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Tierra y libertad ! (De septembre à décembre 1911)

Par Partage Noir

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1911

  • Septembre, Honore J. Jaxon, trésorier du Parti libéral mexicain et son représentant en Europe, explique au 44e congrès des Trades Union de Londres la situation du Mexique.
  • Le 23 septembre, la Junte publie un manifeste pour remplacer le programme du Parti libéral mexicain de 1906 :

    Mexicains,
    Le Comité organisateur du Parti libéral mexicain voit avec sympathie vos efforts pour mettre en pratique les hauts idéaux d’émancipation politique, économique et sociale, dont le règne sur la terre mettra fin à cette trop longue lutte de l’homme contre l’homme. qui a son origine dans l’inégalité des fortunes, inégalité produite par le principe de la propriété privée.
    Abolir le principe signifie l’anéantissement de toutes les institutions politiques, économiques, sociales, religieuses et morales qui composent le milieu dans lequel s’asphyxient la libre initiative et la libre circulation des êtres humains qui se voient obligés, pour ne pas périr, à établir entre eux une concurrence acharnée, de laquelle sortent triomphants, non pas les meilleurs, ni les plus évoluée, ni les mieux dotés dans le physique, dans le moral ou dans l’intellectuel, mais les plus malins, les plus égoïstes, les moins scrupuleux, les plus durs de cœur, ceux qui mettent leur bien-être personnel au-dessus de n’importe quelle considération de solidarité et de justice humaine.
    Sans le principe de propriété privée, le gouvernement n’a pas de raison d’être, car il est seulement nécessaire pour tenir en respect les déshérités dans leurs querelles au dans leurs révoltes contre les détenteurs de la richesse sociale ; n’aura pas de raison d’être, non plus, l’Église dont l’objet exclusif est d’étrangler dans l’être humain la révolte innée contre l’oppression et l’exploitation en prêchant la patience, ta résignation et l’humilité. faisant taire les cris des instincts les plus puissants et féconds avec la pratique de pénitences immorales, cruelles et nocives à la santé des personnes, et pour que les pauvres n’aspirent pas aux jouissances de la terre et constituent un danger pour les privilèges des riches, Ils promettent aux humbles aux plus résignés, aux plus patients, un ciel qui se balance dans l’infini. plus loin que les étoiles qu’on arrive à voir...
    Capital, Autorité, Clergé voilà la sombre trinité qui fait de cette belle terre un paradis pour ceux qui sont arrivés à accaparer dans leurs griffes par l’astuce, la violence et le crime, le produit de la sueur. des larmes, du sang et du sacrifice de milliers de générations de travailleurs, et un enfer pour ceux qui avec leurs bras et leur intelligence travaillent la terre, conduisent les machines. construisent les maisons, transportent les produits ; de cette façon. l’humanité se trouve divisée en deux classes sociales aux intérêts diamétralement opposés ; la classe capitaliste et la classe ouvrière ; la classe qui possède la terre, les machines de production et les moyens de transport des richesses, et la classe qui ne peut compter qu’avec ses bras et son intelligence pour se procurer la subsistance.
    Entre ces deux classes sociales il ne peut exister aucun lien d’amitié ni de fraternité, parce que la classe possédante est toujours disposée à perpétuer le système économique, politique et social qui lui garantit la tranquille jouissance de ses pillages, tandis que la classe ouvrière l’ait des efforts pour détruire ce système inique pour instaurer un milieu dans lequel la terre, les maisons, les moyens de production et les moyens de transport soient d’usage commun.
    Mexicains : le Parti libéral mexicain reconnaît que tout être humain, par le seul fait de venir à la vie, a le droit de jouir de tous et de chacun des avantages qu’offre la civilisation moderne, parce que ces avantages sont le produit de l’effort et du sacrifice de la classe travailleuse de tous temps.
    Le Parti libéral mexicain reconnaît que le soi-disant droit de propriété individuelle est un droit inique, car il contraint le plus grand nombre d’êtres humains au travail et à la souffrance pour la satisfaction et l’oisiveté d’un petit nombre de capitalistes. Le Parti libéral mexicain reconnaît que l’Autorité et le Clergé sont le soutien de l’iniquité capitaliste, et par conséquent, le Comité organisateur du Parti libéral mexicain a déclaré solennellement la guerre à l’Autorité, la guerre au Capital, la guerre au Clergé.
