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Prisciliano G. Silva.

Tierra y libertad ! (De janvier à août 1911)

Par Partage Noir

CC by-nc-sa

1911

  • Le 29 janvier, Mexicali (Basse-Californie) est prise par les forces du Parti libéral mexicain dirigées par Simón Berthold et José Maria Leyva. Les forces du Parti libéral mexicain sont maintenant actives dans les États de Sonora, Tlaxcala, Vera­cruz, Oaxaca, Morelos, Durango et Chihua­hua.
  • Le 1er février, Jésus Maria Rangel est libéré de prison aux États-Unis.
  • Le 5 février, Guadalupe (Chihuahua) est prise par la colonne libérale de Prisciliano G. Silva.
  • Le 14 février, Madero retourne au Mexi­que et assume le commandement de « toutes » les forces révolutionnaires combat­tantes.
  • Le 15 février, Gabino Cano, un membre du Parti libéral mexicain qui avait combattu avec les madéristes, accepte, de rejoindre la colonne de G. Silva avec tous les hommes sous ses ordres, mais après avoir emmené ses blessés aux États-Unis pour recevoir des soins. Apprenant cela, Madero en informe les autorités américaines qui arrêtent Cano immédiatement pour violation des lois de neutralité.
  • Le 16 février, Prisciliano G. Silva est arrêté par Madero pour avoir refusé de reconnaître celui-ci comme « président provisoire » .
  • Le 17 février, les hommes de G. Silva, qui étaient alors mélangés aux madéristes, sont désarmés parce qu’ils refusaient également de reconnaître Madero. Plusieurs d’entre eux seront tués plus tard. Dans le même temps, Gutiérrez de lara, avec une petite colonne de volontaires américains, rejoint les madéristes.
  • Le 21 février, les membres du Parti libéral mexicain combattant en Basse-Californie prennent clairement position en déclarant que si Madero venait en Basse-Californie pour établir un gouvernement provisoire, les libéraux s’opposeraient à lui.
  • Le 25 février, en première page de Regeneración, dans un éditorial, Ricardo dénonce ouvertement Madero comme étant un traître à la cause de la liberté.
  • Le 26 février. Antonio I. Villarreal quitte la junte et rejoint Madero.
  • Le 6 mars, les forces de Madero sont battues à Casas Grandes (Chihuahua).
  • Le 10 mars, Zapata dirige l’insurrection dans l’État de Morelos.
  • Le 12 mars, Luis Rodriguez et 20 libéraux prennent la ville de Tecate (Basse-Califor­nie).
  • Le 17 mars, les forces fédérales repren­nent Tecate et tuent l’ensemble des forces libérales qui défendent la ville.
  • Le 24 mars, une colonne libérale sous le commandement de Pedro Pérez Pefîa (un leader de l’insurrection de 1908) traverse le Rio Bravo et prend plusieurs haciendas dans le nord de l’État de Sonora.
  • Avril, Antonio P. de Araujo est libéré de prison et part en Basse-Californie comme représentant de la Junte. Un groupe libéral commandé par Florencio Jamarillo, qui comprend de nombreux indiens Yaquis, prend plusieurs villes du Sonora. Un autre groupe, commandé par Franscisco I. Reian, est actif dans la Sierra del Durazno dans le même État. Un groupe du Parti libéral mexicain prend la ville de Tlalixcoyan, État de Veracruz. Ethel Duffy Turner démissionne de sa place de rédactrice de la partie anglaise de Regeneración. et, est remplacée par un anarchiste anglais, William C. Owen.
  • Le 3 avril, la Junte du Parti libéral mexicain publie un « manifeste aux travail­leurs du monde », lequel est imprimé en brochures (en anglais et en espagnol) et explique l’attitude du Parti libéral mexicain sur la révolution. Le Parti libéral mexicain ne combat pas pour détruire la dictature de Porfirio DIaz et pour mettre à sa place un autre tyran. Le Parti libéral mexicain prend part à l’actuelle insurrection avec l’intention ferme et déterminée d’exproprier les terres et les moyens de production pour les remettre entre les mains du peuple, c’est-à-dire chaque habitant du Mexique sans distinction de sexe. Nous considérons ceci comme essentiel pour détruire les barrières mises à l’émancipation véritable du peuple mexicain (...)
