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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Marie Goldsmith</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Pierrot</dc:creator>


		<dc:subject>Marie Goldsmith</dc:subject>
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		<dc:subject>&lt;i&gt;Plus loin&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>ESRI</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre Kropotkine</dc:subject>
		<dc:subject>Jean Grave</dc:subject>
		<dc:subject>&lt;i&gt;Les Temps nouveaux&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>Paul Delesalle</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En novembre 1891, un &#233;tudiant, blanquiste et tr&#232;s r&#233;volutionnaire, Jules-Louis Breton, qui plus tard entra au Parlement, fit distribuer un manifeste pour appeler la jeunesse des &#233;coles &#224; fonder un groupe socialiste. On se r&#233;unit d'abord chez Breton, puis dans une biblioth&#232;que fouri&#233;riste de la rue Mouffetard. Gr&#226;ce &#224; l'&#233;nergie du roumain, Georges Diamandy, le groupe se d&#233;clara internationaliste, ce qui &#233;carta de lui un tas de jeunes radicaillons, vaguement socialisants et trop f&#233;rus de politicaillerie. Gr&#226;ce &#224; la t&#233;nacit&#233; de Breton on ajouta au titre l'&#233;tiquette r&#233;volutionnaire. Et ainsi fut cr&#233;&#233;, en d&#233;cembre 1891, le premier groupe socialiste d'&#233;tudiants, celui des &#233;tudiants socialistes r&#233;volutionnaires internationalistes de Paris (ESRI).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-plus-loin-no95-mars-1933-" rel="directory"&gt;Plus Loin n&#176;95 - Mars 1933&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-source-fragments-d-histoire-de-la-gauche-radicale-+" rel="tag"&gt;Archives Autonomies&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-paul-delesalle-+" rel="tag"&gt;Paul Delesalle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/sans_titre-4fffffffffffffffff-e7b23.jpg?1774697731' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En novembre 1891, un &#233;tudiant, blanquiste et tr&#232;s r&#233;volutionnaire, Jules-Louis Breton, qui plus tard entra au Parlement, fit distribuer un manifeste pour appeler la jeunesse des &#233;coles &#224; fonder un groupe socialiste. On se r&#233;unit d'abord chez Breton, puis dans une biblioth&#232;que fouri&#233;riste de la rue Mouffetard. Gr&#226;ce &#224; l'&#233;nergie du roumain, Georges Diamandy, le groupe se d&#233;clara internationaliste, ce qui &#233;carta de lui un tas de jeunes radicaillons, vaguement socialisants et trop f&#233;rus de politicaillerie. Gr&#226;ce &#224; la t&#233;nacit&#233; de Breton on ajouta au titre l'&#233;tiquette r&#233;volutionnaire. Et ainsi fut cr&#233;&#233;, en d&#233;cembre 1891, le premier groupe socialiste d'&#233;tudiants, celui des &#233;tudiants socialistes r&#233;volutionnaires internationalistes de Paris (ESRI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;union de jeunes gens, ayant chacun leurs habitudes, leurs traditions, les pr&#233;jug&#233;s impos&#233;s par l'&#233;ducation, par l'instruction officielle, par le milieu familial et social, mais ayant un id&#233;alisme, mais avides de conna&#238;tre, ne redoutant pas les hypoth&#232;ses les plus audacieuses, se lan&#231;ant dans des discussions passionn&#233;es qui peu &#224; peu aboutissaient &#224; d&#233;molir les traditions, &#224; saper les pr&#233;jug&#233;s, &#224; changer les habitudes. Mais les membres du groupe n'avaient pas pour but de passer leur temps &#224; faire de l'esprit et &#224; cultiver le paradoxe. Ils avaient un id&#233;alisme et ils cherchaient &#224; le confirmer. On se mit imm&#233;diatement au travail sous la direction intellectuelle et morale des camarades plus &#226;g&#233;s, Alfred Bonnet, Suffren Raymond, Georges Diamandy, qui avaient quatre ou cinq ans de plus que les autres et qui avaient d&#233;j&#224; &#233;tudi&#233; les th&#233;ories socialistes. La premi&#232;re ann&#233;e fut consacr&#233;e &#224; la revue rapide des syst&#232;mes socialistes ant&#233;rieurs et &#224; une &#233;tude longue et pr&#233;cise du &lt;i&gt;Capital &lt;/i&gt; de Karl Marx&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous f&#251;mes souvent oblig&#233;s de changer de local au cours de cette premi&#232;re (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Les discussions furent toujours s&#233;rieuses. On prit le go&#251;t et l'habitude de la m&#233;thode, de la critique rationnelle, de la recherche de la v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_3974 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/jules-louis_breton_1913.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH667/jules-louis_breton_1913-ee448.jpg?1774708417' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Jules-Louis Breton &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Au noyau du d&#233;but, Bonnet, Breton, Chapoutot, Diamandy, Lorcin, Mouchette, Neuville, Pierrot, Suffren Raymond, R&#233;my, Thiercelin, L&#233;on Thivier, Ygouf, Z&#233;va&#232;s, Zimmer et d'autres dont j'ai oubli&#233; le nom, s'adjoignirent rapidement Attal, Ameline, Ducroquet, Julien, Lapie qui ne fit que passer, M&#233;tin, d'autres encore, des &#233;tudiants roumains, des &#233;tudiants russes (dont la colonie &#233;tait alors vivante et nombreuse &#224; cause des pers&#233;cutions tsaristes) et des &#233;tudiantes de m&#234;me nationalit&#233;. La presque unanimit&#233; des &#233;tudiantes &#224; cette &#233;poque &#233;taient &#233;trang&#232;res. Les pr&#233;jug&#233;s de la bourgeoisie fran&#231;aise s'opposaient &#224; ce que les jeunes filles entrassent &#224; l'Universit&#233; ; c'e&#251;t &#233;t&#233; pour elles la d&#233;ch&#233;ance. Parmi les cinq ou six &#233;tudiantes qui entr&#232;rent au groupe, il y eut Marie Goldsmith et son amie Roubanovitch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre effort &#233;tait de nous instruire nous-m&#234;mes et d'aider &#224; l'&#233;mancipation des travailleurs. Il nous paraissait qu'il &#233;tait de la discr&#233;tion la plus &#233;l&#233;mentaire de laisser ceux-ci discuter eux-m&#234;mes leurs int&#233;r&#234;ts et choisir parmi eux leurs repr&#233;sentants. Nous pensions que nous devions rester en dehors des luttes politiques et surtout ne pas nous offrir comme candidats dans les luttes &#233;lectorales. Cette d&#233;cision ne fut pas du go&#251;t de tous, et &#224; la fin de 1892, Z&#233;va&#232;s et Thiercelin quittaient le groupe pour fonder relui des &#233;tudiants collectivistes, adh&#232;rent an parti guesdiste, dans le dessein de prendre part aux campagnes politiciennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avions plus de sympathie pour l'action ouvri&#232;re proprement dite. A ce moment, il n'y avait que les syndicats allemanistes qui menassent une action autonome et v&#233;ritablement prol&#233;tarienne. Plusieurs d'entre nous avaient des relations d'amiti&#233; avec Jean Allemane ; un peu plus tard, gr&#226;ce &#224; l'interm&#233;diaire d'Hamon, nous nous li&#226;mes avec Fernand Pelloutier, aussit&#244;t que celui-ci vint &#224; Paris. D'autre part M&#233;tin et Remy, au retour de leur ann&#233;e de service militaire, mettaient leur influence &#224; pousser le groupe vers l'anarchie. Nous entrions en rapport avec Grave, et nous retrouvions aux &lt;i&gt;Temps Nouveaux,&lt;/i&gt; Paul Delesalle que nous connaissions depuis 1892.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant le groupe ne s'&#233;tait inf&#233;od&#233; &#224; aucun parti, &#224; aucune secte. I1 continuait &#224; recruter des membres aux tendances diverses, des marxistes lib&#233;raux comme Schumacher (russe), Arndt (allemand), ou des anti-social-d&#233;mocrates comme Cornelissen. Il s'&#233;largissait en englobant une partie des membres de la Ligue d&#233;mocratique des &#233;coles (Marchand, E. Milhaud, Bon, etc.) et m&#234;me en recevant l'adh&#233;sion des &#233;tudiants collectivistes qui vinrent &#224; ses s&#233;ances pendant quelques mois.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_3975 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L419xH600/31411312644-0a283.jpg?1774708321' width='419' height='600' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Les opinions des ESRI apparaissent dans les brochures que le groupe publia successivement de 1894 &#224; 1901 : &lt;i&gt;Le Socialisme et les &#233;tudiants&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Pourquoi nous sommes internationalistes&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k817808&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Les r&#233;volutionnaires au congr&#232;s de Londres&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;R&#233;formes et r&#233;volution&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;https://archive.org/details/lindividuetlecom00grou/page/n1/mode/2up&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;L'individu et le communisme&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Mis&#232;re et mortalit&#233;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Comment l'&#201;tat enseigne la morale&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les anarchistes et les syndicats&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La scission socialiste&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le tolsto&#239;sme et l'anarchie&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Coop&#233;ratisme et n&#233;o-coop&#233;ratisme&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le communisme et l'anarchie&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale&lt;/i&gt;. Elles &#233;taient l'&#339;uvre d'une commission et discut&#233;es chapitre par chapitre au cours des s&#233;ances publiques. Cette commission comprenait de 6 &#224; 12 membres. Leur collaboration fut tellement enchev&#234;tr&#233;e dans certaines brochures qu'il me serait impossible de dire aujourd'hui quelle fut la part de chacun. La vie du groupe se r&#233;duisit peu &#224; peu &#224; l'activit&#233; de la commission, dont les membres, sauf un noyau permanent, ne furent pas toujours exactement les m&#234;mes outre un camarade devenu professeur de facult&#233;, que je ne puis nommer ici, les plus jeunes associ&#233;s furent Cr&#233;mieu et Jacoubet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;rite du groupe fut d'avoir aid&#233; &#224; d&#233;gager les principes du syndicalisme r&#233;volutionnaire, au moment m&#234;me o&#249; celui-ci naissait et se d&#233;veloppait, et d'avoir devanc&#233; les th&#233;oriciens purs qui foisonn&#232;rent par la suite. Au lieu de la diplomatie des r&#233;formistes, nous pensions que l'action avait sinon plus de r&#233;sultats imm&#233;diats, du moins une vertu &#233;ducative. L'&#233;tude du mouvement ouvrier avait d&#233;tourn&#233; le groupe, &#224; partir de 1896, de la jeunesse des &#233;coles. Il appelait les travailleurs &#224; ses discussions, et c'est ainsi que Delesalle et d'autres nous apport&#232;rent leur collaboration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La part de Marie Goldsmith, la seule de nos camarades femmes qui &#233;tait demeur&#233;e au groupe, fut peu consid&#233;rable dans les premi&#232;res brochures. Elle devint de plus en plus grande au fur et &#224; mesure que le groupe se resserra, surtout &#224; partir de la septi&#232;me brochure. Le comit&#233; de r&#233;daction prit l'habitude de se r&#233;unir chez elle. Elle intervenait pour remettre ordre et clart&#233; dans la discussion lorsque celle-ci devenait confuse et commen&#231;ait &#224; s'embrouiller. Ce furent son influence et celle de Remy qui orient&#232;rent d&#233;finitivement l'activit&#233; du groupe vers l'anarchisme. D'ailleurs le groupe d&#233;clinait. Les camarades peu &#224; peu s'en allaient pour prendre un poste ou pour s'&#233;tablir soit en province, soit aux colonies ; d'autres &#233;taient retourn&#233;s &#224; l'&#233;tranger. Beaucoup se mariaient. Tous &#233;taient pris par la n&#233;cessit&#233; de gagner leur existence. Le groupe disparut en 1901.