<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.partage-noir.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>PARTAGE NOIR</title>
	<link>https://www.partage-noir.fr/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.partage-noir.fr/spip.php?id_rubrique=223&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>PARTAGE NOIR</title>
		<url>https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L144xH144/siteon0_copie-9a1a7.jpg?1774693359</url>
		<link>https://www.partage-noir.fr/</link>
		<height>144</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Balkanski, un anarchiste bulgare exil&#233;</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/balkanski-un-anarchiste-bulgare-exile</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.partage-noir.fr/balkanski-un-anarchiste-bulgare-exile</guid>
		<dc:date>2023-04-16T10:06:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Notre camarade bulgare Georges Grigorov, dit Balkanski, est d&#233;c&#233;d&#233; le 12 octobre dernier &#224; Sofia. Pour mieux lui rendre hommage, nous avons recueilli le t&#233;moignage d'un des plus anciens compagnons, Ivan Drandov, qui encore aujourd'hui en exil &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publi&#233; dans &lt;i&gt;Le Monde libertaire&lt;/i&gt; n&#176;1074 du 6 mars 1997&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-le-monde-libertaire-no1074-du-6-mars-1997-" rel="directory"&gt;Le Monde libertaire n&#176;1074 du 6 mars 1997&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1349-30a10.jpg?1774739929' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Notre camarade bulgare Georges Grigorov, dit Balkanski, est d&#233;c&#233;d&#233; le 12 octobre dernier &#224; Sofia. Pour mieux lui rendre hommage, nous avons recueilli le t&#233;moignage d'un des plus anciens compagnons, Ivan Drandov, qui encore aujourd'hui en exil &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publi&#233; dans &lt;i&gt;Le Monde libertaire&lt;/i&gt; n&#176;1074 du 6 mars 1997&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_2046 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH210/bdic_fp_2520_1997_1074_0009_copiefff-f3b8d-85e35.jpg?1774725461' width='150' height='210' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Ivan Drandov&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Georges Grigorov est n&#233; dans le village de Dolna-Orehovitza, en Bulgarie du Nord, dans une famille assez riche pour l'&#233;poque. Apr&#232;s avoir termin&#233; l'&#233;cole primaire, il quitte son village natal pour Tirnovo, l'ancienne capitale bulgare, o&#249; il va au lyc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bulgarie vit &#224; l'&#233;poque une p&#233;riode assez agit&#233;, avec une guerre balkanique d&#232;s 1912, imm&#233;diatement suivie de la guerre mondiale, qui verront la d&#233;faite du pays. P&#233;riode &#233;galement de conflits ouverts entre mouvements r&#233;volutionnaires et r&#233;action fasciste. Le mouvement anarchiste est alors assez fort dans cette r&#233;gion. Georges s'int&#233;resse &#224; l'anarchisme d&#232;s ses quinze-seize ans : il participe &#224; l'&#339;uvre de propagande, assiste aux r&#233;unions clandestines et h&#233;berge des clandestins dans sa chambre d'&#233;tudiant ou m&#234;me dans la maison de son p&#232;re r&#233;actionnaire. La gr&#232;ve des chemins de fer en 1919 sera tr&#232;s importante pour sa formation politique. Uniquement soutenue par les anarchistes &#8212; les sociaux-d&#233;mocrates et les communistes lui &#233;tant hostiles &#8212; cette longue gr&#232;ve se terminera par un &#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Victime du fascisme &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1923 se produit un coup d'&#201;tat inspir&#233; par le fascisme italien, coup d'&#201;tat extr&#234;mement sanglant qui liquide 30 000 vies, tout d'abord les partisans du parti au gouvernement, en second lieu les anarchistes qui d&#233;cident de prendre les armes contre le nouveau r&#233;gime militaire fasciste. Nombreux sont ceux qui tombent, fusill&#233;s, emprisonn&#233;s ou exil&#233;s. Le parti communiste reste spectateur des &#233;v&#233;nements tandis que le parti social-d&#233;mocrate participe moralement au putsch. En 1924, la vie devient impossible pour Georges en Bulgarie &#224; cause de la r&#233;pression qui est incessante : il s'exile en Tch&#233;coslovaquie o&#249; il travaille comme mara&#238;cher. Mais la police l'expulse vers la Roumanie, d'o&#249; il retournera en Bulgarie lorsque le r&#233;gime se d&#233;mocratisera de nouveau, apr&#232;s un changement de chef de gouvernement. Avec des camarades lib&#233;r&#233;s de prison et des clandestins, la propagande peut reprendre. Des organisations abstentionnistes sont alors cr&#233;&#233;es pour servir de paravent &#224; l'action des anarchistes. Il assiste &#224; la premi&#232;re conf&#233;rence de la F&#233;d&#233;ration anarchiste communiste bulgare (FAC-B) &#224; Kasanloque en 1927.