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	<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Antonio Tellez Sala, pr&#233;sent ! </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rolf Dupuy </dc:creator>


		<dc:subject>Antonio Tellez Sala</dc:subject>
		<dc:subject>CNT</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>Archives du Monde libertaire</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Printemps 1946, par une nuit sans lune, un petit bateau de p&#234;che, apr&#232;s une premi&#232;re ten&#173;tative infructueuse, la veille, due &#224; une mer particuli&#232;rement agit&#233;e, d&#233;barquait discr&#232;te&#173;ment sur une plage, entre Pasajes de San Pedro et San Sebastian, Antonio Tellez Sola, militant des Jeunesses libertaires qui, pendant toute la travers&#233;e, cach&#233; sous une b&#226;che, avait gard&#233; son pistolet &#224; port&#233;e de main n'ayant aucune confiance dans des contrebandiers qui pou&#173;vaient jouer sur tous les tableaux : vous faire payer votre passage et ensuite vous vendre &#224; la Guardia civil.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-le-monde-libertaire-no1394-du-14-au-20-avril-2005-" rel="directory"&gt;Le Monde libertaire n&#176;1394 du 14 au 20 avril 2005&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-antonio-tellez-sala-+" rel="tag"&gt;Antonio Tellez Sala&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-cnt-espagne-+" rel="tag"&gt;CNT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-archives-du-monde-libertaire-+" rel="tag"&gt;Archives du Monde libertaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH101/log-3646f.jpg?1787224016' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Printemps 1946, par une nuit sans lune, un petit bateau de p&#234;che, apr&#232;s une premi&#232;re ten&#173;tative infructueuse, la veille, due &#224; une mer particuli&#232;rement agit&#233;e, d&#233;barquait discr&#232;te&#173;ment sur une plage, entre Pasajes de San Pedro et San Sebastian, Antonio Tellez Sola, militant des Jeunesses libertaires qui, pendant toute la travers&#233;e, cach&#233; sous une b&#226;che, avait gard&#233; son pistolet &#224; port&#233;e de main n'ayant aucune confiance dans des contrebandiers qui pou&#173;vaient jouer sur tous les tableaux : vous faire payer votre passage et ensuite vous vendre &#224; la Guardia civil. Tonio, qui ne n&#233;gligeait aucun d&#233;tail, &#233;tait habill&#233; de pied en cap de v&#234;te&#173;ments &#233;tiquet&#233;s en Espagne &#8211; combien d'autres camarades avaient &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;s par la Guardia civil &#224; cause de costumes taill&#233;s en France &#8211; et n'avait m&#234;me pas averti l'organisa&#173;tion de son d&#233;part, afin d'&#233;viter toute fuite. Pendant trois mois, il allait parcourir plusieurs r&#233;gions d'Espagne &#8211; Madrid, les Asturies et la Catalogne &#8211; dans l'intention premi&#232;re d'y r&#233;a&#173;liser un film sur la gu&#233;rilla et d&#233;j&#224; avec cette volont&#233; qui ne le quittera plus de sauver la m&#233;moire des combattants antifranquistes, non pour en &#171; faire des h&#233;ros ou des martyrs, mais parce que ces lutteurs antifranquistes &#233;taient des Hommes avec un grand H, ne m&#233;ritant pas un silence qui serait le pire des crimes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_6378 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH615/sans_titre-6-6-0fba7.jpg?1787224422' width='500' height='615' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Fils de cheminot, Antonio Tellez Sola est n&#233; &#224; Tarragone le 18 janvier 1921 et &#233;migre encore enfant avec ses parents &#224; Soto de Rey aux Asturies o&#249; les &#233;v&#233;nements d'octobre 1934 le marquent profond&#233;ment. En juillet 1936, il est &#224; L&#233;rida o&#249; il adh&#232;re &#224; la F&#233;d&#233;ration ib&#233;&#173;rique des jeunesses libertaires (FIJL). Apr&#232;s avoir v&#233;cu toute la p&#233;riode r&#233;volutionnaire &#224; L&#233;rida, Tarragone et Barcelone, il est appel&#233; sous les drapeaux (classe dite des &#171; biberons &#187;) lors de l'avanc&#233;e franquiste sur la Catalogne et de la Retirada de f&#233;vrier 1939. Pass&#233; en France, il est intern&#233;, comme des mil&#173;liers d'autres r&#233;fugi&#233;s, au camp de Septfonds (Tarn-et-Garonne) r&#233;serv&#233; aux ouvriers sp&#233;&#173;cialis&#233;s. En f&#233;vrier 1940, il est envoy&#233; comme ouvrier coffreur &#224; la construction d'une poudrerie &#224; Lannemezan (Hautes-Pyr&#233;n&#233;es). Apr&#232;s la signature de l'armistice de juin 1940, et pour &#233;viter d'&#234;tre renvoy&#233; en camp, il s'enfuit et se r&#233;fugie dans le petit hameau de Cantaous-Tuzaguet o&#249; il travaille comme pay&#173;san jusqu'en septembre o&#249; il est arr&#234;t&#233; et intern&#233; au camp d'Argel&#232;s-sur-Mer puis enr&#244;l&#233; dans la 321&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Compagnie de travailleurs &#233;trangers (CTE), envoy&#233; en mars 1942 &#224; Mende (Loz&#232;re) puis en f&#233;vrier 1943 comme &#171; fauteur de trouble &#187; aux mines d'antinloine de Collet-de-D&#232;ze. D&#233;nonc&#233; aux Allemands, il est transf&#233;r&#233; &#224; Agde pour participer &#224; la construction de fortifications. Apr&#232;s avoir sabot&#233; en mars 1944 la ligne de chemin de fer Perpignan-B&#233;ziers, il s'enfuit et se cache &#224; Saint-Affrique dans l'Aveyron, o&#249; il travaille dans un h&#244;pital. Menac&#233; d'&#234;tre d&#233;port&#233; en Allemagne, il fuit &#224; La Cavalerie o&#249;, en contact avec la R&#233;sistance, il organise l'&#233;vasion de pri&#173;sonniers russes puis s'int&#232;gre &#224; un maquis espagnol de la r&#233;gion de Decazeville et parti&#173;cipe en ao&#251;t aux combats pour la lib&#233;ration de Rodez avec la 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; brigade de FFI. En octobre 1944, comme de nombreux autres libertaires croyant &#224; la chute imminente du r&#233;gime franquiste, Antonio Tellez, sous le nom de &#171; Tarra &#187;, participe &#224; l'invasion du val d'Aran dans le cadre de l'op&#233;ration Reconquista de Espa&#241;a organis&#233;e par l'Union nationale espagnole (UNE) sous la direction du Parti communiste. Apr&#232;s l'&#233;chec de l'op&#233;ra&#173;tion, il s'installe &#224; Toulouse o&#249;, dans le cadre du Mouvement libertaire espagnol (MLE), il s'occupe de r&#233;cup&#233;rer de l'armement pour les groupes qui partent en Espagne et rencontre la plupart des militants, Francisco Sabate Llopart &#171; El Quico &#187;, Jos&#233; Lluis Facerias, Raul Carballeira Lacunza, Ramon Gonzalez Sanmarti, Ignacio Zubizarreta Aspas, et tant d'autres qui allaient laisser leur vie dans un combat incessant contre le franquisme.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_6371 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;39&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L336xH397/franco_cazorla_amador_rennes_1944-2-bbbd4-e7e40.jpg?1787220358' width='336' height='397' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Diego Franco Cazorla (Rennes, 1944) &lt;/small&gt;.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En 1945, Antonio Tellez est nomm&#233; au Comit&#233; national de la FIJL, en France, aux c&#244;t&#233;s de Benito Milla Navarro, l'Argentin Raul Carballeira Lacunza, Juan Alcacer Albert et Liberto Sarrau Royes. En avril 1946, il d&#233;mis&#173;sionne du CN de la FIJL pour effectuer une mission en Espagne et s'int&#233;grer &#224; la gu&#233;rilla. Apr&#232;s trois mois pass&#233;s en Espagne, il rentre en France en juillet 1946 par Irun. C'est lors de ce voyage de retour que, dans un h&#244;tel de Saint&#173;-Jean-de-Luz, il croise une nuit le jeune mili&#173;tant Diego Franco Cazorla &#171; Amador Franco &#187; en route pour l'Espagne, et avec qui il va dis&#173;cuter une partie de la nuit, et m&#234;me se dispu&#173;ter, Antonio tentant en vain de convaincre son camarade de ne pas emporter avec lui, en plus d'un &#233;metteur radio, de pesants et encom&#173;brants paquets de journaux (&lt;i&gt;Ruta, Solidaridad 0brera, CNT&lt;/i&gt;), parce qu'&#171; il est trop con de risquer sa vie pour des journaux &#187;. Tonio sera l'un des derniers &#224; voir Diego vivant : arr&#234;t&#233; &#224; Irun peu apr&#232;s son passage de la fronti&#232;re, Diego Franco Cazorla est condamn&#233; &#224; mon et fusill&#233; le 2 mai 1947 aux c&#244;t&#233;s d'Antonio Lopez, un autre militant des Jeunesses libertaires envoy&#233; par l'exil pour y renforcer l'organisation &#224; Barcelone.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_6374 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;28&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L336xH394/sans_titre-5-11-b490c.jpg?1787222608' width='336' height='394' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Antonio Tellez Sola (1948) &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En juillet 1947, repr&#233;sentant de la FIJL, Tonio participe au Festival mondial de la jeunesse &#224; Prague, puis &#224; un voyage en Yougo&#173;slavie dont il fait le r&#233;cit dans l'hebdomadaire de la FIJL, &lt;i&gt;Ruta &lt;/i&gt; (n&#176; 117 &#224; 120). Il publie de nombreux articles, dessins et une sorte de bande dessin&#233;e (&lt;i&gt;Las aventuras del se&#241;or Coleta&lt;/i&gt;, 1949) dans l'ensemble de la presse libertaire de l'exil et plus particuli&#232;rement les hebdoma&#173;daires &lt;i&gt;Ruta&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;CNT &lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Solidaridad Obrera&lt;/i&gt;. Li&#233; &#224; un petit groupe d'artistes, dont Antonio Garcia Lamolla, qui se r&#233;unissaient r&#233;guli&#232;rement autour du peintre Maurice Vlaminck, et sui&#173;vant le mod&#232;le au d&#233;but du si&#232;cle du suppl&#233;&#173;ment litt&#233;raire du c&#233;l&#232;bre organe anarchiste fran&#231;ais &lt;i&gt;les Temps nouveaux&lt;/i&gt;, il est en 1954 l'un des fondateurs avec Fernando Gomez Pelaez du suppl&#233;ment litt&#233;raire de &lt;i&gt;Solidaridad 0brera &lt;/i&gt; 1954-1961, 96 num&#233;ros).&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_6372 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;76&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/sans_titre-2-34.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH338/sans_titre-2-34-1e518.jpg?1787224017' width='500' height='338' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt; Dueso, T&#233;llez, Gomez Pelaez, Jos&#233; Mu&#241;oz, Molinos (1958, routage d'&lt;i&gt;Atalaya&lt;/i&gt;) &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En 1957-1958, pour tenter de mettre un terme &#224; l'immobilisme des responsables du MLE, il participe &#224; la fondation du journal &lt;i&gt;Atalaya &lt;/i&gt; (Paris, 1957-1958, sept num&#233;ros), entreprise qui sera condamn&#233;e par les orga&#173;nismes repr&#233;sentatifs du MLE. Lass&#233; des luttes intestines, il cesse d&#232;s lors de militer et se consacre &#224; recueillir l'histoire des groupes d'ac&#173;tion libertaires en Espagne pour, d'une part, les revendiquer en tant que r&#233;sistants antifran&#173;quistes et, d'autre part, en perp&#233;tuer la m&#233;moire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devenu journaliste au secteur internatio&#173;nal de l'Agence France-Presse (AFP), il sera l'un des rares anarchistes &#224; travailler pendant les &#233;v&#233;nements de mai 1968, arguant du fait qu'il est plus qu'important de transmettre dans le monde entier les d&#233;p&#234;ches concernant ces &#233;v&#233;nements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, il se montre solidaire de tous les jeunes militants (Mouvement ib&#233;rique de lib&#233;ration, GARI) qui, dans les ann&#233;es 1970, vont renouer avec la lutte concr&#232;te contre le franquisme.