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai racont&#233; la vie du groupe parce que la vie de Goldsmith se confondit en grande partie avec elle. J'ai &#233;prouv&#233; par exp&#233;rience que la vie collective donne d'aussi belles &#233;motions, d'aussi fortes satisfactions et qu'elle offre plus d'ampleur et plus de s&#233;curit&#233; que la vie individuelle trop souvent confin&#233;e &#224; un &#233;go&#239;sme mesquin et fauss&#233;e par une vanit&#233; ridicule. En tout cas notre vie collective nous a servi &#224; fonder notre psychologie morale et notre philosophie sociale sur des donn&#233;es r&#233;fl&#233;chies ; elle ne nous a pas emp&#234;ch&#233;s de conserver notre personnalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie collective aide au d&#233;veloppement des individus &#224; condition que ceux-ci ne s'enferment pas dans un seul groupe et qu'ils aient en dehors de lui d'autres activit&#233;s, &#224; condition par exemple qu'ils participent &#224; une activit&#233; professionnelle, &#224; d'autres groupes encore (artistiques, etc.), qu'ils aient une vie familiale. A ce point de vue la famille, la famille vivante avec les pr&#233;occupations que donne l'&#233;ducation des enfants, a son utilit&#233; contre la tendance &#224; ne voir les faits sociaux que d'apr&#232;s des formules th&#233;oriques. Par contre, l'&#233;go&#239;sme familial fait perdre de vue la vie sociale et m&#233;conna&#238;tre la solidarit&#233; humaine.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_3980 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L362xH550/goldsmith_aen_petit-ab074-2-4e121.jpg?1774708321' width='362' height='550' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Marie Goldsmith&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En dehors du groupe des ESRI, Goldsmith fr&#233;quentait les milieux r&#233;volutionnaires russes, multiples et divers &#224; cette &#233;poque. Le vieux Lavrof, par sa pr&#233;sence m&#234;me &#224; Paris (il habitait rue Saint-Jacques), avait sur eux la plus grande influence. Les tendances du socialisme r&#233;volutionnaire pr&#233;dominaient. Dans un pays essentiellement agricole et pour ainsi dire sans industrie, la r&#233;volution agraire paraissait la premi&#232;re chose &#224; organiser. Quelques &#233;tudiants russes se r&#233;clamaient de Plekhanof, la b&#234;te noire des anarchistes, et faisaient bande &#224; part. Pour eux, la r&#233;volution, la vraie r&#233;volution, c'&#233;tait la r&#233;volution marxiste, paradoxale dans un pays o&#249; les ouvriers industriels et prol&#233;taris&#233;s &#233;taient en infime minorit&#233;. Le fatalisme du mat&#233;rialisme &#233;conomique aboutissait, tout au moins dans l'esprit de quelques-uns, &#224; attendre le d&#233;veloppement du stade capitaliste. Chez les autres on voyait poindre la th&#233;orie de la dictature du prol&#233;tariat. Pour ces fanatiques, ignorants de la vie sociale, la dialectique h&#233;g&#233;lienne servait &#224; conna&#238;tre et &#224; explique tous les faits &#233;conomiques et sociaux, comme si ces ph&#233;nom&#232;nes devaient ob&#233;ir &#224; une r&#232;gle scolastique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goldsmith, fr&#233;quentait chez Lavrof. Elle y fit connaissance de Simon Rappoport, que nous e&#251;mes comme ami commun, Simon Rappoport, le noir, un original et le meilleur des hommes. Il ne faut pas le confondre avec son homonyme, Charles Rappoport, le blond, que nous conn&#251;mes, lui, au groupe des ESRI, o&#249; il vint vers 1896 bavarder inlassablement. Simon, qui v&#233;cut toujours en boh&#232;me charitable, &#233;tait sous le pseudonyme d'Ansky, un &#233;crivain de talent et faisait revivre en langue yiddish le folklore juif. Il mourut extr&#234;mement pauvre, sans avoir la joie de voir repr&#233;senter son &#339;uvre, le Dybbouk, qui fit au th&#233;&#226;tre une carri&#232;re triomphale. Des nationalistes juifs ont pr&#233;tendu s'emparer d'Ansky et sans scrupules faire un des leurs de ce r&#233;volutionnaire imp&#233;nitent. Les morts ont toujours bon dos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut probablement au Congr&#232;s international socialiste de Londres en 1896 que Goldsmith fit la connaissance de Kropotkine, comme c'est l&#224; aussi qu'elle se lia avec Cornelissen, Hamon, Tcherkesoff et quelques autres. A partie de ce moment Kropotkine eut la plus grande influence sur ses id&#233;es et dirigea ses tendances r&#233;volutionnaires. En correspondance constante avec lui, elle fut son disciple le plus fid&#232;le et le plus cher. Toute son activit&#233; sociale fut d&#232;s lors dirig&#233;e vers la propagande anarchiste. Elle fut en rapports d'amiti&#233; avec Nettlau, avec Brupbacher, avec Paul Reclus, avec Dave, avec le docteur et Madame Zielinski, avec tant d'autres, dont je ne puis ici publier les noms, et qui ont eu pour elle les sentiments les plus affectueux.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_3979 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;55&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/IMG/webp/goldsmith-study.webp?1689069894' width='500' height='365' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Marie Goldsmith. Source : &lt;a href=&#034;https://mariegoldsmith.uk/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;THE MARIE GOLDSMITH PROJECT&lt;/a&gt;&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Elle collabora aux &lt;i&gt;Temps Nouveaux&lt;/i&gt;, d'une fa&#231;on suivie, donnant des traductions, des correspondances de journaux &#233;trangers et aussi des articles originaux sous les pseudonymes de M. Corn et d'Isidine. Si je me souviens bien, notre collaboration au journal commen&#231;a en m&#234;me temps et d'une fa&#231;on r&#233;guli&#232;re. C'&#233;tait au temps des &#233;v&#233;nements de Cr&#232;te, alors que la population chr&#233;tienne s'&#233;tait soulev&#233;e contre la domination turque. Kropotkine ou Tcherkesoff avait pris parti pour la lib&#233;ration des Cr&#233;tois. Apr&#232;s une conversation avec Goldsmith et Remy, j'&#233;crivis un article pour d&#233;clarer que ce soul&#232;vement devait nous laisser &#224; peu pr&#232;s indiff&#233;rent, puisque d'apr&#232;s les nouvelles, la population chr&#233;tienne s'&#233;tait mise &#224; massacrer la population musulmane et &#224; la d&#233;pouiller de ses biens, que les habitants musulmans, en forte minorit&#233;, avaient bien, eux aussi, le droit de vivre, et que la solution de la question cr&#233;toise n'&#233;tait pas dans un changement de gouvernement et dans l'instauration d'une nouvelle tyrannie s'exer&#231;ant sur l'autre partie de la population. A quoi Kropotkine r&#233;pondit que sans prendre le point de vue patriotique des nationalismes, il fallait envisager l'&#233;volution de l'humanit&#233; et que la civilisation occidentale avec ses d&#233;fauts &#233;tait infiniment pr&#233;f&#233;rable &#224; la routine et &#224; la stagnation sous une tyrannie turque dont il &#233;tait impossible d'esp&#233;rer le changement. En somme donner leurs chances au progr&#232;s et &#224; la libert&#233;. Je suis bien s&#251;r de d&#233;former l'argumentation de Kropotkine, je n'ai pas sa r&#233;ponse sous les yeux. Mais telle est l'interpr&#233;tation qui m'est rest&#233;e dans l'esprit. Et c'est le m&#234;me point de vue auquel Kropotkine devait se placer en 1914 et en 1916, non pas celui du patriotisme et du nationalisme, mais celui de la civilisation : f&#233;odale et militariste ou d&#233;mocratique et lib&#233;rale. Il disait que la victoire des empires centraux serait l'affermissement de la f&#233;odalit&#233; militaire et la persistance ou la restauration du principe monarchique. J'avais compl&#232;tement oubli&#233; la pol&#233;mique cr&#233;toise ; c'est Goldsmith qui m'en a fait souvenir et qui proposait derni&#232;rement d'en publier des extraits pour &#233;clairer le point de vue du manifeste des Seize. A ce propos elle-m&#234;me a donn&#233; dans, le n&#176; 44 de &lt;i&gt;Plus Loin&lt;/i&gt; (novembre 1918) sous la signature d'Isidine un article qui &#224; mon avis cl&#244;t d&#233;finitivement le d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &lt;i&gt;Temps Nouveaux&lt;/i&gt; nous continu&#226;mes un travail d'&#233;dition de brochures avec Paul Delesalle. Puis, apr&#232;s le passage d'Am&#233;d&#233;e Dunois, ou peut-&#234;tre pendant son secr&#233;tariat, fut cr&#233;&#233; un groupe d'amis des &lt;i&gt;Temps Nouveaux&lt;/i&gt; avec Desplanques (qui succ&#233;da &#224; Dunois comme secr&#233;taire de r&#233;daction), James Guillaume, Manette, Andr&#233; Girard, Ch. Beno&#238;t (qui. s'occupa sp&#233;cialement de l'&#233;dition des brochures), etc. Monatte, pris par son journal, &lt;i&gt;La Vie Ouvri&#232;re&lt;/i&gt;, ne resta pas tr&#232;s longtemps. Mais sous l'impulsion de Gu&#233;rin, il y eut des r&#233;unions assez suivies qui se tinrent jusqu'&#224; la guerre, &#224; peu pr&#232;s tous les quinze jours, et ou Goldsmith assista assez r&#233;guli&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1910, Gu&#233;rin ressuscita les &lt;i&gt;Temps Nouveaux &lt;/i&gt; (&#233;dition d'apr&#232;s guerre) avec Goldsmith au comit&#233; de r&#233;daction. Puis, apr&#232;s la scission avec Jean Grave, Plus Loin apparaissait en mars 1925. Goldsmith faisait partie du groupe fondateur avec Desplanques, Cornelissen, David, Dooghe, Kermabon, Bertrand, Jacques et Paul Reclus, Tcherkesoff, etc. Elle prit part aux r&#233;unions du comit&#233; de r&#233;daction jusqu'au jour o&#249; l'affaiblissement progressif de sa m&#232;re ne lui permit pas de la laisser seule et de s'absenter le soir. Mais elle envoyait de la copie, et son dernier article &#171; A travers notre presse &#187; a paru dans le n&#176; 93 (janvier 1933).