<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.partage-noir.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>PARTAGE NOIR</title>
	<link>https://www.partage-noir.fr/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.partage-noir.fr/spip.php?id_rubrique=462&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>PARTAGE NOIR</title>
		<url>https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L144xH144/siteon0_copie-9a1a7.jpg?1774693359</url>
		<link>https://www.partage-noir.fr/</link>
		<height>144</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>En marge des Lois La&#239;ques [2]</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/en-marge-des-lois-laiques-2</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.partage-noir.fr/en-marge-des-lois-laiques-2</guid>
		<dc:date>2026-03-29T22:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roger Hagnauer</dc:creator>


		<dc:subject>Archives Autonomies</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Certes, aujourd'hui, l'Affaire n'excite plus que la curiosit&#233; d'historiens professionnels ou amateurs. La trag&#233;die de l'extermination des Juifs par les nazis, l'existence d'un Etat isra&#233;lien suffisamment redou&#173;table ont quelque peu modifi&#233; les donn&#233;es du pro&#173;bl&#232;me juif. Il reste &#224; interpr&#233;ter objectivement les bouleversements provoqu&#233;s par l'affaire et ses pro&#173;longements politiques.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-la-revolution-proletarienne-no666-juin-1981-" rel="directory"&gt;La R&#233;volution Prol&#233;tarienne N&#176;666 &#8211; Juin 1981&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-source-fragments-d-histoire-de-la-gauche-radicale-+" rel="tag"&gt;Archives Autonomies&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/sans_titre-3-19-b3a04.jpg?1774861274' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On excusera le d&#233;sordre de ces notes dans les&#173;quelles nous avons tent&#233; de placer l'application des lois la&#239;ques dans leur contexte historique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Responsabilit&#233;s de la presse dans l'Affaire Dreyfus &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certes, aujourd'hui, l'Affaire n'excite plus que la curiosit&#233; d'historiens professionnels ou amateurs. La trag&#233;die de l'extermination des Juifs par les nazis, l'existence d'un &#201;tat isra&#233;lien suffisamment redou&#173;table ont quelque peu modifi&#233; les donn&#233;es du pro&#173;bl&#232;me juif. Il reste &#224; interpr&#233;ter objectivement les bouleversements provoqu&#233;s par l'affaire et ses pro&#173;longements politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; encore, la chronologie peut nous &#233;clairer. C'est la fin en triste fait divers de l'aventure boulangiste : le g&#233;n&#233;ral &#171; Revanche &#187; se suicida le 30 septembre 1891, &#224; Bruxelles, sur la tombe de son &#233;g&#233;rie : Madame de Bonnemain. C'est aussi la liquidation du scandale de Panama. En 1888, la Compagnie avait d&#233;pos&#233; son bilan et l'on apprenait, en juin 1892, que la presse avait touch&#233; &lt;i&gt;24 millions&lt;/i&gt;, soit environ &lt;i&gt;1 milliard 152 millions de francs 1981 ou 115 mil&#173;liards 200 millions d'anciens francs&lt;/i&gt; &#8211; et cela dans une seule distribution.