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	<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Proc&#232;s-verbaux de la Commune de Paris - S&#233;ance du 24 avril 1871</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/proces-verbaux-de-la-commune-de-paris-seance-du-24-avril-1871</link>
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		<dc:date>2019-05-17T22:01:00Z</dc:date>
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		<description>&lt;p&gt;Citoyens, nous avons tous les jours, aux diff&#233;rentes mairies, une foule de gens, qui viennent nous demander des logements. Nous ne pouvons satisfaire &#224; toutes ces demandes. Il faudrait un d&#233;cret d'urgence, autorisant les mairies &#224; r&#233;quisitionner les logements inhabit&#233;s pour les mettre &#224; la disposition des n&#233;cessiteux.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-les-libertaires-et-le-logement-" rel="directory"&gt;Les libertaires et le logement &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton63-63995.jpg?1774708322' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Citoyens, nous avons tous les jours, aux diff&#233;rentes mairies, une foule de gens, qui viennent nous demander des logements. Nous ne pouvons satisfaire &#224; toutes ces demandes. Il faudrait un d&#233;cret d'urgence, autorisant les mairies &#224; r&#233;quisitionner les logements inhabit&#233;s pour les mettre &#224; la disposition des n&#233;cessiteux. Les municipalit&#233;s se trouvent tr&#232;s embarrass&#233;es ; elles ne peuvent faire ce qu'elles d&#233;sireraient pour le bien de tous ; il faut donc leur donner formellement l'autorisation indispensable pour qu'elles puissent proc&#233;der comme je l'indique. Je demande donc un d&#233;cret d'urgence. Ainsi, pour moi, comme adjoint, au maire, j'ai d&#251;, pendant le Si&#232;ge, loger dans des h&#244;tels une foule de r&#233;fugi&#233;s. Depuis, je suis assailli de r&#233;clamations incessantes. On m'accuse de violation de domicile, etc., etc. Je le r&#233;p&#232;te, cette position est intol&#233;rable ; il faut absolument un d&#233;cret d'urgence. (Approbations.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Trinquet. - J'ai d&#233;pos&#233;, il y a trois jours, une proposition relative aux maisons abandonn&#233;es ; j'en demande la lecture.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le pr&#233;sident. - Voici le texte du projet de d&#233;cret pr&#233;sent&#233; par le citoyen Malon :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La Commune de Paris,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Consid&#233;rant qu'il est indispensable de fournir le logement aux victimes du second bombardement de Paris, et consid&#233;rant qu'il y a urgence,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; D&#233;cr&#232;te :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Art. ler. - R&#233;quisition est faite de tous les appartements abandonn&#233;s depuis le 18 mars.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Art. 2. - Les logements seront mis &#224; la disposition des habitants des quartiers bombard&#233;s au fur et &#224; mesure des demandes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Art. 3. - La prise en possession devra &#234;tre pr&#233;c&#233;d&#233;e d'un &#233;tat des lieux, dont copie sera d&#233;livr&#233;e aux repr&#233;sentants des possesseurs en fuite.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Art. 4. - Les municipalit&#233;s sont charg&#233;es de l'ex&#233;cution imm&#233;diate du pr&#233;sent d&#233;cret. Elles devront, en outre, dans la mesure du passible, faciliter les moyens de d&#233;m&#233;nagement des citoyens qui en feront la demande &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Arnould. - Il y a une lacune dans la proposition Malon. Le citoyen Malon demande la r&#233;quisition des logements de tous ceux qui ont quitt&#233; Paris depuis le 18 mars ; il faut r&#233;quisitionner tous les logements vacants quels qu'ils soient. (Appuy&#233;.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Le pr&#233;sident. - Le citoyen Amouroux propose un amendement qui n'a pas trait directement au projet Malon, mais qui peut s'y rattacher. En voici le texte :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Chaque arrondissement sera tenu... &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un membre. - C'est l&#224; une question de r&#233;glementation et non pas de d&#233;cret.&lt;br class='autobr' /&gt;
