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	<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Antonio Tellez Sala, pr&#233;sent ! </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rolf Dupuy </dc:creator>


		<dc:subject>Antonio Tellez Sala</dc:subject>
		<dc:subject>CNT</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>Archives du Monde libertaire</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Printemps 1946, par une nuit sans lune, un petit bateau de p&#234;che, apr&#232;s une premi&#232;re ten&#173;tative infructueuse, la veille, due &#224; une mer particuli&#232;rement agit&#233;e, d&#233;barquait discr&#232;te&#173;ment sur une plage, entre Pasajes de San Pedro et San Sebastian, Antonio Tellez Sola, militant des Jeunesses libertaires qui, pendant toute la travers&#233;e, cach&#233; sous une b&#226;che, avait gard&#233; son pistolet &#224; port&#233;e de main n'ayant aucune confiance dans des contrebandiers qui pou&#173;vaient jouer sur tous les tableaux : vous faire payer votre passage et ensuite vous vendre &#224; la Guardia civil.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-le-monde-libertaire-no1394-du-14-au-20-avril-2005-" rel="directory"&gt;Le Monde libertaire n&#176;1394 du 14 au 20 avril 2005&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-antonio-tellez-sala-+" rel="tag"&gt;Antonio Tellez Sala&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-cnt-espagne-+" rel="tag"&gt;CNT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-archives-du-monde-libertaire-+" rel="tag"&gt;Archives du Monde libertaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH101/log-3646f.jpg?1787224016' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Printemps 1946, par une nuit sans lune, un petit bateau de p&#234;che, apr&#232;s une premi&#232;re ten&#173;tative infructueuse, la veille, due &#224; une mer particuli&#232;rement agit&#233;e, d&#233;barquait discr&#232;te&#173;ment sur une plage, entre Pasajes de San Pedro et San Sebastian, Antonio Tellez Sola, militant des Jeunesses libertaires qui, pendant toute la travers&#233;e, cach&#233; sous une b&#226;che, avait gard&#233; son pistolet &#224; port&#233;e de main n'ayant aucune confiance dans des contrebandiers qui pou&#173;vaient jouer sur tous les tableaux : vous faire payer votre passage et ensuite vous vendre &#224; la Guardia civil. Tonio, qui ne n&#233;gligeait aucun d&#233;tail, &#233;tait habill&#233; de pied en cap de v&#234;te&#173;ments &#233;tiquet&#233;s en Espagne &#8211; combien d'autres camarades avaient &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;s par la Guardia civil &#224; cause de costumes taill&#233;s en France &#8211; et n'avait m&#234;me pas averti l'organisa&#173;tion de son d&#233;part, afin d'&#233;viter toute fuite. Pendant trois mois, il allait parcourir plusieurs r&#233;gions d'Espagne &#8211; Madrid, les Asturies et la Catalogne &#8211; dans l'intention premi&#232;re d'y r&#233;a&#173;liser un film sur la gu&#233;rilla et d&#233;j&#224; avec cette volont&#233; qui ne le quittera plus de sauver la m&#233;moire des combattants antifranquistes, non pour en &#171; faire des h&#233;ros ou des martyrs, mais parce que ces lutteurs antifranquistes &#233;taient des Hommes avec un grand H, ne m&#233;ritant pas un silence qui serait le pire des crimes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_6378 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH615/sans_titre-6-6-0fba7.jpg?1787224422' width='500' height='615' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Fils de cheminot, Antonio Tellez Sola est n&#233; &#224; Tarragone le 18 janvier 1921 et &#233;migre encore enfant avec ses parents &#224; Soto de Rey aux Asturies o&#249; les &#233;v&#233;nements d'octobre 1934 le marquent profond&#233;ment. En juillet 1936, il est &#224; L&#233;rida o&#249; il adh&#232;re &#224; la F&#233;d&#233;ration ib&#233;&#173;rique des jeunesses libertaires (FIJL). Apr&#232;s avoir v&#233;cu toute la p&#233;riode r&#233;volutionnaire &#224; L&#233;rida, Tarragone et Barcelone, il est appel&#233; sous les drapeaux (classe dite des &#171; biberons &#187;) lors de l'avanc&#233;e franquiste sur la Catalogne et de la Retirada de f&#233;vrier 1939. Pass&#233; en France, il est intern&#233;, comme des mil&#173;liers d'autres r&#233;fugi&#233;s, au camp de Septfonds (Tarn-et-Garonne) r&#233;serv&#233; aux ouvriers sp&#233;&#173;cialis&#233;s. En f&#233;vrier 1940, il est envoy&#233; comme ouvrier coffreur &#224; la construction d'une poudrerie &#224; Lannemezan (Hautes-Pyr&#233;n&#233;es). Apr&#232;s la signature de l'armistice de juin 1940, et pour &#233;viter d'&#234;tre renvoy&#233; en camp, il s'enfuit et se r&#233;fugie dans le petit hameau de Cantaous-Tuzaguet o&#249; il travaille comme pay&#173;san jusqu'en septembre o&#249; il est arr&#234;t&#233; et intern&#233; au camp d'Argel&#232;s-sur-Mer puis enr&#244;l&#233; dans la 321&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Compagnie de travailleurs &#233;trangers (CTE), envoy&#233; en mars 1942 &#224; Mende (Loz&#232;re) puis en f&#233;vrier 1943 comme &#171; fauteur de trouble &#187; aux mines d'antinloine de Collet-de-D&#232;ze. D&#233;nonc&#233; aux Allemands, il est transf&#233;r&#233; &#224; Agde pour participer &#224; la construction de fortifications. Apr&#232;s avoir sabot&#233; en mars 1944 la ligne de chemin de fer Perpignan-B&#233;ziers, il s'enfuit et se cache &#224; Saint-Affrique dans l'Aveyron, o&#249; il travaille dans un h&#244;pital. Menac&#233; d'&#234;tre d&#233;port&#233; en Allemagne, il fuit &#224; La Cavalerie o&#249;, en contact avec la R&#233;sistance, il organise l'&#233;vasion de pri&#173;sonniers russes puis s'int&#232;gre &#224; un maquis espagnol de la r&#233;gion de Decazeville et parti&#173;cipe en ao&#251;t aux combats pour la lib&#233;ration de Rodez avec la 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; brigade de FFI. En octobre 1944, comme de nombreux autres libertaires croyant &#224; la chute imminente du r&#233;gime franquiste, Antonio Tellez, sous le nom de &#171; Tarra &#187;, participe &#224; l'invasion du val d'Aran dans le cadre de l'op&#233;ration Reconquista de Espa&#241;a organis&#233;e par l'Union nationale espagnole (UNE) sous la direction du Parti communiste. Apr&#232;s l'&#233;chec de l'op&#233;ra&#173;tion, il s'installe &#224; Toulouse o&#249;, dans le cadre du Mouvement libertaire espagnol (MLE), il s'occupe de r&#233;cup&#233;rer de l'armement pour les groupes qui partent en Espagne et rencontre la plupart des militants, Francisco Sabate Llopart &#171; El Quico &#187;, Jos&#233; Lluis Facerias, Raul Carballeira Lacunza, Ramon Gonzalez Sanmarti, Ignacio Zubizarreta Aspas, et tant d'autres qui allaient laisser leur vie dans un combat incessant contre le franquisme.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_6371 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;39&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L336xH397/franco_cazorla_amador_rennes_1944-2-bbbd4-e7e40.jpg?1787220358' width='336' height='397' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Diego Franco Cazorla (Rennes, 1944) &lt;/small&gt;.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En 1945, Antonio Tellez est nomm&#233; au Comit&#233; national de la FIJL, en France, aux c&#244;t&#233;s de Benito Milla Navarro, l'Argentin Raul Carballeira Lacunza, Juan Alcacer Albert et Liberto Sarrau Royes. En avril 1946, il d&#233;mis&#173;sionne du CN de la FIJL pour effectuer une mission en Espagne et s'int&#233;grer &#224; la gu&#233;rilla. Apr&#232;s trois mois pass&#233;s en Espagne, il rentre en France en juillet 1946 par Irun. C'est lors de ce voyage de retour que, dans un h&#244;tel de Saint&#173;-Jean-de-Luz, il croise une nuit le jeune mili&#173;tant Diego Franco Cazorla &#171; Amador Franco &#187; en route pour l'Espagne, et