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps son logis &#233;tait le centre de r&#233;unions amicales et vivantes avec tant et tant de r&#233;volutionnaires russes, dont je ne peux donner ici les noms. Et elle faisait un travail consid&#233;rable de collaboration et de correspondances au profit des publications &#233;trang&#232;res d'avant-garde. C'est &#224; elle que Kropotkine confia la traduction fran&#231;aise de l'&lt;i&gt;&#201;thique&lt;/i&gt;. Elle avait m&#234;me esp&#233;r&#233; pouvoir en donner la deuxi&#232;me partie avec les notes &#233;parses qu'il avait laiss&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin elle avait une activit&#233; scientifique. Docteur &#232;s-sciences, elle &#233;tait devenue la secr&#233;taire et la collaboratrice d'Yves Delage avec qui elle &#233;crivit deux ouvrages : &lt;i&gt;Les th&#233;ories de l'&#233;volution &lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La Parth&#233;nog&#233;n&#232;se naturelle et exp&#233;rimentale&lt;/i&gt;. Surtout elle faisait avec lui l'&lt;i&gt;Ann&#233;e biologique&lt;/i&gt;, dont elle fut l'un des deux secr&#233;taires depuis 1902, le seul secr&#233;taire depuis 1919 et en r&#233;alit&#233; la v&#233;ritable cheville ouvri&#232;re. Ce fut l'&#233;poque la plus heureuse de sa vie, une &#233;poque de travail f&#233;cond dans la s&#233;curit&#233;. Delage, devenu aveugle, se confiait enti&#232;rement &#224; elle. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Si modeste qu'elle f&#251;t, il en r&#233;sulta contre elle de terribles jalousies, &#224; la fois des adversaires de l'&#233;cole de Delage et de beaucoup d'&#233;l&#232;ves m&#234;me de celui-ci, ces derniers &#233;tant furieux de la confiance &#224; peu pr&#232;s exclusive que lui accordait Delage. Elle la m&#233;ritait et ne pouvait certes porter ombrage &#224; personne. Ce n'en fut pas moins sur son dos que s'&#233;tablit la r&#233;conciliation apparente des adversaires et des amis de Delage, &#224; la mort de celui-ci. Elle lui avait servi, intellectuellement et un peu mat&#233;riellement de chien d'aveugle. Il ne la r&#233;compensa m&#234;me pas en la dirigeant, comme il e&#251;t d&#251; le faire, vers une situation officielle, et, pauvre et charg&#233; de famille, il ne la r&#233;compensa pas non plus autrement de fa&#231;on sensible. C'&#233;tait un illumin&#233;. Mais la pauvre Goldsmith fut par trop d&#233;pourvue de sens pratique. Elle &#233;tait r&#233;fractaire &#224; la naturalisation, sans laquelle elle &#233;tait condamn&#233;e, dans le milieu o&#249; elle vivait, &#224; la mis&#232;re, puisqu'elle n'y pouvait avoir de situation officielle sans &#234;tre fran&#231;aise. Delage aurait p&#251;t le lui dire&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_3977 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;88&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/webp/goldsmith-lab.webp' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/webp&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/IMG/webp/goldsmith-lab.webp?1689069308' width='500' height='368' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Marie Goldsmith dans son laboratoire (vers 1910). Source : &lt;a href=&#034;https://mariegoldsmith.uk/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;THE MARIE GOLDSMITH PROJECT&lt;/a&gt;&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En tout cas elle fut &#233;vinc&#233;e de l'&lt;i&gt;Ann&#233;e biologique&lt;/i&gt;, o&#249; la fonction de secr&#233;taire n'&#233;tait pourtant pas une situation officielle. Elle continue ses travaux dans des laboratoires successifs et dans des conditions assez pr&#233;caires. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Partout o&#249; elle passa, elle s'effa&#231;a trop ; elle y vivait trop isol&#233;e et trop &#224; l'&#233;cart des travaux qui s'y faisaient ; cette r&#233;serve &#233;tait m&#233;chamment jug&#233;e et elle acheva de lui faire tort&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1927, elle publiait n&#233;anmoins chez Costes,&lt;i&gt; La psychologie compar&#233;e&lt;/i&gt; (in-12&#176;, p. 344) o&#249; elle passe en revue dans la s&#233;rie animale, les tropismes, les r&#233;flexes, les instincts, l'&#233;tablissement des associations qui sont la source de la m&#233;moire et de tous les processus intellectuels sup&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet ouvrage et dans &lt;i&gt;Les th&#233;ories de l'&#233;volution&lt;/i&gt;, Goldsmith fait une sorte de synth&#232;se philosophique, faisant la revue et la critique des th&#233;ories &#233;mises sur l'un et l'autre sujet. Comme ouvrages de recherches personnelles, j'ai d&#233;j&#224; cit&#233; &lt;i&gt;La Parth&#233;nogen&#232;se&lt;/i&gt;, en collaboration, il est vrai, avec Delage, mais o&#249; sa contribution est &#233;norme. Enfin sa th&#232;se de doctorat &#233;tudie les &lt;i&gt;R&#233;actions physiologiques et psychiques des poissons&lt;/i&gt;. Je crois int&#233;ressant de reproduire ce passage de la premi&#232;re page :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;ll y a peu de temps encore, la psychologie, sp&#233;culative comme la philosophie elle-m&#234;me, appartenait &#224; ce titre au domaine des lettres et non &#224; celui des sciences de la nature. Cependant la th&#233;orie de l'&#233;volution, et aussi le mat&#233;rialisme philosophique du milieu du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, lui indiquaient d&#233;j&#224; une autre voie ; la pens&#233;e d'Auguste Comte, qui dans la Politique positive pr&#233;voit la cr&#233;ation d'une psychologie compar&#233;e, bas&#233;e sur l'&#233;tude du syst&#232;me nerveux, avait m&#234;me pr&#233;c&#233;d&#233; ces doctrines, mais sans avoir trouv&#233; l'&#233;cho &#224; son &#233;poque. La psychologie fermement attach&#233;e aux anciennes traditions de la pens&#233;e, n'a pris la nouvelle orientation que lentement, et jusqu'&#224; l'heure actuelle encore elle n'est pas enti&#232;rement devenue une science bas&#233;e sur l'observation et l'exp&#233;rimentation&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but de M. Goldsmith est de contribuer de faire progresser la psychologie en tant que science exp&#233;rimentale, et pour cela elle a poursuivi des recherches sur le psychisme des animaux ; ce sont des observations sur les poissons, faites &#224; la station biologique de Roscoff, qui lui en ont fourni les mat&#233;riaux. Les associations que peut fournir un cerveau de poisson sont tr&#232;s &#233;loign&#233;es des n&#244;tres, mais c'est &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;quelque chose d'o&#249; les v&#233;ritables associations sont n&#233;es plus tard au cours de l'&#233;volution&lt;/q&gt; (p. 128). Telle est l'une des conclusions du travail de Goldsmith. Elle est fort importante. Mais Goldsmith, qui avait &#233;t&#233; accapar&#233;e par Delage, n'avait plus &#224; sa disposition de laboratoire o&#249; elle e&#251;t ses coud&#233;es franches ; les travaux originaux lui &#233;taient fort difficiles. D'autre part sa sp&#233;cialit&#233;, la Psychologie exp&#233;rimentale, &#233;tait le fief d'une camarilla, celle-l&#224; m&#234;me qui l'a d&#233;barqu&#233;e de l'ann&#233;e biologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la mort de Kropotkine et de Delage, qui disparurent &#224; peu de distance l'un de l'autre, Goldsmith se trouva d&#233;pourvue des soutiens moraux sur lesquels elle avait pris l'habitude de s'appuyer. La vieillesse arrivait, une vieillesse sans aucune s&#233;curit&#233;, avec un seul refuge affectif, celui d'une m&#232;re qui s'&#233;teignait lentement. Depuis deux mois, Goldsmith n'osait plus prendre la moindre libert&#233;, m&#234;me dans la journ&#233;e, elle ne sortait plus du tout, elle avait abandonn&#233; ses travaux de laboratoire. Lorsque sa m&#232;re mourut &#224; 83 ans dans la nuit du 8 au 9 janvier, elle s'empoisonna pour ne pas lui survivre.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_3978 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;85&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/png/img044-marie-and-sophie-e1668822651847-edited.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH476/img044-marie-and-sophie-e1668822651847-edited-a4b45.png?1774708417' width='500' height='476' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Marie (&#224; gauche) et sa m&#232;re Sophie (&#224; droite). Source : &lt;a href=&#034;https://mariegoldsmith.uk/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;THE MARIE GOLDSMITH PROJECT&lt;/a&gt;&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://archivesautonomies.org/spip.php?article2785" class="spip_out"&gt;Liste des brochures des ESRI disponibles sur le site Fragments d'Histoire de la gauche radicale &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Nous f&#251;mes souvent oblig&#233;s de changer de local au cours de cette premi&#232;re ann&#233;e. Et je note qu'ayant trouv&#233; &#224; nous r&#233;unir dans la salle annexe d'un caf&#233; au-dessous de l'Association g&#233;n&#233;rale des &#233;tudiants, nous en f&#251;mes &#233;vinc&#233;s sous la pression du comit&#233; de cette association o&#249; dominait alors, sans qu'il en fit partie officiellement, l'influence de L&#233;on Blum ; il n'avait pas encore trouv&#233; son chemin de Damas.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Christian Corn&#233;lissen (1864-1943)</title>
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		<dc:subject>Christian Corn&#233;lissen</dc:subject>
