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	<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Tcherkesov (Suite et fin)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Max Nettlau </dc:creator>


		<dc:subject>Tcherkesov</dc:subject>
		<dc:subject>&lt;i&gt;Plus loin&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution russe (1917-1921)</dc:subject>
		<dc:subject>Archives Autonomies</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Durant neuf ou dix ann&#233;es, jusqu'en 1892, Tcherkesov passa quelques temps dans son pays, en G&#233;orgie m&#234;me ; il resta aussi en Asie Mineure, &#224; Tr&#233;bizonde, &#224; Constantinople, en Bulgarie et se trouva en dernier lieu &#224; Pl&#339;shti, en Roumanie, o&#249; demeurait un de ses amis, le socialiste roumain, C. Dobroglanu-Gherea, auteur tr&#232;s estim&#233;, &#233;chapp&#233;, lui aussi, de la Russie. Je ne sais si ce furent les exigences de la vie (qu'il gagnait toujours par quelque travail d'occasion, restant tr&#232;s pauvre toute sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-tcherkesov-384-+" rel="tag"&gt;Tcherkesov&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-plus-loin-274-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Plus loin&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-revolution-russe-1917-1921-+" rel="tag"&gt;R&#233;volution russe (1917-1921)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-source-fragments-d-histoire-de-la-gauche-radicale-+" rel="tag"&gt;Archives Autonomies&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/warlaam_tcherkesoff_et_son_epouse_frida_copie-2a9a8.jpg?1774708417' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Durant neuf ou dix ann&#233;es, jusqu'en 1892, Tcherkesov passa quelques temps dans son pays, en G&#233;orgie m&#234;me ; il resta aussi en Asie Mineure, &#224; Tr&#233;bizonde, &#224; Constantinople, en Bulgarie et se trouva en dernier lieu &#224; Pl&#339;shti, en Roumanie, o&#249; demeurait un de ses amis, le socialiste roumain, C. Dobroglanu-Gherea, auteur tr&#232;s estim&#233;, &#233;chapp&#233;, lui aussi, de la Russie. Je ne sais si ce furent les exigences de la vie (qu'il gagnait toujours par quelque travail d'occasion, restant tr&#232;s pauvre toute sa vie), ou les pers&#233;cutions des mouchards russes qui le d&#233;nichaient partout, qui le refoul&#232;rent ainsi de pays en pays. En tout cas, c'est alors qu'il acquit une large exp&#233;rience des probl&#232;mes nationaux du Caucase, de l'Asie-Mineure et des Balkans et il vit la &#171; p&#233;n&#233;tration &#187; russe de ces pays &#224; l'&#339;uvre. Durant ce temps, par exemple en Bulgarie, le prince Alexandre et le ministre Stambouloff, qui avait le malheur de d&#233;plaire &#224; la Russie, furent, l'un chass&#233;, l'autre coup&#233; en morceaux ; et bien d'autres am&#233;nit&#233;s analogues avaient lieu. Tcherkesov ne parlait pas inutilement de ces choses, mais son coup d'&#339;il fut vite aiguis&#233; et les all&#232;chements lib&#233;rateurs panrusses n'eurent pas d'attrait pour lui quel que f&#251;t leur d&#233;guisement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant l'&#233;t&#233; de 1892, il arrive &#224; Londres o&#249; son ancienne amiti&#233; avec Kropotkine et Malatesta, Stepnick et d'autres Russes, lui donne imm&#233;diatement une place reconnue dans les milieux avanc&#233;s russes, fran&#231;ais, italiens et, d&#232;s que la langue le permet, dans le milieu anglais de &lt;i&gt;Freedom&lt;/i&gt;. J'ai oubli&#233; si ce d&#233;placement avait pour but direct de s'appliquer &#224; int&#233;resser l'opinion publique anglaise en faveur de la G&#233;orgie. En tout cas, ce fut l&#224; un but qu'il poursuivit avec la m&#234;me ardeur que la propagande anarchiste et le mouvement r&#233;volutionnaire russe.