<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.partage-noir.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>PARTAGE NOIR</title>
	<link>https://www.partage-noir.fr/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.partage-noir.fr/spip.php?id_auteur=273&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>PARTAGE NOIR</title>
		<url>https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L144xH144/siteon0_copie-9a1a7.jpg?1774693359</url>
		<link>https://www.partage-noir.fr/</link>
		<height>144</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Cin&#233;ma anarchiste </title>
		<link>https://www.partage-noir.fr/cinema-anarchiste</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.partage-noir.fr/cinema-anarchiste</guid>
		<dc:date>2024-12-14T23:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phane Pelletier</dc:creator>


		<dc:subject>Archives Autonomies</dc:subject>
		<dc:subject>CNT</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution espagnole (1936-1939)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pistes de r&#233;flexion sur la production de la CNT pendant la R&#233;volution espagnole. &lt;br class='autobr' /&gt; L'histoire culturelle de l'anarchisme demeure encore trop souvent une inconnue ! En effet, on a assez peu &#233;crit, somme toute, sur la vie culturelle des anarchistes et sur l'esth&#233;tique libertaire au regard des publications sur l'histoire de l'anarchisme, sur l'id&#233;ologie envisag&#233;e stricto sensu. Pour cette rai&#173;son, je souhaite aborder ici un aspect original et significatif de l'histoire de l'anarchisme (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-les-temps-maudits-no13-mai-septembre-2002-" rel="directory"&gt;Les Temps maudits n&#176;13 - Mai-Septembre 2002&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-source-fragments-d-histoire-de-la-gauche-radicale-+" rel="tag"&gt;Archives Autonomies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-cnt-espagne-+" rel="tag"&gt;CNT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-revolution-espagnole-1936-1939-+" rel="tag"&gt;R&#233;volution espagnole (1936-1939)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/sans_titre-3-13-a8791.jpg?1774737072' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pistes de r&#233;flexion sur la production de la CNT pendant la R&#233;volution espagnole.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'histoire culturelle de l'anarchisme demeure encore trop souvent une inconnue ! En effet, on a assez peu &#233;crit, somme toute, sur la vie culturelle des anarchistes et sur l'esth&#233;tique libertaire au regard des publications sur l'histoire de l'anarchisme, sur l'id&#233;ologie envisag&#233;e&lt;i&gt; stricto sensu&lt;/i&gt;. Pour cette rai&#173;son, je souhaite aborder ici un aspect original et significatif de l'histoire de l'anarchisme espagnol, la production cin&#233;matogra&#173;phique de la Conf&#233;d&#233;ration nationale du travail, l'organisation anarchosyndicaliste, qui r&#233;alisa de nombreux films, et pas seule&#173;ment des documentaires mais aussi des fictions, entre 1936 et 1938, dans le cadre des collectivisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment du soul&#232;vement des g&#233;n&#233;raux f&#233;lons contre la R&#233;publique espagnole, les deux foyers de la production cin&#233;ma&#173;tographique &#233;taient Madrid et Barcelone. Par cons&#233;quent, c'est essentiellement dans ces deux villes, les plus importantes d'Es&#173;pagne mais aussi celles qui resteront le plus longtemps dans le camp antifranquiste, que se concentra l'activit&#233; cin&#233;matogra&#173;phique du camp r&#233;publicain. Chaque parti, chaque organisation syndicale poss&#233;dait son propre appareil de propagande et de pro&#173;duction cin&#233;matographique. Et les anarchosyndicalistes de la CNT ne seront pas en reste puisque plus de quatre-vingts films seront r&#233;alis&#233;s pour les seules ann&#233;es 1936 et 1937, notamment &#224; Barcelone, o&#249; la collectivisation de l'&#233;conomie est en marche. Le secteur du cin&#233;ma passe donc ainsi de l'&#233;conomie de march&#233; &#224; une socialisation des moyens de production contr&#244;l&#233;s par la centrale anarchosyndicaliste, laquelle, dans la foul&#233;e, met sur pied un Bureau d'information et de propagande. Pour les anar&#173;chistes, le cin&#233;ma est un excellent instrument de propagande : &#171; Il doit incarner l'esprit de la R&#233;volution &#187;, d&#233;clare alors le r&#233;alisa&#173;teur anarchiste Mateo Santos, auteur d'un des tout premiers documentaires de propagande &lt;i&gt;Reportaje del movimiento revolu&#173;cionario&lt;/i&gt;. Le cin&#233;ma se trouve investi d'une mission id&#233;ologique et doit &#234;tre l'un des agents les plus actifs de la R&#233;volution prol&#233;&#173;tarienne.