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		<title>Louise Michel est l'auteur de 20 000 lieues sous les mers </title>
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		<dc:creator>G&#233;rard de Lacaze-Duthiers</dc:creator>


		<dc:subject>Louise Michel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On a fait grand bruit, tous ces temps-ci, &#224; l'occasion de l'anniversaire de la mort de Jules Verne, survenue en 1905 , autour de ses romans d'anticipations scientifiques. Certes, ce fut un &#233;crivain dont l'&#339;uvre ne manque point d'int&#233;r&#234;t, un pr&#233;curseur, ou, si l'on pr&#233;f&#232;re, un utopiste, du moins pour son temps, ses anticipations &#233;tant devenues pour la plupart des r&#233;alisations. C'est surtout son roman : Vingt mille lieues sous les mers, qui a fait l'objet de commentaires de la plupart des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-louise-michel-198-+" rel="tag"&gt;Louise Michel&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/vernevsmichel_copie-89ad0.jpg?1774702074' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On a fait grand bruit, tous ces temps-ci, &#224; l'occasion de l'anniversaire de la mort de Jules Verne, survenue en 1905&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La m&#234;me ann&#233;e qu'Elis&#233;e Reclus et Louise Michel.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, autour de ses romans d'anticipations scientifiques. Certes, ce fut un &#233;crivain dont l'&#339;uvre ne manque point d'int&#233;r&#234;t, un pr&#233;curseur, ou, si l'on pr&#233;f&#232;re, un utopiste, du moins pour son temps, ses anticipations &#233;tant devenues pour la plupart des r&#233;alisations. C'est surtout son roman : &lt;i&gt;Vingt mille lieues sous les mers&lt;/i&gt;, qui a fait l'objet de commentaires de la plupart des journalistes et d'&#233;crivains qui ont eu le tort d'ignorer, ou qui ont feint d'ignorer que le v&#233;ritable auteur de ce roman ce n'est point Jules Verne, mais une &#171; communale &#187; du nom de Louise Michel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des savants et non des moindres, s'accordent &#224; reconna&#238;tre que Jules Verne avait pr&#233;vu les sous-marins atomiques dans cet ouvrage publi&#233; chez Hetzel en 1870. R&#233;tablissons la v&#233;rit&#233;. Louise Michel s'&#233;tait attach&#233;e &#224; cette &#233;poque &#224; r&#233;soudre certains probl&#232;mes scientifiques dont la solution, pensait-elle, pouvait rendre service &#224; l'humanit&#233;. Certes, la &#171; Bonne Louise &#187; &#233;tait loin de pr&#233;voir l'usage que ferait d'une telle d&#233;couverte l'apprenti sorcier. Elle e&#251;t pr&#233;f&#233;r&#233; laisser sous clef son manuscrit ou elle l'e&#251;t d&#233;truit impitoyablement, plut&#244;t que de le publier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle avait aussi pr&#233;vu l'avion, qui devait subir le m&#234;me sort, employ&#233; &#224; la destruction des &#234;tres et des choses, alors qu'elle lui assurait un but pacifique. Ne proph&#233;tisait-elle pas : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;L'humanit&#233; future conna&#238;tra des villes a&#233;riennes&lt;/q&gt;, pr&#233;diction qui est bien pr&#232;s de se r&#233;aliser. Elle aurait pu aussi pr&#233;dire le voyage dans la lune, Mars et les autres plan&#232;tes. Elle pr&#233;voyait encore les rayons X et la photographie de la pens&#233;e, le cin&#233;ma et la t&#233;l&#233;vision. Et je ne cite ici que quelques-unes de ses anticipations, alors qu'elle avait pr&#233;conis&#233; le diagnostic psychiatrique des malades, et dans un autre domaine la pu&#233;riculture, les cours d'adultes et maintes r&#233;formes sociales en harmonie avec le progr&#232;s mat&#233;riel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle &#233;tait r&#233;volutionnaire, esp&#233;rant qu'un jour viendrait o&#249; les &#234;tres seraient plus conscients, n'&#233;tant