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;small&gt;&lt;i class=&#034;fa-asterisk fas&#034;&gt;&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/center&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour la libert&#233; de la G&#233;orgie&lt;/h3&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_5092 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/paulreclus09.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH246/paulreclus09-91b2a-4bfc4.jpg?1774708418' width='150' height='246' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Paul Reclus&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait pour ainsi dire l'ambassadeur des patriotes g&#233;orgiens qui, &#224; d&#233;faut d'autres moyens, voulaient que l'Europe rappel&#226;t &#224; la Russie son obligation de se conformer au trait&#233; de 1801, qui garantissait l'autonomie permanente de la G&#233;orgie dont les Russes avaient fait, depuis longtemps, une province russe. Il exposa la cause georgienne dans le &lt;i&gt;Times&lt;/i&gt;, en 1886, puis dans un long article &lt;i&gt;Georgian Treaties with Russia&lt;/i&gt;, paru dans la revue&lt;i&gt; Nineteenth Century&lt;/i&gt;, de mai 1895, pp 832 &#224; 847. Il en parla successivement avec des hommes politiques anglais, sir Charles Dilke et d'autres, il gagna l'amiti&#233; d'un ancien consul anglais, Mr. W. qui, lui et sa s&#339;ur, aimaient vraiment la G&#233;orgie et en avaient, appris m&#234;me la langue si difficile. Lorsque &#201;lis&#233;e Reclus vint &#224; Bruxelles, Tcherkesov fit, par son interm&#233;diaire, la connaissance d'experts en droit international et leur pr&#233;senta le cas de son pays. Il se lia de vraie amiti&#233; avec le professeur et juge Ernest Nys et aussi avec le vieux sociologue Guillaume De Greef. En 1900, para&#238;t une brochure russe sans nom d'auteur, due &#224; Hambachidz&#233; p&#232;re ; elle raconte une nouvelle offensive russificatrice ; cette fois dirig&#233;e contre l'&#201;glise nationale g&#233;orgienne, dernier vestige de l'ancienne ind&#233;pendance. Un peu plus tard, d'autres amis de Tcherkesov arrivent &#224; l'&#233;tranger et publient, en fran&#231;ais, &lt;i&gt;La G&#233;orgie&lt;/i&gt; (en g&#233;orgien &lt;i&gt;Saghartveto&lt;/i&gt;), &#224; Paris, leur groupement s'appelle &#171; Parti socialiste-f&#233;d&#233;raliste-r&#233;volutionnaire g&#233;orgien &#187; (1903 1905), et une de leurs brochures donne le compte rendu &#233;tendu de leur premi&#232;re conf&#233;rence (1904). Enfin, d&#232;s le mois d'octobre 1905, la presse g&#233;orgienne du pays m&#234;me, d&#233;sormais libre pour quelque temps, discute ouvertement ces revendications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tcherkesov, nous l'avons dit, aimait passionn&#233;ment son pays et ne se lasse pas d'en d&#233;peindre les beaut&#233;s naturelles et son caract&#232;re cultiv&#233; et antique. Le feu sacr&#233; enlev&#233; par Prom&#233;th&#233;e, encha&#238;n&#233; au Caucase, la Toison d'Or des Argonautes, d'autres mythes furent expliqu&#233;s par le naphte de la montagne enflamm&#233; par un &#233;clair, par les peaux d'animaux dont la laine cueillait l'or dans l'eau des torrents rapides, etc. Et les cottes de mailles qui, encore au XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, rappelaient l'&#226;ge de la chevalerie, les belles femmes, les ruines pittoresques et les gorges de montagnes, la vigne des coteaux, les po&#233;sies et traditions, ce po&#232;te fameux dont la &lt;i&gt;Kelmscott Press&lt;/i&gt; de William Morris publia une si belle &#233;dition &#8212; comme Tcherkesov fut heureux