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[BD] Mémoires balkaniques 1941-1945 : Partisans en Yougoslavie [3]

Par Cyril

CC by-nc-sa

Partisans contre Oustachis (novembre 1942)

Les Partisans, regroupés en brigades prolétariennes, repoussent les assauts des Allemands et des collabos croates et parviennent à s’établir en Bosnie où s’installe le Conseil antifasciste de Libération nationale. Un véritable « culte » s’installe autour de Tito et du « Titoland ».

Ci-dessus, un Oustachi croate sévèrement étrillé par les Partisans qui les attaquaient en priorité. Ce fasciste porte de vieille guenilles allemandes, certainement cédées par son maître nazi du moment. Un U blanc, tracé à la peinture sur le casque, identifie les fascistes oustachis

 

Ruée SS sur le « Titoland » (janvier 1943)

Attaqué en force par les SS, le « Titoland » est envahi. Les Partisans retraitent jusqu’en Bosnie centrale avec les civils et les blessés. Fascistes italiens et Tchetnicks sont étrillés au passage. Bien placés en Croatie, les Résistants récupèrent l’armement des Italiens débandés à la suite d’un retournement d’alliance. Le mouvement de révolte essaime dans toute la Yougoslavie. Des antifascistes italiens, occupants d’hier, gagnent les montages et formant les brigades « Garibaldi ».

A gauche, un SS balkanique de la division « Prinz Eugen », spécialisée dans la lutte contre les Partisans et dans la répression.

 

Le « Maréchal » des partisans (fin 1943)

Alors que les Anglais lâchent progressivement les Tchetniks au comportement douteux, les Partisans libèrent de nombreux territoires grâce à l’armement italien (en Slovénie, en Istrie, sur la côte, etc.). Tito se fait nommer alors maréchal et arbore un uniforme chamarré parfaitement ridicule et déplacé. Président du Comité National de Libération, gouvernement « populaire », il obtient un fort soutien de Churchill, lequel loue son efficacité. Staline, que tant d’« initiative » irrite, reste réservé.

En illustration, à droite : Tito.

 

Les cosaques du Térek (fin 1943)

Un exemple entre mille de la duplicité nazie. Les cosaques du Térek, auxquels les nazis promettent une certaine autonomie, sont expédiés en Bosnie pour y rétablir l’ordre.

Projetés dans la fournaise des Balkans, souvent ivres morts, les cosaques multiplient les actes de barbarie, dans cette guerre civile qui les dépasse totalement et qui ne les concerne pas.

Subtilité nazie : le cosaque, hier réprimé par les bolcheviks, se fait bourreau d’un autre peuple insurgé.

A gauche, on note l’écusson du Térek, sur la manche. Ses frères du Don et du Kouban seront embarqués dans la même galère.