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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Pourquoi nous sommes anarchistes - VI. Communisme et Anarchie </title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/pourquoi-nous-sommes-anarchistes-vi-communisme-et-anarchie</link>
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		<dc:date>2024-11-18T06:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francesco Saverio Merlino</dc:creator>


		<dc:subject>Le R&#233;veil/Il Risveglio </dc:subject>
		<dc:subject>Archives Autonomies</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;a) LA R&#201;VOLUTION &lt;br class='autobr' /&gt;
Le premier pas vers la soci&#233;t&#233; future sera la r&#233;volution, qui est in&#233;vitable. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les classes dirigeantes ne c&#232;dent qu'&#224; la force. Les gouvernements feignent de vouloir rem&#233;dier aux maux les plus violents des ouvriers ; mais comment pourraient-ils le faire, puisqu'ils sont la cause principale de ces m&#234;mes maux ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour se maintenir, un gouvernement a besoin de percevoir des imp&#244;ts, de r&#233;partir des emplois et des adjudications, de d&#233;pouiller le peuple pour enrichir une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-le-reveil-socialiste-anarchiste-no112-du-22-octobre-1904-" rel="directory"&gt;Le R&#233;veil socialiste-anarchiste n&#176;112 du 22 octobre 1904&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-le-reveil-il-risveglio-+" rel="tag"&gt;Le R&#233;veil/Il Risveglio &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-source-fragments-d-histoire-de-la-gauche-radicale-+" rel="tag"&gt;Archives Autonomies&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/merli-recupere_06-38dd1.jpg?1774693491' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;a) LA R&#201;VOLUTION &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le premier pas vers la soci&#233;t&#233; future sera la r&#233;volution, qui est in&#233;vitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les classes dirigeantes ne c&#232;dent qu'&#224; la force. Les gouvernements feignent de vouloir rem&#233;dier aux maux les plus violents des ouvriers ; mais comment pourraient-ils le faire, puisqu'ils sont la cause principale de ces m&#234;mes maux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se maintenir, un gouvernement a besoin de percevoir des imp&#244;ts, de r&#233;partir des emplois et des adjudications, de d&#233;pouiller le peuple pour enrichir une minorit&#233;. Toutes ses lois et tous ses actes ont ce m&#234;me but. Et, nous le r&#233;p&#233;tons, si parfois les Parlements, pour jeter de la poudre aux yeux des na&#239;fs, font quelques lois favorables aux ouvriers, elles ne sont pas appliqu&#233;es. D'ailleurs, pour une loi au profit de la classe pauvre, il y en a un millier contre les ouvriers et &#224; l'avantage exclusif de la bourgeoisie, en sorte, que c'est toujours le travailleur qui est opprim&#233; et vol&#233;. Le seul rem&#232;de &#224; ses maux, son unique salut est dans la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrier que doit-il faire apr&#232;s s'&#234;tre r&#233;volt&#233; contre le gouvernement et l'avoir d&#233;truit ? Doit-il en nommer un autre &#8212; et attendre son bonheur de ce nouveau gouvernement &#8212; ou ne doit-il pas, plut&#244;t, se rendre justice de lui-m&#234;me et profiter de l'occasion pour arracher &#224; la bourgeoisie les moyens dont elle se sert pour l'affamer et l'asservir ? Nous pensons que l'ouvrier ne doit constituer aucun gouvernement nouveau, ni &#233;lire un Parlement quelconque, pour en attendre les concessions et les bonnes gr&#226;ces. L'ouvrier &#8212; le peuple en masse &#8212; doit accomplir lui-m&#234;me sa propre r&#233;volution en reprenant tout ce dont-il a &#233;t&#233; priv&#233;, en rentrant en possession de tous ces produits usurp&#233;s par d'autres ; &#8212; il doit, en un mot, exproprier les propri&#233;taires et les capitalistes, chasser les patrons des usines, ne reconna&#238;tre plus aucun maitre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les ouvriers de chaque fabrique, une fois le patron chass&#233;, en disposent &#224; leur gr&#233;. Que les locataires ne reconnaissent plus de propri&#233;taires et que ceux qui manquent d'un logement aillent habiter les maisons abandonn&#233;es par les riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple doit jouir, doit go&#251;ter aussi &#224; tous les biens de la vie. La vraie, la grande r&#233;volution consistera dans le fait que le peuple acquerra des besoins qu'il n'a pas encore aujourd'hui. Il ne pourra plus vivre dans le d&#233;nuement, ni servir de ma&#238;tres et demander sa part des bienfaits de la civilisation. L'&#233;tat de choses actuel lui appara&#238;tra comme une barbarie et il ne se laissera plus dominer, ni r&#233;duire &#224; la mis&#232;re et &#224; l'ignorance par personne, car l'aisance et le travail pour son propre compte feront partie d&#233;sormais de la nature humaine et une nouvelle compr&#233;hension de la vie na&#238;tra de ce nouvel ordre de choses.