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;100%&#034; height=&#034;400&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/yOt7pqlyxlU?si=R_z__kKdKR9dyMnx&amp;rel=0&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;Les deux premi&#232;res ann&#233;es de la R&#233;volution t&#233;moignent ainsi d'une v&#233;ritable fr&#233;n&#233;sie filmique, qui correspond &#224; la p&#233;riode de l'h&#233;g&#233;monie anarchosyndicaliste en Catalogne. On envoie des op&#233;rateurs un peu partout, mais surcout sur le front. On filme beaucoup pour les besoins, des reportages de guerre notamment, mais aussi pour les &#171; actualit&#233;s &#187; que projettent les cin&#233;mas avant le film principal. De fait, pendant la guerre, les salles de spectacles (cin&#233;mas, th&#233;&#226;tres, cirques) ne d&#233;semplissent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur cin&#233;matographique et dans une plus large mesure les spectacles publics s'inscrivent alors pleinement dans le pro&#173;cessus des collectivisations : &#224; Barcelone, le SUEP (Syndicat unique des spectacles publics), cr&#233;&#233; par la CNT d&#232;s 1930, orga&#173;nise la production. D&#232;s sa cr&#233;ation, le SUEP joue un r&#244;le impor&#173;tant dans le secteur des spectacles puisque quasiment l'ensemble de la profession y adh&#232;re : il regroupe acteurs, machinistes, ouvreurs, op&#233;rateurs de cin&#233;ma, d&#233;corateurs, etc. En comparai&#173;son, le nombre de professionnels qui adh&#232;rent &#224; l'UGT (le syn&#173;dicat socialiste, tr&#232;s proche du PSOE) est faible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Madrid, la CNT avait r&#233;quisitionn&#233; six th&#233;&#226;tres et seize cin&#233;&#173;mas en juillet 1936, mais elle &#233;tait loin de tout contr&#244;ler comme dans la capitale catalane, o&#249; elle jouait v&#233;ritablement un r&#244;le moteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, encre le d&#233;but de la guerre et janvier 1937, est cr&#233;&#233; &#224; Madrid le SUICEP, syndicat anarchiste qui g&#232;re les salles de spectacles, et parall&#232;lement se constitue une petite &#233;quipe de tournage et de production sous l'&#233;gide d'Armand Guerra, qui r&#233;alisera deux films documentaires de la s&#233;rie &lt;i&gt;Estampas guerreras&lt;/i&gt;. On lira avec profit son t&#233;moignage sur cette p&#233;riode dans son livre &lt;i&gt;&#192; travers la mitraille&lt;/i&gt;, o&#249; il fait notamment le r&#233;cit des tour&#173;nages sur le front.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;100%&#034; height=&#034;400&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/cDSko91raTA?si=v_DzP_OQfCMEPM2Z&amp;rel=0&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation r&#233;cente du SUICEP, &#224; la diff&#233;rence du SUEP de Barcelone qui b&#233;n&#233;ficiait d'une assez longue pr&#233;paration, les dif&#173;ficiles conditions de production (on se bac &#224; Madrid, la guerre est aux portes de la ville, les bombes ne cessent de tomber, etc.), ainsi qu'un rapport de force moins h&#233;g&#233;monique pour la CNT madril&#232;ne qui duc conclure un accord avec l'UGT, tous ces fac&#173;teurs peuvent expliquer pourquoi la production c&#233;n&#233;tiste fut num&#233;riquement moins importante &#224; Madrid qu'&#224; Barcelone. Retenons au passage le nom d'Antonio Polo qui fut charg&#233; de r&#233;organiser la production de la CNT madril&#232;ne et donc l'activit&#233; militante semble avoir &#233;t&#233; efficace, en d&#233;pit de sa m&#233;connaissance quasi totale du monde du cin&#233;ma, comme il le reconnut lui&#173;-m&#234;me plus tard. &#192; Madrid, le poids de la CNT se trouve s&#233;rieu&#173;sement affaibli d&#232;s f&#233;vrier 1937. Cependant, elle r&#233;alisera en 1938 une