pour le moment &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;que les primates de l'id&#233;e&lt;/q&gt;, alors que &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;demain l'humanit&#233;, &#233;lev&#233;e avec des mappemondes, des t&#233;lescopes et des microscopes&lt;/q&gt; cesserait d'&#234;tre la proie d'un &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;mysticisme endormeur&lt;/q&gt;. Dans la &lt;i&gt;Commune &lt;/i&gt; elle esp&#232;re que les d&#233;couvertes de la science feront &#233;voluer l'humanit&#233; dans le sens du vrai et du bien. Elle avait en toutes choses des id&#233;es originales, et c'est m&#233;conna&#238;tre son action que de ne pas prendre au s&#233;rieux ce c&#244;t&#233; de son temp&#233;rament.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons &#224; la navigation sous-marine que dans une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre, le &lt;i&gt;Monde nouveau&lt;/i&gt;, elle entrevoyait comme devant &#234;tre prochainement r&#233;alis&#233;e, en m&#234;me temps que la navigation a&#233;rienne. Cette id&#233;e lui tenait &#224; c&#339;ur, c'est elle qui l'avait pouss&#233;e &#224; &#233;crire un ouvrage qu'un autre allait signer &#224; sa place. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Une chose tr&#232;s curieuse,&lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt; &#233;crit Emile Girault dans la &lt;/span&gt;Bonne Louise (1885), Psychologie de Louise Michel, c'est que, si Louise n'&#233;tait pas une savante, elle avait de merveilleuses intuitions. Aussi beaucoup de gens &#8212; pour ne pas dire tous &#8212; seront tr&#232;s &#233;tonn&#233;s d'apprendre par exemple que le fameux &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Vingt mille lieues sous les mers&lt;/span&gt;, publi&#233; par Jules Verne, est d'elle, non pas, bien entendu, le roman tel qu'il a paru, mais l'id&#233;e fondamentale ; ce qu'elle avait con&#231;u, c'est le sous-marin, l'universellement connu &lt;i&gt;Nautilus&lt;/i&gt;. Sa copie faisait environ deux cents pages et, un jour qu'elle avait plus que besoin d'argent, elle vendit son manuscrit cent francs au c&#233;l&#232;bre vulgarisateur&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e fondamentale, le &lt;i&gt;Nautilus&lt;/i&gt;, n'est-ce point l&#224; le c&#339;ur m&#234;me de l'ouvrage, ce qui en fait l'int&#233;r&#234;t et la valeur. Jules Verne n'aurait jamais &#233;crit son livre s'il n'avait pas eu entre les mains ces deux cents pages. A elles seules, elles constituent les trois quarts du volume. Il n'a pas eu grand chose &#224; y ajouter. Ce n'est point diminuer le talent, l'ing&#233;niosit&#233;, le savoir de celui qui l'a sign&#233;, nullement. Cela n'enl&#232;ve rien &#224; ses dons d'&#233;crivain. Il a su utiliser une mati&#232;re toute pr&#234;te pour l'&#233;difice commenc&#233; par celle que les bourgeois bien pensants appelaient d&#233;daigneusement la &#171; Vierge rouge &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici en quels termes, dans la premiere &#233;dition de &lt;i&gt;Vingt mille lieues sous les mers&lt;/i&gt;, chapitre XI, intitul&#233; le &#171; Nautilus &#187;, Jules Verne pr&#233;sente le sous-marin, au cours de la conversation d'un passager avec le capitaine du navire, auquel il demande de lui expliquer par quels moyens l'engin pourra se mouvoir au fond des oceans &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;J'avoue que ce &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Nautilus&lt;/span&gt;, la force motrice qu'il renferme en lui, les appareils qui permettent de le man&#339;uvrer, l'agent si puissant qui l'anime, tout cela excite au plus haut point ma curiosit&#233;&lt;/q&gt;. Dans le chapitre suivant, intitul&#233; &#171; Tout par l'&#233;lectricit&#233; &#187;, le capitaine &#233;num&#232;re les appareils exig&#233;s pour une navigation sous-marine :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Les