de nous en parler et nous en montrer des illustrations. Ainsi, la cause de la G&#233;orgie fut gagn&#233;e aupr&#232;s de tous ceux qui l'ont connu et il s'agissait d'une ind&#233;pendance ou d'une autonomie douce et inoffensive, sans haines, sans monopole, revanche et repr&#233;sailles &#233;conomiques ou guerre fiscale odieuse, continuelle. Il n'a pas un mot contre le peuple russe pour lequel il luttait lui-m&#234;me, ni contre le peuple turc qu'il connaissait de pr&#232;s et qu'il aimait, ni contre les Tartares qui s'entendent toujours bien avec les G&#233;orgiens. Bref, ce fut un nationalisme non agressif, mais de pure d&#233;fensive et sans ambitions &#233;conomiques auxquelles on ne pensait m&#234;me pas alors.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_922 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH207/domela_nieuwenhuis_copie-c4088-64238.jpg?1774695982' width='150' height='207' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Domela Nieuwenhuis&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Cette question qui lui &#233;tait si ch&#232;re, n'entrait du reste aucunement dans sa propagande anarchiste, qui fut identique aux grands courants anarchistes, une voie moyenne entre Kropotkine et Malatesta peut-&#234;tre, entre lesquels, eux que la distance s&#233;parait, il f&#251;t un lien commun, aussi par les relations personnelles. Il se lia d'amiti&#233; avec B. Kampffmeyer, avec le myst&#233;rieux George Guyon (Paul Reclus) de cette &#233;poque (1894-95-96), avec &#201;lis&#233;e Reclus et Domela Nieuwenhuis ; il fr&#233;quentait V. Richard, Gu&#233;rineau, Alfred Marsh, Mrs. Dryhurst, H. W. Nevinson, Hermann Jung, le docteur G. B. Clark, plus tard miss G. Davis et bien d'autres. &#192; un moment, je me rappelle, sa sant&#233; parut s&#233;rieusement &#233;branl&#233;e ; il alla alors se refaire en Suisse, chez des Russes du c&#244;t&#233; de Clarens, et, en voie de gu&#233;rison, il entra en lice dans une r&#233;union russe, &#224; Gen&#232;ve, contre le grand Plekhanov qui ne s'y attendait pas. Il revint rajeuni ; c'est &#224; cette &#233;poque, vers 1897, qu'il fit un long voyage secret en G&#233;orgie o&#249; il rencontra beaucoup de ses amis de jeunesse. Il y avait un grand nombre de G&#233;orgiens parmi les accus&#233;s du grand proc&#232;s de Moscou (1875), appel&#233; le proc&#232;s des 50, celui de Sophie Bardina. Ce fut par excellence le proc&#232;s des plus d&#233;vou&#233;s propagandistes et leur traitement f&#233;roce, contribua &#224; donner au mouvement russe une direction terroriste. Vingt ans plus tard, une partie de ces victimes &#233;tait rentr&#233;e en G&#233;orgie et inspiraient alors les nouveaux mouvements et celui de la renaissance nationale. Tcherkesov nous revint retremp&#233; et il fit, alors, quelques voyages moins &#233;tendus en Hollande, dont l'un aboutit &#224; sa rentr&#233;e &#224; Londres, en octobre 1899, avec une vaillante jeune compagne, qui depuis a partag&#233; son sort, en Angleterre, en France, en Russie et au Caucase. Ils trouvent, en plein Kentish Town, un quartier populaire de Londres, &#224; c&#244;t&#233; de la grande rue, une petite oasis de rues propres et tranquilles et leur grande chambre hospitali&#232;re fut un des rares endroits de Londres o&#249; on sentait un souffle de la vie libre et fraternelle de l'avenir que nous ne verrons plus.