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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Cahier d'un milicien dans les rangs de la CNT-FAI [08]</title>
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		<dc:date>2023-03-29T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Albert Minnig</dc:creator>


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		<dc:subject>Le R&#233;veil/Il Risveglio </dc:subject>
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		<dc:subject>R&#233;volution espagnole (1936-1939)</dc:subject>
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		<dc:subject> Fernand Chevalier</dc:subject>
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		<description>&lt;p&gt;Nous passerons encore quelques jours clans cette position sans qu'une alerte vienne troubler nos travaux. Une maison qui se trouve &#224; environ 200 m&#232;tres derri&#232;re nous sert d'h&#244;pital et nous allons y chercher le bois n&#233;cessaire pour nos fortifications. Nous d&#233;montons la toiture d'une d&#233;pendance, quand tout &#224; coup des obus sifflent et explosent &#224; quelques m&#232;tres de nous. Imm&#233;diatement, nous abandonnons tout sur place et courons jusqu'&#224; la tranch&#233;e. Le tir devient tr&#232;s pr&#233;cis et rapide. Plusieurs obus cr&#232;vent la fa&#231;ade de toutes parts.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-emilio-canzi-+" rel="tag"&gt;Emilio Canzi&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1293-60fd1.jpg?1774693551' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le R&#233;veil anarchiste&lt;/i&gt; N&#176;988 &#8211; 18 D&#233;cembre 1937&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous passerons encore quelques jours clans cette position sans qu'une alerte vienne troubler nos travaux. Une maison qui se trouve &#224; environ 200 m&#232;tres derri&#232;re nous sert d'h&#244;pital et nous allons y chercher le bois n&#233;cessaire pour nos fortifications. Nous d&#233;montons la toiture d'une d&#233;pendance, quand tout &#224; coup des obus sifflent et explosent &#224; quelques m&#232;tres de nous. Imm&#233;diatement, nous abandonnons tout sur place et courons jusqu'&#224; la tranch&#233;e. Le tir devient tr&#232;s pr&#233;cis et rapide. Plusieurs obus cr&#232;vent la fa&#231;ade de toutes parts. Nous regardons tr&#232;s inquiets, car il y avait beaucoup de monde &#224; l'int&#233;rieur et &lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article154122&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chevalier&lt;/a&gt;, que nous ne voyons pas, doit &#234;tre l&#224;-bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s trois quarts d'heure le bombardement prend fin et Chevalier, qui s'&#233;tait dissimul&#233; dans un foss&#233; tout proche de la maison, revient en rigolant, une poutre sur l'&#233;paule. Il n'en est pas de m&#234;me pour ceux qui sont rest&#233;s dans la maison. Un docteur a &#233;t&#233; tu&#233; en portant secours &#224; un bless&#233;. L'ambulance suisse, qui a &#233;t&#233; appel&#233;e, &#233;vacue les bless&#233;s et les morts ; mais les fascistes ont vu leurs all&#233;es et venues et recommencent &#224; tirer, faisant de nouvelles victimes. Heureusement l'&#233;vacuation est faite rapidement, mais il y a plusieurs morts et une douzaine de bless&#233;s. Un mulet a &#233;t&#233; tu&#233; dans l'&#233;curie et Sell&#233;s, un camarade de Trieste, nous apporte un bon plat de biftecks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous recevons une demande de changer de position, notre secteur allant du cimeti&#232;re au castillo Malatesta et &#224; la Casa Blanca. Je propose de retourner &#224; la Casa Blanca, secteur que Chevalier et moi connaissons bien. Tous sont d'accord, car nous pr&#233;voyons que l&#224;-bas nous aurons plus facilement de la bagarre. Des troupes viennent nous relever et, apr&#232;s deux heures d'une marche tr&#232;s p&#233;nible nous arrivons au secteur dit &#171; de la Mort &#187;. Nous &#233;tudions la position et d&#233;cidons de tout transformer, afin d'en tirer le plus d'efficacit&#233; possible. Un tunnel d'une quinzaine de m&#232;tres est creus&#233;, soixante traverses sont arrach&#233;es &#224; la voie de chemin de fer, sci&#233;es et port&#233;es &#224; proximit&#233;. Une autre &#233;quipe a rempli plus de trois cents sacs de terre et nous comptons qu'une seule nuit permettra de faire cet immense travail. Plusieurs camarades des sections avoisinantes viennent nous apporter leur aide. Nous travaillerons toute la nuit avec une ardeur incomparable. A tour de r&#244;le, chacun apporte traverses et sacs, faisant le moins de bruit possible, car nous sommes &#224; peine &#224; cent m&#232;tres des parapets fascistes. Il est &#224; peine 4 heures que le parapet est construit et recouvert de plus de deux m&#232;tres de terre et bien camoufl&#233; d'herbe et de petits buissons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous attendons avec impatience le jour pour juger si notre travail est bien fait. Enfin nous pouvons constater que notre effort n'a pas &#233;t&#233; nul et nous sommes tous &#233;merveill&#233;s. Trois grandes meurtri&#232;res que nous pouvons raccourcir ou fermer &#224; volont&#233; nous laissent un champ de visibilit&#233; de plusieurs kilom&#232;tres. A droite, notre tir peut battre tous les angles morts des autres mitrailleuses, en avant Saint-Georges, la route de Huesca-Huerrios et la voie ferr&#233;e, &#224; gauche, la pointe de la &lt;i&gt;lama &lt;/i&gt; (espace en plaine et sans pierres) de Huesca-Jaca et tout le syst&#232;me de tranch&#233;es fascistes. Nous br&#251;lons d'envie de tirer sur