Malon. - Je crois, en effet, qu'il n'est pas possible d'obliger les municipalit&#233;s &#224; fournir chacune un nombre de 50 voitures ; les unes le pourront, et ce sera impossible pour d'autres. Qu'on les invite seulement &#224; faire ce qu'elles pourront. Aujourd'hui, &#224; Batignolles, nous avons plus de 50 voitures toutes pr&#234;tes, mais, je le r&#233;p&#232;te, beaucoup de mairies ne pourront en faire autant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Amouroux. - Ma proposition est plut&#244;t une invitation urgente &#224; faire aux municipalit&#233;s qu'un amendement ; elle n'aurait d'effet que pour l'armistice.&lt;br class='autobr' /&gt;
Babick. - On parle d'armistice ici. Je ne sache pas cependant&lt;br class='autobr' /&gt;
que la Commune ait vot&#233; un armistice.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le pr&#233;sident. - Si tout le monde parle ici, nous ne ferons rien de s&#233;rieux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lecture du projet Malon.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tridon. - Il faut ajouter au projet que l'on mettra les scell&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
sur les armoires. (Bruit.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Tridon. - Mais, il faut mettre les points sur les i.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cl&#233;mence. - J'ai d&#233;pos&#233; un projet analogue, dans lequel je demandais d'abord qu'on dispos&#226;t. des logements de ceux qui ont &#233;t&#233; d&#233;cr&#233;t&#233;s d'accusation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Malon. - C'est l'affaire des municipalit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;cret, propos&#233; par le citoyen Malon et amend&#233; dans le sens indiqu&#233; par les citoyens Arnould et Tridon, est adopt&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vaillant. - Il y a aussi beaucoup de gardes nationaux qui se trouvent sans asile, par suite de la loi sur les loyers. Il faut qu'on en fasse mention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;ance du 24 avril 1871&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'autogestion &#224; Kronstadt (1917) </title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/l-autogestion-a-kronstadt-1917</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.partage-noir.fr/l-autogestion-a-kronstadt-1917</guid>
		<dc:date>2019-05-16T22:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Efim Yartchouk </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Kronstadt, limit&#233;e par sa position g&#233;ographique dans l'application de ses forces cr&#233;atrices, met toute son &#233;nergie dans la socialisation des habitations. A l'un de ses grandioses meetings, les anarchistes sont charg&#233;s de soulever au soviet la question d'une r&#233;partition harmonieuse des habitations ainsi que leur am&#233;nagement.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-les-libertaires-et-le-logement-" rel="directory"&gt;Les libertaires et le logement &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton62-5f212.png?1774708322' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Kronstadt, limit&#233;e par sa position g&#233;ographique dans l'application de ses forces cr&#233;atrices, met toute son &#233;nergie dans la socialisation des habitations. A l'un de ses grandioses meetings, les anarchistes sont charg&#233;s de soulever au soviet la question d'une r&#233;partition harmonieuse des habitations ainsi que leur am&#233;nagement. A la s&#233;ance suivante du soviet, un projet de socialisation des maisons est d&#233;pos&#233;, &#233;labor&#233; par le groupe des anarchistes et des S.-R. de gauche du soviet. Le premier point d&#233;clare que : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Dor&#233;navant, la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des habitations et de la terre est abolie.&lt;/q&gt; Plus loin, il est dit que la gestion des maisons est assur&#233;e par des comit&#233;s de maisons et, que les affaires se r&#232;glent d&#233;sormais lors d'assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales de tous les habitants des maisons ; la question concernant tout un quartier est r&#233;solue par l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de tous les habitants, qui d&#233;signent des comit&#233;s d'arrondissements ; un bureau g&#233;n&#233;ral ex&#233;cutif des comit&#233;s de maisons s'organise. Les habitations deviennent ainsi la propri&#233;t&#233; collective de la population. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement. malgr&#233; le sabotage des bolcheviks, des comit&#233;s de maisons, d'arrondissements et autres comit&#233;s furent cr&#233;&#233;s dans tout Kronstadt. Lorsqu'on en arriva &#224; la r&#233;partition &#233;quitable des demeures, il apparut qu'&#224; c&#244;t&#233; de la mis&#232;re des travailleurs, se logeant dans d'effroyables sous-sois, il y avait des gens qui occupaient jusqu'&#224; 10 nu 15 chambres, Le directeur de l'Eulalie de l'ing&#233;nieur, c&#233;libataire, occupait m&#234;me 20 chambres et, lorsqu'on vint en occuper une partie, il consid&#233;ra cela comme un v&#233;ritable brigandage. Le projet fut appliqu&#233;. Ceux qui vivaient dans les sous-sols sales et humides, dans les taudis mis&#233;rables, dans des greniers, s'install&#232;rent dans des appartements convenables ; le principe &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;tous doivent avoir un logement convenable&lt;/q&gt; fut r&#233;alis&#233;. Il fut m&#234;me pr&#233;vu plusieurs h&#244;tels pour les gens de passage. Dans chaque comit&#233; d'arrondissement, des ateliers furent organis&#233;s pour &#339;uvrer &#224; l'am&#233;nagement, et &#224; la r&#233;fection des maisons.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Georges Cochon et le mouvement des locataires</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/georges-cochon-et-le-mouvement-des-locataires</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.partage-noir.fr/georges-cochon-et-le-mouvement-des-locataires</guid>
		<dc:date>2019-05-15T22:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>E. Axenberg </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La lutte des Locataires contre les propri&#233;taires et la sp&#233;culation immobili&#232;re est une n&#233;cessit&#233;. Il y eut au d&#233;but du si&#232;cle un mouvement de d&#233;fense des locataires. Nous l'&#233;voquons dans cette brochure &#224; titre d'exemple.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-les-libertaires-et-le-logement-" rel="directory"&gt;Les libertaires et le logement &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton61-b94a0.png?1774708322' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La lutte des Locataires contre les propri&#233;taires et la sp&#233;culation immobili&#232;re est une n&#233;cessit&#233;. Il y eut au d&#233;but du si&#232;cle un mouvement de d&#233;fense des locataires. Nous l'&#233;voquons dans cette brochure &#224; titre d'exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1900 on ne manquait pas de logements comme aujourd'hui : il s'agissait d'une crise des loyers. En effet, ceux-ci &#233;taient beaucoup trop &#233;lev&#233;s, jetant de nombreuses familles &#224; la rue. C'est l&#224; qu'intervint Georges Cochon. C'&#233;tait un militant anarchiste d&#233;j&#224; envoy&#233; pour trois ans aux Bat'd'af &#224; cause de son objection de conscience. Cet ouvrier tapissier habitait avec sa famille au 62 de la rue de Dantzig. Son expulsion devint imp&#233;rative pour les propri&#233;taires, car il &#233;tait le fondateur de l'Union syndicale des locataires. Cochon refusa de partir et tint en 1911 un si&#232;ge de cinq jours contre la police. Il cloua des madriers en travers de la porte, allumant un lampion &#224; sa fen&#234;tre pour chaque jour de si&#232;ge. Plus tard, il d&#233;cida de donner plus d'envergure &#224; son action. La situation &#233;tait grave.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;En quatre ans, de 1907 &#224; 1911, 2 750 logements accessibles aux ouvriers ont &#233;t&#233; construits pour une population qui croissait de 25 000 individus par an. Pour la seule ann&#233;e 1911, on a d&#233;truit plus d'habitations populaires qu'on en a construit. Il y a cette ann&#233;e-l&#224; 18 500 logements de moins qu'en 1901. Enfin, 40% des familles nombreuses sont, de l'aveu des statistiques officielles, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;mal log&#233;es&lt;/q&gt; - terme pudique.&lt;/q&gt; (&lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; du 5 ao&#251;t 1983).