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Georges est de nouveau oblig&#233; de s'exiler. Il se rend alors en France, &#224; Toulouse, o&#249; il demeurera trois ans, le temps d'achever ses &#233;tudes d'ing&#233;nieur agronome. Il reste en contact avec le mouvement bulgare de l'int&#233;rieur ou en &#233;migration en Yougoslavie, en Autriche, ainsi qu'avec les anarchistes fran&#231;ais et espagnols. Il cr&#233;e avec des camarades &#233;tudiants et ouvriers une coop&#233;rative qui aide &#233;conomiquement les nouveaux venus et les ch&#244;meurs. Il tombe amoureux de sa coll&#232;gue &#233;tudiante en agronomie Raina V&#233;deva, bulgare, laquelle devient ensuite sa compagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De retour en Bulgarie, en &#233;t&#233; 1930, il commence une carri&#232;re de professeur dans les &#233;coles professionnelles d'agriculture. En 1936, la FAC-B le d&#233;l&#232;gue en Espagne pour qu'il se rende aux c&#244;t&#233;s de la CNT-FAI. Il sort clandestinement de Bulgarie, porteur d'un faux passeport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Espagne, il effectue un travail &#224; la radio en diffusant des &#233;missions d'information sur la r&#233;volution &#224; destination des pays slaves. En tant qu'agronome, il visite un grand nombre de collectivit&#233;s. Il est t&#233;moin des &#233;v&#233;nements provoqu&#233;s par les staliniens en mai 1937 &#224; Barcelone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1940, apr&#232;s la d&#233;faite de la r&#233;volution espagnole, il revient en Bulgarie. En 1943, en raison de ses activit&#233;s r&#233;volutionnaires, il est arr&#234;t&#233; en envoy&#233; en camp de concentration sur le Danube o&#249; il travaille jusqu'en septembre 1944.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette date, sous la pression de l'arm&#233;e sovi&#233;tique se produit un nouveau coup d'&#201;tat qui voit l'&#233;limination du pouvoir fasciste. Arrive alors une courte p&#233;riode de relative libert&#233; pendant laquelle les organisations, et la FAC-B parmi elles, sortent de la clandestinit&#233;. Le journal f&#233;d&#233;ral,&lt;i&gt; La Pens&#233;e ouvri&#232;re&lt;/i&gt;, hebdomadaire, peut sortir au grand jour. Le mouvement anarchiste conna&#238;t une renaissance importante. Des organisations locales, d&#233;partementales et r&#233;gionales se forment dans beaucoup de villes et de villages. Le mouvement de jeunesse anarchiste prend alors une telle ampleur que les bolcheviques s'en effraient et, sous pr&#233;texte de provocations, commencent &#224; exercer une r&#233;pression s&#233;v&#232;re : ainsi, d&#232;s le 10 mars 1945, une conf&#233;rence de quatre-vingt-six personnes est enferm&#233;e en camp de concentration.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Victime du bolchevisme &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Georges collabore &#224; la r&#233;daction du journal et fait partie du secr&#233;tariat de la f&#233;d&#233;ration. Il est aussi &#224; l'origine d'un projet de statut pour une CNT bulgare. Mais il est victime de perp&#233;tuelles vexations : arr&#234;t&#233;, maltrait&#233;, priv&#233; de travail, il quitte de nouveau clandestinement la Bulgarie pour la Turquie en 1948 o&#249; il peut alors informer les anarchistes occidentaux de la terreur qui r&#232;gne sur la soci&#233;t&#233; bulgare. Apr&#232;s la liquidation de tous les partis politiques est arriv&#233; le tour de la F&#233;d&#233;ration anarchiste et le 16 d&#233;cembre 1948 se produit un coup de filet contre les anarchistes sur tout le pays. Dans un petit pays comme la Bulgarie, il a exist&#233; jusqu'en 1989, pendant toute la p&#233;riode d'h&#233;g&#233;monie bolchevique, soixante-dix camps de concentration.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_2045 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH191/balkanski_g-1f348-0b08a.jpg?1774725461' width='150' height='191' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Balkanski (1968)&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En Turquie, Georges organise son d&#233;part pour l'Italie, o&#249; il se retrouve une fois encore en prison, &#224; Lipari et Frasqueti. Les camarades, italiens de la FAI se lancent de toutes leurs forces dans une campagne pour sa lib&#233;ration. A la fin de 1949, il est &#224; Paris avec d'autres exil&#233;s bulgares, il cr&#233;e l'UAB (qui adh&#233;rera plus tard &#224; l'IFA) et la CNT-B qui deviendra section de l'AIT. Un bulletin d'information sur la situation en Bulgarie commence &#224; para&#238;tre, on publie des brochures traduites en fran&#231;ais, italien, espagnol, su&#233;dois. En dehors de ce travail, il est &#233;galement membre du secr&#233;tariat de l'AIT et participe aux diff&#233;rents congr&#232;s internationaux anarchistes, &#224; Londres en 1958 et &#224; Carrare en 1968, ou plus tard au Portugal et en Espagne apr&#232;s la chute du franquisme. C'est durant cette p&#233;riode &#233;galement qu'il &#233;crit plus de quarante ouvrages traduits dans de nombreuses langues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'&#233;croulement du bolchevisme, il retourne une fois encore en Bulgarie. Il passe les derniers jours de sa vie &#224; Sofia, o&#249; il &#233;crit un livre intitul&#233; &lt;i&gt;Un si&#232;cle de mouvement anarchiste bulgare&lt;/i&gt; qu'il ne pourra achever. Ainsi se termine, &#224; quatre-vingt-dix ans une vie bien remplie et enti&#232;rement consacr&#233;e &#224; l'id&#233;al anarchiste. Avec lui, le mouvement anarchiste bulgare et international perd un militant de valeur et un combattant pour la libert&#233;, la solidarit&#233; et le bien-&#234;tre de la classe laborieuse, contre l'exploitation du capitalisme d'&#201;tat ou priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Philippe &lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://anarlivres.free.fr/pages/biblio/complements/balkanski.html" class="spip_out"&gt;Bibliographie des ouvrages en fran&#231;ais de Balkanski sur Anarlivres&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