&lt;i&gt; Le Gaulois&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;le Temps&lt;/i&gt;, et &lt;i&gt;le Figaro &lt;/i&gt; en t&#234;te de ce palmar&#232;s de la corruption. On n'avait pas oubli&#233; le scandale de l'&lt;i&gt;Union G&#233;n&#233;rale&lt;/i&gt;, grande banque d'affaires comptant dans son conseil les plus grands noms de l'aristocratie l&#233;gitimiste et catholique qui, fond&#233;e en 1878 pour enlever aux Rothschild leur pouvoir discr&#233;tionnaire &#224; la Bourse, avait ferm&#233; ses guichets en 1882. L'antis&#233;mitisme s'alimentait de la haine des grands serviteurs du tr&#244;ne et de l'autel aux app&#233;tits contrari&#233;s, et des &#233;pargnants que leur enthousiasme pour la bonne cause avait ruin&#233;s et humili&#233;s. Il fallait se venger des juifs rendus responsables de cette faillite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande presse se roulait dans les plis du dra&#173;peau tricolore pour se nettoyer de la boue de Pana&#173;ma. La trahison d'un capitaine juif !... on ne pouvait trouver de formule publicitaire plus all&#233;chante. Patrice Boussel impute &#224; la presse toute la respon&#173;sabilit&#233; de la &#171; fabrication &#187; de l'Affaire. Il est difficile de croire &#224; une sorte de g&#233;n&#233;ration spon&#173;tan&#233;e. Mais on demeure confondu par la richesse de l'imagination feuilletonesque. Il semble impossible que nos p&#232;res et grands-p&#232;res aient pu supporter des affabulations aussi grossi&#232;res et aussi grotesques, des mensonges aussi pu&#233;rils, des calomnies aussi &#233;videntes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a parl&#233; de la bonne foi des journalistes abus&#233;s, clamant leur haine du &#171; tra&#238;tre &#187; Dreyfus. Mais, lorsque &lt;i&gt;le Figaro&lt;/i&gt; publia, le 28 novembre 1897, des lettres du commandant Esterhazy&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le commandant Esterhazy a avou&#233; &#234;tre l'auteur du fameux bordereau, pi&#232;ce (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, contenant des phrases aussi r&#233;v&#233;latrices que celles-ci : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je suis absolument convaincu que ce peuple (le peuple fran&#173;&#231;ais) ne vaut pas la cartouche pour le tuer... si on venait me dire que je serais tu&#233; demain comme capitaine des uhlans en sabrant des Fran&#231;ais, je serais certainement parfaitement heureux. Je ne ferais pas de mal &#224; un chien mais je ferais tuer cent mille Fran&#231;ais avec plaisir... Comme tout cela ferait triste figure dans un rouge soleil de bataille, dans Paris pris d'assaut et livr&#233; au pillage de cent mille soldats ivres...&lt;/q&gt;. La presse patriote, ne pou&#173;vant douter de l'authenticit&#233; de ces lettres (dont &lt;i&gt;le Figaro &lt;/i&gt; publia le lendemain la reproduction photo&#173;graphique &#8211; ce qui prouva d'ailleurs l'identit&#233; de l'&#233;criture du commandant et de celle du fameux bordereau imput&#233; &#224; Dreyfus) jugea cette publication attristante pour les amis de Dreyfus, car &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;ils doivent &#234;tre aux abois... pour publier ces lettres &#233;crites par le commandant &#224; une heure d'exasp&#233;ration.&lt;/q&gt;. Et lorsque celui qui regrettait de ne pas &#234;tre &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;capitaine des uhlans&lt;/q&gt; fut acquitt&#233; par un conseil de guerre, h&#226;tivement constitu&#233;, ce fut accueilli par les d&#233;li&#173;rantes acclamations d'un public &#233;difi&#233; par la presse... patriote&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est ce scandaleux acquittement qui poussa Emile Zola &#224; composer le fameux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle aberration de l'opinion publique n'est &#233;videmment pas invraisemblable aujourd'hui. Elle reste cependant exceptionnelle. Ce que l'on a appel&#233; &#171; le bourrage de cr&#226;nes &#187;, pratiqu&#233; par la presse pendant la guerre de 1914-1918 n'a pas d&#233;pass&#233; ce niveau. Et on peut se f&#233;liciter que, si faibles qu'elles soient, des minorit&#233;s aient pu se faire entendre aussi bien au d&#233;but de l'Affaire Dreyfus que pendant la Grande Guerre, malgr&#233; la censure. Les images de la presse sous des r&#233;gimes totalitaires suffisent pour justifier une distinction qualitative plus que quan&#173;titative. M&#234;me, sous l'occupation, la presse