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		<description>&lt;p&gt;&lt;q&gt;Dans le journalisme d'avant-garde et dans les r&#233;unions publiques de Paris, c'est une physionomie sympathique entre toutes, que celle de Christian Corn&#233;lissen. C'est un exil&#233; volontaire parmi nous. Ce n'est pas que son pays natal, la Hollande, l'ait pers&#233;cut&#233;. Mais Corn&#233;lissen a aim&#233; dans Paris et dans la France la tradition d'un grand pays habitu&#233; &#224; la libert&#233; totale, la grande fermentation d'id&#233;es, l'outillage scientifique n&#233;cessaire &#224; son activit&#233; infatigable ; et, de Paris, il &#233;vang&#233;lisait encore la Hollande.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-les-temps-maudits-no5-mai-1999-" rel="directory"&gt;Les Temps maudits n&#176;5 - Mai 1999&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-christian-cornelissen-+" rel="tag"&gt;Christian Corn&#233;lissen&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-pierre-kropotkine-61-+" rel="tag"&gt;Pierre Kropotkine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-lilian-rupertus-+" rel="tag"&gt;Lilian Rupertus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-fernand-pelloutier-+" rel="tag"&gt;Fernand Pelloutier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-achille-dauphin-meunier-427-+" rel="tag"&gt; Achille Dauphin&#173;-Meunier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-source-fragments-d-histoire-de-la-gauche-radicale-+" rel="tag"&gt;Archives Autonomies&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-domela-nieuwenhuis-+" rel="tag"&gt;Domela Nieuwenhuis &lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/sans_titre-1-26-f635d.jpg?1774693598' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Dans le journalisme d'avant-garde et dans les r&#233;unions publiques de Paris, c'est une physionomie sympathique entre toutes, que celle de Christian Corn&#233;lissen. C'est un exil&#233; volontaire parmi nous. Ce n'est pas que son pays natal, la Hollande, l'ait pers&#233;cut&#233;. Mais Corn&#233;lissen a aim&#233; dans Paris et dans la France la tradition d'un grand pays habitu&#233; &#224; la libert&#233; totale, la grande fermentation d'id&#233;es, l'outillage scientifique n&#233;cessaire &#224; son activit&#233; infatigable ; et, de Paris, il &#233;vang&#233;lisait encore la Hollande.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_5605 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/la_sorbonne._m__le_professeur_andler__allemand_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH235/la_sorbonne._m__le_professeur_andler__allemand_-168a8-9c6be.jpg?1774724085' width='150' height='235' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;C'est avec ces paroles que Charles Andler, ami de Corn&#233;lissen, commen&#231;ait la &#171; Pr&#233;face &#187; d'une brochure du publiciste hollandais parue en 1915&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Christian Corn&#233;lissen : Les Dessous &#233;conomiques de la guerre. Les app&#233;tits (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Deux ans auparavant, Corn&#233;lissen avait &#233;t&#233; le principal organisateur du Congr&#232;s de Londres (1913), congr&#232;s fondateur d'une Internationale syndicaliste r&#233;volutionnaire &#224; tendance anti&#173;militariste. En sa qualit&#233; de r&#233;dacteur et d'&#233;diteur du &lt;i&gt;Bulletin international du mouvement syndicaliste&lt;/i&gt; depuis le Congr&#232;s anarchiste international d'Amsterdam de 1907, Corn&#233;lissen peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme la cheville ouvri&#232;re du syndicalisme r&#233;volutionnaire international d'avant la Premi&#232;re Guerre mon&#173;diale&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Bulletin international du mouvement syndicaliste parut du 8 septembre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; . Le Congr&#232;s d'Amsterdam, &#224; l'origine de ce mouvement sur le plan organisationnel, fut essentiellement son &#339;uvre. Mais c'est bien plus t&#244;t qu'on peut noter maintes manifestations de notre militant asc&#233;tique sur la sc&#232;ne mondiale du mouvement ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re de ces manifestations date de 1891, avec sa par&#173;ticipation au Congr&#232;s de Bruxelles de la Seconde Internationale. Corn&#233;lissen avait alors vingt-sept ans. Il &#233;tait instituteur dans une &#233;cole primaire li&#233;e par contrat &#224; l'&#233;cole normale de Middelbourg, capitale de la province de Z&#233;lande. En raison de sa d&#233;licate situation d'employ&#233; de l'&#201;tat et de socialiste de ten&#173;dance r&#233;volutionnaire, il assistait anonymement au congr&#232;s. Depuis plusieurs ann&#233;es, Corn&#233;lissen &#233;crivait dans la presse socialiste de Z&#233;lande et dans &lt;i&gt;Recht voor Allen&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Droit pour tous&lt;/i&gt;), le p&#233;riodique officiel de la &#171; Sociaal-Democratische Bond &#187;, la F&#233;d&#233;ration social-d&#233;mocrate des Pays-Bas, comme correspon&#173;dant z&#233;landais, sous le pseudonyme de&#171; Clemens &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur la vie de Corn&#233;lissen jusqu'en 1898, cf. Bert Altena et Homme Wedman, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_922 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH207/domela_nieuwenhuis_copie-c4088-64238.jpg?1774695982' width='150' height='207' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Domela Nieuwenhuis&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Notre Clemens, qui assistait au Congr&#232;s de Bruxelles en qua&#173;lit&#233; d'envoy&#233; sp&#233;cial de &lt;i&gt;Recht voor Allen&lt;/i&gt;, &#233;tait aussi muni d'un mandat de l'Union syndicale des cheminots hollandais. Pour pr&#233;parer ce congr&#232;s, il s'&#233;tait rendu &#224; Paris pendant ses vacances d'&#233;t&#233; et y avait rencontr&#233; des militants anarchistes et allemanistes. Leur collaboration aboutit &#224; la r&#233;daction d'une motion antimili&#173;tariste soutenue par l'extr&#234;me gauche au Congr&#232;s de Bruxelles, qui fut pr&#233;sent&#233;e par Domela Nieuwenhuis, le dirigeant du mouvement socialiste hollandais. Dans son autobiographie, Corn&#233;lissen &#233;voque les circonstances qui pouss&#232;rent le groupe de militants &#224; r&#233;diger cette fameuse motion, qui contenait l'id&#233;e d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale contre la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 1891, au Congr&#232;s annuel de la F&#233;d&#233;ration social-d&#233;mocrate (la SDB), il quittait l'anonymat et &#233;tait officiel&#173;lement nomm&#233; r&#233;dacteur de &lt;i&gt;Recht voor Allen &lt;/i&gt; aux c&#244;t&#233;s de Domela Nieuwenhuis. De plus, il devenait membre du comit&#233; central et responsable du secr&#233;tariat international de la SDB, f&#233;d&#233;ration qui fut jusqu'en 1894 l'organisation socialiste unitaire du mouvement ouvrier hollandais. Ces deux congr&#232;s tenus en 1891, l'un national et l'autre international, marqu&#232;rent le d&#233;but d'une intense activit&#233; qu'il poursuivra jusqu'&#224; sa mort en 1943. Les id&#233;es fondamentales qu'il pr&#233;senta sur la sc&#232;ne nationale et internationale sont essentielles pour comprendre les cinquante et une ann&#233;es de sa vie de militant et de th&#233;oricien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce point, on remarque d'embl&#233;e la formulation pr&#233;coce d'un credo syndicaliste. Avant de le nommer r&#233;dacteur &#224; &lt;i&gt;Recht voor Alien&lt;/i&gt;, Domela Nieuwenhuis lui demanda d'exprimer ses convictions politiques. Dans une lettre que l'on peut dater de novembre 1891, Corn&#233;lissen r&#233;pond sur la question du syndica&#173;lisme. Pour lui, les syndicats &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;forment les germes de la soci&#233;t&#233; nouvelle&lt;/q&gt;, et les gr&#232;ves &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;sont le rude apprentissage des ouvriers&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;IIHS-Amsterdam. Archives F. Domela Nieuwenhuis. Correspondance (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Il se montre ouvri&#233;riste, oppos&#233; &#224; toute participation aux institutions de la soci&#233;t&#233; bourgeoise. Le parti socialiste, avant-garde du prol&#233;tariat, doit, selon lui, garder sa puret&#233; et se fonder sur les principes de la d&#233;mocratie directe avec un mini&#173;mum de centralisme et de pouvoir des dirigeants. La parti&#173;cipation aux &#233;lections n'a qu'une utilit&#233; limit&#233;e, celles-ci &#233;tant consid&#233;r&#233;es comme un moyen de propagande pour la future d&#233;mocratie directe. Les intellectuels doivent servir la classe ouvri&#232;re dans le parti, mais sans jouer de r&#244;le dans les syndicats&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid.&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. L'ensemble de ses convictions pr&#233;sente de nombreux points com&#173;muns avec l'allemanisme fran&#231;ais de l'&#233;poque, mais il s'agit plus d'une simultan&#233;it&#233; de vues que d'une influence.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_5606 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH200/cornelissen_christiaan_1942_-83b75-322fe.jpg?1774724085' width='150' height='200' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Christiaan Comelissen&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est remarquable, dans la formation de son id&#233;ologie, c'est la pr&#233;pond&#233;rance de la th&#233;orie. Au cours des premi&#232;res ann&#233;es de sa carri&#232;re d'instituteur, dans une petite ville du Brabant d&#233;pourvue de tout mouvement ouvrier, Corn&#233;lissen avait lu les auteurs utopistes, Marx, Engels et la presse socialiste allemande. Il s'&#233;tait form&#233; intellectuellement, mais ce n'est qu'apr&#232;s son d&#233;m&#233;nagement en Z&#233;lande en 1888 qu'il com&#173;men&#231;a &#224; militer dans le mouvement socialiste. L'inspiration prin&#173;cipale de ses id&#233;es venait indubitablement de Karl Marx. En 1891, Corn&#233;lissen pr&#233;para la premi&#232;re traduction hollandaise du &lt;i&gt;Manifeste communiste&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;dit&#233;e par Liebers en 1892.&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et publia une d&#233;fense des principes marxistes contre les attaques de l'extr&#234;me gauche, y exprimant un d&#233;vouement total &#224; la cause ouvri&#232;re et une interpr&#233;tation stric&#173;tement &#233;conomique de la lutte des classes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Clemens, Kritiek van een Radicaal op Karl Marx, La Haye, Liebers, 1891.