    Contre le Capital, l’Autorité et le Clergé, le Parti libéral mexicain arbore le drapeau rouge sur les champs de bataille du Mexique, où nos frères se battent comme des lions,disputant la victoire aux armées de la bourgeoisie. c’est-à-dire madéristes, reyistes, vazquistes, scientifiques, et tant d’autres dont le seul but est de mettre au eut/voir un homme pour prospérer à son ombre, sans considération aucune pour la masse entière de la population du Mexique, et reconnaissant toutes, comme sacrée, le droit de la propriété privée.
    En ces moments de confusion, si propices Pour l’attaque contre l’oppression et l’exploitation ; en ces moments où l’Autorité ébranlée, déséquilibrée, vacillante, attaquée Sur ses flancs par les forces de toutes les passions déchaînées, par la tempête de tous les appétits vivifiés par l’espoir d’un Prochain rassasiement, en ces moments d’inquiétude, d’angoisse, de terreur pour tous les privilèges, des masses compactes de déshérités envahissent les terres, brûlent les titres de propriété, mettent leurs mains créatrices sur la terre féconde et menacent du poing tout ce qui, hier, était respectable Autorité. Capital et Clergé ; ils ouvrent le sillon, sèment. le grain et attendent, émus, les premiers fruits d’un travail libre.
    Ce sont, Mexicains, les premiers résultats pratiques de la propagande et de l’action des soldats du prolétariat. des généreux qui soutiennent nos principes égalitaires, de nos frères qui défient toute autorité et toute exploitation avec ce cri de mort pour tous ceux d’en haut, cri de vie et d’espoir pour toue ceux d’en bas ; Vie, Terre et Liberté !
    La tempête redouble de jour en jour : madéristes, reyistes, vazquistes, scientifiques vous appellent à grands cris. Mexicains, pour que vous alliez défendre leurs drapeaux usés, protecteurs des privilèges de la classe capitaliste. N’écoutez pas les douces chansons de ces sirènes. qui veulent profiter de Votre sacrifice pour établir un gouvernement, c’est-à-dire un nouveau chien qui protège les intérêts des riches !
    Levez-vous tous ; mais pour mener à bien l’expropriation des biens que détiennent les riches L’expropriation doit être entreprise par le sang et par le feu pendant ce grandiose mouvement, comme Pont fait et le font nos frères les habitants du Morelos, au sud de Puebla, Michoacan, Guerrero, Veracruz, au nord de Tarnaulipas, Durango, Samora, Sinaloa, Selisco, Chihuahua, Oaxaca, Yucatan, Quintana Roo, ainsi que d’autres États - comme a dû le reconnaître la presse bourgeoise mexicaine -, où les prolétaires ont pris possession de la terre sans attendre qu’un gouvernement paternaliste daigne les rendre heureux, conscients qu’il ne faut rien attendre de bon des gouvernements et que l’émancipation des travailleurs doit, être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes.
    Ces premiers actes d’expropriation ont été couronnés par le plus souriant des succès ; mais il ne faut pas se limiter seulement à prendre possession de la terre et du matériel agricole : il faut que les travail-leurs prennent possession des industries dans lesquelles ils travaillent, obtenant de cette façon que les terres, les mines, les usines, les ateliers, les fonderies. les voitures, les trains, les bateaux, les magasins de toutes sortes et les maisons soient ainsi au pouvoir de tous et de chacun des habitants du Mexique, sans distinction de sexe.
    Les habitants de chaque région où un tel acte de suprême justice est réalisé n’ont rien d’autre à faire que se mettre d’accord pour que tous les produits se trouvant dans les boutiques, magasins, greniers, etc., soient conduits dans un lieu facilement accessible pour tous, où hommes et femmes de bonne volonté feront un minutieux inventaire de tout ce qui a été ramassé, pour calculer la durée de ces produits, en tenant compte des besoins et du nombre d’habitants qui devront s’en servir, durée qui devra s’étendre entre le moment de l’expropriation et le moment des premières récoltes, et la remise en marche des industries.