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_6377 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;119&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L400xH290/tellez03-c7669.jpg?1787224321' width='400' height='290' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Antoni T&#233;llez avec Franco Leggio pr&#233;parant l'&#233;dition italienne du livre de Sabat&#233; (Tipografia Edigraf. Catania, 1971)&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Apatride jusqu'en 1978 o&#249; il r&#233;cup&#232;re sa nationalit&#233;, il voyage pour la premi&#232;re fois d'une mani&#232;re l&#233;gale dans son pays avec sa compagne Armonia Perez, en pensant que la chute du franquisme allait enfin permettre de faire sauter la chape de plomb qui s'&#233;tait abat&#173;tue sur l'Espagne depuis quarante ans, et de revendiquer au grand jour ces milliers d'hommes et de femmes qui avaient donn&#233; leur vie ou au mieux avaient pass&#233; de longues ann&#233;es derri&#232;re les barreaux des prisons et p&#233;nitenciers. Malheureusement, la transition se fait sur un compromis historique entre les anciens franquistes et les partis et organisa&#173;tions dites d&#233;mocratiques, et elle a un prix : &#171; le silence sur le pass&#233; &#187;. Antonio enrage de cette situation, d'autant que m&#234;me le mouve&#173;ment libertaire organis&#233; et renaissant &#224; l'&#233;poque participe &#224; ce silence, ne revendi&#173;quant toujours pas la fine fleur de sa militance qui avait laiss&#233; la vie dans un combat sans espoir contre le terrorisme d'&#201;tat. La plupart des livres d'Antonio Tellez sur le sujet, traduits dans de nombreuses langues, n'ont jamais, &#224; de tr&#232;s rares exceptions, &#233;t&#233; annonc&#233;s ni m&#234;me critiqu&#233;s dans la presse libertaire tant de l'exil qu'en Espagne. &#192; part les siens, rares ont &#233;t&#233; les articles consacr&#233;s &#224; la r&#233;sistance et &#224; la gu&#233;rilla parus dans des organes du mouve&#173;ment anarchiste espagnol. Cela mettait Tonio dans une col&#232;re noire, surtout quand il consta&#173;tait l'empressement des communistes &#224; annexer et &#224; s'accaparer cette r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_6375 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;47&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/sxktsp.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH665/sxktsp-5f40e.jpg?1787224017' width='500' height='665' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Antonio T&#233;llez Sol&#224;, photo de Stuart Christie&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir pris sa retraite en mars 1986, Tonio s'installe pr&#232;s de C&#233;ret (Pyr&#233;n&#233;es&#173;-Orientales) et collabore &#224; la nouvelle presse libertaire espagnole (&lt;i&gt;Cultura Libertaria, Historia Libertaria, Polemica,&lt;/i&gt; etc) tout en continuant son travail de m&#233;moire sur la r&#233;sistance en Espagne et l'aide apport&#233;e &#224; des dizaines de cher&#173;cheurs, historiens, militants int&#233;ress&#233;s par le sujet. &#201;galement membre du Centre interna&#173;tional de recherches sur l'anarchisme (CIRA), Antonio Tellez a activement particip&#233; &#224; l' &#233;labo&#173;ration et &#224; la conception de deux des bulletins &#233;dit&#233;s par l'annexe de Marseille : &lt;i&gt;Les anarchistes espagnols dans la tourmente&lt;/i&gt; (1989) et&lt;i&gt; La presse libertaire espagnole pendant la clandestinit&#233;&lt;/i&gt; (1995).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antonio, dont certains craignaient les col&#232;res, &#233;tait d'une g&#233;n&#233;rosit&#233; sans limites et pratiquait un humour ravageur, mais il ne sup&#173;portait pas que l'on manque &#224; une parole don&#173;n&#233;e. Il se faisait un point d'honneur &#224; r&#233;pondre sur-le-champ &#224; n'importe lequel de ses nom&#173;breux correspondants, &#224; leur envoyer tout document ou photo pouvant les aider dans leurs recherches, bref &#224; partager son immense savoir, toujours dans ce but obs&#233;dant que la m&#233;moire fait partie du pr&#233;sent et du futur. Pour lui, les r&#233;volutions ne pouvaient &#234;tre une r&#233;a&#173;lit&#233; que s'il existait des r&#233;volutionnaires. Et si aujourd'hui il n'y en avait pas, alors il fallait cr&#233;er des consciences libres pour que le peuple se soul&#232;ve. Ses livres devaient aussi servir &#224; entretenir cette petite lueur d'espoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antonio Tellez, dont les forces d&#233;clinaient depuis l'&#233;t&#233; dernier, mais qui, jusqu'aux der&#173;niers jours, assuma son travail d'historien, r&#233;digeant des fiches pour un dictionnaire biographique des gu&#233;rilleros et r&#233;sistants amifranquistes sur lequel nous travaillons depuis plus de dix ans&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb_2A&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le dictionnaire des gu&#233;rilleros et r&#233;sistants antifranquistes, tente de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh_2A&#034;&gt;*&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, est mort le 26 mars 2005 &#224; Perpignan o&#249; il a &#233;t&#233; incin&#233;r&#233; le mardi 29. Il nous laisse orphelins, nous pour qui il &#233;tait plus qu'un fr&#232;re, un compagnon, un ami, un anarchiste pur comme il y en a si peu.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_6376 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;200&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/wdbts1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH389/wdbts1-98f71.jpg?1787224017' width='500' height='389' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Juan Busquets au Mas Tart&#225;s, base de gu&#233;rilla anarchiste de Tart&#225;s de Osseja (Languedoc-Roussillon). La fl&#232;che indique le point de passage des gu&#233;rilleros vers l'Espagne. Photo d'Antonio T&#233;llez Sol&#224;&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Je pense &#224; vous, Moni sa compagne, Juan Busquets Verges avec qui il &#233;tait retourn&#233;, il n'y a pas si longtemps, retrouver les ruines du Mas Tartas qui ser&#173;vait &#224; l'&#233;poque de base de d&#233;part pour les gu&#233;rilleros libertaires, Patrick &#224; Barcelone, Micha, Moska et Moustique, fid&#232;les parmi les fid&#232;les et me duele el alma.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://losdelasierra.info/" class="spip_out"&gt;Los de la sierra 1936-1975 - Dictionnaire des guerilleros et r&#233;sistants antifranquistes&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb_2A&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh_2A&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes _2A&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;*&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://losdelasierra.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le dictionnaire des gu&#233;rilleros et r&#233;sistants antifranquistes&lt;/a&gt;, tente de r&#233;pertorier les hommes et femmes de toutes tendances (anarchistes, communistes, socialistes, sans parti) ayant particip&#233; pendant pr&#232;s de quarante ans, (1936-1975) souvent au prix de leurs vies ou de longues ann&#233;es de prison et souvent dans une indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale, &#224; la lutte contre la dictature franquiste. Ce travail a &#233;t&#233; commenc&#233; il y a plus de vingt ans par l'historien libertaire Antonio T&#233;llez Sol&#225; (1921-2005) en collaboration avec Rolf Dupuy (1946-2025) du Centre International de Recherches sur l'Anarchisme (CIRA) de Marseille. (Ajout de Partage Noir le 20 ao&#251;t 2026)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>[BD] Luc&#237;a S&#225;nchez Saornil</title>
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		<dc:date>2026-06-02T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eph&#233;m&#233;ride Anarchiste, OLT</dc:creator>


		<dc:subject> Mujeres Libres </dc:subject>
		<dc:subject>CNT</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>Luc&#237;a S&#225;nchez Saornil</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;N&#233;e dans une famille modeste, elle obtient en 1916 un emploi &#224; la compagnie de t&#233;l&#233;phone, mais poursuit des &#233;tudes &#224; l'acad&#233;mie des Beaux-Arts. En 1918, passionn&#233;e par la po&#233;sie, elle int&#232;gre le mouvement litt&#233;raire &#171; Ultra&#237;smo &#187; et publie ses premiers po&#232;mes.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-olt-355-" rel="directory"&gt;OLT&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-mujeres-libres-+" rel="tag"&gt; Mujeres Libres &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-cnt-espagne-+" rel="tag"&gt;CNT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-lucia-sanchez-saornil-262-+" rel="tag"&gt;Luc&#237;a S&#225;nchez Saornil&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L102xH150/90-7299e.jpg?1774747336' class='spip_logo spip_logo_right' width='102' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;N&#233;e dans une famille modeste, elle obtient en 1916 un emploi &#224; la compagnie de t&#233;l&#233;phone, mais poursuit des &#233;tudes &#224; l'acad&#233;mie des Beaux-Arts. En 1918, passionn&#233;e par la po&#233;sie, elle int&#232;gre le mouvement litt&#233;raire &#171; Ultra&#237;smo &#187; et publie ses premiers po&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Militante anarcho-syndicaliste, elle prend part aux conflits sociaux de la &#171; Telefonica &#187;. Mut&#233;e &#224; Valence en 1927, elle collabore aux journaux anarchistes&lt;i&gt; Tierra y Libertad, Solidaridad Obrera&lt;/i&gt;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De retour &#224; Madrid en 1929, elle devient secr&#233;taire de r&#233;daction au journal &lt;i&gt;C.N.T.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Militante f&#233;minine convaincue, elle reste persuad&#233;e que les revendications des femmes requi&#232;rent une organisation sp&#233;cifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1936, avec les compagnes Mercedes Comaposada, Amparo Poch y Gasc&#243;n, elle fonde le mouvement d'&#233;mancipation &#171; Mujeres Libres &#187; (Femmes Libres) qui &#233;dite, &#224; partir de mai 1936, la revue du m&#234;me nom. Lorsqu'&#233;clate la r&#233;volution, elle se d&#233;m&#232;ne sans compter, pr&#233;sente sur le front comme &#224; &#171; Radio Madrid &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De retour &#224; Valence, en 1937, elle devient la principale r&#233;dactrice de l'hebdomadaire anarchiste &lt;i&gt;Umbral &lt;/i&gt; ; elle y rencontrera sa compagne Am&#233;rica Barroso. En mai 1938, Luc&#237;a est nomm&#233;e secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale de Solidarit&#233; Internationale Antifasciste (S.I.A.), charg&#233;e d'organiser l'aide inter-nationale. La r&#233;volution &#233;cras&#233;e, elle se r&#233;fugie en France d&#233;but 1939, et tente de secourir les r&#233;fugi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1942, pour &#233;viter d'&#234;tre d&#233;port&#233;e dans les camps nazis, elle retourne &#224; Madrid, puis &#224; Valence, vivant jusqu'en 1954 dans une totale clandestinit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est morte &#224; Valence, le 2 juin 1970.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Barcelone (1971-1974) : Salvador Puig Antich et le MIL</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/barcelone-1971-1974-salvador-puig-antich-et-le-mil</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.partage-noir.fr/barcelone-1971-1974-salvador-puig-antich-et-le-mil</guid>
		<dc:date>2026-05-30T08:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe </dc:creator>