&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan national, son activit&#233; syndicaliste atteignit son apog&#233;e en 1893, quand fut cr&#233;&#233;, sur son initiative, le &lt;i&gt;Nationaal Arbeids-Secretariaat &lt;/i&gt; (NAS, secr&#233;tariat national du travail), la CGT hollandaise. Corn&#233;lissen avait &#233;t&#233; charg&#233; de mettre en application la motion adopt&#233;e au cours du congr&#232;s international de Bruxelles de 1891, qui portait sur la mise en place de secr&#233;ta&#173;riats nationaux de syndicats. L'organisation du NAS ressemblait fortement &#224; la CGT des ann&#233;es 1900, mais eu &#233;gard &#224; l'ensemble des id&#233;es, c'est plut&#244;t la F&#233;d&#233;ration des Bourses du travail qu'on doit consid&#233;rer comme l'&#233;quivalent fran&#231;ais du NAS. Sur ce point, Christian Corn&#233;lissen &#233;tait l'homologue hollandais de Fernand Pelloutier, qui venait, comme beaucoup de militants syndicalistes r&#233;volutionnaires, de l'anarchisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux protagonistes du syndicalisme, Corn&#233;lissen et Pelloutier, s'&#233;taient rencontr&#233;s en 1893 &#224; l'occasion du Congr&#232;s de Zurich de la Seconde Internationale. Ils se li&#232;rent d'amiti&#233; pendant les sessions du congr&#232;s officiel et de la conf&#233;rence parall&#232;le, organis&#233;e par les anarchistes expuls&#233;s et leurs sympa&#173;thisants (les socialistes r&#233;volutionnaires comme Corn&#233;lissen), et au cours d'une excursion dans les montagnes suisses. L'hypoth&#232;se selon laquelle l'id&#233;e d'une Internationale r&#233;volu&#173;tionnaire aurait &#233;t&#233; con&#231;ue pendant cette promenade en mon&#173;tagne est s&#233;duisante. En tout cas, il est certain qu'ils parta&#173;geaient un fort ressentiment &#224; l'&#233;gard des socialistes allemands, de leurs m&#233;thodes autoritaires et de leur subordination de la lutte &#233;conomique &#224; la lutte politique&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. la brochure de Christian Corn&#233;lissen : Les Divers Tendances du Parti (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils constitu&#232;rent ensemble un groupe de militants antiautori&#173;taires qui devait, &#224; l'occasion du prochain congr&#232;s international pr&#233;vu &#224; Londres en 1896, riposter &#224; l'expulsion probable des anarchistes. Corn&#233;lissen &#233;labora un texte, intitul&#233; &lt;i&gt;le Commu&#173;nisme r&#233;volutionnaire&lt;/i&gt;&lt;i&gt;. Projet pour une entente et pour L'action com&#173;mune des socialistes r&#233;volutionnaires et des communistes anar&#173;chistes &lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; La Soci&#233;t&#233; nouvelle de Bruxelles, 1896, 53 p., sous le nom de&#171; Chr&#233;tien (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Cette brochure peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme un des textes fondamentaux du syndicalisme international et comme le v&#233;ritable programme d'activit&#233; de Corn&#233;lissen sur la sc&#232;ne inter&#173;nationale jusqu'au Congr&#232;s syndicaliste de Londres de 1913 au cours duquel, finalement, les efforts pour cr&#233;er une organisation internationale connurent un certain succ&#232;s. Mais la Grande Guerre allait tout remettre en cause.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_5602 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH211/pieter_jelles_troelstra_1926-79c5a-03923.jpg?1774724085' width='150' height='211' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Portrait de Troelstra, 1926&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Auparavant, Corn&#233;lissen avait essuy&#233; un &#233;chec en Hollande. Depuis 1894, il existait un nouveau parti socialiste parlemen&#173;taire, le SDAP, dirig&#233; par Troelstra, son rival, tandis que l'an&#173;cienne SDB, appel&#233;e depuis 1892 Socialistenbond (SB, F&#233;d&#233;ration socialiste), &#233;tait en d&#233;composition. Comme en France, la question du parlementarisme &#233;tait au centre de cette crise. Le leader de la SDB, Domela Nieuwenhuis, &#233;voluait vers l'anarchisme et se m&#233;fiait de toute organisation permanente. Il finit par quitter cette F&#233;d&#233;ration socialiste au Congr&#232;s de No&#235;l de 1897. Corn&#233;lissen ne voulait pas s'opposer &#224; lui en le rempla&#231;ant &#224; la t&#234;te de la F&#233;d&#233;ration. En outre, leurs relations &#233;taient devenues tr&#232;s tendues &#224; cause d'une relation amoureuse entre Corn&#233;lissen et la fille de Domela&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans ses m&#233;moires, Corn&#233;lissen ne dit rien de cette affaire. Cf. la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans de telles circonstances, Corn&#233;lissen d&#233;cida de quitter les Pays-Bas apr&#232;s avoir refus&#233; un poste de permanent au NAS, poste dont l'acceptation aurait &#233;t&#233; contraire &#224; ses convictions ouvri&#233;ristes. Au printemps 1898, il s'installait &#224; Paris o&#249;, apr&#232;s quelques mois d'apprentissage de peintre d&#233;corateur, il s'&#233;tablit d&#233;finitivement comme journaliste, organisateur du syndicalisme international et, bien qu'autodidacte, comme th&#233;oricien de l'&#233;co&#173;nomie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, comme le disait Charles Andler en 1915, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;de Paris, il &#233;vang&#233;lisait encore la Hollande&lt;/i&gt;. Il &#233;tait correspondant du &lt;i&gt;Volksblad&lt;/i&gt;, le quotidien de tendance syndicaliste r&#233;volution&#173;naire et collaborait aux p&#233;riodiques anarchistes. Par ailleurs, il &#233;tait au c&#339;ur des tentatives visant &#224; f&#233;d&#233;rer les socialistes de ten&#173;dance antiparlementaire et les communistes anarchistes hollan&#173;dais. Dans les milieux libertaires et syndicalistes, la version hol&#173;landaise de&lt;i&gt; En marche vers la soci&#233;t&#233; nouvelle &lt;/i&gt; &#8211; livre de r&#233;f&#233;rence du syndicalisme r&#233;volutionnaire &#8211; re&#231;ut un accueil favorable, tout comme sa petite brochure sur l'action directe parue en 1904&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Christian Corn&#233;lissen : En marche vers la soci&#233;t&#233; nouvelle. Principes, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Cependant, au cours de la d&#233;cennie pr&#233;c&#233;dant la Grande Guerre, l'importance du syndicalisme r&#233;volutionnaire et du mouvement libertaire en Hollande allait d&#233;cliner en faveur du Parti socialiste (SDAP) de Troelstra et de la r&#233;formis&#173;te Conf&#233;d&#233;ration n&#233;erlandaise des syndicats (Nederlandsch Verbond van Vakvereenigingen), fond&#233;e en 1905. Chez les dirigeants du socialisme parlementaire et du syndicalisme r&#233;formiste, les &#171; modernes &#187;, Corn&#233;lissen passait n&#233;anmoins pour un ennemi redoutable parmi les &#171; anciens &#187;, les socialistes r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ralliement de Corn&#233;lissen &#224; la cause des Alli&#233;s en 1914 l'isola des libertaires et des syndicalistes en Hollande, qui rest&#232;&#173;rent, presque sans exception, antimilitaristes et souvent pacifistes. Apr&#232;s la guerre, il reprit contact avec les organisations syndica&#173;listes r&#233;volutionnaires et &#233;crivit de temps &#224; autre dans des p&#233;rio&#173;diques de ce courant tr&#232;s minoritaire. Ce fut &#224; la demande des syndicalistes hollandais, de Max Nettlau &#8211; l'H&#233;rodote de l'anar&#173;chie &#8211; et de l'IIHS d'Amsterdam que Corn&#233;lissen r&#233;digea ses m&#233;moires en 1936-1937&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lettre de Corn&#233;lissen &#224; la direction du NAS, 12 septembre 1937, archives du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manuscrit (presque 500 pages) est intitul&#233; &lt;i&gt;Lutte, joies et peines dans le mouvement socialiste ancien et les syndicats. Souvenirs personnels de Christian Corn&#233;lissen&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Strijd, lief en leed in de Oude Socialistische beweging en de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Malgr&#233; leur titre, ces m&#233;moires ne sont gu&#232;re personnels, mais ils constituent sur&#173;tout une source importante pour l'&#233;tude du mouvement ouvrier hollandais et du syndicalisme international. Plus d'un passage de ce manuscrit m&#233;riterait de retenir l'attention des chercheurs fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les liens de Corn&#233;lissen avec le mouvement ouvrier fran&#231;ais, qui remontaient &#224; 1891, allaient devenir plus intenses apr&#232;s son arriv&#233;e &#224; Paris en 1898. Il reprit contact avec Faure et Pelloutier, avec M&#233;tin, Pouget et Grave. Mais c'est dans le milieu des &#201;tu&#173;diants socialistes r&#233;volutionnaires internationalistes (ESRI) qu'il allait trouver des amis fid&#232;les comme Marc Pierrot et Mary Goldsmith, rencontr&#233;s au Congr&#232;s de Londres en 1896&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf l'introduction biographique de Jacques Reclus dans Marc Pierrot : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Marc Pierrot, son ami et camarade de lutte, allait &#233;galement devenir son m&#233;decin, tout comme il &#233;tait celui de leur ami commun Pelloutier.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_5603 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/pierrot01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH298/pierrot01-e3bde.jpg?1774724085' width='500' height='298' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Marc Pierrot&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;La correspondance &#233;chang&#233;e avec Domela Nieuwenhuis montre clairement le r&#244;le central jou&#233; par Corn&#233;lissen &#8211; au sein du groupe des ESRI &#8211; dans la pr&#233;paration du congr&#232;s interna&#173;tional antiparlementaire pr&#233;vu pour l'&#233;t&#233; 1900 &#224; Paris&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf Archives nationales (Arch. nat.), carton F7/12494, et Archives de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ce congr&#232;s, organis&#233; pour faire pi&#232;ce au congr&#232;s de la Seconde Internationale, fut interdit par les autorit&#233;s fran&#231;aises qui crai&#173;gnaient une invasion d'anarchistes &#233;trangers. L'&#233;v&#233;nement se limita &#224; quelques conf&#233;rences et &#224; la publication des pi&#232;ces de ce congr&#232;s avort&#233;. Sept ann&#233;es passeront avant qu'une tentative similaire aboutisse avec le Congr&#232;s anarchiste international d'Amsterdam en 1907.