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	<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Maximilien Luce (1858-1941) [01]</title>
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		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Mon dieu, oui ! Maximilien Luce. Il nous pla&#238;t aujourd'hui de laisser &#224; leurs pitreries les cabotins de la politique, dont nous avons, par malheur, trop souvent l'occasion de nous occuper.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-maximilien-luce-92-+" rel="tag"&gt;Maximilien Luce&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton669-ea508.jpg?1774714125' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mon dieu, oui ! Maximilien Luce. Il nous pla&#238;t aujourd'hui de laisser &#224; leurs pitreries les cabotins de la politique, dont nous avons, par malheur, trop souvent l'occasion de nous occuper. Il nous a paru que ce serait assez r&#233;confortant d'aller prendre, dans son atelier, un artiste probe et modeste et de le pr&#233;senter aux lecteurs. Aussi bien, les &lt;i&gt;Hommes du Jour&lt;/i&gt; ne sont-ils pas faits pour chanter uniquement la gloire des ren&#233;gats et des larbins dont la politique et la litt&#233;rature nous offrent de multiples et si parfaits &#233;chantillons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est certain que si nous nous &#233;tions pr&#233;occup&#233;s avant tout des besoins de l'actualit&#233;, m&#234;me en exhibant un peintre, nous eussions pu choisir une renomm&#233;e plus flambante que Luce. Qui peut se flatter, en effet, en dehors des artistes v&#233;ritables et des lecteurs des hebdomadaires r&#233;volutionnaires, de conna&#238;tre ce peintre des ateliers et du populaire ? Luce n'est pas de ceux &#224; qui la r&#233;clame bruyante, le bluff savant ouvrent les portes des lieux officiels. C'est un travailleur d&#233;sint&#233;ress&#233;, aimant son art, ne courant pas au-devant des flatteries et, confiant dans sa force, attendant tranquillement qu'on lui fasse justice. De plus, sa formule d'art, pour avoir triomph&#233; aupr&#232;s d'une &#233;lite, ne s'est pas encore impos&#233;e au public de rhinoc&#233;ros qu'on rencontre d'ordinaire aux vernissages et que distingue une extraordinaire facult&#233; d'incompr&#233;hension. Car Luce est, ou plut&#244;t &#233;tait, ou plut&#244;t encore appara&#238;t un de ceux qu'on a appel&#233;s les n&#233;o-impressionnistes, avec les Signac, les Cross, les Seurat. Ce qu'on entend par n&#233;o-impressionnisme, il ne faudrait pas le demander au public pr&#233;cit&#233;, qui range d&#233;lib&#233;r&#233;ment dans cette cat&#233;gorie tous les petits jeunes gens maladroits, &#224; peine &#233;chapp&#233;s de l'Ecole et d&#233;sireux avant tout de se singulariser par d'outrecuidantes productions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pourrions, certes, tenter de commenter ici le n&#233;o-impressionnisme. Oh ! qu'on se rassure Nous n'allons pas nous lancer dans des consid&#233;rations artistiques et &#233;taler des connaissances qui ne sont pas les n&#244;tres, en d&#233;finissant doctoralement les rapports ou en &#233;tudiant minutieusement les techniques diverses et, malgr&#233; tout, apparent&#233;es des Seurat, des Luce, des Signac. Nous aurions trop peur de bafouiller &#224; la fa&#231;on dont bafouillent g&#233;n&#233;ralement les critiques d'art.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Maximilien Luce (1858-1941] [&#201;ph&#233;m&#233;ride anarchiste]</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/maximilien-luce-682</link>