		<dc:subject>Fanzinoth&#232;que</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>Soleil Noir (fanzine)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En 1974, la dictature franquiste arrivait &#224; son terme, mais elle &#233;tait toujours aussi f&#233;roce et l'une de ses derni&#232;res victimes fut Salvador Puig Antich ex&#233;cut&#233; &#224; l'&#226;ge de 25 ans.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-soleil-noir-no17-juillet-1994-" rel="directory"&gt;Soleil Noir n&#176;17 - Juillet 1994&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-source-la-fanzinotheque-+" rel="tag"&gt;Fanzinoth&#232;que&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-soleil-noir-fanzine-141-+" rel="tag"&gt;Soleil Noir (fanzine)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/ghk3i_2weaau8ol_copie-36b36.jpg?1774770223' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A l'occasion de la sortie de &lt;a href=&#034;https://www.partage-noir.fr/+salvador-puig-antich-guerilla-anticapitaliste-contre-le+&#034;&gt;&lt;i&gt;Salvador Puig Antich - Gu&#233;rilla anticapitaliste contre le franquisme&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; aux Editions Noir et Rouge, il nous a sembl&#233; opportun de mettre en ligne cet article de Philippe publi&#233; en juillet 1994 par le fanzine &lt;i&gt;Soleil Noir&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1066 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L200xH276/3832-eb69d.jpg?1774773473' width='200' height='276' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Salvador Puig Antich.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En 1974, la dictature franquiste arrivait &#224; son terme, mais elle &#233;tait toujours aussi f&#233;roce et l'une de ses derni&#232;res victimes fut Salvador Puig Antich ex&#233;cut&#233; &#224; l'&#226;ge de 25 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salvador Puig Antich &#233;tait employ&#233; de bureau en 1968 &#224; Barcelone. Dans son quartier, il fr&#233;quente les &#171; Commissions ouvri&#232;res &#187;, syndicat alors ind&#233;pendant. D'autre part il suit des cours du soir &#224; l'institut Maragall. En 1969, il fait partie de la &#171; Commission des &#233;tudiants de bachillerato &#187; de ce coll&#232;ge. C'est apr&#232;s avoir effectu&#233; son service milliaire qu'il commence &#224; participer aux activit&#233;s du MIL en novembre 1971.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MIL (Mouvement ib&#233;rique de lib&#233;ration), implant&#233; &#224; Barcelone, &#233;tait issu de la r&#233;union de trois &#171; &#233;quipes &#187; inspir&#233;es d'une part par les th&#233;ories anarchistes, d'autre part le syndicalisme r&#233;volutionnaire, le conseillisme et le situationnisme. Ses membres &#233;taient en rupture avec les organisations anarchistes classiques alors tr&#232;s divis&#233;es et oppos&#233;es &#224; l'action violente. En d&#233;cembre 1970, ces &#233;quipes avaient particip&#233; &#224; la gr&#232;ve de l'usine Harry-Walker qui dura 62 jours et qui fut l'une des plus dures de celte &#233;poque. En mars 1971, une brochure appelait au boycott des &#233;lections syndicales, elle &#233;tait sign&#233;e &#171; 1 000 &#187;. Le sigle n'a aucune importance pour les membres du groupe. La presse et la police qui veulent absolument une signature, trouveront la signification des trois lettres MIL.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1068 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L188xH246/image004-4dab6.jpg?1774773473' width='188' height='246' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;L'un des buts du MIL est la publication de textes th&#233;oriques qui sont difficiles &#224; trouver en Espagne &#224; cette &#233;poque. Le mat&#233;riel destin&#233; &#224; l'impression est tr&#232;s cher, il faut de l'argent. Le MIL d&#233;cide de passer &#224; l'action : pour financer ses activit&#233;s, il va pratiquer l'expropriation. Entre juillet 1972 et septembre 1973, une douzaine d'attaques de banques seront revendiqu&#233;es par le MIL. Sous le franquisme, la r&#233;pression et la pr&#233;sence polici&#232;re &#233;taient telles que personne n'osait pratiquer de hold-up. Il n'y avait pas de syst&#232;mes d'alarme sophistiqu&#233;s et les expropriations &#233;taient plus faciles &#224; r&#233;aliser que dans d'autres pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MIL cherchait &#224; &#233;viter la violence contre les individus. Ces actions &#233;taient revendiqu&#233;es par le texte ou la parole. Dans l'un des tracts &#233;tait salu&#233;e la m&#233;moire de Francisco Sabat&#233;, gu&#233;rillero anarchiste actif en Catalogne entre 1945 et 1960, date &#224; laquelle il fut tu&#233;. Salvador Puig Antich &#233;tait en g&#233;n&#233;ral le chauffeur du groupe pratiquant l'expropriation. Les sommes d'argent r&#233;cup&#233;r&#233;es sont importantes : 1 mil-lion de pesetas &#224; Bellver de Cerdanya le 15 septembre 1972, 1 million &#224; la Banco central le 28 novembre, 1 million et demi &#224; la Banco Americano-Hispano le 2 mars 1973... Du mat&#233;riel d'imprimerie est &#233;galement vol&#233; &#224; Toulouse ainsi que des papiers officiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet argent va servir &#224; alimenter des caisses de solidarit&#233; avec des usines en gr&#232;ve et &#224; l'&#233;dition de textes. Les &#233;ditions &#171; Mayo 37 &#187; sont cr&#233;&#233;es en janvier 1973. Seront publi&#233;s des textes de Camilo Berneri (anarchiste italien assassin&#233; par les staliniens en mai 1937), &lt;i&gt;Les Conseils ouvriers&lt;/i&gt; d'Anion Pannekoek, &#171; Le Dossier San Adrian del Besos &#187; (compte-rendu d'un conflit tr&#232;s dur en avril 1973), &lt;i&gt;De la mis&#232;re en milieu &#233;tudiant&lt;/i&gt; (brochure situationniste)... Une revue est &#233;galement cr&#233;&#233;e, elle s'appelle &lt;i&gt;CIA&lt;/i&gt; (&#171; Conspiration internationale anarchiste &#187;). Elle n'aura que deux num&#233;ros dans lesquels on retrouve les deux tendances du MIL (le premier num&#233;ro est plut&#244;t anar, le second ultra-gauche).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le MIL ne veut pas se sp&#233;cialiser dans les expropriations et se transformer en appareil militaire. Si son r&#244;le d'appui aux luttes est important, les membres du groupe pensent que ces luttes n'ont pas besoin d'une organisation permanente sp&#233;cialis&#233;e. Aussi en ao&#251;t 1973, un congr&#232;s du MIL d&#233;cide sa dissolution. C'est donc apr&#232;s sa disparition que certains membres du MIL vont conna&#238;tre une fin tragique.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1070 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L200xH314/ponsllobetoo-eb446.jpg?1774773473' width='200' height='314' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Jos&#233; Luis Pons Llobet.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Le 21 juin 1973, Salvador Puig Antich avait malencontreusement oubli&#233; dans un bar une sacoche contenant des documents compromettants. La police put alors localiser les planques du MIL. Le 15 septembre, un an apr&#232;s une premi&#232;re expropriation, trois membres du MIL s'attaquent &#224; nouveau &#224; la Caisse d'&#201;pargne de Bellverde Cerdanya. Malheureusement, en un an, la police a fait des progr&#232;s, elle est tr&#232;s rapidement sur les lieux et Oriol Sol&#233; Sugranyes, 25 ans, et Jos&#233; Luis Pons Llobet, &#233;tudiant de 18 ans sont arr&#234;t&#233;s, exhib&#233;s dans les villages et maltrait&#233;s. Le troisi&#232;me, Jorge Sol&#233; Sugranyes parvient &#224; se r&#233;fugier en Belgique.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1067 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;52&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/bd.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH622/bd-21394.jpg?1774773474' width='500' height='622' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Bande dessin&#233;e de type situationniste (non dat&#233;e).&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Le 25 septembre, Salvator Puig Antich avait rendez-vous avec un ami mais celui-ci avait &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; deux jours plus t&#244;t et la police organise un guet-apens. Une fusillade &#233;clate, Salvador Puig Antich est gri&#232;vement bless&#233;, un inspecteur de police est tu&#233;, probablement par ses coll&#232;gues car Puig Antich n'&#233;tait plus en &#233;tat de tirer apr&#232;s les coups qu'il avait re&#231;us.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1065 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;121&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L200xH262/ooo-e1407.jpg?1774773474' width='200' height='262' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Oriol Sol&#233; Sugranyes, condamn&#233; &#224; 48 ans de prison. Il est tu&#233; par la Guardia Civil le 6 avril 1975, apr&#232;s s'&#234;tre &#233;vad&#233;. &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Le proc&#232;s du MlL a lieu les 7 et 8 janvier 1974. Le verdict &#233;tait connu d'avance. Les pressions de l'extr&#234;me droite &#233;taient fortes ; au mois de d&#233;cembre l'amiral Carrero Blanco, successeur d&#233;sign&#233; de Franco, avait &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233; par un commando de l'ETA. Il fallait faire un exemple et la police mena&#231;ait de manifester &#224; Madrid si Salvador Puig Antich n'&#233;tait pas ex&#233;cut&#233;. Tortur&#233;s pendant leur incarc&#233;ration, les inculp&#233;s pr&#233;sentent encore des marques de br&#251;lures sur le visage. Pendant le proc&#232;s, ils sont insult&#233;s par les policiers pr&#233;sents dans la salle. A la sortie du tribunal, les avocats sont molest&#233;s par les &#171; Guerilleros du Christ-Roi &#187;. Salvador Puig Antich est condamn&#233; &#224; la peine de mort, Jos&#233; Luis Pons Llobet &#224; 30 ans de prison, son amie Maria-Augustias Mateos Fernandez, lyc&#233;enne de 17 ans, &#224; 5 ans de prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les protestations venues du monde entier (manifs, meetings, attentats), le 2 mars 1974, Salvador Puig Antich est assassin&#233;. On lui fait subir une torture digne de la Sainte-Inquisition, le supplice du garrot. Afin de faire croire qu'il n'&#233;tait qu'un gangster le m&#234;me jour est &#233;galement assassin&#233; Heinz Chens, com&#233;dien ambulant, &#233;migr&#233; polonais, accus&#233; d'avoir tu&#233; un Garde civil dans des conditions demeur&#233;es obscures. Comme apr&#232;s l'ex&#233;cution de Francisco Ferrer en 1909, mais dans des proportions moindres, les r&#233;actions furent multiples : manifs , attentats et affrontements &#224; Barcelone, nombreuses manifs dans toute l'Europe (parfois violentes), enl&#232;vement par les GARI (Groupes d'action r&#233;volutionnaire internationale) d'un banquier espagnol &#224; Paris...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Franco est mort dans son lit le 20 d&#233;cembre 1975...&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1069 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;135&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/monumento_a_salvador_puig_antich_en_barcelona.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/monumento_a_salvador_puig_antich_en_barcelona-150a2.jpg?1774773474' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Place Salvador Puig Antich &#224; Barcelone. Monument &#224; la m&#233;moire du militant anarchiste inaugur&#233; en 2016. Montserrat Boix (CC BY-SA 4.0) &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A lire : &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;i class=&#034;fas fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; Cortade (Andr&#233;). &lt;i&gt;Le 1 000 : histoire d&#233;sordonn&#233;e du MIL&lt;/i&gt;, D&#233;rive 17, 1985. &lt;br /&gt;&lt;i class=&#034;fas fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; &#171; La V&#233;rit&#233; sur les emprisonn&#233;s de Barcelone &#187;. Suppl. &#224; &lt;i&gt;Front libertaire&lt;/i&gt;, 1974. &lt;br /&gt;&lt;i class=&#034;fas fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; Barrot (Jean). &lt;i&gt;Violence et solidarit&#233; r&#233;volutionnaire&lt;/i&gt;. Ed. De l'Oubli, 1974.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;En plus des conseils de lecture donn&#233;s en 1994 par l'auteur de cet article :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;i class=&#034;fas fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;https://cras31.info/IMG/pdf/livre_mil_cras_2016.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mouvement Ib&#233;rique de Lib&#233;ration : M&#233;moires de rebelles&lt;/a&gt; (PDF), de Jean-Claude Duhourcq et Antoine Madrigal (livre publi&#233; en 2007 et r&#233;&#233;dit&#233; en 2016). Editions du CRAS. Vous pouvez &#233;galement commander la version papier en t&#233;l&#233;chargeant ce &lt;a href=&#034;https://cras31.info/IMG/pdf/commande_bouquin_mil.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;bon de commande&lt;/a&gt; (384 pages, format 14,5 x 20,5. &#201;dit&#233; en mai 2007. 15&#8364; port compris).