autoris&#233;e parce que pro-hitl&#233;rienne, n'a jamais atteint la per&#173;fection dans l'ignominie de la presse allemande apr&#232;s la synchronisation nazie et de la presse sovi&#233;tique pendant les proc&#232;s de Moscou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pendant la crise de l'Affaire Dreyfus, les vio&#173;lences de la &lt;i&gt;Libre Parole&lt;/i&gt; d'Edouard Drumont, de &lt;i&gt;L'Intransigeant &lt;/i&gt; d'Henry Rochefort &#233;veill&#232;rent tout naturellement le doute chez des esprits libres, et les outrances caricaturales de la presse cl&#233;ricale r&#233;veil&#173;l&#232;rent la vigilance des libres penseurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les premiers dreyfusistes &lt;/h3&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_6257 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;76&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/sans_titre-1-32.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH372/sans_titre-1-32-b0312.jpg?1774861274' width='500' height='372' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Ao&#251;t 1899 - Jean Jaur&#232;s et Bernard Lazare lors du proc&#232;s Dreyfus &#224; Rennes.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but, deux des hommes politiques fran&#231;ais qui incarn&#232;rent la bataille pour la r&#233;vision du pro&#173;c&#232;s Dreyfus, &lt;i&gt;Georges Clemenceau&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Jean Jaur&#232;s&lt;/i&gt; ne doutaient pas de la culpabilit&#233; du capitaine. Il n'est peut-&#234;tre pas inutile de souligner que celui qui prit l'initiative de la premi&#232;re manifestation dreyfusiste : Bernard Lazare, avait profess&#233; des &lt;i&gt;opinions anar&#173;chistes&lt;/i&gt;... ce qui sans doute le rendait ind&#233;pendant &#224; l'&#233;gard des partis et des entreprises &#233;lectorales. Juif alsacien, libre-penseur &#8211; dont Charles P&#233;guy (pas encore d&#233;voy&#233; par la fr&#233;n&#233;sie nationaliste) tra&#231;a, en de fort belles pages, une haute et noble figure &#8211; il s'orienta apr&#232;s l'Affaire vers une sorte de sionisme explicable et d&#233;concertant &#224; la fois. Sa brochure publi&#233;e &#224; Bruxelles en 1895 : &lt;i&gt;Une erreur judiciaire &#8211; La v&#233;rit&#233; sur l'affaire Dreyfus&lt;/i&gt; avait s&#233;duit des universitaires honn&#234;tes par la rigueur de sa d&#233;mons&#173;tration. (Notons en passant qu'&#233;crivain et po&#232;te, Bernard Lazare appartenait &#224; l'&#233;cole symboliste, dite aussi d&#233;cadente qui ne s'accordait gu&#232;re avec le naturalisme d'Emile Zola).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est peut-&#234;tre pas inutile non plus de rappeler qu'&lt;i&gt;Alfred Dreyfus&lt;/i&gt;, comme &lt;i&gt;Scheurer-Kestner&lt;/i&gt;, vice&#173;pr&#233;sident du S&#233;nat, l'un des premier dreyfusistes (d'ailleurs protestant) &#233;taient &#233;galement Alsaciens. Or, qu'ils soient juifs, protestants, catholiques ou ath&#233;es, les Alsaciens n&#233;s avant 1870, qui avaient opt&#233; pour la France en 1871, manifestaient presque tous un patriotisme intransigeant, ombrageux et revan&#173;chard. Je puis incidemment invoquer un t&#233;moignage familial. Mon grand-p&#232;re maternel, soldat de l'Em&#173;pire pendant sept ans, m&#233;daill&#233; de la campagne du Mexique, engag&#233; volontaire en 1871, jugeait sacril&#232;ge la moindre plaisanterie antimilitariste. Mon grand-&#173;p&#232;re paternel avait perdu deux de ses fils en pleine jeunesse. En ao&#251;t 1914 (lors de la stupide offensive alsacienne d&#233;clench&#233;e pendant que les troupes alle&#173;mandes s'engageaient massivement vers Charleroi), il d&#233;clarait : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Pourquoi faut-il que Ferdinand et Lucien&lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt; (ses deux fils) &lt;/span&gt;soient morts. Ils seraient entr&#233;s les premiers dans Mulhouse.