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Die Sozialdemokratie und der Krieg
« En 1923, Mussolini n’est qu’au début de sa carrière, le putsch munichois d’Hitler n’a pas encore eu lieu et déjà Lehning écrit dans Erkenntnis und Befreiung un article intitulé : « Les racines du fascisme allemand ». Il publie sa première brochure : Die Sozialdemokratie und der Krieg (la Social-démocratie et la guerre). Il y critique avec virulence la justification de la guerre défensive soutenue par la Social Démocratie et établit un parallèle entre cette attitude et celle de Karl Marx quant à la guerre franco-prussienne de 1870-71. »
Martine. — Liaison Bas-Rhin de la FA.
Extrait de La traversée du siècle d’Arthur Lehning (1899-2000)
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La social-démocratie et la guerre - Introduction
15 avril, par Arthur Lehning
INTRODUCTION
Depuis la rédaction du texte qui suit – Berlin, juillet 1924 –, il a suffi de mettre en évidence quelques faits et gestes de la social-démocratie pour non seulement y ajouter une nouvelle partie, mais aussi constater combien ces réflexions, bien qu’avant tout historiques, ont été écrites pour une application pratique, désormais confirmée par les événements actuels.
Puisque désormais, malgré les déclarations de paix et les congrès pour la paix, la paix entretient elle-même (…)
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La social-démocratie et la guerre - Première partie
16 avril, par Arthur Lehning
PREMIÈRE PARTIE
Le monde bourgeois et socialiste célèbre l’anniversaire du déclenchement de la « première » guerre mondiale. Dix ans plus tard, la question se pose : où en sommes-nous ? Avant 1914, des congrès pour la paix avaient aussi été organisés, tant à La Haye qu’à Bâle. Avant 1914, nombreux étaient ceux, du tsar à Kautsky, qui se déclaraient en faveur de la paix. Malgré cela, la guerre a éclaté.(Kautsky a déclaré que ce déclenchement « ne signifie pas un échec, mais une confirmation (…)
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La social-démocratie et la guerre - Deuxième partie
17 avril, par Arthur Lehning
DEUXIÈME PARTIE
La Première Internationale, fondée en 1864, était la première tentative majeure d’unir les travailleurs de tous les pays sous la bannière de la lutte des classes pour libérer le travail de l’esclavage. Son mot d’ordre était : « l’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes », et elle proclamait la « solidarité économique » comme son arme principale. Par « émancipation des travailleurs », elle entendait l’égalité économique, sans laquelle toute (…)
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La social-démocratie et la guerre - Troisième partie
18 avril, par Arthur Lehning
TROISIÈME PARTIE
La prédiction de Marx s’est réalisée. La victoire de la Prusse était une victoire du « socialisme allemand ». L’esprit de l’Internationale devint bientôt l’esprit de la social-démocratie allemande, qui avait pour ainsi dire le monopole du vrai marxisme. Fondée en 1889, la Deuxième Internationale finit par faire triompher le point de vue allemand en 1896. L’« Internationale » était désormais une association de partis exclusivement socialistes parlementaires. Elle a donc (…)
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La social-démocratie et la guerre - Quatrième partie
19 avril, par Arthur Lehning
QUATRIÈME PARTIE
Ils étaient prêts à tous les sacrifices.
Le 4 août, Haase déclara au Reichstag au nom du groupe social-démocrate : « Nous réalisons maintenant ce que nous avons toujours dit : à l’heure du danger, nous n’abandonnerons pas la patrie [...] Nous sommes confrontés à la réalité incontestable de la guerre. Aujourd’hui, nous n’avons pas à nous prononcer pour ou contre la guerre, mais sur la question des moyens nécessaires à la défense du pays [...] Pour notre peuple et son (…)
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La social-démocratie et la guerre - Cinquième partie
20 avril, par Arthur Lehning
CINQUIÈME PARTIE
Comment veut-on lutter contre la prochaine étape du capitalisme, la prochaine guerre mondiale ?On estime en effet qu’il n’est pas nécessaire de revoir la tactique suivie jusqu’à présent. Ou bien croit-on que le capitalisme ait quelque chose à revoir ? Lorsque Kautsky veut excuser l’effondrement de la Deuxième Internationale et sa politique de paix en disant qu’elle était « essentiellement un instrument de paix, mais pas un outil puissant contre la guerre », c’est très (…)
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La social-démocratie et la guerre - Sixième partie
21 avril, par Arthur Lehning
SIXIÈME PARTIE
Pour l’instant, il n’y a pas grand-chose à attendre dans ce sens. Il ressort de ce qui précède que la social-démocratie est aujourd’hui tout aussi internationale, révolutionnaire et libératrice pour le monde qu’il y a dix ans. Même si, après une parenthèse de quatre ans durant laquelle elle a adopté le slogan « Prolétaires de tous les pays, à mort ! », elle a de nouveau inscrit sur sa bannière :
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !
On ne peut pas non plus (…)