<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.partage-noir.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>PARTAGE NOIR</title>
	<link>https://www.partage-noir.fr/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.partage-noir.fr/spip.php?id_rubrique=465&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>PARTAGE NOIR</title>
		<url>https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L144xH144/siteon0_copie-9a1a7.jpg?1774693359</url>
		<link>https://www.partage-noir.fr/</link>
		<height>144</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La social-d&#233;mocratie et la guerre - Premi&#232;re partie</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/la-social-democratie-et-la-guerre-premiere-partie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.partage-noir.fr/la-social-democratie-et-la-guerre-premiere-partie</guid>
		<dc:date>2026-04-15T22:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Arthur Lehning</dc:creator>


		<dc:subject>Arthur Lehning</dc:subject>
		<dc:subject>Allemagne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;PREMI&#200;RE PARTIE &lt;br class='autobr' /&gt;
Le monde bourgeois et socialiste c&#233;l&#232;bre l'anniversaire du d&#233;clenchement de la &#171; premi&#232;re &#187; guerre mondiale. Dix ans plus tard, la question se pose : o&#249; en sommes-nous ? Avant 1914, des congr&#232;s pour la paix avaient aussi &#233;t&#233; organis&#233;s, tant &#224; La Haye qu'&#224; B&#226;le. Avant 1914, nombreux &#233;taient ceux, du tsar &#224; Kautsky, qui se d&#233;claraient en faveur de la paix. Malgr&#233; cela, la guerre a &#233;clat&#233;.(Kautsky a d&#233;clar&#233; que ce d&#233;clenchement &#171; ne signifie pas un &#233;chec, mais une confirmation (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-die-sozialdemokratie-und-der-krieg-" rel="directory"&gt;Die Sozialdemokratie und der Krieg &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-arthur-lehning-+" rel="tag"&gt;Arthur Lehning&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-allemagne-79-+" rel="tag"&gt;Allemagne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/lehning_copie_1-8ef67.jpg?1776290579' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;PREMI&#200;RE PARTIE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le monde bourgeois et socialiste c&#233;l&#232;bre l'anniversaire du d&#233;clenchement de la &#171; premi&#232;re &#187; guerre mondiale. Dix ans plus tard, la question se pose : o&#249; en sommes-nous ? Avant 1914, des congr&#232;s pour la paix avaient aussi &#233;t&#233; organis&#233;s, tant &#224; La Haye qu'&#224; B&#226;le. Avant 1914, nombreux &#233;taient ceux, du tsar &#224; Kautsky, qui se d&#233;claraient en faveur de la paix. Malgr&#233; cela, la guerre a &#233;clat&#233;.(Kautsky a d&#233;clar&#233; que ce d&#233;clenchement &#171; ne signifie pas un &#233;chec, mais une confirmation de nos opinions th&#233;oriques. Nous n'avons rien &#224; regretter, rien &#224; revoir. Nos points de vue, que nous avions avant la guerre, ont &#233;t&#233; confirm&#233;es &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Karl Kautsky, Die Internationalitat und der Krieg, p.6.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;). Les points de vue qui ont &#233;t&#233; confirm&#233;s et qui sont encore d&#233;fendus aujourd'hui peuvent &#234;tre r&#233;sum&#233;s ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; les causes de la guerre r&#233;sident dans le syst&#232;me social capitaliste ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la guerre est en contradiction absolue avec tous les int&#233;r&#234;ts du prol&#233;tariat ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; augmenter l'influence sur les gouvernements des &#201;tats capitalistes est le principal moyen de lutter contre le danger de guerre.