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		<dc:date>2022-02-07T09:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eph&#233;m&#233;ride Anarchiste</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;7 f&#233;vrier, mort de Maximilien Jules Luce &#224; Paris (n&#233; &#224; Paris le 13 mars 1858). Peintre, graveur et militant anarchiste.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-maximilien-luce-92-+" rel="tag"&gt;Maximilien Luce&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton682-3e619.jpg?1774714125' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Afin de compl&#233;ter l'article de Flax, dat&#233; de 1908, nous reprenons ci-dessous une courte biographie extraite du site l'Eph&#233;m&#233;ride Anarchiste&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 13 mars 1858, naissance de Maximilien Jules Luce &#224; Paris, (mort &#224; Paris le 7 f&#233;vrier 1941). Peintre, graveur et militant anarchiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfant, il est t&#233;moin de plusieurs faits tragiques de la Commune de Paris. D&#232;s 1881, il fr&#233;quente les anarchistes parisiens. Lecteur de &lt;i&gt;La R&#233;volte&lt;/i&gt;, il devient l'ami de Jean Grave. En 1887, Pissarro, Seurat et Signac l'accueillent dans le groupe des n&#233;o-impressionnistes. Luce signe alors de nombreux dessins pour les journaux tels que &lt;i&gt;Le P&#232;re Peinard&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La R&#233;volte&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'Endehors&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;la feuille&lt;/i&gt;, etc. En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc., il est arr&#234;t&#233; et jet&#233; en prison. D&#233;sign&#233; comme &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Anarchiste dangereux&lt;/q&gt; ses dessins sont jug&#233;s &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;inciter le peuple &#224; la r&#233;volte&lt;/q&gt; (Proc&#232;s des 30). Sur la vie carc&#233;rale, Luce r&#233;alise une s&#233;rie des lithographies, accompagn&#233;es d'un texte de Jules Vall&#232;s. Lib&#233;r&#233;, il collabore &#224; la revue &lt;i&gt;Les Temps nouveaux&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1934, il assure la pr&#233;sidence de la Soci&#233;t&#233; des artistes ind&#233;pendants. La m&#234;me ann&#233;e, il signait une p&#233;tition appelant &#224; la lutte antifasciste. Il a laiss&#233; de nombreuses toiles ayant pour th&#232;me la Commune de Paris comme la mort de Varlin, mais aussi le travail des ouvriers et des paysans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.ephemanar.net/mars13.html" class="spip_out"&gt;&#201;ph&#233;m&#233;ride anarchiste&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Maximilien Luce (1858-1941) [08]</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/maximilien-luce-1848-1941-08</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Tel est l'artiste. Mais on ne saurait dire justement son art et ses oeuvres. Il faut &#234;tre plac&#233; devant ses toiles pour le sentir et l'aimer.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-maximilien-luce-92-+" rel="tag"&gt;Maximilien Luce&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton676-560d5.jpg?1774714125' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;* &lt;/strong&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Tel est l'artiste. Mais on ne saurait dire justement son art et ses &#339;uvres. Il faut &#234;tre plac&#233; devant ses toiles pour le sentir et l'aimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On lui a reproch&#233; l'exag&#233;ration de ses couleurs et l'abus du violet dans ses ombres. C'est que Luce a sa vision bien personnelle et ses yeux savent d&#233;couvrir dans la nature des tonalit&#233;s que les yeux moins experts des autres n'y sauraient trouver. D'ailleurs, il a prouv&#233; maintes fois qu'il pouvait &#224; son gr&#233; repr&#233;senter la gaiet&#233; du printemps et du soleil ; on a de lui des baigneurs exquis dans (les cadres de verdure, sous des ciels l&#233;gers &#171; joyeusement respirables &#187;, dirait Mirbeau, &#8212; qui nous &#233;loignent des gammes sauvages et violac&#233;es des paysages de Charleroi. Notons aussi ses essais d&#233;coratifs, ses sc&#232;nes de Buffalo, avec ses Indiens mouvement&#233;s et resplendissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment un tel peintre n'est-il pas plus connu ? Comment son nom n'est-il pas r&#233;p&#233;t&#233; par toutes