    Tout ce qui sera produit sera envoyé au magasin général de la communauté où tout le monde aura le droit de prendre tout ce qui lui est nécessaire selon ses besoins, sans autre formalité que de présenter une carte qui prouve qu’il travaille dans telle ou telle industrie.
    Comme l’aspiration de tout être humain est de satisfaire le plus grand nombre de besoins, avec le moindre effort possible, le moyen le plus adéquat, pour obtenir ce résultat, est le travail en commun de la terre et des autres industries. En divisant la terre afin que chaque famille prenne son lopin, outre le grave danger qu’on encourt de retomber dans le système capitaliste, car il ne manquera pas d’hommes rusés ou qui ont l’habitude de faire des économies, et qui arriveront à avoir plus que d’autres et pourront à la langue exploiter leurs semblables outre ce grave danger, il y a le fait que si une famille travaille un morceau de terre, il lui faudra travailler autant ou davantage qu’aujourd’hui, sous le système de la propriété individuelle, pour obtenir le même résultat mesquin qu’on obtient actuellement ; tandis que si on groupe la terre et on la travaille an commun, les paysans travailleront moins et produiront davantage. Bien sûr, il y aura assez de terre pour que chaque personne puisse avoir sa maison et. un bon terrain pour en faire usage selon son plaisir.
    Ce qui se dit, à propos du travail en commun de la terre, on peut le dire du travail en commun à l’usine, à l’atelier, etc. ; mais chacun, suivant son tempérament, suiffant ses goûts, suivant ses inclinations pourra choisir le genre de travail qui lui convient le mieux, pourvu qu’il produise suffisamment pour couvrir ses besoins et ne soit pas une charge pour la communauté.
    Œuvrant de la manière ainsi décrite, c’est-à-dire l’organisation de la production suivant immédiatement l’expropriation, libre alors de patrons et basée sur les besoins des habitants de chaque région, personne ne manquera de rien malgré le mouvement armé, jusqu’à ce que s’achève ce mouvement par la disparition du dernier bourgeois et du dernier représentant de l’autorité. Une fois détruite la loi qui soutient les privilèges, et lorsque tout sera remis aux mains de ceux qui travaillent, nous nous embrasserons tous fraternellement et célébrerons avec des cris de joie l’instauration d’un système qui garantira à tout être humain le pain et la liberté.
    Mexicains c’est pour cela que lutte le Parti libéral mexicain. C’est pour cela que verse son sang une pléiade de héros, qui se battent sous le drapeau rouge au cri prestigieux de Terre et Liberté !
    Les libéraux n’ont pas abandonné les armes malgré les traités de paix du traître Madero avec le tyran Díaz. et malgré aussi des incitations de la bourgeoisie, qui a essayé de remplir d’or ses poches, et cela a été ainsi, parce que nous les libéraux sommes des hommes convaincus de ce que le liberté politique ne profite pas aux pauvres mais aux chasseurs de postes, et notre but n’est pas de décrocher des places ministérielles, ni des distinctions, mais d’arracher tout des mains de la bourgeoisie, pour que tout soit aux mains des travailleurs. L’activité des différents partis politiques qui, en ce moment, se disputent la suprématie pour faire exactement comme le fit le tyran Porfirio Díaz, parce qu’aucun homme, si bien intentionné soit-il, ne peut rien faire en faveur de la classe pauvre lorsqu’il se trouve au pouvoir ; cette activité a produit le chaos dont nous devons profiter, nous les déshérités, en tirant parti des circonstances spéciales dans lesquelles se trouve le pays, pour mettre en pratique, sans perdre de temps, sur-le-champ, les sublimes idéaux du Parti libéral mexicain. Il ne faut pas attendre que la paix soit faite pour effectuer l’expropriation, car à ce moment-là, les produits seraient épuisés dans les boutiques, magasins, greniers, et autres dépôts et, comme en même temps de par l’état de guerre où se trouvait alors le pays, la production serait suspendue, la faim serait la conséquence de la lutte, tandis qu’en effectuant l’expropriation et l’organisation du travail libre pendant le mouvement, on ne manquerait pas du nécessaire pendant et après ce mouvement.