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;small&gt;&lt;i class=&#034;fa-asterisk fas&#034;&gt;&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/center&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les &#233;crits de Tcherkesov&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tcherkesov &#233;tait indign&#233; comme nous tous, des pr&#233;tentions de la social-d&#233;mocratie qui, tout en proclamant un socialisme toujours plus &#233;mascul&#233; et r&#233;formiste, repr&#233;sentait cet avortement comme le produit d'une essence scientifique absolument unique, d'une science d&#233;volue sur Marx et Engels et &#224; la rigueur, et &#224; distance propre, sur Karl Kautsky et un petit nombre d'autres. C'&#233;tait inepte, mais les ouvriers n'avaient pas les moyens de v&#233;rifier ces assertions et Tcherkesov fil une besogne excellente, en montrant l'origine et la filiation du socialisme qui ne fut jamais l'&#339;uvre de quelque penseur unique, mais fut &#233;labor&#233; collectivement par des hommes qui puisaient aux sources vivantes de la pens&#233;e libre de tous les si&#232;cles et qui furent fiers d'admettre cette solidarit&#233; avec la pens&#233;e commune de l'humanit&#233; et ne r&#234;vaient pas &#224; se cr&#233;er un monopole d'id&#233;es. Ces &#233;tudes parues dans les &lt;i&gt;Temps Nouveaux&lt;/i&gt; et dans &lt;i&gt;Freedom &lt;/i&gt; forment les petits bouquins : &lt;i&gt;Pages d'Histoire socialiste&lt;/i&gt; (au &lt;i&gt;Temps Nouveaux &lt;/i&gt; 1896, 64 p.) et &lt;i&gt;Pr&#233;curseurs de l'Internationale&lt;/i&gt; (&#224; la &lt;i&gt;Biblioth&#232;que des Temps Nouveaux&lt;/i&gt;, de Bruxelles, 1899, 144 p.) ; mentionnons encore quelques paroles adress&#233;es &#224; Liebknecht, lors du congr&#232;s international de Londres, &lt;i&gt;Let us be just &lt;/i&gt; (Soyons justes, dans &lt;i&gt;Freedom &lt;/i&gt; et en brochure, 1896, 10 p.), un rapport adress&#233; au Congr&#232;s anarchiste de Paris (1900), &lt;i&gt;L'Action &#233;conomique et r&#233;volutionnaire&lt;/i&gt; (en italien, Londres, 1903, 16 p.), &lt;i&gt;Concentration of Capital, a Marxian Fallacy &lt;/i&gt; (Londres, &lt;i&gt;Freedom&lt;/i&gt;, 25 p.). etc.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_5094 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH233/max_nettlau-44127-49d49.jpg?1774708418' width='150' height='233' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Max Nettlau&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Un jour, en 1899, je pense, Tcherkesov parcourait par hasard, chez Domela Nieuwenhuis, la brochure de Victor Consid&#233;rant :&lt;i&gt; Principe du Socialisme, Manifeste de la D&#233;mocratie au XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &lt;/i&gt; (Paris, librairie phalanst&#233;rienne, 1847, 157 p. in-16) ; il en existe une &#233;dition de 1841 (&lt;i&gt;Bases de la Politique positive&lt;/i&gt;, Paris, &#171; La Phalange &#187;, IV, 119 p. in-8&#176;). C'est une des brochures fouri&#233;ristes les moins rares. Il fut frapp&#233; par des ressemblances avec le &lt;i&gt;Manifeste du parti communiste &lt;/i&gt; de Marx et Engels (1848, f&#233;vrier) qu'il avait gard&#233; en m&#233;moire d'apr&#232;s sa traduction russe imprim&#233;e &#224; Londres dans les ann&#233;es soixante et attribu&#233;e &#224; Bakounine. Il v&#233;rifia du reste d'apr&#232;s une autre &#233;dition, et revint &#224; Londres fermement convaincu que Marx et Engels &#233;taient de vulgaires plagiaires qui avaient vol&#233; le travail de Consid&#233;rant. Il se mit &#224; comparer les deux textes et ses articles &lt;i&gt;Un Plagiat tr&#232;s scientifique, &#192; propos de deux Manifestes &lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Temps Nouveaux&lt;/i&gt;, 14 avril au 26 mai 1900) sont le r&#233;sultat de son travail. Il en a parl&#233; plus tard, dans une r&#233;ponse &#224; Kautsky et il m'a montr&#233; en 1903, de quelle mani&#232;re peu consciencieuse F. Engels se servit, pour un livre paru en 1845, d'un livre de Buret (1840) ; tout cela se trouve