les l&#232;vres ? C'est que, nous l'avons dit, Luce est un modeste et un probe. Il ignore la r&#233;clame et ne d&#233;sire que la paix, le calme du travail. Il n'y a qu'&#224; contempler son rude visage de pl&#233;b&#233;ien, o&#249; l'on d&#233;m&#234;le &#224; la fois du Zola et du Vall&#232;s, et peut-&#234;tre aussi un peu du Verlaine par un certain c&#244;t&#233; de r&#234;ve et de douceur, pour comprendre &#224; quel robuste ouvrier on a affaire, un de ces ouvriers, tel qu'il les a montr&#233;s dans ses dessins et dans ses toiles, avec les m&#234;mes aspirations, les m&#234;mes haines, les m&#234;mes r&#233;voltes. Que voulez-vous qu'un tel homme aille faire dans les salons et les milieux officiels, o&#249; l'on dispense une gloire bruyante et &#233;ph&#233;m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Go&#251;t&#233; par une &#233;lite, Luce comptera avant peu parmi les meilleurs peintres de notre &#233;poque. Ce sera l'orgueil des &lt;i&gt;Hommes du jour&lt;/i&gt; d'avoir pu, avant la cons&#233;cration d&#233;finitive, dire timidement son admiration et son amour pour le consciencieux et puissant artiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_571 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;46&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/les_hommes_du_jour_26_decembre_1909_-_no60.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 953.7 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH713/les_hommes_du_jour____._flax__1876-1933__bpt6k4422969_page_1-b55a9.jpg?1774835252' width='500' height='713' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Les Hommes du jour, 13 mars 1909 - n&#176;60
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Maximilien Luce (1858-1941) [07]</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/maximilien-luce-1848-1941-07</link>
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		<dc:date>2020-10-29T23:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Revenons &#224; Luce. Apr&#232;s avoir peint les bords de la Seine, les quais et les rues de Paris, les &#171; Notre-Dame &#187; ; les ateliers et les int&#233;rieurs d'ouvriers ; apr&#232;s avoir &#233;voqu&#233; les paysages d&#233;sol&#233;s et angoissants de la r&#233;gion des mines, le peintre s'en est all&#233; en Hollande, a visit&#233; Rotterdam et nous en a rapport&#233; des toiles qui comptent peut-&#234;tre parmi ses meilleures.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-les-hommes-du-jour-no60-du-13-mars-1909-maximilien-luce-" rel="directory"&gt;Les Hommes du Jour n&#176;60 du 13 mars 1909 - Maximilien Luce&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-maximilien-luce-92-+" rel="tag"&gt;Maximilien Luce&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton675-bc40d.jpg?1774714125' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Revenons &#224; Luce. Apr&#232;s avoir peint les bords de la Seine, les quais et les rues de Paris, les &#171; Notre-Dame &#187; ; les ateliers et les int&#233;rieurs d'ouvriers ; apr&#232;s avoir &#233;voqu&#233; les paysages d&#233;sol&#233;s et angoissants de la r&#233;gion des mines, le peintre s'en est all&#233; en Hollande, a visit&#233; Rotterdam et nous en a rapport&#233; des toiles qui comptent peut-&#234;tre parmi ses meilleures. Du pays de Rembrandt et de Van Gogh, il est revenu avec des peintures o&#249; son talent s'affirme en pleine maturit&#233;. L&#224; encore, il a su voir et noter avant tout le formidable effort humain, les embarras et le fourmillement du port, la foule des matelots et des d&#233;bardeurs, les chemin&#233;es fumantes des vaisseaux, la mer &#233;tincelant, le soir, des mille lumi&#232;res des quais. C'est encore l'&#233;pop&#233;e sombre du travail et de l'activit&#233; douloureuse des hommes, sous des ciels chevauch&#233;s de nuages lourds, &#233;crasants, avec des chemin&#233;es, des grues, des bateaux monstrueux qui prennent des formes d'animaux fantastiques, d'&#234;tres apocalyptiques, toute la Hollande qui souffre, travaille, g&#233;mit, sue, hal&#232;te est fix&#233;e inoubliablement sur ces toiles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Maximilien Luce (1858-1941) [06]</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/maximilien-luce-1848-1941-06</link>