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;b) ORGANISATION DE LA SOCI&#201;T&#201; FUTURE &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; future sera organis&#233;e comme une vaste f&#233;d&#233;ration de soci&#233;t&#233;s ouvri&#232;res, ind&#233;pendantes les unes des autres, mais li&#233;es ensemble par la libre entente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La terre sera cultiv&#233;e par des associations de paysans, Les mines d'o&#249; l'on tire les mati&#232;res premi&#232;res pour les industries, et les moyens de transport seront propri&#233;t&#233; commune de toutes les associations et aucun groupement ne pourra s'en servir de fa&#231;on &#224; sp&#233;culer sur les besoins des autres. Il y aura des associations pour tous les travaux et pour tous les buts, et ces associations seront ouvertes &#224; tous ceux qui voudront travailler. Un individu pourra faire partie en m&#234;me temps de plusieurs associations ; l'ouvrier de la fabrique pourra aussi travailler aux champs. Le paysan pourra s'occuper aussi de chimie et d'autres &#233;tudes. Toute distinction entre ouvriers manuels et intellectuels est appel&#233;e &#224; dispara&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homme en alternant ses occupations produit davantage et d&#233;veloppe mieux ses facult&#233;s. Le travail sera fait librement ; il n'y aura plus de r&#232;glements vexatoires comme ceux que le patron impose aujourd'hui aux ouvriers. Chaque association &#233;tablira d'elle m&#234;me les conditions de son propre travail, laissant &#224; ses membres la plus grande libert&#233; compatible avec l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Les membres des associations seront &#233;gaux entre eux et il n'y aura pas in&#233;galit&#233; de traitement. L'ing&#233;nieur et le man&#339;uvre seront &#233;galement consid&#233;r&#233;s, l'&#339;uvre de l'un &#233;tant aussi n&#233;cessaire que celle de l'autre &#224; la soci&#233;t&#233;, et plus le travail sera p&#233;nible, plus il sera appr&#233;ci&#233; et de courte dur&#233;e. Nombreux sont ceux qui, aujourd'hui, pr&#233;tendent se sacrifier au bien public, en se faisant politiciens, en devenant d&#233;put&#233;s ; dans la soci&#233;t&#233; &#224; venir ceux qui voudront se rendre plus utiles et gagner l'estime publique s'adonneront aux travaux les plus p&#233;nibles. Tous, plus ou moins, d'une mani&#232;re ou d'une autre, travailleront, l'oisivet&#233; &#233;tant insupportable, et tandis qu'actuellement beaucoup sont habitu&#233;s depuis l'enfance &#224; ne lien faire tout en satisfaisant leurs vices, l'&#233;ducation, l'exemple et l'opinion publique de la soci&#233;t&#233; future pousseront tout le monde au travail. Pour appartenir &#224; une association, il faudra travailler, et personne n'est assez insens&#233; pour vouloir vivre en dehors de toute soci&#233;t&#233;. Et m&#234;me s'il se trouvait quelqu'un, le mal serait bien moins grand que d'avoir comme aujourd'hui des classes enti&#232;res qui vivent dans l'oisivet&#233; employant leurs journ&#233;es &#224; nuire aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les oisifs, s'ils devenaient nombreux, s'apercevraient bient&#244;t de leur erreur, car en ne travaillant pas, on ne produit pas, et en ne produisant pas, on ne mange pas non plus. D'ailleurs, le travail ne sera pas p&#233;nible, long et mal r&#233;mun&#233;r&#233; comme aujourd'hui. Quelques heures de travail manuel suffiront et le reste du temps servira &#224; des occupations et des &#233;tudes agr&#233;ables, sans compter que toutes les conditions de travail auront &#233;t&#233; transform&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fabrique de l'avenir ne ressemblera pas &#224; celle d'aujourd'hui. L'air, l'espace et la lumi&#232;re n'y manqueront pas plus qu'ils ne manquent actuellement dans les maisons des riches. L'ouvrier ne sera pas condamn&#233; &#224; mourir de faim, de chaleur ou de froid pendant qu'il travaille ; &#224; rester debout, &#224; continuer sa besogne lorsqu'il est fatigu&#233;. Toutes les commodit&#233;s, dont jouissent aujourd'hui ceux qui ne font rien, seront devenues l'apanage des travailleurs. Pourquoi dans la fabrique &#8212; qui est la maison de