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre cette situation, la F&#233;d&#233;ration nationale des locataires est cr&#233;&#233;e. Son but : d&#233;fendre les locataires par une action efficace. Les meubles &#233;tant parfois saisis lorsqu'une famille ne pouvait plus payer son loyer, des d&#233;m&#233;nagements &#171; &#224; la cloche de bois &#187; sont organis&#233;s. Tr&#232;s populaires, ils &#233;taient monnaie courante avant, m&#234;me Cochon. &lt;i&gt;Le P&#232;re Peinard&lt;/i&gt; raconte en 1890 : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;On arrive au carr&#233; de la piaule du copain, tout &#233;tait pr&#234;t : chacun empoigne soit un paquet, un meuble ou un autre fourbi et on d&#233;vale en ch&#339;ur : une procession d&#233;m&#233;nageante quoi ! Quel entrain et que c'&#233;tait chouette ! Les autres locatos jubilaient et applaudissaient (...). Enfin en un quart d'heure, tout &#233;tait fini et la porte se refermait sur le d&#233;m&#233;nagement. Avant de se tirer on a pris soin d'avertir les locatos qui &#233;taient aux fen&#234;tres ou dans la rue qu'on &#233;tait toujours pr&#234;t &#224; les d&#233;m&#233;nager dans des conditions pareilles, vu que les anarchos sont jamais en retard pour guerroyer contre les proprios&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La F&#233;d&#233;ration des locataires syst&#233;matisera ce genre d'actions. En 1913, un tract affirme que &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Par notre activit&#233; le mobilier de nos adh&#233;rents e toujours &#233;t&#233; prot&#233;g&#233; contre la rapacit&#233; des propri&#233;taires. Ceux dos n&#244;tres qui furent jet&#233;s &#224; la rue parce qu'ils avaient trop d'enfants furent abrit&#233;s par nos soins et tous ont trouv&#233; aupr&#232;s de nous les conseils juridiques.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'annonce d'une expulsion, une fanfare &#171; le raffut de la sainte polycarpe &#187;, plus bruyante que musicale, organisait du potin pour former un cort&#232;ge devant lequel concierges et huissiers devaient s'incliner. La F&#233;d&#233;ration ne se limitait pas aux d&#233;m&#233;nagements. Elle organisait des journ&#233;es d'action contre les concierges qui tentaient d'emp&#234;cher les d&#233;m&#233;nagements en introduisant par le trou des serrures punaises et cafards. Cochon avait m&#234;me &#233;crit un trait&#233; 39 mani&#232;res de faire r&#226;ler son concierge ! Il recruta aussi quelques compagnons ouvriers qui confectionn&#232;rent une maison pr&#233;fabriqu&#233;e et s'entra&#238;n&#232;rent &#224; la monter le plus vite possible. Ils squatt&#232;rent avec cette maisonnette plusieurs lieux comme le jardin des Tuileries, la cour de la Chambre des d&#233;put&#233;s, l'H&#244;tel-de-Ville, la caserne du Ch&#226;teau-d'eau, l'&#233;glise de la madeleine et m&#234;me la pr&#233;fecture de police. Des familles sans abri furent ainsi log&#233;es. Ces actions &#233;taient tr&#232;s bien accueillies parmi la population ouvri&#232;re. Cochon fut aussi encens&#233; par des artistes comme Month&#233;us, Charles d'Avray, et le dessinateur Steilen qui r&#233;alisa des affiches. La Premi&#232;re Guerre mondiale mit fin &#224; cette action. Elle fut souvent efficace en son temps, montrant l'int&#233;r&#234;t d'une lutte des locataires.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;A noter que le livre de Patrick Kamoun, &lt;i&gt;V'l&#224; Cochon qui d&#233;m&#233;nage&lt;/i&gt;, mis &#224; jour en 2020, a &#233;t&#233; gracieusement mis en ligne par l'auteur : &lt;a href=&#034;https://www.patrickkamoun.org/georges-cochon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;V'l&#224; Cochon qui d&#233;m&#233;nage&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de Patrick Kamoun.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les squatts</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/les-squatts</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.partage-noir.fr/les-squatts</guid>
		<dc:date>2019-05-14T22:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Partage Noir</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Qu'est-ce que squatter ? Le mot d&#233;signe le fait d'occuper ill&#233;galement un logement. Quelques pr&#233;cautions sont n&#233;cessaires. Nous extrayons les conseils suivants d'un num&#233;ro &#233;puis&#233; de la revue &lt;i&gt;Avis de recherche&lt;/i&gt; consacr&#233; aux squatts (n&#176;3).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-les-libertaires-et-le-logement-" rel="directory"&gt;Les libertaires et le logement &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton60-11360.png?1774708322' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;1. Qu'est-ce que squatter ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le mot d&#233;signe le fait d'occuper ill&#233;galement un logement. Quelques pr&#233;cautions sont n&#233;cessaires. Nous extrayons les conseils suivants d'un num&#233;ro &#233;puis&#233; de la revue &lt;i&gt;Avis de recherche&lt;/i&gt; consacr&#233; aux squatts (n&#176;3). Vous pouvez leur &#233;crire : BP 53, 75861 Paris cedex 18.