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		<dc:date>2020-10-28T23:01:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Nous parlions tout &#224; l'heure des influences qui ont pu s'exercer sur l'esprit de Luce. En r&#233;alit&#233;, il n'a pas de ma&#238;tres v&#233;ritables.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-les-hommes-du-jour-no60-du-13-mars-1909-maximilien-luce-" rel="directory"&gt;Les Hommes du Jour n&#176;60 du 13 mars 1909 - Maximilien Luce&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-maximilien-luce-92-+" rel="tag"&gt;Maximilien Luce&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton674-05f14.jpg?1774714126' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Nous parlions tout &#224; l'heure des influences qui ont pu s'exercer sur l'esprit de Luce. En r&#233;alit&#233;, il n'a pas de ma&#238;tres v&#233;ritables. Mais il a des admirations. Un des peintres qu'il r&#233;v&#232;re particuli&#232;rement, c'est Le Poussin, dont il appr&#233;cie surtout la belle ordonnance. Nombre de ses contemporains, d'ailleurs, partagent son admiration. Avec Le Poussin, Luce prise surtout Corot. Mais celui qu'il &#233;tudie et qu'il aime avec une sorte de passion, c'est l'immortel Daumier. Il est assez difficile cependant de retrouver dans son &#339;uvre la trace de ses admirations, si ce n'est celle de Daumier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on cherche dans l'existence de Luce, parmi ses amiti&#233;s et ses fr&#233;quentations, il faut bien mentionner aussi l'influence du peintre Auguste Lan&#231;on. Ce dernier a surtout dessin&#233; des animaux et des &#233;pisodes de guerre. Mais il ne faut pas se h&#226;ter de l'acoquiner aux Detaille, aux Galleron, aux Chaperon. Les peintres militaires (y compris Dujardin-Beaurnetz) sont d'ordinaire de notoires imb&#233;ciles, tout juste capables de nous repr&#233;senter des piou-pious carnavalesques, Lan&#231;on, lui, part d'un autre point de vue. Ce sont les horreurs de la guerre qui l'inspirent ; ces toiles sont toutes d'&#233;motion et de piti&#233;, trait&#233;es avec une p&#226;te solide, d'une grande richesse de coloris. Selon Luce, on ne lui a pas rendu suffisamment justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons encore son amiti&#233; avec Magottet, un aquafortiste et peintre de talent, malheureusement un peu oubli&#233; aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autres d&#233;tails : une des meilleures toiles de Luce, un paysage de Charleroi ; achet&#233; par la ville, dort, depuis des ann&#233;es, dans le magasin d'Auteuil. Un deuxi&#232;me tableau de lui : &lt;i&gt;Une rue de Paris en mai 1871&lt;/i&gt; ; achet&#233; par un amateur et offert &#224; la ville, a &#233;t&#233; refus&#233; par la commission des Beaux-Arts. Refus profond&#233;ment imb&#233;cile. Ce tableau n'avait rien de politique, ne manifestait aucune tendance, et, d'ailleurs, m&#234;me dans ce cas, on devait avant tout se pr&#233;occuper de sa valeur artistique. Mais ce serait perdre son temps que de r&#233;criminer contre la commission des Beaux-Arts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que nous y sommes, rappelons que sept dessins de Seurat ont &#233;t&#233; offerts au Luxembourg par Pissaro et n'ont jamais &#233;t&#233; expos&#233;s. Qui pourrait nous dire ce que sont devenus ces dessins ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Maximilien Luce (1858-1941) [05]</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/maximilien-luce-05</link>
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		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il n'y a pas que des paysages aussi &#226;pres dans l'oeuvre de Luce. D'autres pages sont moins sombres. On lui doit des vues de la Seine et de la Bi&#232;vre, des coins de Paris, bruyants de joie, &#233;clatants de lumi&#232;re, luisants et s'harmonisant dans le violet.&lt;/p&gt;