&lt;br /&gt;&lt;i class=&#034;fas fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;https://editionsnoiretrouge.com/index.php?route=product/product&amp;product_id=88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Salvador Puig Antich - Gu&#233;rilla anticapitaliste contre le franquisme&lt;/i&gt;, 16 euros. &#201;ditions Noir et Rouge, 2022&lt;/a&gt;. Ouvrage collectif coordonn&#233; par Ricard de Vargas Golarons.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4785 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/arton1021.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/arton1021-3cb2c.jpg?1774773475' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://fanzinotheque.centredoc.fr/index.php?lvl=bulletin_display&amp;id=16364" class="spip_out"&gt;Soleil Noir (fanzine) - juillet 1994&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/soleilnoir1990_19940701_n017.pdf" length="5264513" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'adieu des militants de la F&#233;d&#233;ration anarchiste &#224; leur camarade Paulino Malsand</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/l-adieu-des-militants-de-la-federation-anarchiste-a-leur</link>
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		<dc:date>2026-03-28T09:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Paulino Malsand</dc:subject>
		<dc:subject>&lt;i&gt;Le Monde Libertaire&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution espagnole (1936-1939)</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>CNT</dc:subject>
		<dc:subject>Archives du Monde libertaire</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Notre camarade Paulino Malsand est mort d'un cancer g&#233;n&#233;ralis&#233; vendredi 19 d&#233;cembre [1980] dans la nuit. Celui que beaucoup connaissaient comme le permanent de la librairie du Monde libertaire, apr&#232;s une longue vie militante internationale et des plus &#233;prouvantes (ge&#244;les espagnoles, r&#233;volution en Espagne, lutte contre le fascisme, etc.), se sera battu jusqu'au bout, pour la vie, pour pouvoir continuer &#224; militer dans les meilleures conditions possibles.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-le-monde-libertaire-no382-du-1er-janvier-1981-" rel="directory"&gt;Le Monde libertaire n&#176;382 du 1er janvier 1981&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-paulino-malsand-+" rel="tag"&gt;Paulino Malsand&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-le-monde-libertaire-173-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Le Monde Libertaire&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-revolution-espagnole-1936-1939-+" rel="tag"&gt;R&#233;volution espagnole (1936-1939)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-cnt-espagne-+" rel="tag"&gt;CNT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-archives-du-monde-libertaire-+" rel="tag"&gt;Archives du Monde libertaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1244-efa97.jpg?1774697211' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Extrait du &lt;i&gt;Monde libertaire&lt;/i&gt; n&#176; 382, 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 1981, p. 5.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Notre camarade &lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article156777&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Paulino Malsand&lt;/a&gt; est mort d'un cancer g&#233;n&#233;ralis&#233; vendredi 19 d&#233;cembre &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;[1980]&lt;/span&gt; dans la nuit. Celui que beaucoup connaissaient comme le permanent de la librairie du Monde libertaire, apr&#232;s une longue vie militante internationale et des plus &#233;prouvantes (ge&#244;les espagnoles, r&#233;volution en Espagne, lutte contre le fascisme, etc.), se sera battu jusqu'au bout, pour la vie, pour pouvoir continuer &#224; militer dans les meilleures conditions possibles. Cet &#233;t&#233;, il s'est fait op&#233;rer de son seul &#339;il, en Espagne ; cette op&#233;ration a r&#233;ussi. D&#232;s son retour, il s'est mis tout de suite &#224; lire, trier ses papiers, faire des projets de tracts et d'affiches, pr&#233;voir l'&#233;dition de brochures et de livres aujourd'hui introuvables qu'il avait entam&#233;e au groupe du 19 Juillet &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ancien nom du groupe libertaire de Bordeaux.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, se d&#233;placer &#224; la librairie pour &#234;tre au courant de tout et prendre position sur tous les probl&#232;mes, organisationnels ou id&#233;ologiques. Comme toute sa vie, sa vue retrouv&#233;e ne fut pas utilis&#233;e pour un repos bien m&#233;rit&#233;, pour lui, mais elle fut mise au service de la collectivit&#233;, de l'organisation, du combat. Notre camarade Malsand se sera battu jusqu'au bout, usant de toute sa personne et donnant un caract&#232;re exemplaire &#224; son militantisme anarchiste. (Il fut inhum&#233; au cimeti&#232;re de Thiais mardi 23 d&#233;cembre au matin).&lt;/q&gt; F&#233;d&#233;ration anarchiste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span style=&#034;font-size:1.2em&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;De Bordeaux...&lt;/h3&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;La mort de Paulino Malsand a douloureusement &#233;mu les camarades de Bordeaux qui ont, durant vingt ans, connu et estim&#233; ce compagnon actif, d&#233;vou&#233; et parfaitement instruit du mouvement ouvrier et de la pens&#233;e anarchiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paulino Malsand, n&#233; le 28 mars 1911, &#233;tait le fils d'une ouvri&#232;re espagnole et d'un ouvrier fran&#231;ais qui travaillait dans les mines de potasse du Sallent (province de Barcelone). Sa jeunesse se passa &#224; Manresa : &#224; peine au sortir de l'enfance, il travailla dans une usine de textile, puis comme ouvrier du b&#226;timent. Il adh&#233;ra &#224; la CNT et fut membre de la FAI&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conf&#233;d&#233;ration nationale du travail et F&#233;d&#233;ration anarchiste ib&#233;rique.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Il participa au mouvement insurrectionnel de janvier 1932 qui, durant plusieurs jours, fut ma&#238;tre d'une partie de la Catalogne et instaura le communisme libertaire dans quelques communes dont Figols et Sallent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arr&#234;t&#233; avec une centaine de compagnons, il fut dirig&#233; sur la prison de Barcelone. La lib&#233;ration de tous ces &#171; suspects &#187; d&#233;pendait du bon vouloir du gouverneur. Au d&#233;but de la r&#233;volution espagnole, il fit partie de la colonne qui, form&#233;e &#224; Manresa, fut dirig&#233;e vers le front d'Aragon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais sa vue, d&#233;j&#224; tr&#232;s affaiblie, le fit se consacrer aux collectivit&#233;s m&#233;tallurgiques. Devant Franco, il dut abandonner la Catalogne, il s'expatria en France et fit partie du comit&#233; national clandestin de la CNT en exil (r&#233;gion nord de la France). En mai 45, le congr&#232;s de Paris qui unifia les groupes de la CNT en exil en France (nord et sud) le d&#233;signa comme membre du comit&#233; national &#233;lu par le congr&#232;s. Il se fixa donc &#224; Toulouse jusqu'en 1947, date o&#249; il d&#233;missionna du comit&#233; national. C'est alors qu'il vient &#224; Bordeaux, o&#249; il devait travailler comme ouvrier du b&#226;timent et docker occasionnel, et il y demeura jusqu'en 1970. Puis il fut amen&#233;, pour des raisons familiales, &#224; venir habiter Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Bordeaux, il fut de ces rares camarades espagnols &#8212; trop rares, h&#233;las ! &#8212; qui ne se content&#232;rent pas de se replier &#224; l'int&#233;rieur du mouvement &#171; CNT en exil &#187;, mais participeront activement au mouvement fran&#231;ais : syndicaliste et anarchiste, Malsand milita dans la CNT fran&#231;aise qui, &#224; ses d&#233;buts, connut un certain essor &#224; Bordeaux et dans le groupe S&#233;bastien Faure (F&#233;d&#233;ration anarchiste) qu'animait &lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article24798&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Aristide Lapeyre&lt;/a&gt;. Le d&#233;part de Malsand pour Paris mettait fin &#224; vingt ans de militantisme &#171; bordelais &#187;, mais ouvrait la voie &#224; une nouvelle activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Groupe S&#233;bastien Faure de Bordeaux&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span style=&#034;font-size:1.2em&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#8230; &#224; Paris&#8230;&lt;/h3&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En ce qui nous concerne, nous connaissions bien notre camarade Malsand, certains depuis son arriv&#233;e &#224; Paris, et il s'est forg&#233; entre nous une amiti&#233; solide, une amiti&#233; d'anarchistes, dans le combat, pas de ces &#171; amiti&#233;s &#187; ponctuelles cr&#233;&#233;es au gr&#233; des strat&#233;gies int&#233;ress&#233;es. Pour tout ce qu'il nous a apport&#233;, &#224; nous, &#224; la F&#233;d&#233;ration anarchiste et au mouvement anarchiste international, nous nous devons de contribuer &#224; fixer sa place dans l'histoire des anarchistes et de l'anarchisme, &#224; faire hommage &#224; l'homme, sa vie, ses combats, ses id&#233;es, ses projets pour que notamment ses id&#233;es et projets ne disparaissent pas, mais soient constamment pr&#233;sents pour engendrer ce mouvement anarchiste et cette r&#233;volution anarchiste qu'il aurait tant aim&#233; voir se r&#233;aliser en France et pour laquelle il a vou&#233; toute son &#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre camarade Malsand fut avant tout un homme au service du collectif o&#249; l'int&#233;r&#234;t de l'organisation primait tout. Toute sa vie fut au service de l'anarchisme et de ses organisations, en Espagne, &#224; Bordeaux et &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; toute son exp&#233;rience, tout ce qu'il a v&#233;cu, toutes ses connaissances intellectuelles, il n'a jamais rien r&#233;clam&#233; pour lui, ni repos, ni hommage, ni notori&#233;t&#233;, ni quelqu'avantage que ce soit, ni m&#234;me ce qui lui &#233;tait souvent d&#251;. D'un c&#244;t&#233;, son caract&#232;re partisan, d'un autre c&#244;t&#233;, sa modestie, ont toujours masqu&#233; la somme de travail qu'il effectuait, pratique et th&#233;orique. Son service de l'organisation faisait que Malsand &#233;tait toujours dans l'actualit&#233;, interne &#224; l'organisation ou ext&#233;rieure, en France, en Espagne, mais aussi dans le monde entier. Cette actualit&#233; fait que notre camarade n'a jamais &#233;t&#233; le sage qui, se retirant dans sa maison, est consult&#233; sur des probl&#232;mes th&#233;oriques pour donner des conseils mais le jeune militant au niveau de tous, prenant position et se battant avec fougue pour ses positions, et encore fallait-il que ces positions servent l'organisation car sinon il se taisait, r&#233;pondant vertement &#224; qui l'insultait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ces traits de caract&#232;re, il donnera &#224; beaucoup l'image d'un vieil &#233;migr&#233; espagnol, s'occupant d'une librairie comme d'un loisir, et individualiste de surcro&#238;t de par son verbe haut, alors qu'il &#233;tait exactement le contraire : un militant toujours dans l'actualit&#233;, ne se trompant que tr&#232;s rarement dans ses analyses de tous ordres, effectuant une quantit&#233; de t&#226;ches impressionnantes, poss&#233;dant des connaissances intellectuelles tr&#232;s vastes et ce dans tous les domaines, faisant passer l'organisation anarchiste avant tout et souvent avant lui-m&#234;me. Mais que lui importait qu'on le connaisse sous son vrai jour, l'important &#233;tant qu'il puisse militer, que le travail pratique se fasse, que les id&#233;es soient accept&#233;es et que les militants se forment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'il sera secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la F&#233;d&#233;ration anarchiste, poste qui le fera d&#233;couvrir &#224; certains, cela ne changera rien pour lui, et il continuera comme avant, partisan et militant. Ouvrier toute sa vie, notre camarade Malsand &#233;tait de la g&#233;n&#233;ration des militants qui voulaient tout conna&#238;tre et savoir pour faire une r&#233;volution anarchiste durable, et c'est depuis le d&#233;but de son militantisme, ainsi que dans les ge&#244;les espagnoles, qu'il va lire et apprendre dans tous les domaines et de tout temps. Ses connaissances seront d'autant plus solides qu'elles ont &#233;t&#233; tremp&#233;es &#224; l'&#233;cole des r&#233;alit&#233;s par ses activit&#233;s, avant, pendant et apr&#232;s la r&#233;volution espagnole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; lui que nous devons le principal de nos connaissances sur l'Histoire, l'anarchisme et ses fondateurs, surtout Proudhon et Bakounine, mais aussi tous les autres qui ont fait des apports, Kropotkine, Nettlau, Malatesta, Rocker, Reclus, Read (&lt;i&gt;cf.