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[BD] Mémoires balkaniques 1941-1945 : Terreur en Croatie [3]

Par Cyril

CC by-nc-sa

Les débuts difficiles des Partisans en Croatie (1941-1943)

La minorité serbe de Croatie, menacée de disparition à court terme, fournira les gros bataillons du mouvement partisan croate souvent contrôlé par les communistes de Tito. Les Croates de souche, moins menacés par les Oustachas, étant plus attentistes.

Les crimes de Pavelic et ses concessions territoriales exorbitantes aux fascistes italiens inciteront alors de nombreux Croates à rejoindre eux-aussi les Partisans, forçant l’occupant italien à se barricader dans les villes. Désormais, à la fin 1942, les Partisans contrôlent virtuellement les campagnes.

En illustration, ci-dessus, un des tout premiers partisans, en tenue ex-yougoslave rapiécée. Le drapeau rouge des maquis sera rapidement remplacé par le drapeau national, timbré d’une étoile.

 

Déserteurs et insoumis (1943)

Extrait d’un rapport italien : Chez la population et les forces armées en Croatie on remarque un marasme moral dangereux. Refus de répondre à l’appel de mobilisation (les mobilisables s’enfuient dans la forêt) et passage d’unités entières aux Partisans... Dans la plus grande partie de la Croatie, les insurgés font ce qu’ils veulent, comptant sur l’appui de la population et la faible efficacité des forces armées croates.

A gauche, deux déserteurs laissent éclater leur joie après avoir rejoint le maquis... qu’ils étaient censés combattre...

 

L’armée italienne se disloque (septembre 1943)

A la suite des graves événements secouant l’Italie, l’armée du Duce cesse le combat en Yougoslavie. Une petite partie prend le maquis avec les Partisans, une autre est internée par les nazis. C’est un « sauve qui peut » général... Les Partisans, encadrés selon la dure discipline communiste, récupèrent des tonnes d’armes et libèrent plusieurs provinces croates qu’ils disputent à présent aux nazis allemands (accourus en hâte) et aux fascistes oustachas.

Le mouvement insurgé populaire se mue, sous la pression des événements et des communistes, en une armée de libération « classique », très hiérarchisée et fermement contrôlée.