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Grève de la filature de Rio Blanco (État de Veracruz)

Tierra y libertad ! (1907)

Par Partage Noir

CC by-nc-sa

1907

  • Le 7 janvier, Juan Sarabia, César Elpidio Canales et Vicente de la Torre passent devant le tribunal de Veracruz. Ils sont condamnés à 7 ans d’emprisonnement et sont transférés à la forteresse de San Juan de Ulúa.
  • Le 8 janvier, 800 grévistes de la filature de Rio Blanco (État de Veracruz) sont massacrés par les troupes commandées par le général Rosalino Martinez.
  • Le 18 janvier, la cachette de Ricardo est de nouveau découverte, il s’échappe déguisé en femme.
  • Le 26 février. Antonio I. Villarreal réussit à s’évader alors qu’il va être remis aux autorités mexicaines à El Paso (Texas).
    Ricardo, toujours en fuite, trouve refuge à Sacramento, San Francisco et finalement Los Angeles où il est rejoint par Villarreal. Sa tête est mise à prix pour 25 000 dollars, et 100 000 avis de recherche avec son portrait circulent à travers tous les États-Unis dans les Postes, etc.
  • Le 1er juin, le premier numéro de Revolución paraît à Los Angeles (Californie) édité clandestinement par Ricardo et Villarreal.
  • Le 16 juin, Librado arrive à Los Angeles.
  • Le 29 juin, Práxedis est désigné comme délégué spécial de la junte et commence à réorganiser les forces libérales révolution­naires le long de la frontière (celui-ci a reçu une formation militaire assez poussée).
  • Le 1er juillet. Manuel Sarabia est enlevé à la rédaction du journal où il travaillait à Douglas (Arizona). Mais avant d’être bâillonné et d’être emmené au Mexique, il a le temps d’appeler à l’aide et de donner son nom. Plusieurs personnes ayant entendu ses appels, après un meeting de protestation organisé par Mother Jones et une campagne de presse du Douglas Daily Examiner, le gouvernement mexicain est contraint de remettre Manuel Sarabia au capitaine Uheeler des gardes-frontière, qui ramène celui-ci aux États-Unis.
  • Le 23 août, Ricardo, Librado et Villarreal sont arrêtés sans mandats par des « détec­tives » de la Furlong Détective Agency (une agence spécialisée dans la traque des membres du Parti libéral mexicain et de Ricardo en particulier). Durant l’arresta­tion, Ricardo est frappé jusqu’à l’inconscien­ce lorsqu’il essaie (comme Manuel Sarabia) d’attirer l’attention des passants. Ils sont emmenés dans la prison du comté de Los Angeles, où ils sont accusés de « résistance à officier ». La caution est fixée à 5 000 dollars chacun, puis retirée par la suite.
  • Le 24 août, les détectives retournent aux locaux de Revolución. où ils arrêtent Modesto Díaz (celui-ci meurt plus tard dans les geôles de Los Angeles).
  • Le 1er septembre, un meeting de protes­tation est organisé en soutien à Ricardo et aux autres à l’Initiative de l’International Socialist Party, et un comité de soutien est formé.
  • Le 26 septembre, procès de Ricardo, Librado et Villarreal. L’accusation de « résistance à officier » est abandonnée et remplacée par 4 autres : 1. meurtre et vols commis au Mexique ; 2. écrits diffama­toires ; 3. meurtre d’un inconnu au Mexi­que ; 4. violation des lois de neutralité. Les trois premières accusations tomberont finalement, et les trois hommes seront seulement accusés de violation des lois de neutralité et déportés en Arizona où le « crime » a eu lieu. Durant le procès (au cours duquel Ricardo et les autres furent défendus par Job Harriman et A. R. Holson, deux avocats socialistes nord-américains), Furlong reconnut que l’arrestation avait été faite sans mandat et qu’il était payé par le gouvernement mexicain.
  • Le 27 septembre, Lázaro Gutiérrez de Lara, le nouvel éditeur de Revolución, est arrêté sur ordre direct du gouverne­ment mexicain.
  • Novembre, Revolución est maintenant édité par Federico Arizmendez et Fidel Ulibarri. Ils publient des extraits des travaux de Kropotkine jusqu’à ce qu’ils soient arrêtés pour écrits diffamatoires. Ils seront libérés plus tard sous caution, le journal étant pendant ce temps édité par Manuel Sarabia.
  • Le 22 décembre, Job Harriman essaye d’obtenir la mise en liberté de de Lara par un acte d’habeas corpus, ce qui lui est refusé sous prétexte que les accusations contre celui-ci sont sur la route depuis le Mexique.
  • Le 27 décembre, Ricardo, Librado, Villar­real et de Lara écrivent un « Manifeste au peuple américain » expliquant les raisons de leur persécution au Mexique et aux États-Unis.