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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;* &lt;/strong&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas que des paysages aussi &#226;pres dans l'&#339;uvre de Luce. D'autres pages sont moins sombres. On lui doit des vues de la Seine et de la Bi&#232;vre, des coins de Paris, bruyants de joie, &#233;clatants de lumi&#232;re, luisants et s'harmonisant dans le violet. Ici, ce sont de petits jardins &#233;chelonn&#233;s le long de la Bi&#232;vre, d'un vert intense, sous un ciel p&#226;le. L&#224;, c'est Montmartre, en automne, avec un ciel nuageux et &#233;pais ; puis la Seine, au Pont-Neuf, en plein jour, avec le quai du Louvre, la Belle-Jardini&#232;re, Saint-Germain-l'Auxerrois, la foule, les boutiques, tout un grouillement de vie sous un ciel charg&#233; d'orage. La Seine, encore, le soir, au moment o&#249; le soleil s'en va et o&#249; s'allument les becs de gaz dans le lointain d&#233;j&#224; assombri, avec un ciel d'un vert sombre et violac&#233;. Tout cela &#233;trangement &#233;vocateur, l'&#226;me m&#234;me du vieux Paris, ses souvenirs, son histoire, son peuple immense et laborieux. Car Luce est peut-&#234;tre le peintre qui a su le mieux noter les aspects changeants, multiples, vari&#233;s de ce Paris o&#249; il est n&#233;, o&#249; il a v&#233;cu, r&#234;v&#233;, pein&#233;, dont il a senti battre le c&#339;ur contre son c&#339;ur ; ce Paris myst&#233;rieux, m&#233;connu, inexplor&#233;, qui rec&#232;le des paysages de cauchemar, des oasis de douceur et de fra&#238;cheur ; ce Paris qui r&#233;v&#232;le &#224; celui qui sait l'interroger une formidable et myst&#233;rieuse beaut&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Maximilien Luce (1858-1941) [04]</title>
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		<dc:date>2020-10-26T23:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Luce est surtout connu des r&#233;volutionnaires par ses dessins. Ce pl&#233;b&#233;ien, qu'anima l'amour du peuple et qui sut se pencher sur ses souffrances, comprendre ses mis&#232;res, a longtemps &#233;t&#233; l'illustrateur du &lt;i&gt;P&#232;re Peinard&lt;/i&gt; et des &lt;i&gt;Temps Nouveaux&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;

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&lt;p&gt;Luce est surtout connu des r&#233;volutionnaires par ses dessins. Ce pl&#233;b&#233;ien, qu'anima l'amour du peuple et qui sut se pencher sur ses souffrances, comprendre ses mis&#232;res, a longtemps &#233;t&#233; l'illustrateur du &lt;i&gt;P&#232;re Peinard&lt;/i&gt; et des &lt;i&gt;Temps Nouveaux&lt;/i&gt;. Compromis lors des attentats anarchistes, il fut arr&#234;t&#233; dans la grande fourn&#233;e qui pr&#233;c&#233;da le proc&#232;s des Trente et jet&#233; pour deux mois &#224; Mazas. Cela ne l'a troubl&#233; en rien. Il est rest&#233; le peintre des travailleurs, qu'il aime violemment. Son &#339;uvre lithographique est consacr&#233;e enti&#232;rement &#224; l'ouvrier et au monde du travail. Il a v&#233;cu dans ce monde, il a compris ses col&#232;res et ses haines, il a souffert ses souffrances. Comme l'a dit &#201;mile Verhaeren, ses dessins r&#233;clament de la justice et de la piti&#233;, appellent les r&#233;voltes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant lui, Constantin Meunier nous avait donn&#233; la vision douloureuse de la fun&#232;bre r&#233;gion du Borinage. Les for&#231;ats de la mine, les serfs des fosses nous &#233;taient apparus dans leur attitude poignante de d&#233;formation. Mais il manquait &#224; cela le milieu, c'est-&#224;-dire l'atmosph&#232;re de l&#224;-bas, les mines, les terris fumants. Luce nous a donn&#233; ces paysages d'une harmonie triste (violet et or), avec g&#233;n&#233;ralement le violet comme dominante. Rien de plus angoissant. Le peintre a fix&#233; sur ces toiles toute la mis&#232;re, toute la douleur qui planent tragiquement sur cette noire contr&#233;e o&#249; l'homme dispara&#238;t, parmi la fum&#233;e, sous la ciel lourd charg&#233; de deuil, dans une d&#233;solation infinie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Maximilien Luce (1858-1941) [03]</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/maximilien-luce-03</link>