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Et dans toutes ses variations, la d&#233;claration cat&#233;gorique &#233;tait : tant que les causes existent et que le syst&#232;me d'exploitation de l'homme par l'homme et la lutte des classes qui en r&#233;sulte persistent, il serait vraiment utopique d'esp&#233;rer une paix universelle. Certains points de vue n'ont pas &#233;t&#233; confirm&#233;s non plus (par exemple que &#171; le Parti Socialiste et le prol&#233;tariat organis&#233;s sont les seules forces efficaces de la paix internationale &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Huiti&#232;me Congr&#232;s socialiste international tenu &#224; Copenhague du 28 ao&#251;t au 3 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;). De plus, ces derniers temps, il s'est av&#233;r&#233; que m&#234;me les gouvernements soi-disant socialistes, qui ne repr&#233;sentent apr&#232;s tout que des int&#233;r&#234;ts capitalistes ou capitalistes d'&#201;tat, ne r&#233;duisent en rien le risque de guerre. Comme le syst&#232;me capitaliste n'a toujours pas &#233;t&#233; remplac&#233; par un autre, il faut, selon ces conceptions marxistes, s'attendre &#224; juste titre &#224; de nouvelles guerres mondiales. Cette conception est d'ailleurs confirm&#233;e quotidiennement par les faits de la politique internationale. On sait comment, depuis Versailles, tant les conflits que les armements, qui m&#232;nent in&#233;vitablement &#224; une nouvelle guerre, ne cessent de s'intensifier ; on sait avec quels moyens de destruction barbares, chimiques et techniques, l'humanit&#233; tout enti&#232;re est menac&#233;e. La bourgeoisie le confirme. Je n'irai pas plus loin sur ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n'a rien d'&#233;tonnant de dire que ce que nous avons v&#233;cu et ce que nous allons vivre bient&#244;t sera, d'un point de vue technique, comparable &#224; la guerre mondiale, elle-m&#234;me comparable &#224; la guerre de 1870, et qu'il ne doit plus jamais arriver. Mais avant la guerre aussi, on disait que ce qui s'&#233;tait pass&#233; ne devait plus jamais arriver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; social-d&#233;mocratie r&#233;volutionnaire internationale &#187;, la social-d&#233;mocratie de tous les pays, n'a rien appris, n'a rien &#224; regretter et rien &#224; revoir. C'est vrai. Si les r&#233;solutions de paix avant la guerre se sont r&#233;v&#233;l&#233;es &#234;tre des mots creux, les &#171; plus jamais &#187; actuels sont tout simplement trompeurs. &#192; chaque protestation contre la guerre et le militarisme, &#224; chaque r&#233;solution pour la paix, on pose la question suivante : que ferez-vous si la guerre &#233;clate demain ? Jusqu'en 1914, on a &#233;vit&#233; de r&#233;pondre &#224; cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'&#233;vite &#224; nouveau aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, Kautsky a d&#233;j&#224; donn&#233; la r&#233;ponse : il n'y a rien &#224; revoir. Le socialisme international n'&#233;tait pas en faillite ; ce n'&#233;tait pas un effondrement, c'&#233;tait une confirmation ; une confirmation de toute la tactique social-d&#233;mocrate. C'&#233;tait juste que le socialisme s'est d&#233;masqu&#233;. C'&#233;tait une confirmation de tout ce que les anarchistes avaient pr&#233;dit depuis des d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout comme la guerre a r&#233;v&#233;l&#233; la nature profonde du capitalisme, ainsi que ce qui &#233;tait latent en temps de paix et l'a fait &#233;clater au grand jour de mani&#232;re horrible (et la paix n'&#233;tait qu'une continuation de la guerre par d'autres moyens), le v&#233;ritable caract&#232;re de ce qu'on appelait le socialisme a &#233;galement &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; pendant et apr&#232;s la guerre. Le socialisme a lui aussi d&#251; montrer son vrai visage, et l&#224;, les programmes et les r&#233;solutions n'ont servi &#224; rien. Et il a jet&#233; le masque. La &#171; trahison &#187; d&#233;coulait naturellement de son caract&#232;re m&#234;me, de son id&#233;ologie, de sa tactique. C'&#233;tait une cons&#233;quence in&#233;vitable. Nous examinerons bri&#232;vement la question du militarisme dans le mouvement ouvrier au cours du dernier demi-si&#232;cle et verrons que cette question est li&#233;e et d&#233;termin&#233;e par les moyens de lutte pour l'&#233;mancipation &#233;conomique du prol&#233;tariat en g&#233;n&#233;ral. C'est l'&#233;chec de toute l'id&#233;ologie et la tactique de ces moyens de lutte sociaux-d&#233;mocrates et marxistes qui a &#233;t&#233; confirm&#233; d&#232;s le d&#233;but de la guerre et de plus en plus depuis lors.