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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Charles Benoit</title>
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		<dc:date>2023-10-21T12:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maurice Chambelland</dc:creator>


		<dc:subject>Charles Benoit</dc:subject>
		<dc:subject>&lt;i&gt;Les Temps nouveaux&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>La R&#233;volution prol&#233;tarienne </dc:subject>
		<dc:subject>Archives Autonomies</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Suivant &#224; quelques semaines son ami le docteur Pierrot, Charles Benoit est mort &#224; Paris le dimanche 19 mars 1950. Il s'est &#233;teint paisiblement apr&#232;s huit jours d'une r&#233;sistance &#233;tonnante. Il avait soixante-douze ans. On disait : Charles Benoit, des &#171; Temps Nouveaux &#187;. Il avait appartenu &#224; l'&#233;quipe de l'&#171; organe communiste anarchiste &#187; qui, sous la direction de Jean Grave et sous l'&#233;gide de Kropotkine, fut publi&#233; avant 1914 pendant quelque vingt ann&#233;es. Il s'y occupait surtout des t&#226;ches administratives, b&#233;n&#233;volement, &#224; la mani&#232;re d'autrefois. Il y consacrait ses dimanches, accomplissant les besognes les plus ingrates avec le s&#233;rieux qu'il apportait &#224; toutes choses.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-la-revolution-proletarienne-no37-avril-1950-" rel="directory"&gt;La R&#233;volution Prol&#233;tarienne N&#176;37 - Avril 1950&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-charles-benoit-292-+" rel="tag"&gt;Charles Benoit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-les-temps-nouveaux-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Les Temps nouveaux&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-la-revolution-proletarienne-+" rel="tag"&gt;La R&#233;volution prol&#233;tarienne &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-source-fragments-d-histoire-de-la-gauche-radicale-+" rel="tag"&gt;Archives Autonomies&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/larevolutionproletarienne-n037-31-fb492.jpg?1774700157' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Suivant &#224; quelques semaines son ami le docteur Pierrot, Charles Benoit est mort &#224; Paris le dimanche 19 mars 1950. Il s'est &#233;teint paisiblement apr&#232;s huit jours d'une r&#233;sistance &#233;tonnante. Il avait soixante-douze ans.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;i class=&#034;fa-asterisk fas&#034;&gt;&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;On disait : Charles Benoit, des &#171; Temps Nouveaux &#187;. Il avait appartenu &#224; l'&#233;quipe de l'&#171; organe communiste anarchiste &#187; qui, sous la direction de Jean Grave et sous l'&#233;gide de Kropotkine, fut publi&#233; avant 1914 pendant quelque vingt ann&#233;es. Il s'y occupait surtout des t&#226;ches administratives, b&#233;n&#233;volement, &#224; la mani&#232;re d'autrefois. Il y consacrait ses dimanches, accomplissant les besognes les plus ingrates avec le s&#233;rieux qu'il apportait &#224; toutes choses.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4231 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/les_temps_nouveaux_40.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH205/les_temps_nouveaux_40-31e81-2f168.jpg?1774723976' width='150' height='205' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Dans notre mouvement social, &lt;i&gt;Les Temps Nouveaux&lt;/i&gt; avaient trac&#233; un sillon d'une fertilit&#233; surprenante. Combien de militants se form&#232;rent &#224; la lecture de ces pages aust&#232;res o&#249; la fantaisie n'avait point de place ! Encore aujourd'hui, il arrive parfois que l'on d&#233;niche, dans quelque biblioth&#232;que poussi&#233;reuse de syndicat ou de Bourse du travail, ou sur la planchette &#224; livres d'un militant, &#8212; non des exemplaires des &lt;i&gt;Temps Nouveaux&lt;/i&gt; ou