    Mexicains : si vous voulez être libres une fois pour toutes ne luttez pas pour une autre cause que celle du Parti libéral mexicain. les autres partis vous offrent la liberté politique après le triomphe : nous les libéraux, nous vous invitons à prendre la terre, les machines, les moyens de transport et les maisons, bien sûr. sans attendre que personne vous donne tout cela, sans attendre qu’une loi décrète une telle chose parce que les lois ne sont pas faites par les pauvres, mais par des messieurs en redingote, qui se gardent bien de faire des lois contre ceux de leur caste.
    C’est notre devoir, à nous les pauvres de travailler et de lutter pour briser les chaînes qui nous rendent esclaves. Laisser la solution de nos problèmes aux classes éduquées et riches c’est nous mettre volontairement entre leurs griffes. Nous la plèbe ; nous les déguenillés ; nous les affamés ; nous tous qui n’avons même pas une motte de terre où poser la tête ; nous tous qui vivons tourmentés par l’incertitude du pain du lendemain pour nos compagnes et nos fils ; nous tous qui, arrivés à la vieillesse, sommes licenciés ignominieusement parce que nous ne pouvons plus travailler, nous devons faire de puissants efforts, de grands sacrifices pour détruire jusqu’à ses fondations l’édifice de la vieille société, qui a été une mère affectueuse pour les riches et les méchants, et une marâtre infâme pour ceux qui travaillent et sont bons.
    Tous les maux dont souffre l’être humain proviennent du système actuel, qui oblige la majorité de l’humanité à travailler et à se sacrifier pour qu’une minorité de privilégiés satisfasse tous ses besoins et tous ses caprices, vivant dans l’oisiveté et le vice. Il pourrait être meilleur si le prolétariat avait la sécurité de l’emploi ; mais comme la production n’est pas réglée en fonction des besoins des travailleurs, mais en fonction des profits de la bourgeoisie, celle-ci s’arrange pour ne pas produire davantage que ce qu’elle calcule pouvoir écouler, et de là les arrêts périodiques des industries ou la restriction du nombre de travailleurs, qui proviennent, aussi, du fait du perfectionnement des machines, qui remplacent avantageusement les bras du prolétariat.
    Pour en finir avec tout cela Il faut que les travailleurs prennent en main la terre et les machines et que ce soient eux qui règlent la production des richesses, en tenant compte de leurs besoins.
    Le vol, la prostitution, le crime, les incendies, l’escroquerie sont les produits du système qui met l’homme et la femme dans des conditions où, pour ne pas mourir de faim, Ils se voient obligés de prendre là où ils se trouvent ou de se prostituer car dans la majorité des cas, même si on a une très grande envie de travailler, on ne trouve pas du travail, ou il est si mal payé que le salaire n’arrive pas à couvrir les plus impérieux besoins de l’individu et de sa famille, outre le fait que la durée du travail sous le présent système capitaliste et les conditions où il s’effectue, détruisent en peu de temps la santé du travailleur, et même sa vie dans les catastrophes Industrielles, qui n’ont d’autre origine que le mépris avec lequel la classe capitaliste traite ceux qui se sacrifient pour elle.
    Le pauvre, irrité par l’injustice dont il est l’objet ; coléreux face au luxe insultant qu’étalent ceux qui ne font rien ; battu dans les rues par le policier pour le seul délit d’être pauvre ; obligé de louer ses bras pour des travaux qui ne le satisfont pas ; mal rétribué, méprisé par tous ceux qui ont plus de savoir que lui ou par ceux qui par l’argent se croient supérieurs à ceux qui n’ont rien ; face à l’expectative d’une vieillesse triste et, d’une mort d’animal, mis à la porte de l’écurie car inutilisable, inquiet devant la probabilité de se trouver sans travail d’un jour à l’autre ; obligé de voir des ennemis parmi ceux de sa classe, parce qu’il ne sait pas lequel d’entre eux sera celui qui ira louer ses bras pour moins crier que lui, il est naturel que dans un tel contexte il se développe chez l’être humain des instincts anti-sociaux et que ce soit le crime, la prostitution, la défiance, les fruits naturels du vieux et odieux système que nous voulons détruire, jusqu’à ses plus profondes racines, pour créer un monde nouveau d’amour, d’égalité, de justice, de fraternité, de liberté.