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Karl Kautsky, &lt;i&gt;Die Internationalitat und der Krieg&lt;/i&gt;, p.6.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Huiti&#232;me Congr&#232;s socialiste international tenu &#224; Copenhague du 28 ao&#251;t au 3 septembre 1910, compte rendu analytique publi&#233; par le secr&#233;tariat du Bureau socialiste international, p.60.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La social-d&#233;mocratie et la guerre - Introduction</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/la-social-democratie-et-la-guerre-introduction</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.partage-noir.fr/la-social-democratie-et-la-guerre-introduction</guid>
		<dc:date>2026-04-15T10:13:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Arthur Lehning</dc:creator>


		<dc:subject>Arthur Lehning</dc:subject>
		<dc:subject>Allemagne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;INTRODUCTION &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis la r&#233;daction du texte qui suit &#8211; Berlin, juillet 1924 &#8211;, il a suffi de mettre en &#233;vidence quelques faits et gestes de la social-d&#233;mocratie pour non seulement y ajouter une nouvelle partie, mais aussi constater combien ces r&#233;flexions, bien qu'avant tout historiques, ont &#233;t&#233; &#233;crites pour une application pratique, d&#233;sormais confirm&#233;e par les &#233;v&#233;nements actuels. &lt;br class='autobr' /&gt;
Puisque d&#233;sormais, malgr&#233; les d&#233;clarations de paix et les congr&#232;s pour la paix, la paix entretient elle-m&#234;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-die-sozialdemokratie-und-der-krieg-" rel="directory"&gt;Die Sozialdemokratie und der Krieg &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-arthur-lehning-+" rel="tag"&gt;Arthur Lehning&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-allemagne-79-+" rel="tag"&gt;Allemagne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/lehning_copie_2-5a208.jpg?1776248067' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;INTRODUCTION&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paris, 14-9-1925.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis la r&#233;daction du texte qui suit &#8211; Berlin, juillet 1924 &#8211;, il a suffi de mettre en &#233;vidence quelques faits et gestes de la social-d&#233;mocratie pour non seulement y ajouter une nouvelle partie, mais aussi constater combien ces r&#233;flexions, bien qu'avant tout historiques, ont &#233;t&#233; &#233;crites pour une application pratique, d&#233;sormais confirm&#233;e par les &#233;v&#233;nements actuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque d&#233;sormais, malgr&#233; les d&#233;clarations de paix et les congr&#232;s pour la paix, la paix entretient elle-m&#234;me les conditions d'un risque de guerre permanent, il n'est plus n&#233;cessaire d'attendre le d&#233;clenchement de la prochaine guerre mondiale pour comprendre ce que signifie le combat et l'antimilitarisme social-d&#233;mocrates. Du moins si la guerre elle-m&#234;me ne nous l'avait pas d&#233;j&#224; appris. Mais les journaux nous font oublier, et comme c'est imprim&#233; noir sur blanc, on croit &#224; la tromperie d'aujourd'hui et non plus &#224; celle d'hier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis lors, le proc&#232;s