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Rep&#233;rer un immeuble ou une maison vide depuis plus de six mois. Il est pr&#233;f&#233;rable de le choisir dans un quartier o&#249; il y a d&#233;j&#224; des logements occup&#233;s, histoire de profiter de leur exp&#233;rience et n'&#234;tre pas trop isol&#233; face &#224; la r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Pour conna&#238;tre le nom et l'adresse du propri&#233;taire, il suffit d'aller au cadastre de sa ville, mais il est parfois aussi simple de se renseigner aupr&#232;s des commer&#231;ants du coin. Certains squatters choisissent en priorit&#233; des immeubles &#233;tant la propri&#233;t&#233; de r&#233;gies immobili&#232;res, d'administrations ou de municipalit&#233;s et &#233;vitent les particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Se rendre ensuite au service d'urbanisme op&#233;rationnel de la mairie afin de savoir si des travaux sont pr&#233;vus dans les mois &#224; venir, ceci afin de conna&#238;tre la dur&#233;e de disponibilit&#233; de l'immeuble. (dates des &#233;ventuels permis de construire ou de d&#233;molir).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Certains squatters essayent, &#224; ce moment-l&#224;, de n&#233;gocier un bail pr&#233;caire avec le propri&#233;taire en titre et deviennent, en quelque sorte, des &#171; squatters l&#233;gaux &#187;. Mais si vous ne voulez pas n&#233;gocier un bail pr&#233;caire ou si cela n'est pas possible, vous avez maintenant toutes les donn&#233;es pour passer &#224; l'acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. L'occupation d'une maison inhabit&#233;e depuis plus de six mois n'est pas un d&#233;lit si elle s'effectue sans effraction. Il faut donc que vous trouviez porte ouverte quand vous arrivez. Certains pr&#233;cautionneux n'h&#233;sitent pas &#224; faire constater le fait par un huissier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Ce sont les premi&#232;res heures les plus longues. Ce n'est qu'apr&#232;s avoir habit&#233; officiellement l'immeuble vide pendant 48 heures que le propri&#233;taire ne pourra vous faire expulser sans engager une proc&#233;dure juridique. Certains rus&#233;s conseillent de se faire envoyer du courrier &#224; l'adresse avant de l'occuper effectivement (le cachet de la poste tenant lieu de preuve d'habitation depuis plus de 48 heures).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Avant toute chose, fermez vos portes et changez les serrures. Assurez dans les tout premiers jours une pr&#233;sence constante pour &#233;viter toute surprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. Faire faire un &#233;tat des lieux avec huissier peut, l&#224; encore, &#234;tre utile pour &#233;viter ensuite d'&#234;tre accus&#233; de d&#233;gradations. Certains constituent un dossier en y joignant des photos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. Fa&#238;tes-vous brancher ensuite l'&#233;lectricit&#233; et m&#234;me le t&#233;l&#233;phone si vous le d&#233;sirez, en t&#233;l&#233;phonant aux services concern&#233;s et en vous faisant &#233;tablir un contrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Dresser une liste des personnes &#224; contacter en cas de besoin (r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique par exemple) et faites connaissance avec les voisins et les gens du quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. Votre situation est. maintenant celle d'un locataire sans droit ni titre, selon l'expression consacr&#233;e l&#233;galement, personne ne peut, plus vous expulser sans proc&#233;dure judiciaire. Le propri&#233;taire doit s'adresser &#224; la justice ; quant &#224; la police, comme n'importe quel citoyen, elle ne peut entrer chez vous ni perquisitionner sans commission rogatoire en bonne et due forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. Quand le propri&#233;taire de l'immeuble occup&#233; s'apercevra de votre pr&#233;sence (cela peut &#234;tre tr&#232;s long), il vous fera parvenir par huissier (encore lui !) une &#171; sommation de d&#233;guerpir &#187;. Il s'agit seulement d'un avertissement intimidatoire avant l'assignation en tribunal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plusieurs attitudes sont possibles : chercher un autre logement ou lutter. Dans ce cas on peut mener une &#171; gu&#233;rilla juridique &#187; (demander une aide judiciaire, cela couvre g&#233;n&#233;ralement les frais de justice) ou si le quartier est occup&#233; par de nombreux squatters, certains d&#233;cident de jouer l'affrontement. Aucune des solutions n'est parfaite. Dans certains pays, les squatts ont pu durer tout &#224; fait ill&#233;galement en raison de leur combativit&#233;, et en France, on a vu des squatters en pleine proc&#233;dure juridique tout &#224; fait l&#233;gale se faire quand m&#234;me expulser par la police. Il faut donc doser l'un et l'autre en fonction du rapport de forces.