    Levez-vous tous comme un seul homme Dans les mains de tous résident la tranquillité, le bien-être, la liberté, la satisfaction de tous les désirs sains ; mais ne nous laissons pas guider par des dirigeants ; que chacun soit le maître de soi-même ; que tout s’arrange par le consentement mutuel des individualités libres. Mort à l’esclavage ! Mort à la faim ! Vie, Terre et Liberté !
    Mexicains avec la main sur le cœur et notre conscience tranquille, nous vous faisons un formel et solennel appel pour que vous adoptiez tous, hommes et femmes, les hauts idéaux du Parti libéral mexicain. Tant qu’il y aura des pauvres et des riches, gouvernants et gouvernés, Il n’y aura pas de paix, et elle n’est pas désirable, parce que cette paix serait fondée dans l’inégalité politique, économique et sociale de millions d’êtres humains qui souffrent faim, outrages, prison et mort, tandis qu’une minorité jouit de toutes sortes de plaisirs et de libertés à ne rien faire.
    Au combat ! Exproprions avec l’idée du bénéfice pour tous et non pour quelques-uns, car cette guerre n’est pas une guerre de bandits, mais d’hommes et de femmes qui désirent que tous soient frères et jouissent, comme tels, des biens que nous offre la nature et que le bras et l’intelligence de l’homme ont créés, avec la seule condition pour chacun de se consacrer à un travail vraiment utile.
    La liberté et le bien-être sont à la portée de nos mains. Avec le même effort et le même sacrifice qu’il faut pour nommer un gouvernant, c’est-à-dire un tyran, on peut obtenir l’expropriation des biens que détiennent les riches. Choisissons donc : ou un nouveau gouvernant, c’est-à-dire, un nouveau joug, ou l’expropriation salvatrice et l’abolition de toute imposition religieuse, politique ou de n’importe quel ordre que ce soit.
    Terre et Liberté !


    Le manifeste du Parti libéral mexicain fut rédigé et lancé dans la ville de Los Angeles (Californie). Il était signé, au nom du Comité organisateur, par Ricardo Flores Magón, Librado Rivera, Anselmo L. Figueroa et Enrique Flores Magón.

  • Le 27 septembre, venant du Mexique, la propagande contre la Junte (qui avait commencé à l’arrestation de Ricardo, quand celui-ci accusa Sarabia d’en être en partie responsable) atteint un sommet quand Antonio I. Villarreal publie un article dans le journal de Sarabia, Diario del Hogar, où il accuse Ricardo d être un maître-chanteur, un escroc, un lâche et un alcoolique pervers et scélérat qui partageait ses maîtresses avec tous les homes de mauvais goût (sic !).
  • Le 29 septembre, les groupes du Parti libéral mexicain actifs dans l’État de Tamaulipas publient un appel encourageant les travailleurs à les rejoindre.
  • Le 1er octobre, Madero est élu président.
  • Le 31 octobre, Francisco Vázquez Gómez (qui était le second de Madero lors de la campagne électorale de 1910) dirige une révolte contre Madero. Le plan des vazquistes, le plan de Tacubaya (district fédéral de Mexico), qui a pour principal auteur Paulino Martlnez, appelle à des réformes agraires immédiates semblables à celles du programme de 1906 du Parti libéral mexicain. Par la suite, Martinez rejoindra les zapatistes.
  • Le 25 novembre, Zapata se rebelle contre Madero et publie son Plan de Ayala (Morelos), qui demande la restitution de ta terre aux paysans.
  • Décembre, les indiens Yaquis reprennent le mot d’ordre « Tierra y Libertad » du Parti libéral mexicain et reprennent possession de la terre de la Yaqui Valley (Sonora) et la travaillent en commun.
  • Le 2 décembre, Fernando Palomarez et d’autres camarades sont arrêtés à El Paso (Texas) par les Texas Rangers aidés par le chef des services secrets de Madero, alors qu’ils organisent une armée libérale, « Los Abanderados Rojas » (« Les porte-drapeaux rouges »). Plus tard, Palomarez sera condamné par les autorités américaines à 13 mois de prison pour violation des lois de neutralité.