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[BD] Mémoires balkaniques 1941-1945 : Sang de Slovénie [2]

Par Cyril

CC by-nc-sa

Hégémonie communiste au sein du mouvement partisan slovène (hiver 1941/1942)

Les premières unités de Partisans démarrèrent assez lentement. Par contre, le Front de libération du peuple slovène, lancé par les communistes suivant les directives soviétiques, rencontre un certain écho, même chez les paysans traditionnellement méfiants. Fort de cet impact, le Front de libération interdit d’ailleurs la formation d’unités de résistants échappant à son contrôle (et donc à celle du PC...). La discipline devient rapidement très stricte chez les Partisans, des tribunaux sont instaurés. Le mouvement tchetnick est banni afin d’éviter la répétition des événements de Serbie (guerre civile).

En illustration, ci-dessus, un partisan slovène. La faucille et le marteau, sur l’étoile de manche, peut identifier un commissaire politique.

 

Les acteurs de la répression (1942)

Les occupants italiens parviennent à armer des éléments slovènes conservateurs qui sont opposés aux Partisans. La guerre civile gagne ainsi l’ensemble de la Slovénie. La police de Ljubljana se vautre dans la répression et un mouvement tchetnick se dessine. Enfin, dans la partie du pays occupée par les nazis allemands, à l’Est, la SA lance de grandes opérations de recrutement dans la population germanophone (voir illustration). Comme dans toute la Yougoslavie, la situation est très confuse.

 

Le temps des exécutions (été 42)

En guise de riposte le Front de libération de Slovénie liquide pêle-mêle fascistes et tchetniks. Mais, d’autre part, certains dirigeants communistes se mirent alors à persécuter et fusiller certains antifascistes avec lesquels ils n’étaient pas tout à fait en accord (révolutionnaires ou simples démocrates). Ce sectarisme local entraîne un recul du mouvement partisan alors que les fascistes italiens marquent, militairement, des points en Slovénie. Finalement, Tito cherchera à calmer les esprits... provisoirement.

Dans le littoral slovène, les attaques de Partisans contre les carabiniers italiens se multiplient. Les maquis sont renforcés par les déserteurs de l’armée du Duc, Slovènes ou Italiens.