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	<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Pourquoi nous sommes anarchistes - I. La Propri&#233;t&#233;</title>
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		<dc:date>2024-11-12T23:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francesco Saverio Merlino</dc:creator>


		<dc:subject>Archives Autonomies</dc:subject>
		<dc:subject>Le R&#233;veil/Il Risveglio </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lorsque nous attaquons la l&#233;gitimit&#233; du &#171; droit de propri&#233;t&#233; &#187;, nous sommes trait&#233;s de malfaiteurs, et emprisonn&#233;s, ce qui est plus facile que de r&#233;futer nos arguments. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais nous demandons : Qu'est-ce qui vaut le plus : la vie d'un homme ou une parcelle de terrain ? Et la vie de millions d'hommes ne vaut-elle pas davantage que toute la propri&#233;t&#233; d'un pays appartenant &#224; quelques milliers de privil&#233;gi&#233;s ? L'existence d'innombrables familles d'ouvriers et de paysans n'est-elle pas plus sacr&#233;e (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-source-fragments-d-histoire-de-la-gauche-radicale-+" rel="tag"&gt;Archives Autonomies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-le-reveil-il-risveglio-+" rel="tag"&gt;Le R&#233;veil/Il Risveglio &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/merli_copie_01-f3e8f.jpg?1774699413' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsque nous attaquons la l&#233;gitimit&#233; du &#171; droit de propri&#233;t&#233; &#187;, nous sommes trait&#233;s de malfaiteurs, et emprisonn&#233;s, ce qui est plus facile que de r&#233;futer nos arguments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous demandons : Qu'est-ce qui vaut le plus : la vie d'un homme ou une parcelle de terrain ? Et la vie de millions d'hommes ne vaut-elle pas davantage que toute la propri&#233;t&#233; d'un pays appartenant &#224; quelques milliers de privil&#233;gi&#233;s ? L'existence d'innombrables familles d'ouvriers et de paysans n'est-elle pas plus sacr&#233;e que le luxe, les caprices, les vices, la vanit&#233;, l'ambition et l'avidit&#233; de quelques oisifs, brasseurs d'affaires. usuriers, sp&#233;culateurs, ou marchands de chair humaine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous affirmons que l'int&#233;r&#234;t du grand nombre doit pr&#233;valoir sur la rapacit&#233; du petit nombre ; et nous combattons le soi-disant &#171; droit de propri&#233;t&#233; &#187; au nom du droit des ouvriers &#224; la vie, au travail, &#224; la jouissance du fruit de ce travail, du droit &#224; l'instruction et &#224; l'&#233;ducation pour leurs enfants, du droit au pain pour leur vieillesse, de leur droit enfin &#224; ne plus &#234;tre les esclaves de personne. L'effet de ce droit de propri&#233;t&#233; (qui n'est au fond qu'un monstrueux privil&#232;ge), est de rendre esclave celui qui na&#238;t pauvre ; c'est de condamner les fils du pauvre &#224; l'ignorance, les obligeant ensuite, pr&#233;cis&#233;ment parce que pauvres et ignorants, &#224; s'adonner aux travaux les plus lourds ; c'est l'ouvrier qui souvent ne trouve pas &#224; vendre ses bras et dont le propri&#233;taire ou le capitaliste profite d'autant plus qu'il est plus besogneux pour lui usurper les fruits de son travail ; c'est le salari&#233; qui, apr&#232;s avoir us&#233; sa vie dans une fabrique meurt sur un grabat ou &#224; l'h&#244;pital, tandis que l'employeur prosp&#232;re toujours et augmente ses richesses. Et l'on voit tous les spectacles les plus monstrueux et les plus r&#233;voltants dans la soci&#233;t&#233; : le financier, enrichi par les vols et d&#233;cor&#233;, se livrant &#224; la d&#233;bauche et &#224; la crapulerie, alors que l'honn&#234;te ouvrier, chass&#233; de l'usine &#224; la suite de l'invention d'une nouvelle machine, mendie un morceau de pain ou se fait enfermer comme vagabond ou voleur au fond d'une prison ; la riche bourgeoise passant sa journ&#233;e &#224; faire sa toilette pour se rendre le soir &#224; un bal, tandis que la femme du peuple git en un coin de la rue, affam&#233;e et en haillons, ses enfants dans les bras ; le fils du riche servi d&#232;s le berceau par une foule de domestiques, contraste frappant avec celui de l'ouvrier qui ne trouve pas m&#234;me un peu de lait au sein de sa m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la soci&#233;t&#233; n'existe plus que de nom : les hommes deviennent des ennemis ; pour vivre, on tue ou l'on vole ; la femme se prostitue, l'ouvrier se vend, et tous ensemble, les humains se corrompent ou s'abrutissent : les uns pour vouloir trop poss&#233;der ou trop