avec qui il va dis&#173;cuter une partie de la nuit, et m&#234;me se dispu&#173;ter, Antonio tentant en vain de convaincre son camarade de ne pas emporter avec lui, en plus d'un &#233;metteur radio, de pesants et encom&#173;brants paquets de journaux (&lt;i&gt;Ruta, Solidaridad 0brera, CNT&lt;/i&gt;), parce qu'&#171; il est trop con de risquer sa vie pour des journaux &#187;. Tonio sera l'un des derniers &#224; voir Diego vivant : arr&#234;t&#233; &#224; Irun peu apr&#232;s son passage de la fronti&#232;re, Diego Franco Cazorla est condamn&#233; &#224; mon et fusill&#233; le 2 mai 1947 aux c&#244;t&#233;s d'Antonio Lopez, un autre militant des Jeunesses libertaires envoy&#233; par l'exil pour y renforcer l'organisation &#224; Barcelone.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_6374 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;28&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L336xH394/sans_titre-5-11-b490c.jpg?1787222608' width='336' height='394' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Antonio Tellez Sola (1948) &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En juillet 1947, repr&#233;sentant de la FIJL, Tonio participe au Festival mondial de la jeunesse &#224; Prague, puis &#224; un voyage en Yougo&#173;slavie dont il fait le r&#233;cit dans l'hebdomadaire de la FIJL, &lt;i&gt;Ruta &lt;/i&gt; (n&#176; 117 &#224; 120). Il publie de nombreux articles, dessins et une sorte de bande dessin&#233;e (&lt;i&gt;Las aventuras del se&#241;or Coleta&lt;/i&gt;, 1949) dans l'ensemble de la presse libertaire de l'exil et plus particuli&#232;rement les hebdoma&#173;daires &lt;i&gt;Ruta&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;CNT &lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Solidaridad Obrera&lt;/i&gt;. Li&#233; &#224; un petit groupe d'artistes, dont Antonio Garcia Lamolla, qui se r&#233;unissaient r&#233;guli&#232;rement autour du peintre Maurice Vlaminck, et sui&#173;vant le mod&#232;le au d&#233;but du si&#232;cle du suppl&#233;&#173;ment litt&#233;raire du c&#233;l&#232;bre organe anarchiste fran&#231;ais &lt;i&gt;les Temps nouveaux&lt;/i&gt;, il est en 1954 l'un des fondateurs avec Fernando Gomez Pelaez du suppl&#233;ment litt&#233;raire de &lt;i&gt;Solidaridad 0brera &lt;/i&gt; 1954-1961, 96 num&#233;ros).&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_6372 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;76&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/sans_titre-2-34.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH338/sans_titre-2-34-1e518.jpg?1787224017' width='500' height='338' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt; Dueso, T&#233;llez, Gomez Pelaez, Jos&#233; Mu&#241;oz, Molinos (1958, routage d'&lt;i&gt;Atalaya&lt;/i&gt;) &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En 1957-1958, pour tenter de mettre un terme &#224; l'immobilisme des responsables du MLE, il participe &#224; la fondation du journal &lt;i&gt;Atalaya &lt;/i&gt; (Paris, 1957-1958, sept num&#233;ros), entreprise qui sera condamn&#233;e par les orga&#173;nismes repr&#233;sentatifs du MLE. Lass&#233; des luttes intestines, il cesse d&#232;s lors de militer et se consacre &#224; recueillir l'histoire des groupes d'ac&#173;tion libertaires en Espagne pour, d'une part, les revendiquer en tant que r&#233;sistants antifran&#173;quistes et, d'autre part, en perp&#233;tuer la m&#233;moire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devenu journaliste au secteur internatio&#173;nal de l'Agence France-Presse (AFP), il sera l'un des rares anarchistes &#224; travailler pendant les &#233;v&#233;nements de mai 1968, arguant du fait qu'il est plus qu'important de transmettre dans le monde entier les d&#233;p&#234;ches concernant ces &#233;v&#233;nements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, il se montre solidaire de tous les jeunes militants (Mouvement ib&#233;rique de lib&#233;ration, GARI) qui, dans les ann&#233;es 1970, vont renouer avec la lutte concr&#232;te contre le franquisme.