aussi dans les &lt;i&gt;Temps Nouveaux &lt;/i&gt; et dans &lt;i&gt;Freedom&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois qu'il n'est personne ayant vu mes travaux sur Bakounine, ou connaissant l'esprit de ce que j'ai pu &#233;crire en observations g&#233;n&#233;rales, qui m'accusera d'une tendresse quelconque envers Marx et Engels et leurs adh&#233;rents. Et pourtant, je dois dire que les arguments de Tcherkesov ne m'ont jamais donn&#233; compl&#232;te satisfaction et il a, du reste, toujours connu mon scepticisme &#224; ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;small&gt;&lt;i class=&#034;fa-asterisk fas&#034;&gt;&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;1905. &#8213; L'Universit&#233; Populaire de Tiflis&lt;/h3&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_5091 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;58&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/warlaam_tcherkesoff_et_son_epouse_frida.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH202/warlaam_tcherkesoff_et_son_epouse_frida-9bf11-134ed.jpg?1774708418' width='150' height='202' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Warlaam Tcherkesoff (Cherkezishvili) et son &#233;pouse Frida&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e m&#233;morable de 1905 s'approche et la premi&#232;re r&#233;volution russe s'annonce. Tous les Russes sont amnisti&#233;s et Tcherkesov, lav&#233; ainsi de son pass&#233; noir, proc&#232;de bient&#244;t en Russie, avec sa femme, &#224; un voyage prolong&#233;, duquel un journal am&#233;ricain le &lt;i&gt;Chicago Daily News&lt;/i&gt;, o&#249; il a beaucoup &#233;crit, conservera un r&#233;cit int&#233;ressant. Il se fixa &#224; Tiflis, o&#249; la r&#233;action se fait bient&#244;t jour comme partout ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, pendant ces mois d'une libert&#233; relative, apr&#232;s la premi&#232;re r&#233;volution russe, Tcherkesov organisa, &#224; Tiflis, l'Universit&#233; populaire avec des conf&#233;rences et des classes en russe, g&#233;orgien, arm&#233;nien et tartare. L'administration de cette universit&#233; &#233;tait enti&#232;rement entre les mains des ouvriers et chaque nationalit&#233; organisa sa section autonome, invita des conf&#233;renciers, etc., mais chaque mois les sections se r&#233;unissaient pour discuter les questions g&#233;n&#233;rales. L'id&#233;e de Tcherkesov &#233;tait de r&#233;tablir, en pratique, la solidarit&#233; parmi les nationalit&#233;s qui, quelques mois auparavant, gr&#226;ce aux instigations du gouvernement russe, &#233;tait rudement &#233;branl&#233;e par les massacres arm&#233;niens-tartares. L'Universit&#233; Populaire ne tarda &#224; jouir d'une grande faveur ; elle se d&#233;veloppa et organisa des filiales dans toutes les villes. Par la suite, cette institution prit un grand &#233;lan, sous le r&#233;gime de la r&#233;publique g&#233;orgienne ind&#233;pendante (1918-21), quand elle re&#231;ut des subsides du gouvernement ; on se pr&#233;parait alors &#224; &#233;largir le mouvement, lorsque l'invasion bolcheviste mit fin &#224; tout. Le pr&#233;sident de l'Universit&#233; Populaire, Natadze, fut arr&#234;t&#233; et mourut de faim en prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers le mois d'avril 1907, les G&#233;orgiens r&#233;dig&#232;rent une &#171; P&#233;tition du Peuple g&#233;orgien &#224; la Conf&#233;rence internationale de la Paix &#224; La Haye, 1907. &#187; (4 pp. Fol. 18, juin 1907), dont Tcherkesov fut porteur et qui lui valut un nouvel exil, ce qui montre qu'il fut toujours le porte-parole de son pays devant l'opinion europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 1907, il vit dans le m&#234;me milieu anglais qu'auparavant. Ses voyages &#224; Paris, ville o&#249; il se sent mieux, eut chaque fois pour effet de le rajeunir, en pr&#233;sence de son optimisme, de sa joie na&#239;ve &#224; chaque succ&#232;s ouvrier, &#224; chaque manifestation de l'esprit de r&#233;volte, on ne pense pas &#224; son &#226;ge. La guerre arrive, et &#224; sa mani&#232;re de voir, pareille en ce moment &#224; celle de Kropotkine, le s&#233;pare de beaucoup de camarades, entre autres, de Malatesta.