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis que, par crainte d'expulsion, ses activit&#233;s organisa&#173;trices restaient toujours dans l'ombre, Corn&#233;lissen allait gagner en notori&#233;t&#233; en tant que publiciste. Journaliste chevronn&#233;, il avait l'avantage de conna&#238;tre, en plus du n&#233;erlandais et du fran&#231;ais, l'al&#173;lemand et l'anglais. La CGT en a largement profit&#233;, l'utilisant comme collaborateur &#224; &lt;i&gt;La Voix du peuple &lt;/i&gt; comme &#224; &lt;i&gt;La Bataille syn&#173;dicaliste&lt;/i&gt;, pour laquelle il tenait la rubrique des informations &#233;trang&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il servit d'interpr&#232;te &#224; de nombreuses reprises, comme durant la visite du dirigeant syndical am&#233;ricain Gompers en 1906, ou &#224; l'occasion du voyage d'une d&#233;l&#233;gation de la CGT &#224; Berlin en 1911&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf Arch. Nat. F7/13572, &#171; Les Relations internationales &#187;, dossier d'ao&#251;t 1911.&#034; id=&#034;nh2-16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. De Berlin, l'informateur de la S&#251;ret&#233; d&#233;signait &#233;gale&#173;ment Corn&#233;lissen sous le nom de &#171; Rupert &#187;, nom de plume emprunt&#233; &#224; sa femme Lilian Rupertus, sous lequel Corn&#233;lissen &#233;crivait dans &lt;i&gt;La Bataille syndicaliste&lt;/i&gt;. &#192; Paris &#233;galement, le militant hollandais &#233;tait r&#233;pertori&#233; dans le carnet B&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf son dossier dans Arch. nat. F7/13053 et 13572.&#034; id=&#034;nh2-17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Lorsqu'il demanda sa naturalisation, fortement soutenu dans ses efforts par son ami M&#233;tin, devenu ministre, la S&#251;ret&#233; bloqua le d&#233;cret. Cela n'em&#173;p&#234;cha pas Corn&#233;lissen de rester francophile avant la guerre et jus&#173;qu'au-boutiste ensuite&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En juillet 1918, il publia encore une brochure de 16 pages : les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_5097 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH206/___2-29a30-9aa04.jpg?1774724085' width='150' height='206' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Tcherkesov &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Chez Corn&#233;lissen et maints autres anarchistes, c'est bien avant 1914 qu'on peut constater une perm&#233;abilit&#233; aux th&#232;mes nationalistes. Tout en restant dans la tradition f&#233;d&#233;raliste de Proudhon, Corn&#233;lissen avait &#233;t&#233; tr&#232;s activement impliqu&#233; dans la r&#233;sistance arm&#233;e des G&#233;orgiens contre le gouverne&#173;ment tsariste, en 1905. Depuis 1899, il avait pour beau-fr&#232;re Varlaam Tcherkesov, anarchiste, prince g&#233;orgien et ami intime de Kropotkine. Stimul&#233; par lui, Corn&#233;lissen servit la cause g&#233;orgienne en devenant propri&#233;taire en titre d'un bateau hollan&#173;dais, le &lt;i&gt;Sirius&lt;/i&gt;, charg&#233; de plusieurs milliers de fusils et de presque deux millions de cartouches, destin&#233;s au Caucase. L'argent venait des Caucasiens, des Finnois et de l'ambassade du Japon &#224; Paris. En tant que correspondant hollandais, Corn&#233;lissen &#233;crivait sur l'affaire, laissant dans l'ombre certaines de ses activit&#233;s ainsi que la provenance des fonds&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Corn&#233;lissen, M&#233;moires... , op. cit.&#034; id=&#034;nh2-19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation &#171; d'exil&#233; volontaire &#187; de Corn&#233;lissen (selon le mot de Charles Andler) devient claire en examinant ses articles dans &lt;i&gt;le Mouvement socialiste&lt;/i&gt; de Hubert Lagardelle. Fin 1899 &#8211; dans la rubrique &#171; Correspondance &#187; &#8211; il r&#233;agit aux deux articles sur le &#171; Socialisme en Hollande &#187; du social-d&#233;mocrate Vliegen, colla&#173;borateur de la revue&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf les articles de Vliegen dans le Mouvement socialiste, n&#176;41, 1er septembre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Corn&#233;lissen d&#233;fend les positions des syn&#173;dicalistes du NAS, des communistes anarchistes et des socialistes r&#233;volutionnaires contre les sociaux-d&#233;mocrates du SDAP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1904, par contre, &#224; l'occasion de l'enqu&#234;te internationale lanc&#233;e par la revue d'Hubert Lagardelle sur &#171; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale et le socialisme &#187;, l'auteur de &lt;i&gt;En marche vers la soci&#233;t&#233; nouvelle &lt;/i&gt; peut t&#233;moigner de ses convictions syndicalistes r&#233;volutionnaires en tant que repr&#233;sentant des &#171; socialistes r&#233;volutionnaires &#187; hollan&#173;dais&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Mouvement socialiste, n&#176; 137-138, 15 juin-15 juillet 1904, pp. 269-273.&#034; id=&#034;nh2-21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ces derniers ne formaient qu'une mouvance en d&#233;pit des tentatives de Corn&#233;lissen de constituer une organisation stable. Mais, en juillet 1905, sous la rubrique &#171; Les organisations socia&#173;listes &#187; de la m&#234;me revue, il &#233;voquera la F&#233;d&#233;ration communiste libertaire des Pays-Bas, fond&#233;e &#224; P&#226;ques 1905 &#224; Amsterdam&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ch. Corn&#233;lissen, &#171; L'&#233;volution de l'anarchisme dans le mouvement ouvrier (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, qui pr&#233;para le Congr&#232;s anarchiste international de 1907 tenu dans la m&#234;me ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un autre Corn&#233;lissen que l'on trouve dans &lt;i&gt;le Mouvement socialiste&lt;/i&gt; du 15 mars 1906. &#192; la suite d'articles de Griffuelhes (&#171; Les gr&#232;ves et le syndicalisme fran&#231;ais &#187;) et de Sorel (&#171; La gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale prol&#233;tarienne &#187; dans la s&#233;rie&#171; R&#233;flexions sur la violence &#187;), figure un article de Corn&#233;lissen intitul&#233; &#171; Exode rural et taux des salaires &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Mouvement socialiste, n' 172, 15 mars 1906, pp. 294-306.&#034; id=&#034;nh2-23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Cette contribution nous r&#233;v&#232;le l'&#233;co&#173;nomiste. Et si Corn&#233;lissen est encore cit&#233; en France de nos jours, c'est en tant que th&#233;oricien &#233;conomiste. Gr&#226;ce au manuel de Raymond Barre, les &#233;tudiants en &#233;conomie le connaissent comme l'inventeur d'une th&#233;orie inductive du salaire&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Raymond Barre : &#201;conomie politique, Tome II, Paris, PUF, 1958 (2e &#233;d.), p. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. En 1898, une ambition scientifique avait pouss&#233; Corn&#233;lissen &#224; fr&#233;quenter les biblioth&#232;ques parisiennes. Le d&#233;sir de r&#233;futer la th&#233;orie de la valeur des &#233;conomistes ant&#233;rieurs, et surtout celle de Karl Marx, le gourou des sociaux-d&#233;mocrates allemands qu'il d&#233;testait tellement, &#233;tait &#224; la base de ce projet. C'est &#224; la Biblioth&#232;que nationale que Sorel et Corn&#233;lissen, ces deux &#171; r&#233;vi&#173;sionnistes de gauche &#187;, se retrouvaient tr&#232;s r&#233;guli&#232;rement. Leurs rencontres permirent &#224; Corn&#233;lissen d'&#234;tre l'interm&#233;diaire entre Sorel et Pelloutier, vers la fin de la vie de ce dernier.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_5600 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/cornelissen_153139_copie.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH174/cornelissen_153139_copie-207e9-d56d7.jpg?1774724085' width='150' height='174' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Christiaan Cornelissen&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&#192; la BN et au Mus&#233;e social&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Corn&#233;lissen fit cadeau de plusieurs de ses ouvrages au Mus&#233;e social.&#034; id=&#034;nh2-25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, Com&#233;lissen travaillait les apr&#232;s-midis &#224; ses recherches &#233;conomiques qui aboutirent en 1903 &#224; la publication de sa &lt;i&gt;Th&#233;orie de la valeur&lt;/i&gt;&lt;i&gt;. R&#233;futation des th&#233;ories de Rodbertus, de Karl Marx et de Stanley Jevons&lt;/i&gt;. Le nom de l'auteur hollandais &#8211; Christiaan Comelissen &#8211; avait &#233;t&#233;, comme d'habitude, francis&#233; en &#171; Christian Corn&#233;lissen &#187;. Le livre fut le premier volume d'une nouvelle s&#233;rie de la Librairie C. Reinwald-Schleicher Fr&#232;res et C&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;ie&lt;/sup&gt;, &#233;diteurs &#224; Paris. Dans cette s&#233;rie, la &lt;i&gt;Th&#233;orie de la valeur &lt;/i&gt; allait &#234;tre suivie par les &lt;i&gt;Lettres histo&#173;riques &lt;/i&gt; de Pierre Lavrov, &lt;i&gt;Champs, Usines et Ateliers&lt;/i&gt; de Kropotkine, ami de Corn&#233;lissen, et par &lt;i&gt;Ferdinand Lasalle&lt;/i&gt;, une biographie &#233;crite par Edouard Bernstein. En 1902, l'&lt;i&gt;Histoire des Bourses du travail &lt;/i&gt; de Pelloutier &#233;tait parue chez le m&#234;me &#233;diteur, avec une pr&#233;face de Sorel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la &lt;i&gt;Th&#233;orie de la valeur&lt;/i&gt;, Corn&#233;lissen r&#233;digea en 1908 une&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5525059x.texteImage&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Th&#233;orie du salaire et du travail salari&#233;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, parue chez Giard et Bri&#232;re &#224; Paris, dans la &#171; Biblioth&#232;que internationale d'&#233;conomie poli&#173;tique &#187; publi&#233;e sous la direction d'Alfred Bonnet. Les deux pre&#173;miers tomes de l'&#339;uvre &#233;conomique de Corn&#233;lissen furent favo&#173;rablement accueillis. En 1910, il publia au Mercure de France une version populaire de la&lt;i&gt; Th&#233;orie du salaire&lt;/i&gt;, dans la collection &#171; Les hommes et les id&#233;es &#187;, s&#233;rie dans laquelle avait aussi paru la &lt;i&gt;Question d'Hom&#232;re &lt;/i&gt; de son ami l'ethnologue Arnold van Gennep. Une deuxi&#232;me &#233;dition de la &lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5525289r&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Th&#233;orie de la valeur&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, profond&#233;ment revue, para&#238;tra en 1913&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chez Giard et Bi&#232;re.