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;2. Histoire-g&#233;ographie du squatt&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'il y ait toujours eu des occupations sauvages de logements, le mouvement d&#233;marre vraiment vers 1915 en Angleterre et en France (voir notre article sur G. Cochon). Apr&#232;s-guerre, le mouvement s'&#233;tend. Les autorit&#233;s anglaises tentent de l&#233;galiser certaines occupations vers 1971 mais les squatters se politisent. En Italie la crise de la construction provoque un ph&#233;nom&#232;ne similaire. Au d&#233;but des ann&#233;es 80 la police d&#233;nombre plus de 70 000 occupations sauvages. Mais les deux pays les plus repr&#233;sentatifs sont l'Allemagne et la Hollande. A Berlin l'essor du mouvement alternatif &#224; partir de 1978 permet de coordonner l'action des squatters. Aux logements occup&#233;s s'ajoutent des lieux d'animation, des caf&#233;s... En 1983 on comptait 150 immeubles occup&#233;s ! La Hollande poss&#232;de elle aussi un mouvement &#224; grande &#233;chelle, les krakers, apparus dans les ann&#233;es 70. Eux aussi d&#233;passent la simple occupation pour cr&#233;er des cabinets juridiques, des journaux, des ateliers. Les squatters se regroupent pour aider un nouveau &#224; occuper un logement ou pour emp&#234;cher des expulsions par des affrontements tr&#232;s violents avec l'appui ou la sympathie de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France un mouvement s'esquisse dans l'apr&#232;s Mai 1968. L'apog&#233;e des squatts parisiens se situe vers la fin des ann&#233;es 1970 - d&#233;but des ann&#233;es 80 et correspond sans doute aux op&#233;rations de &#171; r&#233;novation &#187; de la capitale, terme pudique pour cacher le d&#233;part des gens d'origine modeste. De nombreux logements sont laiss&#233;s inoccup&#233;s pour &#234;tre ras&#233;s. C'est l&#224; que les squatters m&#232;neront un combat perdu &#224; cause de la propagande officielle relay&#233;e par la presse (&#233;quation simpliste : squatt = drogue et criminels) et une r&#233;pression tr&#232;s violente et peut-&#234;tre aussi d'autres raisons comme la d&#233;sunion des squatters parisiens, le manque de contacts avec la population.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;3. Strat&#233;gies des squatters&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs d&#233;marches m&#232;nent au squatt :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i class=&#034;fas fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; Une d&#233;marche toute simple, on occupe (tout seul ou &#224; quelques-uns) pour r&#233;soudre ses probl&#232;mes de logement. On ne peut les d&#233;nombrer en raison de leur discr&#233;tion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i class=&#034;fas fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; Une d&#233;marche collective &#224; raison sociale, la pauvret&#233; et la marginalisation de groupes est telle qu'ils squattent faute de mieux. Ce sont par exemple les squatts d'immigr&#233;s. Comme l&#224; encore la d&#233;brouillardise pr&#233;vaut, il est facile au pouvoir de s'en d&#233;barrasser par le pourrissement et par un discours raciste (Il&#244;t Ch&#226;lon &#224; Paris).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i class=&#034;fas fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; Une d&#233;marche purement politique, m&#234;me si le logement est un probl&#232;me, on n'attache pas d'importance &#224; l'expulsion ou aux conditions d'habitation. Il s'agit avant tout de cr&#233;er l'illusion d'une subversion politique en faisant &#034;chier&#034; les autorit&#233;s, quitte &#224; s'en prendre aux squatters qui tenteraient d'am&#233;nager leur logement ou de mener une vie associative. Il est certain que l'&#233;ph&#233;m&#232;re courant qu'a &#233;t&#233; l'Autonomie (sous l'influence de th&#233;oriciens marxistes) a beaucoup contribu&#233; &#224; cette d&#233;magogie verbale plut&#244;t n&#233;faste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i