Le bien et le mal
Le survol de la déjà longue histoire humaine montre qu’il a toujours existé au sein des sociétés, même les plus primitives, au moins un embryon de morale, dont la singularité est de vouloir distinguer le bien du mal.
À travers les époques comme à travers tous les régimes, les religions successives furent sans cesse le support privilégié, sinon unique, de ce besoin impératif qu’éprouve toute collectivité humaine de réglementer son existence en l’insérant dans un cadre (…)
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01 - Réflexions sur l’anarchisme - Maurice Fayolle
Pour les faiseurs de modes, l’anarchisme est mort avec les terroristes anarchistes. Pour les intellectuels soumis aux modes de pensée en vogue, l’anarchisme est mort parce qu’il n’a pas su prendre le pouvoir.
Rares, en effet, sont les philosophies et les humanistes qui ont su dépouiller l’habit du vieil homme quand il s’agit pour eux d’analyser la notion de pouvoir. Encore plus rares sont ceux qui ont osé s’apercevoir que c’est dans la trappe de la prise du pouvoir que sont tombés et que tombent encore la quasi-totalité des mouvements révolutionnaires.
Parce que c’est la solution de facilité en partie imposée par l’adversaire. Au point de vue révolutionnaire libertaire, il s’agit vraiment de déviationnisme jacobin.
Sans chercher à nous vanter ou à nous faire valoir, nous pouvons affirmer que les anarchistes sont les seuls à ne pas accepter (et à combattre) le point de vue conservateur sur la notion de pouvoir, à ne pas accepter (et à combattre) les préjugés qui, dans l’analyse des structures des sociétés, conduisent à confondre les fonctions de coercition (c’est-à-dire de commandement) et les fonctions de coordination. Ce qui a conduit certains d’entre nous à être emprisonnés ou fusillés par les tsars, puis d’autres par Lenine et Trotsky ; ce qui a conduit certains d’entre nous à être emprisonnés ou fusillés par Batista, puis d’autres par Fidel Castro.
Nous ne prétendons pas que les problèmes posés par la vie en société sont simples. Nous affirmons au contraire que la schématisation abusive, que le point de vue simpliste sont justement représentés par l’acceptation quasi instinctive des structures hiérarchisées.
Dans cette brochure, un compagnon fait le point de plus d’un siècle d’anarchisme face à l’évolution globale des sociétés. Nous ne vous proposons pas cet essai de synthèse comme un catéchisme, ni même comme un aide-mémoire. Pour vous, comme pour nous, nous souhaitons qu’il soit surtout un aiguillon, un ferment de plus. Car, heureusement pour l’avenir de l’humanité, l’anarchisme est toujours bien vivant... et il continuera à ne pas prendre le pouvoir.
En vente 5 euros à la Librairie Publico, spécialisée en livres anarchistes.
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III - Sur la philosophie anarchiste
II - Sur l’organisation de la société
I - Sur l’organisation du mouvement
Avant-propos
Réflexions sur l’anarchisme - Maurice Fayolle