&lt;/i&gt; les textes qu'il nous avait fournis pour le ML sp&#233;cial &#171; Art et Soci&#233;t&#233; &#187;, n&#176; 282), et bien d'autres. Il nous a appris aussi ce qu'&#233;taient les autres, cl&#233;ricaux et communistes, dans la th&#233;orie (peu connaissent autant que lui les th&#233;ories religieuses et marxistes), mais aussi dans la pratique, car il les a vus &#224; l'&#339;uvre en Espagne et aussi en France apr&#232;s la guerre, et nous le comprenions tr&#232;s bien, nous qui vivons dans la ceinture &#171; rouge &#187; de la banlieue nord de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas avec exc&#232;s, mais avec justesse que Malsand r&#233;pondait toujours pr&#233;sent, &#224; la F&#233;d&#233;ration anarchiste, pour repousser toutes les entreprises d'entrisme des politiciens et des communistes avec tous leurs avatars (situationnistes, conseillistes, trotskystes, etc.). Ses connaissances s'&#233;tendaient &#224; tous les domaines des sciences humaines, dont surtout la sociologie, l'histoire, la philosophie, etc. Il connaissait bien tous les penseurs espagnols, mais aussi fran&#231;ais, anglais, italiens, am&#233;ricains, etc., des temps anciens, du d&#233;but du si&#232;cle, mais aussi les modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces connaissances, il a essay&#233; de nous les transmettre. Il a fait quelques interventions dans les groupes qui lui ont demand&#233; et aussi dans des stages de formation. Mais apparemment il n'aimait pas ce r&#244;le d'intervenant. Par contre, &#224; la &#171; boutique &#187; ou autour d'une table il &#233;tait intarissable. Il conseillait des lectures, mais en fonction de l'individu qu'il avait en face de lui, nouveau ou non, ayant certaines id&#233;es ou d'autres. Il pouvait conseiller souvent des livres avec lesquels il &#233;tait globalement en d&#233;saccord mais qu'il trouvait n&#233;cessaire pour la formation d'un militant, et cela faisait partie de sa conception de la formation d'un militant, li&#233; en cela &#224; la dialectique proudhonienne de la connaissance. Il n'&#233;tait d'ailleurs pas rare de le voir critiquer la veille ce qu'il approuvait le lendemain, mais d'une part ses jugements &#233;taient pr&#233;cis, repla&#231;ant toujours les &#339;uvres de nos anciens dans leur contexte historique, d'autre part, cela lui permettait de jauger le militant qu'il avait en face de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malsand formait des militants anarchistes &#224; avoir une dialectique et des moyens de raisonnement pour qu'ils puissent se d&#233;brouiller seuls, dans n'importe quelle occasion, sans ma&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malsand a impuls&#233; dans les groupes le d&#233;sir de lire mais aussi et surtout d'&#233;diter, comme il l'a fait lui-m&#234;me et pr&#233;voyait de continuer &#224; le faire, et depuis les brochures et les livres ont plus que d&#233;cupl&#233;s &#224; la librairie. Cela a pu permettre &#224; la F&#233;d&#233;ration d'avoir les bases indispensables &#224; l'assise d'une organisation. Par ce travail important qu'il a effectu&#233; &#224; la librairie, nous pouvons affirmer que la parution hebdomadaire du &lt;i&gt;Monde libertaire&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; due pour une grande part &#224; notre camarade Malsand. Malgr&#233; son &#226;ge et ses facult&#233;s visuelles qui ont d&#233;clin&#233;es jusqu'&#224; la c&#233;cit&#233;, malgr&#233; le contexte de pagaille de l'apr&#232;s-68, s'occupant de mani&#232;re permanente et b&#233;n&#233;vole de la &#171; boutique &#187;, Malsand a redress&#233; la barre. A c&#244;t&#233; de toutes les t&#226;ches journali&#232;res et fatigantes, du matin jusqu'au soir, t&#226;ches d&#233;bordant de beaucoup les activit&#233;s normales d'un libraire de par la position centrale et militante de cette librairie et le caract&#232;re moral de beaucoup d'autres t&#226;ches, Malsand a su donner une image de marque importante &#224; la librairie, amplifier son rayonnement et ses capacit&#233;s militantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malsand, c'est aussi une aide importante qu'il a constamment donn&#233;e aux secr&#233;tariats, et en premier au secr&#233;tariat aux relations internationales. De par son pass&#233;, de par ses contacts, et surtout de par le fait qu'il se tenait toujours au courant de l'actualit&#233;, il a pu aider le F&#233;d&#233;ration anarchiste &#224; nouer des relations avec les pays d'Am&#233;rique latine, avec le mouvement espagnol anarchiste, en exil et de l'int&#233;rieur, et il aura &#233;t&#233; un des promoteurs &#224; notre rattachement &#224; l'Internationale des F&#233;d&#233;rations anarchistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malsand, c'est le camarade qui &#233;coutait tous les soirs Radio-P&#233;kin, Radio-Moscou, la radio espagnole, et qui avait beaucoup de contacts &#233;trangers. C'est ainsi que devant beaucoup de copains incr&#233;dules, il donnait des informations et analysait la situation, et combien ces analyses &#233;taient justes ! Combien le croyaient lorsqu'il nous disait qu'un changement intervenant en Espagne, la CNT r&#233;pondrait pr&#233;sente ? Apr&#232;s la mort de Franco, la CNT organisait le plus grand meeting en Espagne, &#224; Barcelone, r&#233;unissant quelques 300 000 personnes (bien plus que les communistes) ! Combien le croyaient lorsque les discussions qui avaient lieu sur le choix de la reconstruction de la CNT sur les bases d'un vaste mouvement libertaire tous azimuts, ou seules les bases de la lign&#233;e de la Premi&#232;re Internationale, du congr&#232;s de Saragosse en 1936 (l'un des congr&#232;s les plus importants du mouvement anarchiste en Espagne, sinon dans le monde) et des r&#233;solutions de congr&#232;s du mouvement en exil en 45 (&lt;i&gt;cf &lt;/i&gt; ML n&#176; 213), il nous disait que ce serait le deuxi&#232;me choix qui serait pris ? Et combien nous avons f&#234;t&#233; le d&#233;part des politiciens et des conseillistes de la CNT qui l'emp&#234;chaient de fonctionner correctement et qui s'embourbent dans la CNT &#171; r&#233;nov&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;vocation trop courte, qui demanderait des livres, de notre camarade Malsand d&#233;montre, nous l'esp&#233;rons, sa jeunesse, sa modestie et son importance. Nous n'oublierons pas notre camarade Malsand dont la vie, les combats, la morale, sont autant d'exemples de ce que doit &#234;tre un militant anarchiste, et nous &#233;voquerons dans le prochain num&#233;ro quelques-unes de ses id&#233;es ainsi que certains de ses projets.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Groupe Malatesta&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span style=&#034;font-size:1.2em&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le 23 d&#233;cembre&lt;/h3&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Devant sa famille et ses camarades anarchistes espagnols et fran&#231;ais r&#233;unis au cimeti&#232;re de Thiais, notre camarade &lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article155284&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Maurice Joyeux&lt;/a&gt;, au nom de la F&#233;d&#233;ration anarchiste, a rendu un dernier hommage &#224; notre camarade Paulino Malsand :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers camarades, chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1710 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH233/ad8091f1c7ac2c302e6eae85e8e99aa1-f694c-14758.jpg?1774701431' width='150' height='233' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Paulino Malsand (1972)&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Nous voici de nouveau r&#233;unis pour accompagner l'un des n&#244;tres dans son dernier parcours. Notre ami Malsand nous a quitt&#233;s. Il fut un militant exemplaire, et il ne s'agit pas l&#224; d'une formule de circonstance !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos amis espagnols qui sont pr&#233;sents connaissent mieux que moi l'itin&#233;raire que ce militant suivit dans sa jeunesse. Il suffit de rappeler qu'il fut membre de la FAI et de la CNT espagnoles et qu'il participa &#224; toutes les luttes qui, entre les deux guerres mondiales, firent de l'organisation anarcho-syndicaliste d'Espagne la premi&#232;re et la plus incisive des organisations syndicales du pays. Puis, ce fut l'agression de Franco contre la r&#233;publique et les journ&#233;es exaltantes de Barcelone, o&#249; il assuma des t&#226;ches d'organisation et de gestion dans l'industrie o&#249; il travailla. Enfin, l'exil ! L'organisation de la CNT espagnole reconstitu&#233;e sur la terre d'asile lui confiera d'importantes fonctions &#224; son secr&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malsand &#233;tait un internationaliste, un vrai ! Pour lui, le combat r&#233;volutionnaire et anarchiste se livre partout o&#249; les hasards de la vie jettent le militant. En France, il rejoindra le groupe de Bordeaux, un des plus solides du mouvement anarchiste fran&#231;ais. Il sera un des fondateurs de la CNT fran&#231;aise. Pendant quelques ann&#233;es, avec un certain nombre d'anarchistes espagnols de la m&#234;me trempe, il travaillera aux c&#244;t&#233; d'Aristide et de &lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article115882&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Paul Lapeyre&lt;/a&gt; puis, ayant regagn&#233; Paris, il rejoindra le groupe Louise Michel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, c'est au sein de la F&#233;d&#233;ration anarchiste qu'il donnera toute la mesure de sa valeur. Dans une p&#233;riode difficile de notre histoire, o&#249; tout semblait se d&#233;faire, o&#249; des personnages faisaient joujou avec l'anarchie comme ils faisaient joujou avec le reste, et o&#249; notre si&#232;ge &#233;tait devenu une p&#233;taudi&#232;re, nous l'avons install&#233; &#224; la permanence de notre librairie. Et alors, tout changea ! Avec lui, la mesure, la d&#233;cence, le savoir, la rigueur de notre pens&#233;e anarchiste s'install&#232;rent de nouveau dans notre local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malsand avait une intelligence robuste et claire, une lecture consid&#233;rable, une connaissance de nos auteurs sans faille. Je le revois dans notre librairie, le bras lev&#233; pour cueillir un ouvrage, l'ouvrir, en commenter une page devant des jeunes camarades qui avaient pour lui de l'amiti&#233; et de l'admiration. Il fut, apr&#232;s 1968 et ses avatars, un des &#233;l&#233;ments essentiels du redressement de notre F&#233;d&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malsand a &#233;t&#233; un militant espagnol de qualit&#233; puis, par la force des choses, un militant de notre F&#233;d&#233;ration anarchiste, une figure pittoresque de nos congr&#232;s o&#249; sa sagesse et sa parfaite connaissance de nos th&#233;oriciens sera pr&#233;cieuse. Un militant &#224; part enti&#232;re ! Il fut mon ami, et nous sommes quelques-uns bien d&#233;cid&#233;s &#224; ce qu'on n'&#233;crive pas l'histoire du mouvement anarchiste fran&#231;ais de notre &#233;poque sans qu'on lui r&#233;serve la place qu'il m&#233;rite, une des premi&#232;res parmi ceux qui, ces dix derni&#232;res ann&#233;es, particip&#232;rent au d&#233;veloppement de la F&#233;d&#233;ration anarchiste fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;M. J.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ancien nom du groupe libertaire de Bordeaux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Conf&#233;d&#233;ration nationale du travail et F&#233;d&#233;ration anarchiste ib&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Luc&#237;a S&#225;nchez Saornil, 1895-1970</title>
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		<dc:subject>Luc&#237;a S&#225;nchez Saornil</dc:subject>
		<dc:subject>CIRA Lausanne</dc:subject>
		<dc:subject>CNT</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution espagnole (1936-1939)</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;De la militance anarchiste au f&#233;minisme, de l'exil &#224; la clandestinit&#233;, d'apr&#232;s Guillaume Goutte.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-lucia-sanchez-saornil-lesbienne-feministe-anarchiste-poete-" rel="directory"&gt;Luc&#237;a S&#225;nchez Saornil Lesbienne, f&#233;ministe, anarchiste, po&#232;te &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-lucia-sanchez-saornil-262-+" rel="tag"&gt;Luc&#237;a S&#225;nchez Saornil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-centre-international-de-recherches-sur-l-anarchisme-cira-de-202-+" rel="tag"&gt;CIRA Lausanne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-cnt-espagne-+" rel="tag"&gt;CNT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-revolution-espagnole-1936-1939-+" rel="tag"&gt;R&#233;volution espagnole (1936-1939)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1395-3917e.jpg?1774726131' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De la militance anarchiste au f&#233;minisme, de l'exil &#224; la clandestinit&#233;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Guillaume Goutte, Lucia Sanchez Saornil. Po&#233;tesse, anarchiste et f&#233;ministe, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, d'apr&#232;s Guillaume Goutte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Luc&#237;a S&#225;nchez Saornil na&#238;t &#224; Madrid le 13 d&#233;cembre 1895. Son p&#232;re, Eugenio, est t&#233;l&#233;phoniste et sa m&#232;re, Gabriela, n'a pas d'activit&#233; r&#233;mun&#233;r&#233;e. Comme si la pauvret&#233; n'&#233;tait pas d&#233;j&#224; assez accablante, Lucia perd jeune sa m&#232;re et son fr&#232;re, et se retrouve seule avec son p&#232;re et une petite s&#339;ur qu'elle a en charge d'&#233;duquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; 21 ans, en 1916, elle entre &#224; la T&#233;l&#233;fonica comme t&#233;l&#233;phoniste. Ce m&#233;tier ne la passionne gu&#232;re et, en dehors de ses heures de travail, elle suit un cursus d'&#233;tudes artistiques &#224; l'Acad&#233;mie des Beaux-Arts de San Fernando. Avec la peinture elle s'adonne aussi &#224; la po&#233;sie. Elle aborde r&#233;guli&#232;rement un th&#232;me alors presque jamais explor&#233; par les po&#232;tes espagnols : l'homosexualit&#233;. Elle-m&#234;me lesbienne, Luc&#237;a &#233;crit un certain nombre de po&#232;mes &#233;rotiques dans lesquels elle fait l'apologie de l'amour lesbien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans les ann&#233;es 1920 que Luc&#237;a entre dans la militance anarchiste et anarcho-syndicaliste. Son activisme au sein de la Conf&#233;d&#233;ration nationale du travail (CNT) est alors tel que la direction de la T&#233;l&#233;fonica d&#233;cide, en 1927, de la muter &#224; Valence. Mais deux ans apr&#232;s elle revient dans sa ville natale et, lorsqu'une gr&#232;ve nationale &#233;clate en juillet 1931, la direction la licencie d'embl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_2202 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende descriptif' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/png/sans_titre-1-14.