Ebert&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(N.d.l.T.) Il s'agit du proc&#232;s Friedrich Ebert (1924). Apr&#232;s la Premi&#232;re (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; a montr&#233; avec une franchise surprenante comment, pendant la guerre, le socialisme et les travailleurs furent trahis par les dirigeants sociaux-d&#233;mocrates. Il constitue une illustration remarquable du texte qui suit cette introduction. Avec les deux proc&#232;s sociaux-d&#233;mocrates qui suivirent &#8212; ceux d'Auer et de Barmat&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(N.d.l.T.) Il s'agit du &#171; proc&#232;s Auer &#187; : Erhard Auer (1874&#8211;1945) &#233;tait un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; &#8212; ce parti et ce syst&#232;me partisan furent &#233;clair&#233;s d'une mani&#232;re plus cr&#251;e que par la critique la plus violente que l'on puisse imaginer. Il fut d&#233;montr&#233; comment l'embourgeoisement de ce parti, comment le parlementarisme et le minist&#233;rialisme aboutissent finalement &#8212; et ne peuvent qu'aboutir &#8212; &#224; la corruption et &#224; la trahison. D'un parti qui sortirait indemne de ces trois proc&#232;s, on peut dire, en paraphrasant Karl Kraus&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(N.d.l.T.) Karl Kraus (1874&#8211;1936), &#233;crivain autrichien connu pour sa plume (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; : &#171; Le parti qui dig&#232;re cela a un bon estomac ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crasez l'inf&#226;me !?&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En fran&#231;ais dans le texte original.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Qu'on n'oublie pas que cette classe ouvri&#232;re qui, en l'occurrence, devrait pourtant s'insurger, a &#233;t&#233; &#233;duqu&#233;e pendant un demi-si&#232;cle au social-d&#233;mocratisme sous un Empire prussien. Certes, cette corruption ne touche pas seulement le parti allemand, mais elle s'&#233;tend aussi au-del&#224; des fronti&#232;res hollandaises et impr&#232;gne toute la Deuxi&#232;me Internationale, dite socialiste. Car il ne s'agit pas des personnes, mais du syst&#232;me. Et ce syst&#232;me se manifeste en Allemagne sous la forme de trahison politique sournoise, de r&#233;action brutale, de corruption. Il se manifeste autrement ailleurs. Ces Ebert et Scheidemann, ces Noske et Auer, ces Bauer et Heilmann, ils s'appellent ailleurs Macdonald et Vandervelde, Renaudel et Boncour&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(N.d.l.T.) Arthur Lehning dresse une galerie de dirigeants sociaux-d&#233;mocrates&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ils incarnent ce que Kropotkine indiquait : &#171; Le socialisme ne peut &#234;tre r&#233;formiste. S'il cesse d'&#234;tre r&#233;volutionnaire, il tombe aux mains de la r&#233;action. &#187; Car lorsque le gouvernement &#171; antimilitariste &#187;, &#171; socialiste &#187; de Macdonald&#8212; qui poursuit la politique imp&#233;rialiste du gouvernement conservateur, pour ensuite en laisser la gestion au m&#234;me gouvernement et la voir continuer sur le m&#234;me pied &#8212; construit des navires de guerre et d&#233;veloppe l'aviation, cela n'a rien &#224; voir avec le socialisme et la paix ; c'est au contraire une pr&#233;paration capitaliste &#224; la guerre, donc une r&#233;action. Quand, en Autriche, l'adversaire le plus acharn&#233; de l'abolition de l'arm&#233;e professionnelle c'est la social-d&#233;mocratie et qu'elle appelle les &#171; jeunes ch&#244;meurs(!) sociaux-d&#233;mocrates &#187; &#224; s'engager dans l'arm&#233;e, pr&#233;cis&#233;ment parce que cette arm&#233;e est un instrument docile d'un g&#233;n&#233;ral fasciste, c'est de la r&#233;action, et en plus inf&#226;me. Quand les sociaux-d&#233;mocrates fran&#231;ais soutiennent la guerre coloniale imp&#233;rialiste et votent les cr&#233;dits de guerre, c'est l&#224; encore de la r&#233;action, qui