dominer, les autres pour l'habitude qu'ils prennent de souffrir et de servir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait que la terre ne produit pas d'elle-m&#234;me, automatiquement ; il faut les bras de l'homme pour la cultiver. Les produits ne vont pas d'eux-m&#234;mes d'un endroit &#224; l'autre : il faut ceux qui les transportent. Et pour les adapter &#224; nos besoins, beaucoup de produits de la terre doivent &#234;tre transform&#233;s, travaill&#233;s, soumis &#224; l'&#339;uvre de l'homme. Les machines m&#234;mes sont construites par les ouvriers ; les id&#233;es, enfin, dont l'Humanit&#233; s'enrichit sont l'h&#233;ritage de l'exp&#233;rience et du travail de nombreuses g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le propri&#233;taire de terrains ou de machines ne poss&#232;de rien, s'il ne poss&#232;de pas les bras des autres. Toute son industrie consiste donc &#224; travailler avec les bras des autres. Et le marchandeur, le sp&#233;culateur, le banquier, l'avocat emploient leurs talents pour tirer des richesses des ouvriers, en accaparant les produits, en les achetant &#224; un prix pour les revendre &#224; un autre, en alt&#233;rant leur qualit&#233; pour tromper les acheteurs, en s'attribuant l'&#339;uvre d'autrui et en sachant aussi profiter des malheurs d'autrui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement la propri&#233;t&#233; s'acquiert g&#233;n&#233;&#173;ralement par le vol, l'usure ou la tromperie, mais, une fois acquise, on la fait fructifier gr&#226;ce &#224; l'oppression et &#224; l'exploitation des ouvriers. Les propri&#233;taires et les capitalistes boivent le sang des ouvriers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier r&#233;sultat du &#171; droit de propri&#233;t&#233; &#187;, c'est la mis&#232;re in&#233;vitable des travailleurs. Le progr&#232;s ne sert pas &#224; grand chose. Plus l'ouvrier produit, plus il se ruine. L'augmentation des richesses augmente les int&#233;r&#234;ts, les rentes, les profits, les imp&#244;ts, qui sont autant de pr&#233;l&#232;vements faits sur le travail des pauvres. Les merveilleuses inventions du dernier si&#232;cle ont-elles diminu&#233; la fatigue ou augment&#233; le bien-&#234;tre des travailleurs ? Malgr&#233; notre soi-disant civilisation, nous voyons trop de ch&#244;meurs, trop d'enfants qui travaillent dans les fabriques ou dans les mines, trop de femmes qui pourrissent dans les rizi&#232;res ou s'&#233;tiolent dans les usines ; nous voyons aussi trop de suicides, trop de crimes dus &#224; la mis&#232;re. Nous ne sommes pas dans un &#233;tat normal. Le progr&#232;s m&#234;me en souffre. Beaucoup de terrains restent en friche, beaucoup d'industries sont entrav&#233;es clans leur d&#233;veloppement, beaucoup de machines et d'inventions ne sont pas appliqu&#233;es, On pourrait et on devrait produire cent fois plus que l'on ne produit, tandis qu'au contraire les produits pourrissent dans les magasins ou dans les champs, car l'abondance ne sert pas l'int&#233;r&#234;t du capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; droit de propri&#233;t&#233; &#187; est un obstacle au progr&#232;s, un ennemi du bien-&#234;tre de l'ouvrier, une source de vices, de luttes, de crimes, d'usures, &#8212; une institution, enfin devenue incompatible avec les besoins, les id&#233;es et les sentiments de notre &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en vertu de ce droit que quelques individus ont s&#233;questr&#233; et usurp&#233; tous les bienfaits de la civilisation. Un petit nombre d'actionnaires de banques, de chemins de fer, de grands &#233;tablissements estiment le travail &#224; leur gr&#233;. A mesure que la population et les besoins de l'ouvrier augmentent, ils augmentent aussi leurs pr&#233;tentions, en majorant le chiffre de leurs rentes et de leurs profits et en accroissant la valeur de leurs propri&#233;t&#233;s et de leurs capitaux. Cette valeur d&#233;pend enti&#232;rement de faits et de conditions externes, dans lesquels propri&#233;taires et capitalistes n'ont aucun m&#233;rite ; elle est l'&#339;uvre et la cr&#233;ation de la soci&#233;t&#233;. Et c'est pr&#233;cis&#233;ment pour cela que la terre et les capitaux devraient appartenir &#224; la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re au lieu qu'&#224; une poign&#233;e de monopolisateurs. Les instruments de travail reviennent aux travailleurs associ&#233;s. La propri&#233;t&#233; individuelle doit &#234;tre abolie et remplac&#233;e par la propri&#233;t&#233; commune ou sociale.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;(A suivre.) &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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