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH212/sans_titre-1-14-27176-2e183.png?1774751819' width='150' height='212' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;&lt;b&gt;Luc&#237;a S&#225;nchez Saornil&lt;/b&gt;&lt;br&gt;Dessin de Gr&#233;gory L&#234;&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Dans le mouvement anarchiste et anarcho-syndicaliste espagnol, les femmes sont bel et bien pr&#233;sentes, certaines y ont des responsabilit&#233;s. Pour autant, les militantes ne sont pas toujours reconnues &#224; leur juste valeur et le mouvement n'&#233;chappe pas &#224; certains pr&#233;jug&#233;s sur les femmes. Face au machisme ambiant, Luc&#237;a se fait l'avocate des femmes, notamment dans les journaux anarchistes pour lesquels elle r&#233;dige de nombreux articles. Le point culminant de cette campagne est en 1935 lorsqu'elle publie, dans le journal &lt;i&gt;Solidaridad Obrera&lt;/i&gt;, une s&#233;rie de cinq articles regroup&#233;s sous le titre de &lt;i&gt;La question des femmes dans nos milieux&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 20 mai 1936, en compagnie de Mercedes Comaposada et d'Amparo Poch y Gasc&#243;n, elle fonde la revue &lt;i&gt;Mujeres Libres&lt;/i&gt; (&#171; femmes libres &#187;), qui deviendra ensuite une organisation. Ses objectifs sont clairement d&#233;finis et expos&#233;s : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;permettre &#224; la femme de s'&#233;manciper du triple esclavage &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;[condition d'ignorance, de femme et de travailleuse]&lt;/span&gt;&lt;/q&gt;, mettre sur pied &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;une force f&#233;minine consciente et responsable, agissant comme avant-garde de la r&#233;volution&lt;/q&gt; et &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;arriver &#224; ce que les camarades, hommes et femmes [&#8230;] parviennent &#224; vivre ensemble et &#224; collaborer sans s'exclure&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fondamentalement anarchiste, Mujeres libres aspire &#224; &#234;tre reconnue comme le quatri&#232;me pilier du mouvement libertaire espagnol, &#224; c&#244;t&#233; de la CNT, de la F&#233;d&#233;ration anarchiste ib&#233;rique (FAI) et de la F&#233;d&#233;ration ib&#233;riques des jeunesses libertaires (FIJL). Mais, une partie du mouvement s'opposant &#224; l'organisation des femmes en structure sp&#233;cifiquement f&#233;minine, la non-mixit&#233; &#233;tant consid&#233;r&#233;e comme contraire aux id&#233;aux anarchistes, le groupe n'obtiendra jamais de reconnaissance formelle. Pourtant, elle constitue la seule organisation f&#233;minine de l'&#233;poque totalement ind&#233;pendante et rassemble, en 1938, plus de 20 000 cotisantes en 170 groupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1939 Lucia, en tant que secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale de Solidarit&#233; internationale antifasciste (SIA), lance un appel &#224; la France pour accueillir les r&#233;fugi&#233;&#183;es espagnol&#183;es. Franco victorieux, elle s'exile &#224; son tour dans l'hexagone o&#249; elle reste jusqu'en 1942, date &#224; laquelle elle regagne secr&#232;tement l'Espagne pour &#233;chapper aux d&#233;portations nazies. Recherch&#233;e par les franquistes en raison de la loi sur les responsabilit&#233;s politiques de 1939, elle est contrainte de vivre cach&#233;e &#224; Valence jusqu'en 1954.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 2 juin 1970, elle d&#233;c&#232;de d'un cancer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.librairie-publico.com/spip.php?article1253" class="spip_out"&gt;&lt;i&gt;Lucia Sanchez Saornil, po&#233;tesse, anarchiste et f&#233;ministe&lt;/i&gt;, Guillaume Goutte. Editions du monde libertaire, 64 pages, 3 euros &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Guillaume Goutte, &lt;i&gt;Lucia Sanchez Saornil. Po&#233;tesse, anarchiste et f&#233;ministe&lt;/i&gt;, Paris, &#201;ditions du Monde libertaire, 2011, pp. 3-35&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>[BD] Arthur Lehning - 02</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MLT, OLT</dc:creator>


		<dc:subject>Arthur Lehning</dc:subject>
		<dc:subject>Michel-Alexandrovitch Bakounine</dc:subject>
		<dc:subject>Emma Goldman</dc:subject>
		<dc:subject>Pays-Bas</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution espagnole (1936-1939)</dc:subject>
		<dc:subject>Allemagne</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;A Amsterdam, en 1935, il est l'un des fondateurs de l'Institut international d'histoire sociale (IIHS) qui recueille les fonds de la biblioth&#232;que de Max Nettlau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec Emma Goldman, il voyage en 1936 dans les communes catalanes collectivis&#233;es de l'Espagne r&#233;volutionnaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au mois de mars 1939, devant les menaces de la guerre, l'IIHS transf&#232;re une partie des archives &#224; Oxford. A la Lib&#233;ration, cette biblioth&#232;que sera dispers&#233;e en Allemagne, pour n'&#234;tre restitu&#233;e &#224; l'IIHS que dans les ann&#233;es 1946-1947. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il se rend en Indon&#233;sie en 1952. Il cr&#233;e &#224; Jakarta une biblioth&#232;que d'&#233;conomie, de politique, d'histoire sociale avec les quinze mille ouvrages r&#233;unis par ses soins &#224; travers toute l'Europe. Il enseignera &#224; l'universit&#233; de Jakarta de 1954 &#224; 1957. &lt;br class='autobr' /&gt;
De retour &#224; l'IIHS d'Amsterdam, en 1961 la publication des huit volumes des &lt;i&gt;Archives Bakounine &lt;/i&gt; d&#233;bute sous sa direction.&lt;br class='autobr' /&gt;
La bibliographie de A. Lehning compte plus de six cents titres, en n&#233;erlandais et en allemand. Nomm&#233; docteur &lt;i&gt;honoris causa&lt;/i&gt; de l'Universit&#233; d'Amsterdam il n'a de cesse de r&#233;affirmer ses aspirations libertaires en appelant &#224; la d&#233;sob&#233;issance civile et &#224; l'av&#232;nement d'une soci&#233;t&#233; sans classes et sans &#201;tat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Honor&#233; pour l'ensemble de son &#339;uvre du prix PC Hooft, la plus haute distinction litt&#233;raire n&#233;erlandaise, pour son centenaire, il meurt le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 2000 &#224; Lys-Saint-Georges en France o&#249; il s'&#233;tait retir&#233; avec sa compagne Toke Van Helmond.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-olt-355-" rel="directory"&gt;OLT&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-arthur-lehning-+" rel="tag"&gt;Arthur Lehning&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-emma-goldman-+" rel="tag"&gt;Emma Goldman&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L106xH150/02-bd28a.jpg?1774724084' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A Amsterdam, en 1935, il est l'un des fondateurs de l'Institut international d'histoire sociale (IIHS) qui recueille les fonds de la biblioth&#232;que de Max Nettlau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Emma Goldman, il voyage en 1936 dans les communes catalanes collectivis&#233;es de l'Espagne r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au mois de mars 1939, devant les menaces de la guerre, l'IIHS transf&#232;re une partie des archives &#224; Oxford. A la Lib&#233;ration, cette biblioth&#232;que sera dispers&#233;e en Allemagne, pour n'&#234;tre restitu&#233;e &#224; l'IIHS que dans les ann&#233;es 1946-1947.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se rend en Indon&#233;sie en 1952. Il cr&#233;e &#224; Jakarta une biblioth&#232;que d'&#233;conomie, de politique, d'histoire sociale avec les quinze mille ouvrages r&#233;unis par ses soins &#224; travers toute l'Europe. Il enseignera &#224; l'universit&#233; de Jakarta de 1954 &#224; 1957.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De retour &#224; l'IIHS d'Amsterdam, en 1961 la publication des huit volumes des &lt;i&gt;Archives Bakounine &lt;/i&gt; d&#233;bute sous sa direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bibliographie de A. Lehning compte plus de six cents titres, en n&#233;erlandais et en allemand. Nomm&#233; docteur &lt;i&gt;honoris causa&lt;/i&gt; de l'Universit&#233; d'Amsterdam il n'a de cesse de r&#233;affirmer ses aspirations libertaires en appelant &#224; la d&#233;sob&#233;issance civile et &#224; l'av&#232;nement d'une soci&#233;t&#233; sans classes et sans &#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Honor&#233; pour l'ensemble de son &#339;uvre du prix PC Hooft, la plus haute distinction litt&#233;raire n&#233;erlandaise, pour son centenaire, il meurt le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 2000 &#224; Lys-Saint-Georges en France o&#249; il s'&#233;tait retir&#233; avec sa compagne Toke Van Helmond.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ram&#243;n Ac&#237;n</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/ramon-acin</link>
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		<dc:date>2025-08-06T17:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>F. P.</dc:creator>


		<dc:subject> Chroniques libertaires</dc:subject>
		<dc:subject>Ramon Acin</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>Archives Autonomies</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dans son autobiographie ( &lt;i&gt;Mon dernier soupir&lt;/i&gt;), Luis Bunuel raconte qu'alors qu'il parlait &#224; ses amis de ses difficult&#233;s financi&#232;res pour tourner son film &lt;i&gt;los Hurdes&lt;/i&gt; (Terre sans pain), l'anarchiste Ram&#243;n Ac&#237;n lui promis de l'aider s'il gagnait &#224; la loterie. Il gagna et il tint sa parole.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-chroniques-libertaires-no1-juillet-septembre-1986-" rel="directory"&gt;Chroniques libertaires N&#176;1 - Juillet-Septembre 1986&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-chroniques-libertaires-+" rel="tag"&gt; Chroniques libertaires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-ramon-acin-250-+" rel="tag"&gt;Ramon Acin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-source-fragments-d-histoire-de-la-gauche-radicale-+" rel="tag"&gt;Archives Autonomies&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1362-6687e.jpg?1774712847' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans son autobiographie (&lt;i&gt;Mon dernier soupir&lt;/i&gt;), Luis Bunuel raconte qu'alors qu'il parlait &#224; ses amis de ses difficult&#233;s financi&#232;res pour tourner son film &lt;i&gt;los Hurdes&lt;/i&gt; (Terre sans pain), l'anarchiste Ram&#243;n Ac&#237;n lui promis de l'aider s'il gagnait &#224; la loterie. Il gagna et il tint sa parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui &#233;tait Ram&#243;n Ac&#237;n ? Un anarchis&#173;te donc, mais aussi un artiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Professeur de dessin, il donnait des cours du soir aux ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1936, au d&#233;but de la guerre ci&#173;vile, un groupe de fascistes se pr&#233;&#173;senta chez lui mena&#231;ant de fusiller sa compagne s'il ne se rendait pas. Il se rendit, et ils furent ex&#233;cut&#233;s tous les deux.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_2094 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/i150.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH329/i150-d4233.jpg?1774777374' width='500' height='329' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Par divers t&#233;moignages, en parti&#173;culier celui d'Alaiz&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Article d'Alaiz reproduit dans Pol&#233;mica&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, on conna&#238;t les hautes qualit&#233;s morales d'Ac&#237;n :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je me rendis compte aussit&#244;t de l'influence morale et spirituelle de Ram&#243;n &#224; Huesca et dans la pro&#173;vince. C'&#233;tait un camarade aim&#233; et admir&#233; par tout le peuple. Dot&#233; d'une intelligence tr&#232;s grande, d'une cul&#173;ture &#233;tendue, sa modestie et sa bra&#173;voure ressortait plus encore.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Il dessinait et peignait pouss&#233; par une n&#233;cessit&#233; int&#233;rieure. Il &#233;crivait en se laissant porter par son impulsion.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier t&#233;moignage connu donn&#233; sur lui se trouve dans un dossier de la revue &lt;i&gt;Pol&#233;mica &lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pol&#233;mica, Barcelone, n&#176; 13, 14 octobre 1984.&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. On y ap&#173;prend qu'une exposition de ses &#339;uvres a eu lieu &#224; Huesca du 25 novem&#173;bre au 4 d&#233;cembre 1982, avec plusieurs albums d'esquisses, plus de cinquante dessins, trente tableaux environ et une douzaine de sculptures en plus d'une importante documentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette exposition, pr&#233;sent&#233;e par son petit-fils, Ram&#243;n Garcia Ac&#237;n, propose ses &#339;uvres comme le &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;t&#233;moi&#173;gnage de ceux qui, il y a cinquante ans, vivaient, parlaient, luttaient, travaillaient et mouraient ici, &#224; Huesca, dans nos rues, dans nos mai&#173;sons, et qu'il faut commencer une fois pour toutes &#224; conna&#238;tre.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alaiz dit encore plus loin :&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_2093 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/ramon-acin.