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	<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Pourquoi nous sommes anarchistes - V. Elections ou R&#233;volution</title>
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		<dc:date>2024-11-16T23:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francesco Saverio Merlino</dc:creator>


		<dc:subject>Le R&#233;veil/Il Risveglio </dc:subject>
		<dc:subject>Archives Autonomies</dc:subject>

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&lt;p&gt;Nous aurions peut-&#234;tre d&#251; intituler cet article : R&#233;formes ou R&#233;volution, car deux routes s'ouvrent devant nous, celle des r&#233;formes pacifiques et graduelles, des am&#233;liorations successives, des petits pas, du progr&#232;s lent et ordonn&#233;, fait avec le consentement et l'aide g&#233;n&#233;reux de la bourgeoisie, et celle de la r&#233;volte. C'est pr&#233;cis&#233;ment ici que les deux &#233;coles, les deux partis (socialiste l&#233;galitaire et socialiste anarchiste) se divisent. Nous ne cesserons jamais de le r&#233;p&#233;ter, nous sommes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-le-reveil-socialiste-anarchiste-no111-du-8-octobre-1904-" rel="directory"&gt;Le R&#233;veil socialiste-anarchiste n&#176;111 du 8 octobre 1904&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-le-reveil-il-risveglio-+" rel="tag"&gt;Le R&#233;veil/Il Risveglio &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-source-fragments-d-histoire-de-la-gauche-radicale-+" rel="tag"&gt;Archives Autonomies&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/merli-recupere_05-08609.jpg?1774716524' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous aurions peut-&#234;tre d&#251; intituler cet article : &lt;i&gt;R&#233;formes ou R&#233;volution&lt;/i&gt;, car deux routes s'ouvrent devant nous, celle des r&#233;formes pacifiques et graduelles, des am&#233;liorations successives, des petits pas, du progr&#232;s lent et ordonn&#233;, fait avec le consentement et l'aide g&#233;n&#233;reux de la bourgeoisie, et celle de la r&#233;volte. C'est pr&#233;cis&#233;ment ici que les deux &#233;coles, les deux partis (socialiste l&#233;galitaire et socialiste anarchiste) se divisent. Nous ne cesserons jamais de le r&#233;p&#233;ter, nous sommes anti-l&#233;galitaires et r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas croire, pourtant, que nous repoussons toute am&#233;lioration que l'ouvrier puisse obtenir. Vouloir le tout signifie vouloir aussi la partie, et nous qui luttons pour l'&#233;mancipation int&#233;grale de l'ouvrier, nous saluerions avec joie toute conqu&#234;te, si petite soit-elle, dans la certitude que les ouvriers ne se d&#233;clareraient pas satisfaits, mais exigeraient toujours davantage ; une fois sur le chemin des revendications, ils iraient jusqu'au bout. C'est pour cela que lorsqu'une gr&#232;ve ou une agitation &#233;clate parmi les ouvriers ou les paysans, nous ne nous en d&#233;sint&#233;ressons pas ni ne cherchons &#224; d&#233;tourner les ouvriers de la lutte, comme le font trop souvent les &lt;i&gt;chefs&lt;/i&gt;, les socialistes compris ; mais nous t&#226;chons au contraire d'&#233;tendre la gr&#232;ve ou l'agitation, afin de lui donner de la vigueur et de la force, un mouvement d'individus peu nombreux et faibles devant certainement &#233;chouer. L'unique espoir pour les ouvriers est dans l'union et le plus ou moins de d&#233;cision d&#233;ploy&#233;e dans l'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si au lieu d'une agitation ou d'une gr&#232;ve, il nous est propos&#233; de participer aux &#233;lections, nous nous y opposons formellement, sachant tr&#232;s bien que dans les luttes &#233;lectorales les ouvriers seront toujours jou&#233;s ou tromp&#233;s, car, d'abord, ils r&#233;unissent tr&#232;s rarement &#224; envoyer des leurs au parlement, et, ensuite, par l'&#233;lection m&#234;me de cinq, dix ou cent candidats ouvriers, nous ne faisons que les g&#226;ter ou les rendre impuissants. La majorit&#233; du Parlement f&#251;t-elle compos&#233;e d'ouvriers, qu'elle ne saurait r&#233;soudre le probl&#232;me du pain et du travail. Non seulement la Chambre haute, le pouvoir ex&#233;cutif, les chefs de l'arm&#233;e, de la magistrature et de la police s'opposeraient aux projets de loi de la Chambre des d&#233;put&#233;s et se refuseraient &#224; ex&#233;cuter les lois faites pour les ouvriers (comme nous pouvons d&#233;j&#224; le constater) ; mais toute loi para&#238;t bien inutile. En effet, il n'y en a aucune qui puisse emp&#234;cher les patrons d'exploiter les ouvriers, imposer aux capitalistes de tenir les fabriques ouvertes et d'employer les travailleurs &#224; des conditions donn&#233;es, obliger les commer&#231;ants &#224; vendre &#224; tel ou tel prix, et ainsi de suite. Actuellement le syst&#232;me commercial et industriel, est fait de telle sorte que tout d&#233;pend du capitaliste, et celui-ci a toutes