&#034; id=&#034;nh2-26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette m&#234;me &#233;poque, Corn&#233;lissen se fit conna&#238;tre en Alle&#173;magne par ses articles sur le syndicalisme dans l'&lt;i&gt;Archiv f&#252;r Sozialwissenschaft und Sozialpolitik&lt;/i&gt; de Sombart et Weber&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;De 1910 &#224; 1913, n&#176; XXX-XXXVI, T&#252;bingen. Cf. Christian Corn&#233;lissen, &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Robert Michels, cet autre grand &#171; r&#233;visionniste de gauche &#187;, qui &#233;tait correspondant de Corn&#233;lissen&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-28&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lettres de Corn&#233;lissen &#224; Michels, dans le fonds Michels, Fondation Luigi (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-28&#034;&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et l'appr&#233;ciait beaucoup en tant qu'&#233;conomiste et sociologue, l'avait introduit dans les milieux allemands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cinquante ans, Corn&#233;lissen avait fait preuve &#8211; tant comme th&#233;oricien que comme militant et organisateur &#8211; d'une intelli&#173;gence et d'une &#233;nergie remarquables et remarqu&#233;es. Mais, apr&#232;s le d&#233;but de la guerre de 1914, cette &#233;nergie s'investira dans la pro&#173;pagande antiallemande. Par la suite, il s'occupa surtout des conflits et des scissions au sein du mouvement ouvrier. Apr&#232;s ces ann&#233;es de stagnation sur le plan th&#233;orique, Corn&#233;lissen, qui resta sympathisant du syndicalisme r&#233;volutionnaire toute sa vie &#8211; mais toutefois sans espoir de vivre l'av&#232;nement de la &#171; soci&#233;t&#233; nou&#173;velle &#187; &#8211; fit sa r&#233;apparition sur la sc&#232;ne scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1926, parut (en deux volumes) le tome III du &lt;i&gt;Trait&#233; g&#233;n&#233;&#173;ral de science &#233;conomique&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-29&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chez Giard et Bri&#232;re.&#034; id=&#034;nh2-29&#034;&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Dans cette &lt;i&gt;Th&#233;orie du capital et du profit&lt;/i&gt; de 1 100 pages, Corn&#233;lissen applique de nouveau sa th&#233;o&#173;rie de la valeur et la m&#233;thode inductive, cette fois au capital et au profit. En 1930, toujours chez Giard, parut le tome IV : &lt;i&gt;Th&#233;orie de la rente fonci&#232;re et du prix des terres&lt;/i&gt;. Le tome II, &lt;i&gt;Th&#233;orie du salaire et du travail salari&#233;&lt;/i&gt;, connut une deuxi&#232;me &#233;dition revue en 1933&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-30&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chez Giard. Selon une communication de A. Dauphin-Meunier, disciple de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-30&#034;&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Dans le domaine germanophone, c'est le sociologue et ami de Michels, Gottfried Salomon, introducteur &#233;galement de Pareto et de Sorel en Allemagne, qui s'occupa de la traduction du &lt;i&gt;Salaire &lt;/i&gt; de 1908, paru sous le titre &lt;i&gt;Der Lohn&lt;/i&gt; en 1926&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-31&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chez Meyer Verlag, Halberstadt.&#034; id=&#034;nh2-31&#034;&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. La m&#234;me ann&#233;e, Corn&#233;lissen publia un article sur le d&#233;veloppement du syndicalisme r&#233;volutionnaire dans le &lt;i&gt;Forschungen zur V&#246;lker&#173;psychologie und Soziologie&lt;/i&gt; sous le titre &#171; Theoretische und &#246;kono&#173;mische Grundlagen des Syndikalismus &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-32&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Band Il, 1926. &#171; Partei und Klasse in Lebensproizess der Gesellschaft &#187;, pp. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-32&#034;&gt;32&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Dans cet article, il r&#233;fute l'id&#233;e que le syndicalisme soit la cr&#233;ation des intellectuels, tels Sorel, Lagardelle, Berth ou Labriola. Corn&#233;lissen maintient que le syndicalisme des intellectuels est un courant litt&#233;raire, qui accompagne le mouvement ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gottfried Salomon restait en contact avec Corn&#233;lissen et essayait de trouver un &#233;diteur pour la traduction du &lt;i&gt;Trait&#233; g&#233;n&#233;&#173;ral&lt;/i&gt;, mais la crise de 1929 l'en emp&#234;cha&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-33&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. la correspondance de Corn&#233;lissen &#224; Salomon dans le fonds Salomon, IIHS, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-33&#034;&gt;33&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Cependant, en tant que pr&#233;sident du comit&#233; directeur des Cours universitaires de Davos (Davoser Hochschulkurse), il favorisa la participation de Corn&#233;lissen au s&#233;minaire de 1928&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-34&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Davoser Hochschulkurse/Cours universitaires &#224; Davos, Davos, 1928.&#034; id=&#034;nh2-34&#034;&gt;34&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Pour Corn&#233;lissen, autodi&#173;dacte de soixante-quatre ans, c'&#233;tait une grande satisfaction de donner des conf&#233;rences aux c&#244;t&#233;s de savants tels que Lucien L&#233;vy-Bruhl, Jean Piaget, Albert Thibaudet, Paul Tillich, Robert Michels et Gottfried Salomon. Les cours furent ouverts par Albert Einstein, qui avait &#233;t&#233; s&#233;v&#232;rement fustig&#233; par Corn&#233;lissen en 1923 dans une brochure intitul&#233;e &lt;i&gt;les Hallucinations des ein&#173;steiniens ou les erreurs de m&#233;thode chez les physiciens-math&#233;mati&#173;ciens&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-35&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; la Librairie scientifique Albert Blanchard, Paris, 1923.&#034; id=&#034;nh2-35&#034;&gt;35&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_5604 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH183/sans_titre-2-28-45ab2-c4c1c.jpg?1774724085' width='150' height='183' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt; Lilian Rupertus &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Cette brochure de 89 pages, une apologie de la m&#233;thode inductive en opposition &#224; la m&#233;taphysique, peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme l'introduction &#224; la derni&#232;re partie de l'&#339;uvre de Corn&#233;lissen, celle des r&#233;flexions philosophiques. En 1929, le manuscrit du &lt;i&gt;Trait&#233; g&#233;n&#233;ral &lt;/i&gt; &#233;tait termin&#233;, mais Corn&#233;lissen ne s'imaginait pas qu'il allait mourir avant la parution du tome V : &lt;i&gt;Th&#233;orie de l'int&#233;r&#234;t et de l'activit&#233; des Bourses&lt;/i&gt;. Le livre parut en 1944 par les soins de son principal disciple, Achille Dauphin&#173;-Meunier, et de sa propre femme Lilian Rupertus&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-36&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chez Didon et Durand, Paris, lmp. de F. Boisseau &#224; Toulouse.&#034; id=&#034;nh2-36&#034;&gt;36&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. En 1929, croyant la r&#233;daction de son &#339;uvre &#233;conomique achev&#233;e, Corn&#233;lissen commen&#231;a &#224; &#233;crire ses&lt;i&gt; M&#233;ditations sociologiques &lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-37&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M&#233;ditations sociologiques, Introduction &#224; une sociologie g&#233;n&#233;rale. Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-37&#034;&gt;37&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le texte, d'environ 400 pages, est un testament intellectuel, mal&#173;heureusement jamais publi&#233;, tout comme ses m&#233;moires de 1936-1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des fragments de ces deux &#339;uvres in&#233;dites sont incorpor&#233;s dans son avant-dernier livre en fran&#231;ais,&lt;i&gt; les G&#233;n&#233;rations nouvelles. Essai d'une &#233;thique moderne &lt;/i&gt; (1935). Apr&#232;s&lt;i&gt; le Salaire&lt;/i&gt; de 1908, le Mercure de France &#233;tait de nouveau son &#233;diteur. Corn&#233;lissen avait eu l'intention de finir le travail sur l'&#233;thique de son ami Kropotkine. Comme lui, il se fonda sur Guyau, mais essaya de d&#233;barrasser la morale de toute m&#233;taphysique. Dans ce dernier livre paru en fran&#231;ais de son vivant, il se rapprocha alors de Sorel et m&#234;me de Comte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, au cours des vingt derni&#232;res ann&#233;es de sa vie &#8211; il mou&#173;rut en 1943 &#8211;, Corn&#233;lissen &#233;tait devenu un intellectuel pur (ce qu'il reprochait &#224; Sorel), estim&#233; par ses coll&#232;gues, par des planistes de la CGT, et v&#233;n&#233;r&#233; m&#234;me dans les milieux syndicalistes et anarchistes de l'Internationale syndicaliste r&#233;volutionnaire de Berlin, l'AIT, et surtout en Espagne o&#249; fut publi&#233;e encore en 1933 une version espagnole actualis&#233;e de &lt;i&gt;En marche vers la soci&#233;&#173;t&#233; nouvelle&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-38&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Christian Cornelissen, El comunismo libertario y el r&#233;gime de tramici&#243;n, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-38&#034;&gt;38&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Il n'a pas vu ni v&#233;cu cette soci&#233;t&#233;, mais sa vie, et ce qu'il a observ&#233; parmi les militants et les savants, m&#233;rite encore attention.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Christian Corn&#233;lissen : &lt;i&gt;Les Dessous &#233;conomiques de la guerre. Les app&#233;tits allemands et les devoirs de l'Europe occidentale&lt;/i&gt;, pr&#233;f. de Charles Andler, Paris-Nancy, Berger-Levrault, 1915, p. 3.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Bulletin international du mouvement syndicaliste&lt;/i&gt; parut du 8 septembre 1907 au 26 juillet 1914 (336 num&#233;ros, en quatre &#233;ditions : fran&#231;aise, anglaise, allemande et hollandaise). Le &lt;i&gt;Bulletin &lt;/i&gt; &#233;tait r&#233;dig&#233; &#224; la main par M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; Corn&#233;lissen-Rupertus et reproduit ensuite par cyclosty&#173;le. Des s&#233;ries fran&#231;aises, nulle part compl&#232;tes, sont conserv&#233;es &#224; la Biblioth&#232;que nationale, au Mus&#233;e social, &#224; l'Institut fran&#231;ais d'histoire sociale, &#224; l'Institut d'histoire sociale, et &#224; l'Institut international d'histoire sociale (IIHS) d'Amsterdam.