com&#233;die libertaire, &lt;i&gt;Nuestro culpable&lt;/i&gt;, qui t&#233;moigne d'une certaine vitalit&#233; et qui constitue un t&#233;moignage cocasse dans un panorama cin&#233;matographique anarchiste plus coutu&#173;mier des documentaires de propagande et des reportages sur le front que des com&#233;dies. Le film se voulait pr&#233;cis&#233;ment une alter&#173;native aux films de propagande donc le public &#233;tait satur&#233;. Les cri&#173;tiques de certains militants ne manqu&#232;rent pas, comme en t&#233;moigne la presse anarchiste de l'&#233;poque. Ils ne virent dans ce film qu'une com&#233;die frivole peu conforme &#224; l'esprit r&#233;volution&#173;naire et au climat de guerre. Il s'agit d'un film d'une qualit&#233; moyenne mais qui, n&#233;anmoins, pr&#233;sence l'int&#233;r&#234;t de reprendre des th&#232;mes chers &#224; l'anarchisme espagnol : satire du mode de vie capi&#173;taliste, petitesse de la mentalit&#233; bourgeoise, &#233;loge de l'amour libre, critique du r&#244;le pernicieux de l'argent, etc. Certains aspects du film ne sont pas sans rappeler le film fran&#231;ais de Ren&#233; Clair,&lt;i&gt; &#192; nous la libert&#233; !&lt;/i&gt; ( 1931), au ton si libertaire.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;100%&#034; height=&#034;400&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/qhzND9SHeTo?si=pPLQ8geteFX5Vc51&amp;rel=0&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&#192; Barcelone, les cin&#233;mas one repris leurs activit&#233;s d&#232;s le 9 ao&#251;t 1936. Ils seront collectivis&#233;s jusqu'&#224; la fin de 1937, quand la CNT s'effacera de plus en plus devant l'influence croissante et perni&#173;cieuse des staliniens du PSUC (section catalane du Parti commu&#173;niste espagnol), d'une part, et de l'UGT, de l'autre. Le temps jouera contre la CNT, on le sait, d'une Espagne rouge et noire, on passera bient&#244;t &#224; une Espagne rouge couleur terre de Moscou ou rouge sang ! N&#233;anmoins, pendant la p&#233;riode qui va de juillet 1936 &#224; fin 1937, la cit&#233; catalane fut le t&#233;moin de l'exceptionnelle vita&#173;lit&#233; cin&#233;matographique des anarchosyndicalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la cin&#233;matographie libertaire, les documentaires occu&#173;pent la plus grande place. Quelques fictions sont parvenues jus&#173;qu'&#224; nous, et t&#233;moignent ainsi de la particularit&#233; de ce cin&#233;ma car il s'agit de films d&#233;gag&#233;s des contingences impos&#233;es par l'actualit&#233; imm&#233;diate et qui constituent de ce fait des documents de pre&#173;mier ordre pour qui s'int&#233;resse &#224; l'histoire de la culture anarchiste. Au moins cinq films de fiction ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s par le SUEP (qui deviendra par la suite SIE Films de Barcelone) en 1937 et 1938 : &lt;i&gt;Aurora de esperanza, Barrios bajos, Liberaci&#243;n, Nosotros somas as&#237;, Paquete, el Fot&#243;grafo n&#250;mero uno&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;No quiero... no quiero.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces films ne sont pas de qualit&#233; &#233;gale. Les deux premiers furent accueillis froidement par les anarchistes eux-m&#234;mes. Cela est sans doute injuste : dans &lt;i&gt;Aurora de esperanza&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Barrios bajos&lt;/i&gt;, on est proche du r&#233;alisme po&#233;tique fran&#231;ais mais on per&#231;oit aussi certains signes annonciateurs du n&#233;o-r&#233;alisme italien. Antonio Sau r&#233;alisa &lt;i&gt;Aurora de esperanza&lt;/i&gt;, son premier long m&#233;trage, qui a la particularit&#233; d'&#234;tre le premier film de fiction r&#233;alis&#233; par des anarchistes dans le cadre d'une soci&#233;t&#233; en partie autog&#233;r&#233;e. Armand Guerra avait tourn&#233; une fiction avant la guerre, &lt;i&gt;Carne de fieras&lt;/i&gt;, mais le film resta inachev&#233; et ne sortit jamais en salle. Pedro Puche r&#233;alisa &lt;i&gt;Barrios bajos&lt;/i&gt; en s'inspirant de la pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre &#233;ponyme de Luis El&#237;as. Force est de reconna&#238;tre que le film rel&#232;ve plus du feuilleton m&#233;lo que d'un v&#233;ritable cin&#233;ma social. Il &#233;tait manifestement difficile de concilier id&#233;ologie et esth&#233;tique !