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/ramon-acin-079a4.jpg?1774777374' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;L'art d'Ac&#237;n &#233;tait personnel. Il n'avait pas de style commercial. Peut&#173;-&#234;tre n'avait-il pas ses jours, mais plut&#244;t ses heures. Il y a des peintres qui travaillent pour le client, pour le mod&#232;le, pour le critique ou pour le marchand de tableaux. Ac&#237;n travail&#173;lait pour &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;recr&#233;er, cr&#233;er &#224; nouveau&lt;/q&gt; et il avait un premier temps dans sa production qui la rendait intou&#173;chable. &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;De m&#234;me qu'une fleur &#224; moiti&#233; &#233;close ne peut &#234;tre amen&#233;e vers sa floraison naturelle &#224; marche forc&#233;e, de m&#234;me on ne peut pr&#233;cipiter les phases de la lune : les &#339;uvres d'Ac&#237;n ne pouvaient plus &#234;tre retouch&#233;es, m&#234;me par lui. Quand il avait peint pen&#173;dant quelques minutes avec r&#233;ussite (ce qui n'&#233;tait pas toujours le cas), il le savourait de fa&#231;on inattendue et souvent dans la solitude, f&#233;e multiple pour Ac&#237;n. On le comparait aux sur&#173;r&#233;alistes &#224; cause de ses tableaux d'humour comme ce &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;train&lt;/q&gt; inoubliable qu'il exposa &#224; Barcelone en 1910 dans la salle Dalmau (...). &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_2096 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/f026.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH224/f026-a530a-a731a.jpg?1774709626' width='150' height='224' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Les cartons &#233;pais, la corde pour emballer, les traverses de bois, le papier kraft, le fer blanc et le zinc prenaient dans ses mains des aspects insoup&#231;onn&#233;s. Il n'aimait pas beaucoup travailler les mat&#233;&#173;riaux nobles (l'ivoire, l'or et l'argent) : il disait qu'on ne pouvait pas les tutoyer. C'est avec du m&#233;tal bon march&#233; qu'il fit &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;le Garrott&#233;&lt;/q&gt;, &#339;uvre qu'on peut int&#233;grer &#224; ce qu'il y a de plus profond accompli par la main de l'homme. Elle a une valeur de synth&#232;se et des dimensions tra&#173;giques qui provoquent &#224; la fois la col&#232;re et la stupeur. Tout comme son &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Christ&lt;/q&gt; qui selon l'auteur a le port d'un bandit avec des bras ouverts pour planter les banderilles sur le taureau. Ac&#237;n a aussi dessi&#173;n&#233; des gravures critiquant la tau&#173;romachie avec une pr&#233;f&#233;rence morale pour le b&#339;uf laboureur, elles sont prodigieuses. Il les a publi&#233;es dans une revue de Saragosse appel&#233;e &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Claridad&lt;/span&gt;. (...) &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Pourquoi ne pas rappeler &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Flor&#233;al&lt;/span&gt; revue de Huesca, fond&#233;e et anim&#233;e par Ac&#237;n et qui comptait parmi les meilleures du mouvement libertaire espagnol ; et la section Florecicas (Fleurettes) qu'il r&#233;digeait et qui &#233;tait un plaisir pour ses lecteurs. &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Comme militant, on sait qu'il fut envoy&#233; par la ville de Huesca &#224; plu&#173;sieurs congr&#232;s de la CNT, en der&#173;nier lieu &#224; Saragosse en mai 1936, peu avant le d&#233;but de la guerre (...) &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Comme &#233;ducateur, il manifesta son enthousiasme pour une &#233;ducation lib&#233;r&#233;e et pour la r&#233;novation p&#233;dago&#173;gique apparue pendant l'&#233;t&#233; 1932, quand il contribua avec Herminio Alrnendros et d'autres professeurs &#224; la c&#233;l&#233;bration du premier congr&#232;s de l'E&#173;cole Freinet. (...)&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_2100 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/ramon_acin_con_escultura.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH107/ramon_acin_con_escultura-2af93-b79a5.jpg?1774709626' width='150' height='107' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je me souviens de cette agr&#233;able rencontre avec Ram&#243;n. Il &#233;tait sur&#173;tout angoiss&#233; par la situation pr&#233;&#173;caire du pays. Il parlait avec en&#173;thousiasme de ses voyages de recherche dans les villages des Pyr&#233;n&#233;es. Il expliquait avec une profonde passion son d&#233;sir de fonder une &#233;cole&#173;-mus&#233;e capable de faire revivre l'art aragonais et de rendre au pays son caract&#232;re original en ins&#233;rant dans ses racines la vocation de libert&#233; qui marqua son histoire durant des si&#232;cles. Je ne peux oublier le tem&#173;p&#233;rament humaniste de ce r&#233;volution&#173;naire authentique qui d'une fa&#231;on s&#251;re et respectueuse luttait pour changer les choses et les comporte&#173;ments des hommes, par le bas, et par une &#233;ducation fond&#233;e surtout sur la coop&#233;ration et la fraternit&#233; des jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je me souviens &#233;galement qu'Ac&#237;n m'offrit la joie d'appr&#233;cier ses ta&#173;bleaux, les personnages qu'il fai&#173;sait avec des feuillards d'emballa&#173;ges ; il y avait entre autres la figure d'un Christ qui pouvait se trans&#173;former en danseuse, des figures en fer, ses c&#233;ramiques et beaucoup d'au&#173;tres &#339;uvres qui montraient sa passion de collectionneur et de cr&#233;ateur de formes nouvelles avec des mat&#233;riaux les plus divers. (...)&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_2098 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH124/caricatura_ramon_acin-5ae26-af338.jpg?1774709626' width='150' height='124' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Un autre exemple de sa tol&#233;rance et de son respect civil me fut don&#173;n&#233; par Ram&#243;n &#224; l'occasion des pre&#173;mi&#232;res &#233;lections l&#233;gislatives de la r&#233;publique (1931). Tirant profit de l'assassinat de Garcia Hernandez et de Fermin Galan, un fr&#232;re de ce dernier (Francisco) se pr&#233;senta comme d&#233;put&#233; de la province sur une liste &#224; ten&#173;dance communiste. Malgr&#233; sa parent&#233; avec Fermin, le fait que Francisco Galan &#233;tait capitaine de la Garde civile d&#233;plut tellement aux habitants de certains villages qu'&#224; Penalba, Ontineda, Cansdanos, etc., outre le fait qu'on ne le laissa pas parler, on lui lan&#231;a des pierres. Ayant ap&#173;pris cela, Ram&#243;n s'empressa de me demander (j'&#233;tais alors le secr&#233;taire provincial de la CNT) de faire tout mon possible pour &#233;viter de tels exc&#232;s puisque la CNT ne pouvait au nom de la libert&#233; emp&#234;cher quel&#173;qu'un d'exprimer librement ses opi&#173;nions.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fermin Galan tenta de soulever une garnison pour proclamer la r&#233;&#173;publique, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Il est mort debout comme le l&#233;&#173;gendaire Enjolras...&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;(Documentations et traductions : F. Mintz) &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On peut consulter &#233;galement les t&#233;&#173;moignages de : &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;i class=&#034;fas fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; F&#233;lix Carrasquer dans &lt;i&gt;Pol&#233;mica&lt;/i&gt; voir ci-dessus. &lt;br /&gt;&lt;i class=&#034;fas fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; Manuel Buenacasa (militant et un des premiers historiens de l' anarcho&#173;syndicalisme espagnol) dans &lt;i&gt;El Mo&#173;vimiento obrero espanol&lt;/i&gt;, Paris, 1966 Edition de la CNT, (p. 238, 241).
&lt;br /&gt;&lt;i class=&#034;fas fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; Sol Ac&#237;n, &lt;i&gt;Zimbel&lt;/i&gt;, Barbastro, n&#176;7-8, septembre 1983.
&lt;br /&gt;&lt;i class=&#034;fas fa-fw fa-caret-right&#034;&gt;&lt;/i&gt; Francisco Ponzan dans &lt;i&gt;Nuevo Aragon&lt;/i&gt;, 1937. Ce gu&#233;rillero, puis maquisard, fut fusill&#233; par les nazis et d&#233;cor&#233; &#224; titre posthume par les Anglais et les Am&#233;ricains. Voir &#224; ce sujet &lt;i&gt;Facerias&lt;/i&gt;, d'Antonio Tellez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;tt&gt;&lt;widget_sitereference144|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Article d'Alaiz reproduit dans &lt;i&gt;Pol&#233;mica&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Pol&#233;mica&lt;/i&gt;, Barcelone, n&#176; 13, 14 octobre 1984.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Fermin Galan tenta de soulever une garnison pour proclamer la r&#233;&#173;publique, en d&#233;cembre 1930. Il fut fusill&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>[Comic] Luc&#237;a S&#225;nchez Saornil</title>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Partage Noir</dc:creator>


		<dc:subject> Mujeres Libres </dc:subject>
		<dc:subject>CNT</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>Luc&#237;a S&#225;nchez Saornil</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Born into a modest family, she obtained a job at the telephone company in 1916, but continued her studies at the Academy of Fine Arts. In 1918, passionate about poetry, she joined the literary movement &#034;Ultra&#237;smo&#034; and published her first poems.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-en-english-" rel="directory"&gt;[en] English&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-mujeres-libres-+" rel="tag"&gt; Mujeres Libres &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-cnt-espagne-+" rel="tag"&gt;CNT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-lucia-sanchez-saornil-262-+" rel="tag"&gt;Luc&#237;a S&#225;nchez Saornil&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L103xH150/90_gb-6a4b5.jpg?1774845303' class='spip_logo spip_logo_right' width='103' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Text : MLT &amp; Drawings : OLT (CC BY-NC-SA) - Translated : DLR&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Born into a modest family, she obtained a job at the telephone company in 1916, but continued her studies at the Academy of Fine Arts. In 1918, passionate about poetry, she joined the literary movement &#034;Ultra&#237;smo&#034; and published her first poems.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;An anarcho-syndicalist activist, she took part in the social conflicts at Telefonica. Transferred to Valencia in 1927, she contributed to the anarchist newspapers &lt;i&gt;Tierra y Libertad, Solidaridad Obrera&lt;/i&gt;, and others.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Returning to Madrid in 1929, she became an editorial assistant at the newspaper &lt;i&gt;CNT&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A committed women's activist, she remained convinced that women's demands required a specific organization. In 1936, with her companions Mercedes Comaposada, Amparo Poch y Gasc&#243;n, she founded the emancipation movement &#034;Mujeres Libres&#034; (Free Women), which began publishing the magazine of the same name in May 1936. When the revolution broke out, she worked tirelessly, present both at the front and on Radio Madrid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Back in Valencia in 1937, she became the main editor of the anarchist weekly &lt;i&gt;Umbral&lt;/i&gt;; there she met her companion Am&#233;rica Barroso. In May 1938, Luc&#237;a was appointed Secretary General of International Antifascist Solidarity (SIA), responsible for organizing international aid. With the revolution crushed, she took refuge in France in early 1939 and attempted to rescue refugees.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In 1942, to avoid deportation to Nazi camps, she returned to Madrid, then to Valencia, living in complete hiding until 1954.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;She died in Valencia on June 2, 1970.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La vie d'Anselmo Lorenzo en Bande dessin&#233;e [01]</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/la-vie-d-anselmo-lorenzo-en-bande-dessinee-01</link>
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		<dc:subject>Anselmo Lorenzo</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>CNT</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Cette biographie de ce militant espagnol historique fut publi&#233;e en feuilleton durant l'ann&#233;e 1962 dans &lt;i&gt;Espoir&lt;/i&gt;, &#224; l'&#233;poque hebdomadaire de Midi-pyr&#233;n&#233;es de la CNT francaise. &lt;br class='autobr' /&gt;
Outre son int&#233;r&#234;t didactique, &#224; travers la vie de Lorenzo, c'est la cr&#233;ation de la CNT espagnole qui est racont&#233;e, cette brochure permet de se rappeler un mode de propagande tomb&#233; dans l'oubli : une histoire racont&#233;e en image, avec quelques phrases en-dessous. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le c&#244;t&#233; &#171; patriarcal &#187; (au sens strict) peut sembler aujourd'hui outrancier, n&#233;anmoins, nous avons d&#233;cid&#233; de laisser le texte tel quel. Ainsi ce texte a un autre int&#233;r&#234;t, qui est de donner un exemple de la vision de l'anarchisme espagnol. &#187; Claude Mariejean&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-vie-d-anselmo-lorenzo-fondateur-de-la-section-espagnole-de-la-207-" rel="directory"&gt;Vie d'Anselmo Lorenzo - Fondateur de la section espagnole de la premi&#232;re Internationale, organisateur et militant de la CNT&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-anselmo-lorenzo-+" rel="tag"&gt;Anselmo Lorenzo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-cnt-espagne-+" rel="tag"&gt;CNT&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH98/arton1322-e3cbe.jpg?1774722343' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Cette biographie de ce militant espagnol historique fut publi&#233;e en feuilleton durant l'ann&#233;e 1962 dans &lt;i&gt;Espoir&lt;/i&gt;, &#224; l'&#233;poque hebdomadaire de Midi-pyr&#233;n&#233;es de la CNT francaise. &lt;br class='autobr' /&gt;