du &#171; Suppl&#233;ment litt&#233;raire &#187; malheureusement devenus rarissimes &#8212; mais quelques-unes de ces brochures a couverture illustr&#233;e et sign&#233;es Kropotkine, Domela Nieuwenhuis, Reclus, Grave, Malatesta, Chaughi, Girard, Nettlau, Pierrot, Mesnil, Delzant, &#8212; ces brochures qui, depuis des ann&#233;es, formaient le compl&#233;ment pr&#233;cieux du journal hebdomadaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diffusion des brochures des &lt;i&gt;Temps Nouveaux&lt;/i&gt; constitua la pr&#233;occupation majeure de Charles Benoit. Il n'en fut certes pas le cr&#233;ateur. Mais il poursuivit l'effort avec pers&#233;v&#233;rance et, surtout, l'organisa avec m&#233;thode lorsque, vers 1910, il cr&#233;a le &#171; Groupe de propagande par la brochure &#187;. Ecoutons-le :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La propagande par la brochure est une des meilleures propagandes si on peut la faire avec suite. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Le R&#233;volt&#233;, La R&#233;volte, Les Temps Nouveaux &lt;/i&gt; s'y sont employ&#233;s de leur mieux. A l'heure actuelle, plus de 60 brochures diverses, dont les diff&#233;rents tirages r&#233;unis d&#233;passent un million d'exemplaires, ont &#233;t&#233; lanc&#233;es par eux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Malheureusement, les fonds manquent pour pouvoir en imprimer plus souvent de nouvelles, ou r&#233;imprimer, lorsque c'est n&#233;cessaire, celles qui sont &#233;puis&#233;es. Il s'agit donc de trouver 500 souscripteurs s'engageant &#224; verser chacun douze francs par an. Nous serions donc en mesure d'imprimer chaque mois &#8212; ou de r&#233;imprimer parmi celles &#233;puis&#233;es &#8212; une nouvelle brochure de 0 fr. 10 ou deux de 0 fr. 05... &lt;br class='autobr' /&gt;
... En discutant avec des camarades, il est facile de leur glisser une brochure et de leur arracher deux sous. Les souscripteurs pourront ainsi r&#233;cup&#233;rer le montant de leur souscription, et augmenter leur propagande.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le nom de Charles Benoit restera attach&#233; &#224; cette exp&#233;rience de propagande syst&#233;matique des id&#233;es libertaires.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;i class=&#034;fa-asterisk fas&#034;&gt;&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Charles Benoit avait d&#233;but&#233; dans le mouvement ouvrier &#224; Rouen, son pays natal, o&#249; il fut instruit des choses sociales par un militant libre penseur, Bazire, qui s'&#233;tait consacr&#233; &#224; la recherche et &#224; la formation des jeunes. Bazire appartenait au parti socialiste r&#233;volutionnaire, qui avait succ&#233;d&#233; &#224; l'organisation blanquiste dite &#171; Comit&#233; r&#233;volutionnaire central &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le futur libertaire Charles Benoit militait &#224; la fois dans le mouvement syndical et au groupe &#171; l'Union communiste r&#233;volutionnaire de Rouen &#187;. Il n'avait gu&#232;re plus de seize ans qu'il se m&#234;lait d&#233;j&#224; aux gr&#232;ves : en 1898, &#224; celle des tissages Manchon fr&#232;res &#224; Rouen ; en 1900, &#224; celle des &#233;tablissements Plantrou &#224; Oissel. Benoit fut un des secr&#233;taires de l'Union d&#233;partementale des syndicats cr&#233;&#233;e en 1896 sous la pr&#233;sidence de Hardy. Il est n&#233;cessaire d'ajouter que le parti socialiste r&#233;volutionnaire et son leader Edouard Vaillant &#8212;dont Benoit fut l'ami &#8212; respectaient, &#224; l'encontre des guesdistes, l'ind&#233;pendance des syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#171; incident &#187; survint, qui devait changer le cours de la vie du jeune militant. En 1902, Benoit organise une conf&#233;rence antimilitariste &#224; l'intention des conscrits de Rouen. Il est inqui&#233;t&#233;, perquisitionn&#233;, poursuivi. Sa m&#232;re, veuve, tenait un caf&#233;. Prenant