d&#233;voile toute la phras&#233;ologie antimilitariste et met en lumi&#232;re le v&#233;ritable caract&#232;re de cette lutte contre la guerre, social-patriotique. Dans cette guerre au Maroc, comme dans toute guerre pr&#233;par&#233;e par le gouvernement Poincar&#233;, provoqu&#233;e par un g&#233;n&#233;ral fasciste et men&#233;e dans l'int&#233;r&#234;t du capital bancaire fran&#231;ais, il s'agit de d&#233;bouch&#233;s et d'&#171; exploration &#187;, c'est-&#224;-dire d'exploitation &#8212; sous pr&#233;texte que la culture fran&#231;aise est en danger et que la civilisation occidentale doit &#234;tre d&#233;fendue contre les barbares &#8212; avec des chars, des escadrons d'avions et des gaz toxiques. Pour la &#233;ni&#232;me fois, il s'est av&#233;r&#233; que ce parti pr&#233;f&#232;re l'int&#233;r&#234;t national et capitaliste &#224; l'int&#233;r&#234;t le plus &#233;l&#233;mentaire du prol&#233;tariat, blanc ou &#171; de couleur &#187;. Cette image s'est renouvel&#233;e lors du congr&#232;s de la II&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Internationale tenu r&#233;cemment &#224; Marseille, qui rejoint les consid&#233;rations qui suivent et les confirme encore une fois avec &#233;clat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut attendre de cette Internationale des ministres et de Barmat ni qu'elle combatte la guerre, ni qu'elle l'emp&#234;che. Elle ne peut pas emp&#234;cher la guerre, car elle est elle-m&#234;me une composante essentielle du capitalisme bourgeois qui, comme cela a &#233;t&#233; d&#233;clar&#233; &#224; juste titre &#224; Marseille, est la cause principale de la guerre. Certes, Hilferding&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;7 (N.d.l.T.) Rudolf Hilferding (1877&#8211;1941) &#233;tait social-d&#233;mocrate, membre du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; a combattu le slogan &#171; Le capitalisme, c'est la guerre, le socialisme, c'est la paix &#187; en le qualifiant d'obsol&#232;te. Non pas qu'il ait enfin reconnu ouvertement (ce qui est &#233;vident et le devient chaque jour davantage) que ce socialisme social-d&#233;mocrate n'assure en aucun cas la paix, mais il voulait d&#233;fendre la th&#232;se que le capitalisme, lorsqu'il est g&#233;r&#233; par des ministres socialistes, ne signifie pas n&#233;cessairement la guerre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le socialisme serait la paix ? Oui, mais pas le &#171; socialisme qui veut conqu&#233;rir l'&#201;tat &#187;. Car &#224; mesure qu'il progresse sur la &#171; voie du pouvoir &#187;, c'est le socialisme qui est conquis par l'&#201;tat et les paroles pr&#233;monitoires de Domela Nieuwenhuis, qui servent de devise &#224; ces r&#233;flexions, se confirment :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;La victoire de la social-d&#233;mocratie &lt;br class='autobr' /&gt;
sera la destruction du socialisme.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Paris, 14-9-1925.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;(N.d.l.T.) Il s'agit du proc&#232;s Friedrich Ebert (1924). Apr&#232;s la Premi&#232;re Guerre mondiale, Ebert, membre du parti socio-d&#233;mocrate (SPD) devient pr&#233;sident de la R&#233;publique de Weimar (1919&#8211;1925). Il est accus&#233; par des milieux nationalistes d'avoir particip&#233; &#224; une gr&#232;ve pendant la guerre (1918) et donc d'avoir &#171; trahi la patrie &#187; et contribu&#233; &#224; la d&#233;faite allemande. Ebert poursuit en justice pour diffamation. Le tribunal reconna&#238;t que les accusations de haute trahison sont fausses, mais admet officiellement qu'il a particip&#233; &#224; une gr&#232;ve politique pendant la guerre. Pour la gauche r&#233;volutionnaire, le proc&#232;s r&#233;v&#232;le surtout la collaboration du SPD non seulement avec l'ordre imp&#233;rial et militaire, mais aussi avec l'arm&#233;e contre les r&#233;volutionnaires (notamment lors de l'&#233;crasement des spartakistes en 1919). Le