téléphoniste et sa mère, Gabriela, n’a pas d’activité rémunérée. Comme si la pauvreté n’était pas déjà assez accablante, Lucia perd jeune sa mère et son frère, et se retrouve seule avec son père et une petite sœur qu’elle a en charge d’éduquer.
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Lucía Sánchez Saornil, 1895-1970
13 décembre 2025De la militance anarchiste au féminisme, de l’exil à la clandestinité, d’après Guillaume Goutte.
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La vie d’Anselmo Lorenzo en Bande dessinée [10]
13 avril 2023Comme nous l’avons dit, Laurent Portet maintient Lorenzo à son poste. On peut dire que l’Ecole Moderne survécut tant que Lorenzo eut assez de forces pour être constamment sur place. Mais Lorenzo, vieux et malade, mène une vie surhumaine. En plus de son travail au front de l’Ecole Moderne, il ne cesse d’agir pour ce qui a été le rêve de toute sa vie : la création d’une grande centrale syndicale nationale. L’idée est déjà mûre. Au Congrès de Barcelone, de 1910, la CNT nait. Lorenzo en est le moteur, l’âme et le cerveau. Tous les hommes qui animent l’organisation ont été ses élèves et se sont nourris de son enseignement.
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Lucía Sánchez Saornil (1895 – 1970) : « La question féminine dans nos milieux »
13 décembre 2022, par Lucía Sánchez Saornil (1895 – 1970)Je remercie M. R. Vazquez qui, avec son article publié dans ces colonnes, « La femme, facteur révolutionnaire » – où le problème est d’ailleurs très bien traité – me donne l’occasion de revenir sur le sujet. À différentes reprises et dans d’autres journaux – Le Libertaire, CNT – j’ai écrit un peu sur tout ce qu’il y aurait à dire quant à l’importance qu’il y aurait pour notre mouvement à y attirer des femmes. Mais à ce propos il faut parler clairement, très clairement ; entre nous les circonlocutions n’ont pas lieu d’être, nous devons être sincères, même si cette sincérité nous afflige ; donnons nous-même les verges pour nous faire battre. C’est seulement à ce prix que nous prendrons la voie de la vérité.
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le libertaire du 25 mars 1937 : « Il y a quatorze ans Segui était assassiné »
10 mai 2024Dans la nuit du 10 mars 1923, deux hommes cheminaient dans les rues de Barcelone ; l’un était Salvador Segui, l’autre Francisco Comas. Entrant dans la salle Hospital, dans le fameux « Barrio chino », ils arrivaient calle de la Cadena. Segui rentrait chez lui en discutant avec chaleur du mouvement syndicaliste. Tout à coup, sortant de l’ombre, surgissaient quatre individus ; un feu de salve rapide, Segui tombait pour ne plus se relever ; Comas gravement blessé mourait quelques instants plus (…)
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Cahier d’un milicien dans les rangs de la CNT-FAI [07]
29 mars 2023, par Albert MinnigLe 25 novembre, nous décidons de remonter au front ; mais à la gare, les employés exigent une documentation nous autorisant à regagner le front individuellement. Noue renvoyons donc notre départ de quelques jours, et toutes les démarches pour obtenir une feuille de route sont faites immédiatement. Dans divers bureaux où nous sommes obligés d’aller, des propositions de quitter la Colunna de Los Aguiluchos nous sons faites ; mais nous refusons catégoriquement, devinant une manœuvre de parti. Enfin, à la Généralité, nous réussissons à entrer dans le bureau de Santillan qui, après une courte explication, nous fait les laisser-passer.
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Espagne 1963 : L’affaire Delgado-Granado
16 juillet 2024, par Miguel ChuecaMadrid, 29 juillet 1963 : à cinq heures de l’après-midi, une bombe explose dans les locaux de la DGS (Dirección General de Seguridad), le siège des services répressifs du régime, causant une vingtaine de blessés parmi les personnes présentes à la section des passe-ports . Quelques heures plus tard, une autre bombe explose, cette fois-ci au siège du syndicat « vertical » franquiste. Alors que le régime établi sur des dizaines de milliers de morts se flatte d’en avoir fini avec ses opposants (…)
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Bertoni et la Révolution espagnole
18 mai 2022, par Les amis de Louis Bertoni— Mon cher Louis, les compagnons du groupe des Italiens de CNT—FAI auraient beaucoup de joie à te revoir.
-- Bien. Je t’accompagnerai à ton prochain voyage.
Quelques jours plus tard, le milicien polyglotte de Port-Bou s’exclame, en lisant le nom de Louis Bertoni sur notre « coupe-file » : Ah ! vous allez à Barcelone participer au Meeting de Solidarité internationale.
Tiens, une belle occasion. « In petto » nous décidons que notre vieux camarade apportera la voix de sa conviction aux (…)
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