les rebelles qui se prom&#232;nent avec confiance dans les endroits o&#249; le tir pr&#233;c&#233;dent n'arrivait pas, mais nous avons encore beaucoup &#224; faire pour pouvoir placer la mitrailleuse. Deux jours ont suffi pour terminer ces petits travaux et notre tir fait beaucoup de victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les canons r&#233;pondent &#224; notre tir en se vengeant sur les derni&#232;res ruines de la Casa Blanca. Nous rions d'entendre les obus passer sur nos t&#234;tes avec des hurlements terribles, alors qu'un raccourcissement d'&#224; peine cent m&#232;tres risquerait de tous nous fracasser. Plusieurs Suisses nouvellement arriv&#233;s viennent grossir notre groupe, ainsi que plusieurs camarades de toutes nationalit&#233;s, ce qui nous oblige &#224; agrandir nos fortifications. Des postes d'observation et de garde sont construits, ainsi que tout un nouveau r&#233;seau de tranch&#233;es. Les groupes qui sont dans notre secteur viennent souvent voir nos travaux et travaillent dur &#224; modifier les leurs. Apr&#232;s trois semaines le secteur est m&#233;connaissable et ressemble &#224; une v&#233;ritable forteresse. Des officiers russes, qui ont cach&#233; leurs galons dans leurs poches viennent visiter nos positions. L'&#233;tonnement se lit sur leurs visages et ils ne partent qu'apr&#232;s nous avoir f&#233;licit&#233;s. Nous sommes satisfaits, car c'est une bonne r&#233;plique &#224; la militarisation qui depuis six mois instruit des sapeurs et officiers dans les casernes de Barcelone, Valence et Albacete.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tous ces actes de bonne volont&#233;, nous sentons autour de nous un vaste mouvement de boycott. Il est impossible d'obtenir des munitions et les vivres viennent avec beaucoup d'irr&#233;gularit&#233;. Une grande assembl&#233;e des d&#233;l&#233;gu&#233;s d'Almudevar et Huesca est d&#233;cid&#233;e. Nous nous r&#233;unissons dans un bois et plusieurs projets sont discut&#233;s tr&#232;s vivement. Une commission est nomm&#233;e pour enqu&#234;ter et trouver les preuves du boycott possible. Une attaque g&#233;n&#233;rale doit &#234;tre d&#233;clench&#233;e si nous obtenons le mat&#233;riel n&#233;cessaire, car nous en avons tous assez de rester dans une inactivit&#233; de douaniers. Les camarades espagnols qui ont &#233;t&#233; militaris&#233;s se plaignent de n'avoir pas obtenu une seule promesse et aucun n'a encore vu la couleur du mat&#233;riel russe. Les r&#233;sultats de l'enqu&#234;te ne se font pas attendre. A Barbastro plus de 60 mitrailleuses restent inactives, &#224; Sarignena une quarantaine, dans la contr&#233;e plus de cent. Des magasins sont pleins de cartouches et d'obus. A Barcelone, des tanks servent pour les d&#233;fil&#233;s militaires et l'instruction &#224; la caserne Karl Marx. Un essai d'entente avec Valence reste sans r&#233;ponse et les articles des journaux nous d&#233;noncent comme insoumis, agents provocateurs de d&#233;sordres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Solidaridad Obrera&lt;/i&gt; proteste, mais pas assez &#233;nergiquement. La majeure partie de nos colonnes est pour une unit&#233; prol&#233;tarienne dont les politiciens se moquent pas mal. De grandes affiches demandant l'appui du gouvernement sont r&#233;pandues dans tous les centres, mais n'arrivent pas &#224; &#233;branler l'attitude prise par ces messieurs qui avaient implor&#233; les syndicats pour leur venir en aide. Les jours passent lentement et la devise &#171; Ne comptons que sur nous-m&#234;mes ! &#187; est devenue g&#233;n&#233;rale. Des assembl&#233;es de bataillon ont lieu, sans pouvoir r&#233;soudre cette triste situation. L'enthousiasme disparait peu &#224; peu, faisant place souvent &#224; des diff&#233;rends personnels bien compr&#233;hensibles dans un tel &#233;tat de nervosit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1885 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/meloni_scolpiti_fig__7.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH210/meloni_scolpiti_fig__7-759ab-59c2f.jpg?1774729818' width='150' height='210' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Emilio Canzi &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article155631&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bifolchi&lt;/a&gt; a pass&#233; &#224; l'&#233;tat-major du r&#233;giment et il ne parait plus se soucier de la vie du bataillon. Thi&#233;ry, qui l'a remplac&#233;, se multiplie en efforts, mais ne peut donner satisfaction &#224; tous et il se d&#233;bat comme un lion clans une situation plus qu'impossible. Peu de temps apr&#232;s, il est appel&#233; &#224; Granen, et Canzi le remplace aussi bien que possible. Cafiero est nomm&#233; pour la Casa Blanca et nous avons beaucoup de confiance, car c'est un camarade tr&#232;s &#233;nergique qui ne recule devant aucun danger pour d&#233;noncer les salet&#233;s des grosses huiles de l'&#233;tat-major. Malheureusement ses efforts se brisent contre le cercle qui nous serre chaque jour davantage. (A suivre.)&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article154481&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Albert Minnig&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;tt&gt;&lt;widget_sitereference140|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.atelierdecreationlibertaire.com/Pour-le-bien-de-la-revolution.html" class="spip_out"&gt;&lt;i&gt; Pour le bien de la r&#233;volution&lt;/i&gt;, Minning Albert et Gm&#252;r Edi. Les &#233;ditions Atelier de cr&#233;ation libertaire &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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