class=&#034;fas fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; Une d&#233;marche sociale et politique, c'est la plus constructive qui tente de r&#233;gler ses probl&#232;mes de logement avec un discours associatif ou politique, la plus intol&#233;rable pour le pouvoir. &#171; Les projets des squatters qui installent de nouveau l'animation dans les quartiers, dans la rue, lieux privil&#233;gi&#233;s de la communication, rencontrent la volont&#233; maladive de nuire dans la volont&#233; du pouvoir de d&#233;truire toute exp&#233;rience &#233;mancipatrice des individus. &#187; (Fran&#231;ois, le Monde libertaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut citer les exp&#233;riences pass&#233;es du squatt des Cascades ou des Occupants-r&#233;novateurs du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, probablement plus constructives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, le squatt a vite rencontr&#233; des limites et le mouvement a disparu (provisoirement ?). Sans doute &#224; cause de la r&#233;pression. Il y eut un consensus de droite &#224; gauche pour les liquider &#224; Paris ; le Nouvel observateur d&#233;clarait &#224; propos de la s&#233;rie d'expulsions qu'un certain squatt &#233;tait &#171; le dernier abc&#232;s &#224; vider &#187;. Ouf ! Et le peuple au fin fond des banlieues !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part il y avait des conflits internes entre squatters qu'il ne faut pas nier. Un ancien des Cascades d&#233;clarait de fa&#231;on un peu d&#233;sabus&#233;e : &#171; Il y avait en notre sein des individus pour qui la violence &#233;tait le seul moyen de r&#233;soudre les conflits. Avec les flics, O.K. Mais avec les voisins ou entre nous, &#231;a ne passait plus. (...) D'o&#249; toute une s&#233;rie d'embrouilles creusant un foss&#233; de plus en plus net. Nous ne voulions plus y tol&#233;rer de tels agissements, ni certains individus, sans pour autant faire de surench&#232;re. Le regroupement, contre nous, de ces gens (...) s'est fait sur une base minimum. C'est des alternatifs, inoffensifs, racketteurs (&#224; cause des concerts rocks dans les squatts, NDLA)... En fait ils ne nous ont jamais formul&#233; une critique s&#233;rieuse &#187;. (brochure &lt;i&gt;No man's land)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la dissolution de la vie de quartier a peut-&#234;tre emp&#234;ch&#233; une solidarit&#233; locale (certains squatters ne se sont-ils pas aussi volontairement marginalis&#233;s ?). Une solution serait l'int&#233;gration des squatters dans des comit&#233;s de lutte de locataires (&#224; cr&#233;er) surmontant ainsi les r&#233;ticences de ces derniers. Il est &#233;vident que nous n'avons pas de solution id&#233;ale, mais nous avons tenu &#224; signaler certains probl&#232;mes afin que l'on tente de les r&#233;soudre la prochaine fois. Raconter l'histoire des squatts sur le ton de l'&#233;pop&#233;e aurait &#233;t&#233; &#233;videmment plus plaisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute fa&#231;on, le principe du squatt trouve tr&#232;s vite des limites. G&#233;n&#233;ralement il dure peu de temps &#224; cause de la r&#233;pression ou s'il se maintient c'est soit parce que le pouvoir ne peut pour l'instant le supprimer (dans ce cas le squatt est en sursis) soit, parce qu'il y a int&#233;gration (on ent&#233;rine l'occupation) et cela devient un logement comme les autres ou, au mieux un espace alternatif. Le squatt est une solution partielle mais notre combat pour le logement se veut plus large.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici nous avons surtout parl&#233; de gestion de logements pr&#233;existants, mais il y a aussi la construction. Une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale peut r&#233;unir les habitants et les partenaires concern&#233;s (services de maintenance technique : &#233;lectricit&#233;, t&#233;l&#233;phone : services &#224; vocation sociale : cr&#232;ches, h&#244;pitaux et tous les d&#233;l&#233;gu&#233;s locaux) qui d&#233;cideront ensemble de la viabilit&#233; des projets.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les libertaires et le logement</title>
