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Babeuf (François-Noël dit Gracchus) - 1760 - 1797

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Né d’un père manouvrier et autodidacte qui l’éduque. Devenu arpenteur feudiste (codifiant le droit féodal), il prend parti pour les paysans picards et participe aux soulèvements de 1789. A Paris en 1793, Babeuf ne joue pas de rôle particulier mais soutient la lutte des sans-culottes. Très pauvre, il est aidé par Fournier l’Américain et Sylvain Maréchal (voir ces noms). Arrêté par le régime jacobin, il est relâché peu avant la chute de Robespierre. Il mène alors un combat anti-jacobin, critiquant la Terreur dans son journal Le Tribun du Peuple. Il est alors partisan de la loi agraire mais dans un sens communiste. Arrêté par les thermidoriens, il tente à sa sortie de prison de rallier les opposants radicaux au régime. Il crée un Directoire secret (« La Conjuration des Egaux ») mais n’approuve pas certaines audaces du Manifeste rédigé par Sylvain Maréchal. Première tentative de révolution putschiste, la Conjuration tenta de ratisser large du point de vue sociologique mais ne rallia que d’anciens cadres populaires. Découvert depuis longtemps, Babeuf est arrêté le 10 mai 1796 avec ses papiers ce qui permet un vaste coup de filet. Il se suicide le 26 mai 1797. Babeuf est devenu célèbre grâce aux écrits de son compagnon Buonarroti, mort en 1837, qui assura la transition avec les révolutionnaires du XIXe.

La tentation d’opposer un Babeuf pré-marxiste à un Sylvain Maréchal libertaire a été amplifiée par les débats de la Première Internationale dans laquelle chaque tendance se cherchait une filiation.

Source : Il existe un nombre impressionnant d’ouvrages sur Babeuf, citons ici Buonarroti (La Conspiration pour l’égalité, Paris, 1957) et M. Dommanget (Babeuf et la Conjuration des Egaux, Paris, 1970).