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_6377 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;119&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L400xH290/tellez03-c7669.jpg?1787224321' width='400' height='290' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Antoni T&#233;llez avec Franco Leggio pr&#233;parant l'&#233;dition italienne du livre de Sabat&#233; (Tipografia Edigraf. Catania, 1971)&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Apatride jusqu'en 1978 o&#249; il r&#233;cup&#232;re sa nationalit&#233;, il voyage pour la premi&#232;re fois d'une mani&#232;re l&#233;gale dans son pays avec sa compagne Armonia Perez, en pensant que la chute du franquisme allait enfin permettre de faire sauter la chape de plomb qui s'&#233;tait abat&#173;tue sur l'Espagne depuis quarante ans, et de revendiquer au grand jour ces milliers d'hommes et de femmes qui avaient donn&#233; leur vie ou au mieux avaient pass&#233; de longues ann&#233;es derri&#232;re les barreaux des prisons et p&#233;nitenciers. Malheureusement, la transition se fait sur un compromis historique entre les anciens franquistes et les partis et organisa&#173;tions dites d&#233;mocratiques, et elle a un prix : &#171; le silence sur le pass&#233; &#187;. Antonio enrage de cette situation, d'autant que m&#234;me le mouve&#173;ment libertaire organis&#233; et renaissant &#224; l'&#233;poque participe &#224; ce silence, ne revendi&#173;quant toujours pas la fine fleur de sa militance qui avait laiss&#233; la vie dans un combat sans espoir contre le terrorisme d'&#201;tat. La plupart des livres d'Antonio Tellez sur le sujet, traduits dans de nombreuses langues, n'ont jamais, &#224; de tr&#232;s rares exceptions, &#233;t&#233; annonc&#233;s ni m&#234;me critiqu&#233;s dans la presse libertaire tant de l'exil qu'en Espagne. &#192; part les siens, rares ont &#233;t&#233; les articles consacr&#233;s &#224; la r&#233;sistance et &#224; la gu&#233;rilla parus dans des organes du mouve&#173;ment anarchiste espagnol. Cela mettait Tonio dans une col&#232;re noire, surtout quand il consta&#173;tait l'empressement des communistes &#224; annexer et &#224; s'accaparer cette r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_6375 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;47&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/sxktsp.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH665/sxktsp-5f40e.jpg?1787224017' width='500' height='665' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Antonio T&#233;llez Sol&#224;, photo de Stuart Christie&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir pris sa retraite en mars 1986, Tonio s'installe pr&#232;s de C&#233;ret (Pyr&#233;n&#233;es&#173;-Orientales) et collabore &#224; la nouvelle presse libertaire espagnole (&lt;i&gt;Cultura Libertaria, Historia Libertaria, Polemica,&lt;/i&gt; etc) tout en continuant son travail de m&#233;moire sur la r&#233;sistance en Espagne et l'aide apport&#233;e &#224; des dizaines de cher&#173;cheurs, historiens, militants int&#233;ress&#233;s par le sujet. &#201;galement membre du Centre interna&#173;tional de recherches sur l'anarchisme (CIRA), Antonio Tellez a activement particip&#233; &#224; l' &#233;labo&#173;ration et &#224; la conception de deux des bulletins &#233;dit&#233;s par l'annexe de Marseille : &lt;i&gt;Les anarchistes espagnols dans la tourmente&lt;/i&gt; (1989) et&lt;i&gt; La presse libertaire espagnole pendant la clandestinit&#233;&lt;/i&gt; (1995).