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		<dc:creator>Partage Noir</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Les in&#233;galit&#233;s sociales des syst&#232;mes capitalistes se manifestent dans le type de logement qui est affect&#233; &#224; chaque couche de la soci&#233;t&#233; : les plus riches s'adjugent les quartiers r&#233;sidentiels o&#249; ils vivent dans des demeures luxueuses.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-les-libertaires-et-le-logement-" rel="directory"&gt;Les libertaires et le logement &lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Les in&#233;galit&#233;s sociales des syst&#232;mes capitalistes se manifestent dans le type de logement qui est affect&#233; &#224; chaque couche de la soci&#233;t&#233; : les plus riches s'adjugent les quartiers r&#233;sidentiels o&#249; ils vivent dans des demeures luxueuses. Les plus d&#233;munis sont rejet&#233;s &#224; la p&#233;riph&#233;rie des villes, dans des immeubles v&#233;tustes, des baraquements, des villes-bidons, ou m&#234;me dorment dans la rue, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;sous les ponts&lt;/q&gt;. Les imp&#233;ratifs de ce syst&#232;me conduisent &#224; des aberrations du type de celles qui existent actuellement dans les grandes villes : de nombreux logements restent inoccup&#233;s parce que leurs propri&#233;taires sp&#233;culent et pr&#233;f&#232;rent garder les mains libres pour revendre &#224; des taux usuraires.&lt;/q&gt; (&lt;i&gt;Le magazine libertaire&lt;/i&gt; n&#176;9)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation du logement est non seulement injuste mais elle n'est pas rationnelle. Tout logement devrait d&#233;couler d'un rapport personne/superficie : plus on est nombreux dans une famille plus on devrait avoir de place, autant que d'autres personnes se trouvant dans la m&#234;me situation. On satisferait ainsi les besoins de chacun. Il est &#233;vident que ces besoins minimums sont difficiles &#224; d&#233;finir hormis certains crit&#232;res (pi&#232;ces largement a&#233;r&#233;es, eau, gaz, &#233;lectricit&#233;, chauffage, salle de bains, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle surface ? Il est &#233;vident que cette superficie peut &#233;voluer, et son estimation d&#233;pend des ressources. Il faut se contenter d'une estimation subjective mais plus juste pour tout le monde. En tant qu'anarchistes notre but est de d&#233;fendre le droit au logement. Comment et par qui peuvent &#234;tre g&#233;r&#233;s les logements ? Par une organisation f&#233;d&#233;rale et solidaire qui regrouperait les associations de locataires et les repr&#233;sentants de quartier et de la commune. A ce comit&#233; s'ajouteraient les repr&#233;sentants de la sant&#233; publique (hygi&#232;ne, etc.) et de la s&#233;curit&#233; publique (pr&#233;vention contre les d&#233;g&#226;ts naturels par exemple). Il est &#233;vident qu'un changement de situation (augmentation de la population, une catastrophe naturelle) peut amener &#224; changer les donn&#233;es de l'habitation. Il y a donc jouissance et non propri&#233;t&#233; du logement. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;La suppression des in&#233;galit&#233;s &#233;conomiques et sociales a comme corollaire la suppression de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, la collectivisation des sols et des logements (la fin de l'h&#233;ritage pour un syst&#232;me de possession : us et non abus des lieux par ceux qui les occupent, le temps qu'ils les occupent).&lt;/q&gt; (&lt;i&gt;Le magazine libertaire &lt;/i&gt; n&#176;9)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La libert&#233; ne peut exister sans l'&#233;galit&#233;. Mais nous ne sommes pas totalitaires : la soci&#233;t&#233; anarchiste laisse une place &#224; la construction individuelle (r&#233;alis&#233;e comme telle) respectant certaines r&#232;gles collectivement d&#233;finies (esth&#233;tique ext&#233;rieure, emplacement...). Nous refusons le terme autoritaire &#224; ce sujet parce que notre projet tient compte au contraire &#224; la fois des besoins de la population (&#171; on ne philosophe pas le ventre vide &#187;) et que tout le monde doit n&#233;cessairement participer aux prises de d&#233;cision.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sur le logement : les libertaires et le logement - Brochure</title>
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&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Sur le logement : les libertaires et le logement - Brochure
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		<title>Sur le logement : les libertaires et le logement [PDF]</title>
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&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Sur le logement : les libertaires et le logement
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