uns vous sont connus, comme le thermom&#232;tre, qui donne la temp&#233;rature int&#233;rieure du &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Nautilus&lt;/span&gt; ; le barom&#232;tre qui p&#232;se le poids de l'air et qui indique le changement de temps ; l'hygrom&#232;tre qui marque le degr&#233; de s&#233;cheresse de l'atmosph&#232;re ; le stor-grass qui en se d&#233;composant annonce l'arriv&#233;e des temp&#234;tes ; la boussole, le chronom&#232;tre et les lunettes qui permettent de voir de nuit et de jour, un manom&#232;tre, des sondes, etc. Il est un agent &#224; bord, tout se fait par lui. Il m'&#233;claire, il me chauffe, il est l'&#226;me de mes appareils m&#233;caniques. Cet agent, c'est l'&#233;lectricit&#233;&lt;/q&gt;. Mais comment le produire ? &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je demande &#224; la mer seule de m'en donner les moyens. Ce sont tous les m&#233;taux que l'on y trouve pour alimenter les piles&lt;/q&gt;. Le &lt;i&gt;Nautilus&lt;/i&gt; peut faire 50 milles &#224; l'heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce chapitre de &lt;i&gt;Vingt mille lieues sous les mers&lt;/i&gt; est capital. Il est bien dans la mani&#232;re de Louise Michel qui ne pouvait avoir que des donn&#233;es scientifiques &#233;l&#233;mentaires, comme les institutrices de son temps, mais qui s'appuyant sur elles, voyait beaucoup plus loin et en tirait des, cons&#233;quences susceptibles de modifier ce monde futur qui, d'apr&#232;s elle, serait un monde nouveau o&#249; la science contribuerait au bonheur de l'humanit&#233; en modifiant ses habitudes et ses croyances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons aucune raison de suspecter la bonne foi d'Emile Girault, qui poss&#233;dait de nombreuses lettres de sa &#171; bonne Louise &#187; et qui avait eu entre les mains la plupart de ses manuscrits. Fernand Planche clans son livre : &lt;i&gt;Vie ardente et intr&#233;pide de Louise Michel&lt;/i&gt;, se range &#224; son avis : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Toujours dans ce genre social-scientifique, Louise Michel &#233;crivit &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Vingt mille lieues sous les mers&lt;/span&gt;. Son manuscrit non encore termin&#233;, un jour qu'elle avait besoin d'argent, elle le vendit cent francs &#224; Jules Verne&lt;/q&gt;. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Lorsque des gens disent,&lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt; ajoute Fernand Planche&lt;/span&gt; : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Il &#233;tait extraordinaire, ce Jules Verne, il a pr&#233;vu les sous-marins&lt;/q&gt;, ils se trompent. Le &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Nautilus&lt;/span&gt; est de Louise Michel. Jules Verne se contenta de terminer le livre en y ajoutant des chapitres. Ce livre fut son plus grand succ&#232;s et lui rapporta une fortune&lt;/q&gt;. Il eut pr&#232;s d'une centaine d'&#233;ditions et fut traduit en plusieurs langues, en allemand, en anglais, en espagnol, en italien, en russe, etc. Son &#233;diteur n'eut pas &#224; s'en plaindre. Il y gagna plusieurs millions. Quant &#224; la &#171; bonne Louise &#187;, le peu qu'elle avait retir&#233; de cette collaboration &#8212; le nom de Jules Verne figurant seul sur la couverture &#8212; elle le distribua aux pauvres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La m&#234;me ann&#233;e qu'Elis&#233;e Reclus et Louise Michel.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Dans un article paru dans le &lt;i&gt;Monde libertaire&lt;/i&gt; n&#176;29 dat&#233; de juin 1957 (&#171; Autour de Louise-Michel &#187;, voir documents joints ci-dessous), G&#233;rard de Lacaze-Duthiers est revenu sur cet article &#224; la suite de pr&#233;cisions demand&#233;es par Hem Day.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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