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		<dc:date>2020-10-25T23:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;N&#233; &#224; Paris, rue Mayet, l'ann&#233;e 1858, Maximilien Luce est le fils d'un ouvrier charron qui devint par la suite employ&#233; de pr&#233;fecture et, pendant quelque temps, fit de la peinture d&#233;corative.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton671-def02.jpg?1774714127' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;N&#233; &#224; Paris, rue Mayet, l'ann&#233;e 1858, Maximilien Luce est le fils d'un ouvrier charron qui devint par la suite employ&#233; de pr&#233;fecture et, pendant quelque temps, fit de la peinture d&#233;corative. A l'&#226;ge de seize ans, il &#233;tudiait la gravure sur bois et commen&#231;ait &#224; dessiner. Son enfance &#233;coul&#233;e au milieu des bruits de la rue, dans ce quartier populeux de la Gait&#233;, parmi son grouillement d'ouvriers, le pr&#233;parait &#224; comprendre l'&#226;me ardente de ce Paris, qu'il n'a jamais cess&#233; d'aimer et dont il devait fixer les aspects &#226;pres ou attendris sur la toile. Le spectacle du labeur et de la bataille quotidiens frappa vivement sa jeune imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devenu graveur uniquement pour gagner sa vie, il fr&#233;quentait les &#233;coles de dessin du soir, consacrait ses dimanches &#224; dessiner. D&#232;s ses d&#233;buts, il fut encourag&#233; par Ulysse Maillart, professeur aux Gobelins, dont il aime &#224; parler, aujourd'hui encore, en termes affectueux et reconnaissants. Peu apr&#232;s, il entrait &#224; l'atelier de Carolus Duran. On peut affirmer que l'influence de ce peintre fut absolument nulle, Il est douteux, d'ailleurs, que sur un temp&#233;rament comme celui de Luce, une influence quelconque ait pu fortement s'exercer. Luce est surtout un instinctif. En tous cas, on peut compulser ses premi&#232;res &#233;tudes ; on n'y trouvera pas trace de Carolus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s deux ann&#233;es pass&#233;es dans l'atelier de Carolus Duran, Luce partit au service militaire et fut caporal au 488 r&#233;giment d'infanterie. De retour, il se donna enti&#232;rement &#224; la peinture et, en 1887, exposa pour la premi&#232;re fois des toiles qui furent remarqu&#233;es. C'&#233;taient des int&#233;rieurs d'ouvriers, des coins d'atelier, des &#233;choppes de cordonnier, un portrait de vieille femme, des vues de Paris. Compar&#233;es &#224; sa peinture pr&#233;sente, ces toiles &#233;taient un peu noires. Mais bient&#244;t Luce se liait avec Pissaro, Signac et Seurat. La fr&#233;quentation de ces artistes eut sur lui une bienfaisante action. Ils se retrouvaient souvent, se communiquaient leurs r&#234;ves, leurs d&#233;sirs, leurs impressions, leur admiration ; ils &#233;taient enivr&#233;s de couleur et de lumi&#232;re. De la r&#233;union de ces enthousiastes, naquit l'&#233;cole n&#233;o-impressionniste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant il faut consid&#233;rer que Luce est plut&#244;t en marge des n&#233;o-impressionnistes. Certes, dans ses toiles datant de 1889 et 1890, on peut voir qu'il appliquait int&#233;gralement les th&#233;ories de Signac. Mais, par la suite, son instinct reprit le dessus. Les formules des Cross et des Signac, plus rigides, plus formels que lui, le g&#234;naient. Sans se s&#233;parer nettement d'eux, il se pla&#231;a en dehors. Sans abandonner compl&#232;tement leur mani&#232;re, il se laissa aller plus volontiers &#224; sa nature, &#233;coutant davantage son instinct. On peut observer que Cross et Signac sont avant tout des amants de la lumi&#232;re dont les lignes, grandes ou br&#232;ves, sont ascendantes dans les paysages lumineux, clairs et joyeux, descendantes dans les paysages graves, tristes et sombres. Chez Luce, sous la somptuosit&#233; de la couleur, on voit surtout la belle masse, la simplification du dessin, le caract&#232;re serr&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Maximilien Luce (1858-1941) [02]</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/maximilien-luce-02</link>
