Partage Noir

Accueil > Mexique > Tierra y libertad ! Les anarchistes dans la révolution mexicaine > Tierra y libertad ! (1920-1922)



Tierra y libertad ! (1920-1922)

Par Partage Noir

CC by-nc-sa

1920

  • Août, Librado est transféré à Leawenworth.
  • Le 28 octobre, Juan Sarabia meurt.
  • Novembre, une pension pour Librado et Ricardo est votée par le gouvernement mexicain qui est maintenant sous le contrôle d’Alvaro Obregôn (Antonio I. Villarreal est ministre de l’Agriculture dans ce gouvernement). Ricardo la refuse parce qu’elle vient d’un gouvernement et qu’il est anarchiste. A ce sujet, il écrit à un camarade : Je suis anarchiste et ne peux recevoir sans honte et remords l’argent que le gouvernement a volé aux pauvres. Si cet argent venait des travailleurs, je l’aurais accepté avec fierté et plaisir parce qu’il viendrait de mes frères. Mais il vient de l’État, après qu’il ait ordonné au peuple - comme je le crois - qu’il le lui donne, cet argent me brûlerait les doigts et remplirait mon cœur de remords.
1921

  • Avril, l’avocat de Ricardo, Harry Weinberger, demande la mise en liberté de celui-ci pour raison de santé (il souffre de diabète avec complications respiratoires ainsi que de cataracte, il était presque aveugle). Le procureur général refuse cette demande en déclarant que ce n’est rien d’important et que Ricardo peut être soigné en prison. Ceci bien que le médecin de la prison s’occupe à peine de Ricardo.
  • Juin, le gouvernement mexicain demande à son ambassade à Washington d’intervenir pour Ricardo et Librado.
  • Le 13 septembre, après une collecte de l’Union des travailleurs graphiques de Mexico, 24,50 dollars sont remis pour chacun d’eux.
1922

  • Février, la centrale anarcho-syndicaliste CGT est fondée à Mexico. Une demande d’examen par un médecin indépendant faite par les camarades de Ricardo est refusée par le procureur général. De plus, la santé de Ricardo empire.
  • Novembre, des travailleurs dans tout le Mexique boycottent les marchandises américaines pour tenter d’obtenir la libération de Ricardo et de Librado.
  • Le 20 novembre, Ricardo est retrouvé mort dans sa cellule. Bien que les autorités pénitentiaires déclarent qu’il soit mort d’une crise cardiaque, Librado, qui vit le corps de Ricardo peu après sa mort, était certain qu’il avait été étranglé et qu’il portait au cou des traces de strangulation. Cependant, les autorités du pénitencier forcèrent Librado à déclarer à tous ses camarades que Ricardo était mort d’une crise cardiaque. Quand la nouvelle de la mort de Ricardo fut connue par les prisonniers, un Mexicain américain, José Martinez, tenta de venger sa mort en poignardant le gardien présumé responsable de celle-ci, mais Martinez sera tué lors de cette tentative par un autre gardien.
  • Le 22 novembre, la chambre des députés mexicaine vote le paiement du rapatriement du corps de Ricardo au Mexique. Ses camarades refusent. Au lieu de quoi les travailleurs des sociétés ferroviaires offrent de rapatrier le corps à leurs frais.