pr&#233;texte des poursuites engag&#233;es contre le fils, le g&#233;n&#233;ral commandant la place de Rouen interdit &#224; la troupe le petit &#233;tablissement g&#233;r&#233; par la m&#232;re. M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; Benoit se voit contrainte de liquider le fonds avec l'aide de Bazire, puis elle est forc&#233;e de quitter Rouen. Elle vient &#224; Paris avec son fils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi Charles Benoit, administrateur des&lt;i&gt; Temps Nouveaux&lt;/i&gt;, avait fait ses premi&#232;res armes dans un parti. Il est &#233;galement curieux de noter qu'il est mort membre du parti socialiste S.F.I.O. Il avait donn&#233; son adh&#233;sion &#224; la 6&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; section vers 1925. A l'&#233;gal d'un certain nombre de syndicalistes et de libertaires, Benoit avait salu&#233; d'enthousiasme la R&#233;volution de 1917. Comme beaucoup aussi, il avait d&#251; d&#233;chanter. Aussi bien, tout laisse croire que le Parti S.F.I.O. s'offrit &#224; lui plus comme un refuge que comme une terre d'&#233;lection. Il faut comprendre le besoin qu'avait ce sensible, ce sociable, de se retrouver avec des amis, le soir, &#171; au groupe &#187; pour deviser de questions qui n'avaient jamais cess&#233; de le remuer, de le passionner. Charles Benoit n'aimait pas l'isolement.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;i class=&#034;fa-asterisk fas&#034;&gt;&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;La guerre de 1914 avait disloqu&#233; les &lt;i&gt;Temps Nouveaux&lt;/i&gt;. Comme les autres, le mouvement anarchiste s'&#233;tait divis&#233;. On se souvient de la D&#233;claration dite &#171; Manifeste des Seize &#187; que publia, le 14 mai 1916, la &lt;i&gt;Bataille ex-syndicaliste&lt;/i&gt;, sous les signatures, entre autres de Kropotkine, de Grave, de Corn&#233;lissen, de Malato, de Pierrot, de Paul Reclus. C'&#233;tait un essai de justification du ralliement des leaders libertaires &#224; la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; Manifeste des Seize &#187; avait surtout &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; pour r&#233;pondre &#224; la publication par le &#171; groupe &#187; des &#171; Temps Nouveaux &#187; d'une premi&#232;re lettre approuvant l'initiative de Zimmerwald. Pr&#233;cisons qu'il s'agissait du &#171; groupe &#187;, non du &#171; journal &#187;. Le &#171; journal &#187; &#8212; qui ne paraissait plus &#8212; c'&#233;tait Grave. Le &#171; groupe &#187;, c'&#233;taient Andr&#233; Girard, Charles Benoit, A. Mignon, Siegfried, Asfeld, &#8212; auxquels vinrent se joindre Garnery, P&#233;ricat, Tourrette, B&#233;ranger, Paul Signac, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; groupe &#187; r&#233;pliqua aux &#171; Seize &#187; &#8212; apr&#232;s avoir, comme il se devait, reproduit le Manifeste lui-m&#234;me &#8212; par une &#171; Deuxi&#232;me lettre &#187; : &#171; Un d&#233;saccord. Nos explications. &#187; Ce fut aussi une brochure clandestine, publi&#233;e sous les auspices du Comit&#233; pour la reprise des relations internationales. Son petit format, impos&#233; par l'&#233;poque, permettait de la r&#233;pandre avec discr&#233;tion. Intitul&#233;e &#171; La Paix par les Peuples &#187;, la r&#233;plique constituait une prise de position tr&#232;s nette contre la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles Benoit ne se bornait pas &#224; tenir bon. Il continuait d'agir. Il avait pris l'initiative d'un comit&#233; d'entraide des &#171; Temps Nouveaux &#187;. Il avait organis&#233; la solidarit&#233; pour les camarades mobilis&#233;s. Du 20 novembre 1914 &#224; fin d&#233;cembre 1916, 6 842 francs avaient &#233;t&#233; r&#233;unis. Ces souscriptions avaient permis l'envoi de journaux, de brochures et d'argent aux soldats par force. Et les permissionnaires de passage &#224; Paris trouvaient de surcro&#238;t chez Charles et Marie-Louise Benoit un accueil