Outre son int&#233;r&#234;t didactique, &#224; travers la vie de Lorenzo, c'est la cr&#233;ation de la CNT espagnole qui est racont&#233;e, cette brochure permet de se rappeler un mode de propagande tomb&#233; dans l'oubli : une histoire racont&#233;e en image, avec quelques phrases en-dessous. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le c&#244;t&#233; &#171; patriarcal &#187; (au sens strict) peut sembler aujourd'hui outrancier, n&#233;anmoins, nous avons d&#233;cid&#233; de laisser le texte tel quel. Ainsi ce texte a un autre int&#233;r&#234;t, qui est de donner un exemple de la vision de l'anarchisme espagnol. &#187; Claude Mariejean&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1891 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;240&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L330xH321/01-2-66fe1-23175.jpg?1774845304' width='330' height='321' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;La personnalit&#233; d'&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Anselmo_Lorenzo&#034; class=&#034;spip_glossaire&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Anselmo Lorenzo&lt;/a&gt; remplit cinquante ans d'histoire du mouvement ouvrier espagnol. Lorenzo, par sa pens&#233;e et par son action, peut &#234;tre vraiment consid&#233;r&#233; comme le patriarche et le cr&#233;ateur de l'anarchosyndicalisme espagnol.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1892 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;187&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L330xH334/02-4-e1e60-123c9.jpg?1774845304' width='330' height='334' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Anselmo Lorenzo, fils de parents forts humbles, voit le jour &#224; Tol&#232;de. Son enfance s'&#233;coule dans la grisaille et la pauvret&#233; d'une famille ouvri&#232;re de la premi&#232;re partie du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br clear=&#034;all&#034;&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1893 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;189&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L330xH326/03-4-5055f-06130.jpg?1774845304' width='330' height='326' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Il vient au monde le 21 avril 1841. Il a 11 ans quand ses parents, pensant ainsi assurer son avenir, l'envoient comme petit commis &#224; Madrid, chez un oncle, fabricant de cire pour bougies.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1894 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;448&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L330xH323/04-d7202-6b5d6.jpg?1774845304' width='330' height='323' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Le petit Anselmo, esprit inquiet, t&#234;tu, passionn&#233;, &#233;touffe bient&#244;t dans cette existence commerciale qui lui est impos&#233;e. Il a un caract&#232;re doux, &#233;vite les discussions, mais n'en fait pas moins &#224; sa t&#234;te. Malgr&#233; les injonctions paternelles, Anselmo abandonne la petite usine de cire et commence &#224; travailler comme apprenti typographe dans une imprimerie madril&#232;ne. Il vit tr&#232;s modestement de ce qu'il gagne, car ses parents ne peuvent pas l'aider.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br clear=&#034;all&#034;&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1895 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;475&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L330xH324/05-2-900cc-96b09.jpg?1774845304' width='330' height='324' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Bient&#244;t, au gr&#233; de ses lectures, le jeune Lorenzo commence &#224; se familiariser avec les id&#233;es d'avant garde de l'&#233;poque. &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Pi_y_Margall&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pi y Margall&lt;/a&gt; et son f&#233;d&#233;ralisme, marque de son empreinte la pens&#233;e de l'adolescent. La traduction des &#339;uvres de &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Joseph_Proudhon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Proudhon&lt;/a&gt;, faite par le m&#234;me Pi y Margall, qu'Anselmo d&#233;vore aussit&#244;t parues, pr&#233;pare, chez le jeune homme, un terrain favorable aux id&#233;es de &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Mikha%C3%AFl_Bakounine&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bakounine&lt;/a&gt; et l'Internationale, qui devaient s'enraciner si profond&#233;ment dans la conscience espagnole.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1896 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;441&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L330xH327/06-ad82b-e97a7.jpg?1774845304' width='330' height='327' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Lorenzo devait dire, plus tard que la lecture d'un article de Pi y Margall, faisant la propre critique de ses id&#233;aux politiques, les reconnaissant comme incomplets, si, &#224; l'&#233;galit&#233; devant la loi, ne venait pas s'ajouter l'&#233;galit&#233; &#233;conomique, le dirigea vers l'anarchisme. A partir de ce moment, Anselmo hante les librairies d'occasion de Madrid. Il ne va ni au bistrot ni au th&#233;&#226;tre. Il mange le strict n&#233;cessaire, mais lit inlassablement.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br clear=&#034;all&#034;&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1897 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;628&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L330xH319/07-5a66f-23479.jpg?1774845304' width='330' height='319' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;La lente formation de la conscience r&#233;volutionnaire de Lorenzo ne se fait ni en un jour, ni en un mois. Mais ce qui frappe dans l'&#233;laboration int&#233;rieure du caract&#232;re et de l'&#226;me du jeune homme, c'est avant tout qu'il se fait lui-m&#234;me. C'est-&#224;-dire que, bien avant que &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Giuseppe_Fanelli&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fanelli&lt;/a&gt; ne visite l'Espagne et que Bakounine ne fasse sentir son influence sur le mouvement ouvrier espagnol, Lorenzo avait d&#233;j&#224; fix&#233; sa vocation. Il sera un organisateur de masses. Il a compris l'&#233;norme force que repr&#233;sente le prol&#233;tariat organis&#233;. Et il commence &#224; agir dans le milieu o&#249; il vit. Son ascendant parmi ses camarades de travail est tr&#232;s grand.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1898 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;579&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L330xH327/08-76589-fa676.jpg?1774845304' width='330' height='327' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Anselmo Lorenzo a 27 ans quand arrive &#224; Madrid, en 1868, Guiseppe Fanelli, envoy&#233; par Bakounine avec comme mission d'organiser en Espagne une section de la Premi&#232;re Internationale, fond&#233;e en 1864 &#224; Londres. Fanelli prend contact avec des &#233;l&#233;ments r&#233;publicains f&#233;d&#233;ralistes, parmi lesquels il y a Jos&#233; Rubau Donadeu, homme tr&#232;s original, qui est son introducteur dans les milieux ouvriers et de gauche de Madrid. Parmi le groupe organisateur de l'Internationale en Espagne, il y a en plus de Rubeau Donadeu, Lorenzo, Posyol, Cenagorta, Borrel, Francisco Mora et Gonzalez Morago.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br clear=&#034;all&#034;&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Cette BD est issue de &lt;i&gt;Espoir&lt;/i&gt;, le journal de la CNT-AIT de Toulouse de 1962. Elle a fait l'objet d'une r&#233;&#233;dition en brochure publi&#233;e en 2006 par Perspective libertaire CNT-AIT, et une nouvelle &#233;dition enrichie est pr&#233;vue prochainement.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="es">
		<title>[C&#243;mic] Francisco Sabat&#233;, luchador y guerrero anarquista</title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/comic-francisco-sabate-luchador-y-guerrero-anarquista</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.partage-noir.fr/comic-francisco-sabate-luchador-y-guerrero-anarquista</guid>
		<dc:date>2025-03-29T23:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>es</dc:language>
		<dc:creator>MLT, OLT</dc:creator>


		<dc:subject>Francisco Sabat&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>CNT</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution espagnole (1936-1939)</dc:subject>
		<dc:subject> Traducci&#243;n : Lib&#233;rtame</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Nacido el 30 de marzo de 1915 en Barcelona, Francisco Sabat&#233; ingres&#243; en la Confederaci&#243;n Nacional del Trabajo (organizaci&#243;n anarcosindicalista fundada en 1910 en la misma ciudad).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tras el fracaso parcial de la sublevaci&#243;n del 18 y 19 de julio de 1936, Francisco se uni&#243; a la columna Los Aguiluchos de la CNT-FAI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Francisco se exili&#243; tras la victoria de Franco el 1 de abril de 1939. Estuvo internado en el campo de Vernet, en Francia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuando fue liberado, se instal&#243; cerca de la frontera para estudiar las rutas clandestinas espa&#241;olas. Sus incursiones en Espa&#241;a como maquisard antifranquista comenzaron en 1944.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organiz&#243; el contrabando de armas y la fuga de presos de Catalu&#241;a.&lt;br class='autobr' /&gt;
Los grupos anarcosindicalistas fundados en 1955 publicaron el peri&#243;dico &lt;i&gt;El Combate&lt;/i&gt;, y continuaron sus actividades en Catalu&#241;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Utilizando la p&#243;lvora para promover sus ideas, invent&#243; un mortero para lanzar sus panfletos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Con el fin de establecer un n&#250;cleo de combatientes para la acci&#243;n armada en Barcelona, &#233;l y sus hombres entraron en Espa&#241;a en diciembre de 1959. Francisco Sabat&#233; muri&#243; con ellos en San Celoni en un intercambio de disparos con el grupo paramilitar Somat&#233;n el 5 de enero de 1960.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q&gt;CNT-AIT, Par&#237;s, 6 de enero de 1960.&lt;br class='autobr' /&gt;
A ra&#237;z de las noticias tendenciosas sobre nuestro camarada fallecido, Francisco Sabat&#233; Llopart, deseamos precisar que era efectivamente un militante de Acci&#243;n Anarcosindicalista, y de ninguna manera un &#171;bandido&#187;, como ciertas agencias de prensa y emisiones de radio han querido dar a entender en las &#250;ltimas 48 horas. (&#8230;) &#161;Muri&#243; frente a las fuerzas fascistas de Franco, por la libertad de Espa&#241;a!&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-rubrique220-" rel="directory"&gt;[es] Espa&#241;ol&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-francisco-sabate-+" rel="tag"&gt;Francisco Sabat&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-cnt-espagne-+" rel="tag"&gt;CNT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-revolution-espagnole-1936-1939-+" rel="tag"&gt;R&#233;volution espagnole (1936-1939)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-traduccion-libertame-+" rel="tag"&gt; Traducci&#243;n : Lib&#233;rtame&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L104xH150/bd-sabate-es-8655e.jpg?1774751821' class='spip_logo spip_logo_right' width='104' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texto : MLT &amp; Dibujos : OLT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nacido el 30 de marzo de 1915 en Barcelona, Francisco Sabat&#233; ingres&#243; en la Confederaci&#243;n Nacional del Trabajo (organizaci&#243;n anarcosindicalista fundada en 1910 en la misma ciudad).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tras el fracaso parcial de la sublevaci&#243;n del 18 y 19 de julio de 1936, Francisco se uni&#243; a la columna Los Aguiluchos de la CNT-FAI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Francisco se exili&#243; tras la victoria de Franco el 1 de abril de 1939. Estuvo internado en el campo de Vernet, en Francia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuando fue liberado, se instal&#243; cerca de la frontera para estudiar las rutas clandestinas espa&#241;olas. Sus incursiones en Espa&#241;a como maquisard antifranquista comenzaron en 1944.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organiz&#243; el contrabando de armas y la fuga de presos de Catalu&#241;a.&lt;br class='autobr' /&gt;
Los grupos anarcosindicalistas fundados en 1955 publicaron el peri&#243;dico &lt;i&gt;El Combate&lt;/i&gt;, y continuaron sus actividades en Catalu&#241;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Utilizando la p&#243;lvora para promover sus ideas, invent&#243; un mortero para lanzar sus panfletos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Con el fin de establecer un n&#250;cleo de combatientes para la acci&#243;n armada en Barcelona, &#233;l y sus hombres entraron en Espa&#241;a en diciembre de 1959. Francisco Sabat&#233; muri&#243; con ellos en San Celoni en un intercambio de disparos con el grupo paramilitar Somat&#233;n el 5 de enero de 1960.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;CNT-AIT, Par&#237;s, 6 de enero de 1960.&lt;br class='autobr' /&gt;
A ra&#237;z de las noticias tendenciosas sobre nuestro camarada fallecido, Francisco Sabat&#233; Llopart, deseamos precisar que era efectivamente un militante de Acci&#243;n Anarcosindicalista, y de ninguna manera un &#171;bandido&#187;, como ciertas agencias de prensa y emisiones de radio han querido dar a entender en las &#250;ltimas 48 horas. (&#8230;) &#161;Muri&#243; frente a las fuerzas fascistas de Franco, por la libertad de Espa&#241;a!&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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