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;small&gt;&lt;i class=&#034;fa-asterisk fas&#034;&gt;&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;1917. &#8213; L'ind&#233;pendance g&#233;orgienne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'en 1917, la seconde r&#233;volution &#233;clata et que la r&#233;publique y fut proclam&#233;e, tous les proscrits rentr&#232;rent en Russie. En mai 1917, deux semaines avant Kropotkine, Tcherkesov arrive &#224; Petrograd. Voyant que les partis socialistes &#233;taient aussi centralistes que les r&#233;actionnaires russes, Tcherkesov, apr&#232;s avoir pass&#233; quelques semaines avec Kropotkine, et envisag&#233; la situation avec celui-ci, partit pour la G&#233;orgie en vue d'y travailler contre la tendance marxiste et &#233;tatiste qui se faisait jour en Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le coup d'&#201;tat bolch&#233;viste &#224; Petrograd et Moscou, les social-d&#233;mocrates (mench&#233;vistes), g&#233;orgiens, arm&#233;niens et tartares, proclam&#232;rent la r&#233;publique f&#233;d&#233;rative de Transcaucasie. Les bolchevistes russes c&#233;d&#232;rent, par le trait&#233; de Brest-Litowsk, quelques provinces g&#233;orgiennes et arm&#233;niennes aux Turcs qui s'empress&#232;rent de s'emparer de ce territoire. Les G&#233;orgiens et Arm&#233;niens essay&#232;rent de s'y opposer, mais les Tartares ne voulaient pas se battre contre leurs coreligionnaires et la f&#233;d&#233;ration transcaucasienne fut dissoute. Aussit&#244;t, la G&#233;orgie reprenait, en mai 1918, son existence nationale ind&#233;pendante, interrompue par un si&#232;cle d'oppression russe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les G&#233;orgiens se mirent &#224; l'&#339;uvre en vue d'organiser leur vie sur une base vraiment d&#233;mocratique et m&#234;me socialiste. Des r&#233;formes agraires tr&#232;s radicales, le suffrage universel pour hommes et femmes, furent introduits. La G&#233;orgie se d&#233;clara neutre, et de m&#234;me qu'elle avait refus&#233; de prendre part, avec les Bolchevistes, au trait&#233; de Brest-Litowsk, de m&#234;me elle refusait de se joindre aux interventions arm&#233;es de Denikine et de Wrangel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie &#233;conomique commen&#231;ait &#224; reprendre, et l'ordre et la tranquillit&#233; relative faisaient dire aux r&#233;fugi&#233;s russes que la G&#233;orgie &#233;tait le seul coin de l'ancien empire o&#249; r&#233;gnaient la paix et la libert&#233;. De son c&#244;t&#233;, la d&#233;l&#233;gation socialiste internationale qui se rendit en G&#233;orgie, en septembre 1920, se d&#233;clara enchant&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;small&gt;&lt;i class=&#034;fa-asterisk fas&#034;&gt;&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'invasion bolcheviste&lt;/h3&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_5095 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;86&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/22_2_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH346/22_2_-62825.jpg?1774708419' width='500' height='346' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;L'entr&#233;e de la 11&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Arm&#233;e rouge de Russie sovi&#233;tique &#224; Tbilissi le 25 f&#233;vrier 1921.