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		<dc:date>2020-10-24T22:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il y a d&#233;j&#224; pas mal d'ann&#233;es que les premiers impressionnistes, les Renoir, les Manet, les Pissaro, les Sisley, les Guillaumin, s'inspirant des Turner et des Jongkind, bouleversaient les traditions en honneur dans les acad&#233;mies, substituant &#224; la peinture bitumeuse de l'&#233;poque, cette fameuse note claire dont parle abondamment Zola.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-les-hommes-du-jour-no60-du-13-mars-1909-maximilien-luce-" rel="directory"&gt;Les Hommes du Jour n&#176;60 du 13 mars 1909 - Maximilien Luce&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton670-e34a7.jpg?1774714127' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Il y a d&#233;j&#224; pas mal d'ann&#233;es que les premiers impressionnistes, les Renoir, les Manet, les Pissaro, les Sisley, les Guillaumin, s'inspirant des Turner et des Jongkind, bouleversaient les traditions en honneur dans les acad&#233;mies, substituant &#224; la peinture bitumeuse de l'&#233;poque, cette fameuse note claire dont parle abondamment Zola. A leur suite, Edouard Manet, jusqu'alors &#233;pris de t&#226;che, d'oppositions de couleurs, nettoyait sa palette, &#233;clairait ses toiles et se jetait dans la bataille. Ce fut une lutte &#233;pique qui dura plus de vingt ans. Au d&#233;but, le public r&#233;calcitrant bafouait les novateurs, l'administration leur refusait ses salons. Nul n'osait p&#233;n&#233;trer dans leurs expositions particuli&#232;res, o&#249; les gens semblaient redouter de voir resplendir sur les murs la fatidique inscription : Manet, Th&#233;cel, Phar&#232;s. Peu &#224; peu, cependant, ces artistes audacieux que seul un pur hasard rangea sous la m&#234;me appellation d'&#171; impressionnistes &#187;, finirent par imposer leurs &#339;uvres et leurs noms.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors ce fut le tour des suiveurs. Tous les malins qui avaient commenc&#233; par sourire et hausser les &#233;paules, voyant que le succ&#232;s &#233;tait d&#233;cid&#233;ment de leur c&#244;t&#233;, se mirent &#224; les pasticher. Tous les indicibles cr&#233;tins qui sortent chaque ann&#233;e, de l'Ecole, et dont la caract&#233;ristique est de ne poss&#233;der aucun temp&#233;rament, aucune originalit&#233;, se mirent &#224; les copier maladroitement et exag&#233;r&#233;ment. Les habiles trouv&#232;rent le moyen de marier l'Ecole et l'impressionnisme. Derri&#232;re eux, le bon public, pay&#233; en Monets de singe, s'empressa. C'est d'ailleurs g&#233;n&#233;ralement ainsi que les choses se passent. Les novateurs sont toujours conspu&#233;s et ce sont les suiveurs qui r&#233;coltent les b&#233;n&#233;fices de leurs efforts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, &#224; c&#244;t&#233; des flibustiers de l'Ecole, naissait un petit groupe de jeunes artistes qui, consciencieusement, &#233;tudiaient les ma&#238;tres, reprenaient leurs th&#233;ories et les d&#233;veloppaient, apportant leur technique et leur vision particuli&#232;res. Ceux-l&#224;, les Signac, les Seurat, pouss&#232;rent encore plus loin que leurs a&#238;n&#233;s, et par des proc&#233;d&#233;s scientifiques, la d&#233;composition des teintes, la notation scrupuleuse des valeurs, la r&#233;alisation des plus subtiles nuances. Ce furent les n&#233;o-impressionnistes qui s'acharnaient &#224; travailler pendant que les autres triomphaient. Le peintre dont nous avons &#224; parler aujourd'hui fut l'un de ces ouvriers de beaut&#233; et de v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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