proc&#232;s devient donc une arme pol&#233;mique contre la social-d&#233;mocratie r&#233;formiste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;(N.d.l.T.) Il s'agit du &#171; proc&#232;s Auer &#187; : Erhard Auer (1874&#8211;1945) &#233;tait un dirigeant du SPD en Bavi&#232;re. Pendant la R&#233;volution allemande de 1918&#8211;1919, la Bavi&#232;re conna&#238;t l'insurrection de la R&#233;publique des conseils de Bavi&#232;re). Le SPD bavarois, dont Auer fait partie, participe &#224; la r&#233;pression du mouvement r&#233;volutionnaire avec l'aide des corps francs (Freikorps). Le proc&#232;s autour d'Auer concerne son r&#244;le politique et ses responsabilit&#233;s dans la r&#233;pression et &#233;videmment les luttes internes au mouvement ouvrier. Auer devient un symbole de la social-d&#233;mocratie qui r&#233;prime les r&#233;volutionnaires au nom de l'ordre. L'&#171; affaire Barmat &#187; (1924&#8211;1925), quant &#224; elle, concerne un gros scandale financier de la R&#233;publique de Weimar. Les fr&#232;res Julius Barmat &#233;taient des hommes d'affaires li&#233;s &#224; des milieux du SPD qui ont obtenu des pr&#234;ts publics et des faveurs administratives gr&#226;ce au soutien des socialistes. La faillite de leur entreprise, au-del&#224; de la corruption et du favoritisme r&#233;v&#232;le surtout les collusions entre milieux d'affaires et social-d&#233;mocrates. La gauche r&#233;volutionnaire d&#233;nonce alors l'embourgeoisement du SPD.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;(N.d.l.T.) Karl Kraus (1874&#8211;1936), &#233;crivain autrichien connu pour sa plume satirique contre le militarisme, la presse et l'hypocrisie politique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En fran&#231;ais dans le texte original.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;(N.d.l.T.) Arthur Lehning dresse une galerie de dirigeants sociaux-d&#233;mocrates europ&#233;ens accus&#233;s de trahison et de r&#233;formisme. En Allemagne, Philipp Scheidemann (dirigeant du SPD qui a proclam&#233; la r&#233;publique en 1918 et symbolise la voie parlementaire), Gustav Noske (ministre SPD qui a r&#233;prim&#233; violemment les r&#233;volutionnaires spartakistes en 1919), Otto Bauer (th&#233;oricien marxiste, d&#233;riv&#233; vers un r&#233;formisme &#233;tatique) et Friedrich Heilmann (dirigeant SPD associ&#233; &#224; l'appareil parlementaire). Au Royaume-Uni : Ramsay MacDonald (premier ministre travailliste qui a maintenu la politique imp&#233;riale britannique - marine, armement). En Belgique, &#201;mile Vandervelde (figure majeure du socialisme belge, ministre pendant la guerre et partisan de l'Union sacr&#233;e) et en France, Pierre Renaudel (socialiste r&#233;formiste, favorable &#224; la d&#233;fense nationale), Joseph Paul-Boncour (politicien socialiste devenu ministre, favorable aux alliances militaires) et Raymond Poincar&#233; (pr&#233;sident puis chef du gouvernement fran&#231;ais, associ&#233; &#224; une politique nationaliste).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;7 (N.d.l.T.) Rudolf Hilferding (1877&#8211;1941) &#233;tait social-d&#233;mocrate, membre du SPD et th&#233;oricien du capitalisme financier. Dans&lt;i&gt; Le Capital financier&lt;/i&gt;, il a analys&#233; la fusion du capital industriel et du capital bancaire, la concentration et la cartellisation des entreprises, le r&#244;le croissant des banques dans le contr&#244;le de l'&#233;conomie et le lien entre capital financier et imp&#233;rialisme (dont L&#233;nine s'est largement &#171; inspir&#233; &#187; pour &lt;i&gt;L'Imp&#233;rialisme, stade supr&#234;me du capitalisme&lt;/i&gt;). Ministre des Finances de la R&#233;publique de Weimar (1923 puis 1928-1929) et partisan d'une transformation socialiste par voie parlementaire, Hilferding a int&#233;gr&#233; l'&#201;tat bourgeois au lieu de le renverser, exer&#231;ant &#233;videmment une politique r&#233;formiste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