fraternel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une &#171; Troisi&#232;me lettre &#187; : &#171; Projets d'avenir &#187;, dat&#233;e de f&#233;vrier 1917, le groupe des &#171; Temps Nouveaux &#187; annon&#231;ait sa d&#233;cision de suspendre toute pol&#233;mique avec les &#171; Seize &#187;. Il ne voulait plus discuter avec la &lt;i&gt;Libre F&#233;d&#233;ration&lt;/i&gt; dont un article anonyme osait suspecter l'origine des ressources et insinuer que &#171; l'Allemand &#187; serait dans la coulisse ! Le &#171; groupe &#187; va amplifier sa r&#233;sistance &#224; la guerre. Il pr&#233;pare l'&#233;dition d'une revue, qu'il pr&#233;sente ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;... Nous tournerons nos efforts vers une plus grande intensification de nos id&#233;es d'humanit&#233; et d'internationalisme. Les &#233;v&#233;nements nous ont prouv&#233; &#224; quel point &#233;taient fragiles les progr&#232;s que nous avions cru constater en ce sens dans l'opinion publique. La n&#233;cessit&#233; nous apparait de reprendre &#224; pied d'&#339;uvre toute cette besogne d'&#233;ducation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aussi prions-nous les camarades qui nous ont jusqu'ici apport&#233; leur concours, de vouloir bien nous le continuer ; les subsides qui nous parviendront seront r&#233;serv&#233;s pour pouvoir, aussit&#244;t que possible, mettre au jour un organe p&#233;riodique dont nous nous occupons d&#232;s maintenant de r&#233;unir les &#233;l&#233;ments. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cet organe s'appellera &lt;i&gt;l'Avenir International&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C'est seulement en janvier 1918 que parut le premier num&#233;ro de&lt;i&gt; l'Avenir International&lt;/i&gt;, blanchi comme il se devait par Dame Censure. Les collaborateurs annonc&#233;s &#233;taient : Ch. Benoit, Brenn, A. D. (Am&#233;d&#233;e Dunois ?) : Andr&#233; Girard, A. Mignon, Jacques Mesnil, Fr&#233;d&#233;ric Stackelberg, Fernand Despr&#232;s, Hella Alzir, Marcel Martinet, Brupbacher, Guilbeaux, Genold, Jean de Saint-Prix. Dans son deuxi&#232;me num&#233;ro, &lt;i&gt;l'Avenir International &lt;/i&gt; commen&#231;a la publication du premier texte, fortement caviard&#233;, de la brochure de Dumoulin. Il ne serait donc pas juste d'&#233;crire seulement : Charles Benoit, des &lt;i&gt;Temps Nouveaux&lt;/i&gt;. Il est indispensable d'ajouter : Et de &#171; &lt;i&gt;l'Avenir International&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;i class=&#034;fa-asterisk fas&#034;&gt;&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Hors du cercle de ses amis personnels, Charles Benoit &#233;tait bien oubli&#233;. Gr&#226;ce &#224; sa modestie, il s'en consolait ais&#233;ment. Ce qu'il fit dans sa vie laborieuse fut sans pr&#233;tention, sans autre d&#233;sir que de servir la cause ouvri&#232;re. Jusqu'&#224; ses derniers moments, il v&#233;cut de son double m&#233;tier de libraire en appartement et de comptable. Il se trouvait heureux, au milieu de ses chers livres, notant minutieusement sa d&#233;pense quotidienne dans ses carnets. Rest&#233; de la &#171; vieille &#233;cole &#187;, les prix d'aujourd'hui l'effaraient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme la plupart des libertaires et des syndicalistes de l'&#233;poque h&#233;ro&#239;que, Charles Benoit portait la lavalli&#232;re et le feutre noir &#224; larges bords. On n'en voit plus gu&#232;re, de ces feutres noirs... A l'incin&#233;ration de Benoit, il n'y en avait qu'un, celui de son compatriote et ami Charles Marck, encore droit comme un i &#224; quatre-vingt-trois ans. Les &#171; vieux de la Vieille &#187; s'en vont en poussi&#232;re. Leur souvenir vivra en nos m&#233;moires. Mais, ce qui fut leur &#339;uvre commune, saurons-nous emp&#234;cher que ce ne soit aussi r&#233;duit en cendres ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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