&lt;/q&gt; J'ajoute que l'option pour la France ne les avait pas enrichis. Le premier, porteur de journaux, &#224; 70 ans, mourut de congestion un matin de 1910. Le second, qui avait d&#251; se loger avec ses six enfants dans un taudis de la rue Oberkampf, ne quitta l'atelier que pour sur&#173;vivre, paralys&#233;, pendant pr&#232;s de dix ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les anarchistes et les marxistes demeur&#232;rent d'abord &#8211; et tout naturellement &#8211; des spectateurs ironiques de cette m&#234;l&#233;e. Un capitaine &#8211; m&#234;me juif &#8211; li&#233; &#224; des capitalistes, aurait trahi la France capitaliste et militariste. Quelle rigolade ! &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Le youpin Dreyfus, galonnard, patriote jusqu'au bout des orteils, gratte-papier au Minist&#232;re de la Guerre, ma&#173;quignonnait des secrets de polichinelle, qu'on garde pr&#233;cieusement dans cette sale bo&#238;te...&lt;/q&gt; (&lt;i&gt;La Sociale&lt;/i&gt; des 20-27 septembre 1896).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les Temps Nouveaux&lt;/i&gt;, revue anarchiste, reconnais&#173;sait qu'il n'est &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;rien de plus r&#233;pugnant qu'un tra&#238;tre et son acte&lt;/q&gt;. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Mais il est plaisant de voir les simagr&#233;es de tous ces fantoches se ruant avec achar&#173;nement sur Dreyfus, dont le seul tort est de s'&#234;tre laiss&#233; prendre.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La Petite R&#233;publique&lt;/i&gt;, dans laquelle Jaur&#232;s devait publier plus tard une s&#233;rie d'articles dreyfusistes sous le titre &#171; Les Preuves &#187;, ouvrait ses colonnes &#224; l'avocat Alexandre Zeva&#232;s, socialiste, guesdiste, d&#233;&#173;fenseur en 1918 de l'assassin de Jaur&#232;s, puis bio&#173;graphe du tribun socialiste &#8211; qui se d&#233;shonora une premi&#232;re fois en insultant, le 10 novembre 1896, Bernard Lazare : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;ce distingu&#233; repr&#233;sentant du high life anarchiste, l'un des plus fid&#232;les admirateurs de Sa Majest&#233; Rothschild vient de publier en Belgique une brochure tapageuse... nouvelle man&#339;uvre dans la campagne sournoise engag&#233;e par les journaux de la finance et de la juiverie pour faire douter l'opi&#173;nion de la culpabilit&#233; du tra&#238;tre.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le P&#232;re Peinard&lt;/i&gt;, journal r&#233;dig&#233; par Emile Pouget, l'un des r&#233;dacteurs de la Charte d'Amiens de 1906 (charte de la C.G.T.), anarchiste et syndi&#173;caliste, &#233;crivait encore, le 21-28 novembre 1897 : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; ... qu'il soit innocent ou coupable, je m'en tam&#173;ponne le coquillard ! j'ai beau reluquer sur toutes les coutures, je ne trouve en lui que l'officier.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;R. H.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;(&#224; suivre)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le commandant Esterhazy a avou&#233; &#234;tre l'auteur du fameux bordereau, pi&#232;ce essentielle de l'accusation contre Dreyfus. Les m&#233;moires posthumes de l'attach&#233; militaire allemand de l'&#233;poque, Schwartkopen &#8211; publi&#233;es apr&#232;s la guerre de 1914-1918 &#8211; ne laissent aucun doute sur son r&#244;le d'espion au service de l'Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;C'est ce scandaleux acquittement qui poussa Emile Zola &#224; composer le fameux &#171; J'accuse &#187;, publi&#233; sur toute la premi&#232;re page de &lt;i&gt;l'Aurore&lt;/i&gt;, le journal de Clemenceau.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/larevolutionproletarienne-n666.pdf" length="2372031" type="application/pdf" />
		

	</item>



</channel>

</rss>