  • Le 13 avril, Simón Berthold est tué lors d’une action près d’El Alamo en Basse- Californie.
  • Le 15 avril, Lázaro Alanis et 200 hommes de sa colonne libérale sont arrêtés et désarmés pour avoir refusé, comme Silva, de reconnaître Madero comme « président provisoire ». Ceci après que Alanis ait sauvé la vie de Madero à la bataille de Casas Grandes.
  • Mai, le Comité international de la Junte du Parti libéral mexicain est fondé. Dans le même temps, la diffusion hebdomadaire de Regeneración tourne autour de 27 000 exemplaires.
  • Le 8 mai, Tijuana est prise par les forces du Parti libéral mexicain. Mainte­nant, la plus grande partie de la Basse-Californie est sous contrôle libéral.
    Le 20 mai, la Junte publie un manifeste, « Prenez possession de la terre », dans lequel elle incite les membres du Parti libéral mexicain et leurs sympathisants à aller en Basse-Californie, à créer des coopératives agricoles et à mener (...) une vie heureuse et libre sans maître ni tyran.
  • Le 21 mai, Madero signe un traité de paix avec Díaz, à Ciudad Juérez. Le Parti libéral mexicain refuse toutefois de déposer les armes.
  • Le 25 mai. Díaz démissionne. Malgré la chute de Díaz, la surveillance des activités de la Junte par des agents mexicains aux États-Unis continue.
  • Juin, Juan Sarabia est libéré de la prison de San Juan de Ulúa (au large de Veracruz) et rejoint des libéraux pro-madéristes de Mexico. Vingt-huit libéraux sont tués par les madéristes à Altar (Sono­ra) après qu’on leur ait fait creuser leurs tombes.
  • Le 6 juin, Madero expédie des troupes en Basse-Californie par les États-Unis et dans des trains américains pour écraser la révolution libérale dans cet État.
  • Le 13 juin, Juan Sarabia et le frère de Ricardo, Jésus (déjà partisan de Madero), sont envoyés par Madero à Los Angeles pour pousser Ricardo à accepter un traité de paix. Ricardo refuse et déclare que tant que les terres ne seront pas distribuées aux paysans et les moyens de pro­duction dans les mains des travailleurs, les libéraux ne déposeront jamais leurs armes.
    Juan Sarabia et Jésus essaient aussi de convaincre Librado et Anselmo L. Figueroa de rejoindre les madêristes, mais sans succès.
  • Le 14 juin, Ricardo, Enrique, Librado et Anselmo L. Figueroa sont arrêtés dans les locaux de Regeneración, et tous les docu­ments et leur matériel sont saisis. Ils sont accusés de violation des lois de neutralité.
  • Le 18 juin, Mexicali (Basse-Californie) est pris par les madéristes.
  • Le 22 juin, Tijuana (Basse-Californie) se rend.
  • Le 23 juin, Ricardo est libéré sous caution de 2 500 dollars, somme rassemblée par ses amis et camarades de Los Angeles et de la région.
  • Le 5 juillet, le journal socialiste The New York Call publie un article traitant les révolutionnaires en Basse-Californie de « bandits ».
  • Août, Jésus Maria Rangel, Prisciliano et Rubin Silva et d’autres camarades sont arrêtés par les madéristes. Pendant cet incident, Rangel est blessé par balles. Les indiens de l’État de Jalisco et les paysans de l’État de Veracruz prennent la majeure partie des terres et la travaillent en communauté.
  • Août, un Parti libéral mexicain « reconstitué » est formé à Mexico, celui-ci appelle son journal, édité par Sarabia et Antonio I. Villarreal, Regeneración. Des groupes du Parti libéral mexicain reprennent leurs activités dans les États de Durango et de Coahuila.
  • Le 2 août, Juan Sarabia écrit une lettre ouverte à Ricardo qui est publiée dans le New York Call. Dans celle-ci, Sarabia dit à Ricardo que, non seulement, son mouvement révolutionnaire est inacceptable au Mexique mais que le peuple n’est absolument pas prêt pour l’anarchisme ou le socialisme.