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, le peuple g&#233;orgien ne devait pas continuer &#224; jouir de son droit de vivre sa vie nationale. Trotsky, le chef du militarisme bolcheviste, sut imposer son plan de conqu&#234;te imp&#233;rialiste aux autres Bolchevistes, et en f&#233;vrier 1921, sans d&#233;claration de guerre, les arm&#233;es rouges command&#233;es par des g&#233;n&#233;raux tsaristes, envahirent la G&#233;orgie. Malgr&#233; une r&#233;sistance h&#233;ro&#239;que de toute la nation, le triomphe resta au nombre &#233;crasant des Russes, et la G&#233;orgie fut sovi&#233;tis&#233;e. Les r&#233;quisitions poursuivies m&#233;thodiquement, en vue de transporter en Russie toutes les richesses, toutes les denr&#233;es, caus&#232;rent en peu de temps la famine. Toute libert&#233; politique et civile fut supprim&#233;e, la Tch&#233;ka et l'arm&#233;e russe r&#233;gnant en ma&#238;tres tout puissants. Les &#233;l&#233;ments avanc&#233;s, socialistes et intellectuels furent arr&#234;t&#233;s comme otages. Jamais le r&#233;gime tsariste n'a caus&#233; autant de mis&#232;re, de d&#233;sespoir que le r&#232;gne sanguinaire des bolchevistes s'abritant. sons les plis du drapeau ronge, soi-disant socialiste. Toujours ami du peuple russe, le peuple g&#233;orgien est absolument uni dans sa demande d'&#234;tre lib&#233;r&#233; des arm&#233;es russes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En voyant qu'aucune propagande contre le pr&#233;tendu socialisme-marxisme bolcheviste n'&#233;tait possible en G&#233;orgie et que tout autre travail d'organisation sociale lui &#233;tait interdit sous le r&#233;gime de terreur en vigueur, Tcherkesov se d&#233;cida &#224; revenir en Europe pour d&#233;fendre les droits de son pays devant ceux qui sont convaincus que la libert&#233; et la justice doivent faire les bases de l'existence nationale et individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tcherkesov a &#233;t&#233; actif jusqu'au moment o&#249; la maladie l'a terrass&#233;. Il a pris la parole en public, pour la derni&#232;re fois, le 30 mai 1921, au cours d'un meeting organis&#233; sur son initiative, en faveur des r&#233;volutionnaires emprisonn&#233;s en Russie. C'est un sujet qui ne laissait son esprit en repos, ni jour, ni nuit. Le meeting, pr&#233;sid&#233; par le syndicaliste Turner, fut un succ&#232;s. Quelques semaines avant sa mort, il s'occupait encore &#224; traduire une brochure publi&#233;e par des G&#233;orgiens en protestation contre le r&#233;gime bolcheviste et sa d&#233;fense plus ou moins avou&#233;e, par la d&#233;l&#233;gation des &lt;i&gt;Trade Unions&lt;/i&gt;, en Russie.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;small&gt;&lt;i class=&#034;fa-asterisk fas&#034;&gt;&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; donc quelques pages de la vie d'un homme qui a toujours travaill&#233; &#224; nous rapprocher de l'&#226;ge de la libert&#233; et de la solidarit&#233;, et qui a fait cela en cr&#233;ant autour de lui une atmosph&#232;re d'optimisme courageux, de camaraderie et de bons proc&#233;d&#233;s r&#233;ciproques, qui a enseign&#233; &#224; ceux que la propagande avait touch&#233;s, &#224; se sentir &lt;i&gt;at home &lt;/i&gt; dans l'anarchie. La G&#233;orgie telle qu'il la r&#234;vait nous, a toujours paru extraite d'une utopie libertaire. Puisse, en souvenir de Tcherkesov, ce r&#234;ve devenir une r&#233;alit&#233;, pour la G&#233;orgie et pour nous tous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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