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Sur la vie de Corn&#233;lissen jusqu'en 1898, cf. Bert Altena et Homme Wedman, &lt;i&gt;Tussem anar&#173;chisme en sociaal-democratie, &#171; Het Revolutionaire Kommunisme &#187; van Christiaan Cornelissen&lt;/i&gt;, Bergen, &lt;i&gt;Anarchistische Uitgaven&lt;/i&gt;, 1985, 68 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;IIHS-Amsterdam. Archives F. Domela Nieuwenhuis. Correspondance Corn&#233;lissen-FDN. Lettre non dat&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt; Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#201;dit&#233;e par Liebers en 1892.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Clemens, &lt;i&gt;Kritiek van een Radicaal op Karl Marx&lt;/i&gt;, La Haye, Liebers, 1891.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf. la brochure de Christian Corn&#233;lissen : &lt;i&gt;Les Divers Tendances du Parti ouvrier international&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#192; propos de l'ordre du jour du Congr&#232;s international ouvrier socialiste de Zurich (1893)&lt;/i&gt;, Bruxelles, &#233;dition de La Soci&#233;t&#233; nouvelle, 1893, 23 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#192; La Soci&#233;t&#233; nouvelle de Bruxelles, 1896, 53 p., sous le nom de&#171; Chr&#233;tien Corn&#233;lissen &#187;. Pour la version hollandaise : &lt;i&gt;Christiaan Cornelissen, Het Revolutionaire Kommunisme...&lt;/i&gt;, Amsterdam, Oudkerk, 1897, r&#233;&#233;dit&#233; sous le titre &lt;i&gt;Revolutionair Kommunistisch Manifest&lt;/i&gt; chez Boer, Amsterdam, 1905. R&#233;imp. photogr. dans B. Altena et H. Wedman, &lt;i&gt;Tussem Anarchisme... &lt;/i&gt; , op. cit. En 1992, une partie des papiers personnels de Corn&#233;lissen a &#233;t&#233; retrou&#173;v&#233;e par l'auteur. Cette collection Corn&#233;lissen-Chichery, d&#233;pos&#233;e &#224; l'IIHS, contient des lettres int&#233;ressantes de Bernard Lazare et de Fernand Pelloutier sur le Congr&#232;s de Londres et les ori&#173;gines du communisme r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans ses m&#233;moires, Corn&#233;lissen ne dit rien de cette affaire. Cf. la correspondance de Corn&#233;lissen &#224; Domela Nieuwenhuis (ann&#233;es 1898-1899) d&#233;pos&#233;e &#224; l'IIHS.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Christian Corn&#233;lissen : &lt;i&gt;En marche vers la soci&#233;t&#233; nouvelle. Principes, tendances, tactique de la lutte de classes&lt;/i&gt;, Paris, Stock, 1900, coll. &#171; Biblioth&#232;que sociologique n&#176; 29 &#187;, 321 p. Christiaan Cornelissen : &lt;i&gt;Op weg naar een nieuwe maatschappij, beginselen en taktiek van de klarsenstrijd&lt;/i&gt;, Amsterdam, Becht, 1902. (trad. portugaise en 1908, espagnole en 1909). Christiaan Cornelissen : &lt;i&gt;Directe actie-zelf doen&lt;/i&gt;, Amersfoort, Wink, 1904.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lettre de Corn&#233;lissen &#224; la direction du NAS, 12 septembre 1937, archives du NAS, IIHS, Amsterdam.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Strijd, lief en leed in de Oude Socialistische beweging en de Vakorganisatie. Persoonlijke herinne&#173;ringen door Christillan Comelissen&lt;/i&gt;. Manuscrit non publi&#233;, 493 p., 1937. Le manuscrit a connu une v&#233;ritable odyss&#233;e. Il est maintenant en possession du D&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;r&lt;/sup&gt; Arthur Lehning &#224; Amsterdam. H. Wedman en pr&#233;pare une &#233;dition pour l'IIHS, accompagn&#233;e d'une biographie de Corn&#233;lissen.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf l'introduction biographique de Jacques Reclus dans Marc Pierrot : &lt;i&gt;Quelques &#233;tudes sociales&lt;/i&gt;, Paris, 1970, pp. 1-20.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf Archives nationales (Arch. nat.), carton F7/12494, et Archives de la Pr&#233;fecture de Police du d&#233;partement de la Seine (P. Po), carton Ba 1498.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf Arch. Nat. F7/13572, &#171; Les Relations internationales &#187;, dossier d'ao&#251;t 1911.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf son dossier dans Arch. nat. F7/13053 et 13572.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En juillet 1918, il publia encore une brochure de 16 pages :&lt;i&gt; les Cons&#233;quences &#233;conomiques d'une paix allemande.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Corn&#233;lissen, &lt;i&gt;M&#233;moires...&lt;/i&gt; , op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf les articles de Vliegen dans le &lt;i&gt;Mouvement socialiste&lt;/i&gt;, n&#176;41, 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; septembre 1900 et n&#176;42, 15 septembre 1900, et la r&#233;action de Corn&#233;lissen dans le n&#176;48, 15 d&#233;cembre 1900, pp. 751- 755.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Mouvement socialiste&lt;/i&gt;, n&#176; 137-138, 15 juin-15 juillet 1904, pp. 269-273.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ch. Corn&#233;lissen, &#171; L'&#233;volution de l'anarchisme dans le mouvement ouvrier hollandais &#187;, &lt;i&gt;le Mouvement socialiste&lt;/i&gt;, n&#176; 159, 15 juillet 1905, pp. 392-400.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Mouvement socialiste&lt;/i&gt;, n' 172, 15 mars 1906, pp. 294-306.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Raymond Barre : &lt;i&gt;&#201;conomie politique&lt;/i&gt;, Tome II, Paris, PUF, 1958 (2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;d.), p. 131. Cf &#233;gale&#173;ment Ren&#233; Gonnard : &lt;i&gt;Histoire des doctrines &#233;conomiques&lt;/i&gt;, Paris, librairie Valois, 1930, p. 66 et p. 631.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Corn&#233;lissen fit cadeau de plusieurs de ses ouvrages au Mus&#233;e social.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Chez Giard et Bi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;De 1910 &#224; 1913, n&#176; XXX-XXXVI, T&#252;bingen. Cf. Christian Corn&#233;lissen, &#171; L'Orientation du mouvement syndicaliste international &#187;, &lt;i&gt;Revue des id&#233;es&lt;/i&gt;, 15 juin 1911.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-28&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-28&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-28&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lettres de Corn&#233;lissen &#224; Michels, dans le fonds Michels, Fondation Luigi Einaudi, Turin.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-29&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-29&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-29&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Chez Giard et Bri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-30&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-30&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-30&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;30&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Chez Giard. Selon une communication de A. Dauphin-Meunier, disciple de Corn&#233;lissen, Giard et Bri&#232;re et plus tard Giard connurent des difficult&#233;s &#224; survivre, c'est probablement la cause de la non-parution du dernier tome du Trait&#233; g&#233;n&#233;ral et des M&#233;ditations sociologiques.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-31&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-31&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-31&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;31&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Chez Meyer Verlag, Halberstadt.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-32&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-32&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-32&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;32&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Band Il, 1926. &#171; Partei und Klasse in Lebensproizess der Gesellschaft &#187;, pp. 63-81. &#201;d. par Hirschfeld, Leipzig.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-33&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-33&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-33&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;33&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf. la correspondance de Corn&#233;lissen &#224; Salomon dans le fonds Salomon, IIHS, Amsterdam. Le fonds Salomon contient aussi la correspondance Michels-Salomon, avec des remarques int&#233;&#173;ressantes sur la sociologie fran&#231;aise et sur Sorel.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-34&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-34&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-34&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;34&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf. &lt;i&gt;Davoser Hochschulkurse/Cours universitaires &#224; Davos&lt;/i&gt;, Davos, 1928.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-35&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-35&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-35&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;35&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#192; la Librairie scientifique Albert Blanchard, Paris, 1923.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-36&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-36&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-36&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;36&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Chez Didon et Durand, Paris, lmp. de F. Boisseau &#224; Toulouse.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-37&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-37&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-37&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;37&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;M&#233;ditations sociologiques, Introduction &#224; une sociologie g&#233;n&#233;rale.&lt;/i&gt; Le manuscrit a &#233;t&#233; donn&#233; &#224; l'auteur par J. Reclus, et peut &#234;tre consult&#233; &#224; l'IIHS d'Amsterdam.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-38&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-38&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-38&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;38&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Christian Cornelissen, El comunismo libertario y el r&#233;gime de tramici&#243;n, trad. Eloy Mu&#241;iz, Biblioteca Orco, Valencia. Corn&#233;lissen cllabora &#224; la revue &lt;i&gt;Orto&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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