&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;100%&#034; height=&#034;400&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/8vXRiFQKnxs?si=-0Z_4u0fg-dq4Zcr&amp;rel=0&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;cis&#233;ment, l'esth&#233;tique anarchiste n'en resta pas &#224; ces tenta&#173;tives de cin&#233;ma social. Avec &lt;i&gt;Nosotros somas as&#237;&lt;/i&gt;, la CNT et le r&#233;a&#173;lisateur Valentin R. Gonzalez donnaient dans la com&#233;die musicale et enfantine puisque le film tourne autour de la prise de conscience r&#233;volutionnaire d'un rejeton de la bourgeoisie. On est en pr&#233;sence d'un v&#233;ritable objet cin&#233;matographique non identi&#173;fi&#233; qui t&#233;moigne d'une certaine&#171; folie &#187; cr&#233;atrice. Quoi qu'il en soit, voil&#224; un moyen m&#233;trage tout &#224; fait original, davantage dans sa forme, reconnaissons-le, que sur le fond. Le m&#234;me Valentin R. Gonzalez r&#233;alisa en 1937 un court m&#233;trage de propagande, &lt;i&gt;la Silla vac&#237;a&lt;/i&gt; (la Chaise vide), sur le Conseil d'Aragon et les conditions de vie sur les fronts de Caspe et de Belchite. Puis, sans transition aucune, le film quitte le domaine des images documentaires et nous pr&#233;sente l'histoire d'un jeune homme oisif qui, &#224; la vue des bless&#233;s revenant du front, se porte volontaire pour entrer dans les milices anarchistes et qui, finalement, meurt lors d'un combat contre les nationalistes. Destin &#233;difiant, mais les belles histoires ne font pas toujours de bons films ! Le m&#233;rite de ce court m&#233;trage r&#233;side surtout dans la remise en question de la structure du documentaire classique, en rejetant le montage chronologique et traditionnel des images. En 1936, le film &lt;i&gt;Bajo el signo libertario&lt;/i&gt; (Sous le signe libertaire), ouvrait d&#233;j&#224; la voie au documentaire-fiction. Les cam&#233;ras du SUEP filmaient les collec&#173;tivisations dans le village aragonais de Pina de Ebro, certaines sc&#232;nes &#233;tant jou&#233;es par des acteurs professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;100%&#034; height=&#034;400&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/RQ-AmCVCqHQ?si=5RoWmClrr8zPYlKL&amp;rel=0&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;De tels films faisaient preuve d'une r&#233;flexion sur l'outil cin&#233;&#173;matographique et sur son utilisation plus ou moins idoine (je l'affirme avec un recul de plus de soixante ans, c'est ind&#233;niable&#173;ment plus facile) &#224; des fins de propagande. Ce genre hybride du documentaire-fiction m'appara&#238;t comme un trait singulier de la production d'alors, que l'on ne retrouve pas si affirm&#233; dans le cin&#233;ma des autres organisations politiques du camp r&#233;publicain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, d'autres films ne sont pas exempts de d&#233;fauts : ils sont bavards, on ne peut plus didactiques ou, pour les plus id&#233;o&#173;logiques, carr&#233;ment maladroits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois l'&#233;motion peut &#234;tre tr&#232;s sinc&#232;re, comme dans le film sur l'enterrement de Durruti &#224; Barcelone, o&#249; l'on voit une foule immense qui accompagne le cercueil du c&#233;l&#232;bre leader des milices populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir et &#233;tudier la production cin&#233;matographique de la CNT pendant la guerre civile est un bon moyen d'approcher la culture anarchosyndicaliste espagnole &#224; un moment charni&#232;re de son histoire, quand une autre soci&#233;t&#233; devenait possible et lorsque se dessinait, sur les &#233;crans, un autre futur. Dans le domaine du cin&#233;ma en particulier, l'autogestion fut une exp&#233;rience humaine riche et originale. La pertinence de ces documents filmiques pour la compr&#233;hension de la guerre civile et de l'anarchisme espagnol est indiscutable.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;100%&#034; height=&#034;400&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/videoseries?si=jkwCUlQl506rbcdp&amp;list=PLHBbzfGmK9SpVVjmTw_yBcJym05ORx4Cj&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/temps-maudits-n13.pdf" length="39504687" type="application/pdf" />
		

	</item>



</channel>

</rss>