l'ouvrier &#8212; n'y aurait-il pas d'ameublement ? pourquoi &#224; c&#244;t&#233; de la salle de travail, n'am&#233;nagerait-on pas une salle de r&#233;cr&#233;ation, de lecture, etc ? Pourquoi ne chercherait-on pas &#224; rendre le travail plus agr&#233;able et moins p&#233;nible, par tous les moyens que les progr&#232;s de la civilisation mettent &#224; notre disposition ? Nous ne savons pas encore tous les changements que pourront apporter au mode de production les perfectionnements de la m&#233;canique et des sciences techniques ; mais il est certain que m&#234;me &#224; l'&#233;tat actuel de nos connaissances la vie de l'ouvrier peut-&#234;tre entour&#233;e de toute l'aisance r&#233;serv&#233;e aujourd'hui uniquement aux riches. Dans les pays o&#249; l'agriculture est en d&#233;cadence elle peut &#234;tre renouvel&#233;e et d&#233;velopp&#233;e ; les produits des industries peuvent se multiplier &#224; notre gr&#233; ; &#8212; en sorte qu'il y ait du travail pour tout le monde, du pain pour tous les affam&#233;s, des habits pour tous les d&#233;guenill&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les moyens actuels de communications permettraient de ne plus vivre entass&#233;s dans les taudis des villes ; il serait facile de construire le long de la voie ferr&#233;e, en pleine campagne, des maisons, o&#249; les ouvriers iraient loger, sans manquer de tous les moyens de distraction et d'instruction qui les retiennent aujourd'hui dans les villes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut, en un mot, transformer la face du monde, si les hommes se d&#233;cidaient une bonne fois &#224; se d&#233;fendre et &#224; s'aider r&#233;ciproquement, au lieu de vivre les uns aux d&#233;pens des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les commer&#231;ants, les banquiers, les sp&#233;culateurs seront-ils encore n&#233;cessaires ? &#8212; Non, car les associations &#233;changeront directement leurs produits &#8212; sans m&#234;me besoin d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les relations &#233;tablies aujourd'hui entre les diff&#233;rents pays par l'entremise des capitalistes, les nombreuses associations les &#233;tabliront entr'elles. Une association promettra &#224; l'autre, sauf cas de force majeure, une certaine quantit&#233; de produits et elle recevra une promesse semblable pour d'autres denr&#233;es. Mais ces &#233;changes seront faits sans avarice ni rapacit&#233; ; aucune association ne voudra gagner, comme le font nos capitalistes, sur le travail des autres ; personne ne voudra s'enrichir ou accumuler, d'autant plus que l'accumulation ne servirait &#224; rien, du jour ou l'on ne trouverait plus d'ouvriers voulant vendre leurs bras pour faire fructifier les richesses accumul&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les associations au besoin s'aideraient entr'elles. Si dans une contr&#233;e la r&#233;colte &#233;tait insuffisante, les associations de paysans d'autres pays suppl&#233;eraient au manque avec leur superflu. Si une r&#233;gion &#233;tait frapp&#233;e par un malheur, d'autres viendraient &#224; son secours. Cela se pratique d&#233;j&#224; aujourd'hui, en cas d'inondation, de famine, etc. Malheureusement les secours passent par les mains des gouvernements et des capitalistes &#8212; et il ne reste pas grand'chose pour ceux qui en auraient vraiment besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous touchons ici &#224; une derni&#232;re question. Un gouvernement, un parlement, un minist&#232;re, une police, une magistrature seraient-ils encore n&#233;cessaires ? Dans notre syst&#232;me, toutes ces institutions ne serviraient plus &#224; rien, les associations administrant chacune ses propres int&#233;r&#234;ts et les relations qui surgiraient entr'elles devant &#234;tre volontaires et diff&#233;rentes selon la nature sp&#233;ciale des multiples int&#233;r&#234;ts. Un gouvernement n'a sa raison d'&#234;tre que dans la centralisation des int&#233;r&#234;ts de tous aux mains d'un petit nombre de personnes, agissant au nom de toute la nation et pensant pour tout un peuple. Ces gouvernants ne laissent plus la libert&#233; de penser &#224; l'individu et l'obligent &#224; se soumettre &#224; leur volont&#233; ; ils ont le pouvoir de taxer les produits du travail de la foule et d'employer la force pour faire ex&#233;cuter leur volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, tout cela est incompatible avec la soci&#233;t&#233; libre et &#233;galitaire dont nous parlons. Le gouvernement est la n&#233;gation de la libre association et les fonctionnaires gouvernementaux sont les parasites du travail national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour trancher les diff&#233;rends, pour emp&#234;cher quelques rares crimes, il n'est nullement besoin d'un gouvernement, d'une police et d'une magistrature &#8212; qui sont la cause de luttes et de crimes sans fin dans la soci&#233;t&#233;. Les associations suffisent : elles peuvent recourir &#224; un arbitrage, prendre quelques mesures de d&#233;fense. Chaque membres de la soci&#233;t&#233; future se l&#232;vera pour d&#233;fendre l'opprim&#233; et le faible, tandis qu'aujourd'hui le gouvernement, la loi et la police ne font que prot&#233;ger le riche contre le pauvre, le patron contre l'ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;L'ouvrier &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&#8212; nous dit-on &#8212;&lt;/span&gt; est ignorant et souvent m&#234;me &#233;go&#239;ste. Le patron ne peut que l'exploiter et le pressurer. Il est malheureusement impossible de se passer de patrons, aussi longtemps que l'ignorance et l'&#233;go&#239;sme r&#233;gneront, c'est-&#224;-dire, aussi longtemps que l'homme ne changera pas sa nature.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nous r&#233;pondons que l'ignorance est l'un des effets de la soci&#233;t&#233; actuelle et elle ne peut dispara&#238;tre qu'avec la ruine de celle-ci. La mis&#232;re d'une grande partie des ouvriers, l'abrutissement d'un travail trop fatiguant et trop prolong&#233;, la d&#233;moralisation du ch&#244;mage, ne peuvent qu'augmenter non seulement l'ignorance, mais l'ivrognerie, la prostitution, les suicides, et tous les maux les plus terribles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;go&#239;sme aussi na&#238;t de la mis&#232;re, qui produit encore les haines entre ouvriers et la concurrence qu'ils se font r&#233;ciproquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au jour d'aujourd'hui un homme ne saurait trouver son bien que dans le mal des autres : pour faire son chemin, il doit passer sur le corps des camarades, et pour ne pas &#234;tre exploit&#233;, il faut qu'il avise aux moyens d'exploiter les autres, de devenir patron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ignorance et l'&#233;go&#239;sme ne peuvent &#234;tre efficacement combattus clans la soci&#233;t&#233; actuelle et encore moins d&#233;truits. La destruction seule de notre soci&#233;t&#233; fera dispara&#238;tre du monde l'ignorance et l'&#233;go&#239;sme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ils dispara&#238;tront certainement le jour o&#249; l'humanit&#233;, par un effort supr&#234;me, aura an&#233;anti les privil&#232;ges et les in&#233;galit&#233;s actuels pour vivre selon les principes du communisme anarchique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;CONCLUSION&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ouvriers ! Nous vous avons expliqu&#233; les raisons pour lesquelles nous combattons la propri&#233;t&#233;, le gouvernement, la famille et la religion &#8212; institutions fond&#233;es sur l'ignorance, l'esclavage, la mis&#232;re de l'ouvrier et qui ont pour but de maintenir et accro&#238;tre ces maux, tout en perp&#233;tuant et en augmentant les privil&#232;ges, les richesses, la tyrannie et les vices de la classe dominante. Nous vous avons expliqu&#233; com ment la soci&#233;t&#233; devrait et pourrait &#234;tre r&#233;form&#233;e, en substituant le communisme &#224; la propri&#233;t&#233; individuelle, la libre association au gouvernement, l'union libre &#224; la famille l&#233;gale, la science et l'instruction &#224; la religion. Nous vous avons d&#233;montr&#233; que ce changement ne peut s'op&#233;rer au moyen de petites r&#233;formes, de lois dict&#233;es par les parlements pr&#233;sents ou futurs, de gracieuses concessions de gouvernants et de capitalistes ; mais il doit se produire n&#233;cessairement, comme tout progr&#232;s r&#233;el accompli dans le pass&#233;, par une r&#233;volution. Nous ne sommes pas r&#233;volutionnaires pour le plaisir de voir couler le sang, niais par n&#233;cessit&#233;, car nous sommes convaincus que les bourgeois ne renonceront pas pacifiquement &#224; leurs privil&#232;ges. Chaque jour des milliers de vies d'ouvriers sont sacrifi&#233;es et nous pr&#233;f&#233;rons tomber en luttant que succomber &#224; force de privations et de mis&#232;res. Les ouvriers, qu'ils le veuillent ou non, sont oblig&#233;s de lutter contre les patrons, de se mettre en gr&#232;ve, de se r&#233;volter. Avec un peu plus d'&#233;nergie et d'audace, ils pourraient se lib&#233;rer pour toujours de leurs patrons et s'as-surer le bien-&#234;tre et l'ind&#233;pendance pour eux-m&#234;mes et leurs enfants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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