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antonio, dont certains craignaient les col&#232;res, &#233;tait d'une g&#233;n&#233;rosit&#233; sans limites et pratiquait un humour ravageur, mais il ne sup&#173;portait pas que l'on manque &#224; une parole don&#173;n&#233;e. Il se faisait un point d'honneur &#224; r&#233;pondre sur-le-champ &#224; n'importe lequel de ses nom&#173;breux correspondants, &#224; leur envoyer tout document ou photo pouvant les aider dans leurs recherches, bref &#224; partager son immense savoir, toujours dans ce but obs&#233;dant que la m&#233;moire fait partie du pr&#233;sent et du futur. Pour lui, les r&#233;volutions ne pouvaient &#234;tre une r&#233;a&#173;lit&#233; que s'il existait des r&#233;volutionnaires. Et si aujourd'hui il n'y en avait pas, alors il fallait cr&#233;er des consciences libres pour que le peuple se soul&#232;ve. Ses livres devaient aussi servir &#224; entretenir cette petite lueur d'espoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antonio Tellez, dont les forces d&#233;clinaient depuis l'&#233;t&#233; dernier, mais qui, jusqu'aux der&#173;niers jours, assuma son travail d'historien, r&#233;digeant des fiches pour un dictionnaire biographique des gu&#233;rilleros et r&#233;sistants amifranquistes sur lequel nous travaillons depuis plus de dix ans&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb_2A&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le dictionnaire des gu&#233;rilleros et r&#233;sistants antifranquistes, tente de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh_2A&#034;&gt;*&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, est mort le 26 mars 2005 &#224; Perpignan o&#249; il a &#233;t&#233; incin&#233;r&#233; le mardi 29. Il nous laisse orphelins, nous pour qui il &#233;tait plus qu'un fr&#232;re, un compagnon, un ami, un anarchiste pur comme il y en a si peu.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_6376 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;200&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/wdbts1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH389/wdbts1-98f71.jpg?1787224017' width='500' height='389' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Juan Busquets au Mas Tart&#225;s, base de gu&#233;rilla anarchiste de Tart&#225;s de Osseja (Languedoc-Roussillon). La fl&#232;che indique le point de passage des gu&#233;rilleros vers l'Espagne. Photo d'Antonio T&#233;llez Sol&#224;&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Je pense &#224; vous, Moni sa compagne, Juan Busquets Verges avec qui il &#233;tait retourn&#233;, il n'y a pas si longtemps, retrouver les ruines du Mas Tartas qui ser&#173;vait &#224; l'&#233;poque de base de d&#233;part pour les gu&#233;rilleros libertaires, Patrick &#224; Barcelone, Micha, Moska et Moustique, fid&#232;les parmi les fid&#232;les et me duele el alma.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://losdelasierra.info/" class="spip_out"&gt;Los de la sierra 1936-1975 - Dictionnaire des guerilleros et r&#233;sistants antifranquistes&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb_2A&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh_2A&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes _2A&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;*&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://losdelasierra.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le dictionnaire des gu&#233;rilleros et r&#233;sistants antifranquistes&lt;/a&gt;, tente de r&#233;pertorier les hommes et femmes de toutes tendances (anarchistes, communistes, socialistes, sans parti) ayant particip&#233; pendant pr&#232;s de quarante ans, (1936-1975) souvent au prix de leurs vies ou de longues ann&#233;es de prison et souvent dans une indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale, &#224; la lutte contre la dictature franquiste. Ce travail a &#233;t&#233; commenc&#233; il y a plus de vingt ans par l'historien libertaire Antonio T&#233;llez Sol&#225; (1921-2005) en collaboration avec Rolf Dupuy (1946-2025) du Centre International de Recherches sur l'Anarchisme (CIRA) de Marseille. (Ajout de Partage Noir le 20 ao&#251;t 2026)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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