esp&#232;ces de ressources pour s'asseoir sur la loi et se moquer m&#234;me du Parlement. Tout le monde sait que souvent l'ouvrier est oblig&#233;, pour ne pas mourir de faim, d'aider le capitaliste &#224; violer la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Supposons qu'un Parlement d&#233;cide que le travail journalier de l'ouvrier doit-&#234;tre de dix, neuf ou huit heures. D'abord il ne saurait imposer une r&#232;gle uniforme pour tous les travaux, ensuite, il lui est impossible d'envoyer un gendarme chez chaque ouvrier voir combien il travaille ou chez chaque patron voir combien et comment travaillent ses domestiques et ainsi de suite. La loi faite par le Parlement, le gouvernement ne se soucie gu&#232;re de l'appliquer, ou ses inspecteurs s'entendent avec les capitalistes, et alors malheur &#224; l'ouvrier qui d&#233;nonce les abus du patronat, d'autant plus que les magistrats se gardent bien de s&#233;vir. La loi n'est jamais qu'une tromperie pour les ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Supposons m&#234;me que la loi soit appliqu&#233;e et que les capitalistes ne fassent plus travailler leurs ouvriers que huit heures par jour. Qui pourra les obliger &#224; payer pour huit heures de travail le m&#234;me salaire pay&#233; auparavant pour dix ou douze ? Et en supposant m&#234;me l'absurde, c'est-&#224;-dire que la loi fixe aussi les salaires pour tous les travaux et pour tous les cas, qui pourrait emp&#234;cher, d'ailleurs, le capitaliste de changer la qualit&#233; des marchandises ? Que de lois, d'inspecteurs et d'autres employ&#233;s, que de proc&#232;s et de condamnations ne faudrait-il pas pour r&#233;gler toutes ces choses dans l'int&#233;r&#234;t de l'ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lois de ce genre ne seront jamais faites ; aucun Parlement n'en voudra ; aucun d&#233;put&#233;, m&#234;me socialiste, n'a jamais r&#234;ver de les &#233;dicter. Il n'y a pas non plus de socialistes ou d'ouvriers s'imaginant de pouvoir envoyer &#224; la Chambre une majorit&#233; de prol&#233;taires. Les &#233;lections se font avec trois choses : l'argent, la tromperie et la force. Le gouvernement envoie aux urnes ses employ&#233;s et ses policiers, les patrons leurs ouvriers ; les politiciens forment des complots ou des partis, et au moyen de la presse et d'orateurs pay&#233;s recommandent au peuple leurs cr&#233;atures. Les &#233;lecteurs doivent voter pour les candidats des partis. Les rivalit&#233;s, les jalousies, les comp&#233;titions et les ambitions se produisent au milieu des ouvriers. Et c'est ainsi que les &#233;lections, au lieu de profiter, nuisent &#224; la cause de l'ouvrier. Les camarades actifs et intelligents, une fois d&#233;put&#233;s, deviennent des paresseux ou des ren&#233;gats. Le peuple s'habitue &#224; croire que son salut doit venir d'en haut, du gouvernement, du Parlement et ne combat plus ces institutions qui nuisent &#224; son d&#233;veloppement et &#224; son action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;put&#233;s socialistes en Allemagne sont une centaine presque ; les d&#233;put&#233;s ouvriers en Australie d&#233;cident du r&#233;sultat de chaque votation au Parlement ; mais dans un pays comme dans l'autre rien d'important n'a &#233;t&#233; fait pour la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous en sommes toujours au m&#234;me point. Celui qui poss&#232;de est celui qui commande. La richesse donne le pouvoir et rend plus riche la classe qui le d&#233;tient. Un Parlement ne s'occupera jamais s&#233;rieusement des pauvres, c'est-&#224;-dire des travailleurs. Lors m&#234;me qu'il ferait, par politique, quelques petites lois favorables aux ouvriers, le gouvernement donnerait des concessions, des adjudications, des emplois et des subsides aux capitalistes tout en leur fournissant des sp&#233;culations et des affaires de fa&#231;on &#224; doubler leurs richesses. Et tandis que les ouvriers croient avoir obtenu beaucoup moyennant une petite loi insignifiante, les capitalistes accroissent, par tous les moyens, leurs fortunes, changeant les millions en mil-lards et se moquant de la na&#239;vet&#233; des exploit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#232;ves m&#234;mes ne peuvent changer le syst&#232;me &#233;conomique actuel, bas&#233; sur l'esclavage et la mis&#232;re des ouvriers. Les coop&#233;ratives pour la plupart lie r&#233;ussissent pas ou deviennent des petites sp&#233;culations ne diff&#233;rant gu&#232;re de celles des capitalistes. D'autres r&#233;formes profitent &#224; une classe d'ouvriers et nuisent &#224; une autre. La r&#233;volution seule peut embrasser les int&#233;r&#234;ts de tous les ouvriers et les &#233;manciper tous ensemble, en transformant compl&#232;tement l'organisation sociale actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;(&#192; suivre.)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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