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	<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Les Coupables - Chapitre III</title>
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		<dc:creator>Andr&#233; Arru</dc:creator>


		<dc:subject>@narlivres</dc:subject>

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&lt;p&gt;Politiques et politiciens &lt;br class='autobr' /&gt;
Ou un peu d'histoire politique &lt;br class='autobr' /&gt;
La politique ou science de gouverner est, certainement, presque aussi vieille que l'apparition de l'homme sur la terre, mais elle n'est doctrinalement connue que depuis le Platonisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si, th&#233;oriquement, la politique id&#233;alise, dans toutes ses tendances, les penchants sociaux humains, pratiquement elle a fait faillite compl&#232;te tout au long de son histoire ; faillite qu'on peut dire aujourd'hui catastrophique, car elle n'a enray&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/der-6d8e5.jpg?1774740107' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Politiques et politiciens&lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ou un peu d'histoire politique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La politique ou science de gouverner est, certainement, presque aussi vieille que l'apparition de l'homme sur la terre, mais elle n'est doctrinalement connue que depuis le Platonisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, th&#233;oriquement, la politique id&#233;alise, dans toutes ses tendances, les penchants sociaux humains, pratiquement elle a fait faillite compl&#232;te tout au long de son histoire ; faillite qu'on peut dire aujourd'hui catastrophique, car elle n'a enray&#233; aucun des maux &#224; qui un attroupement humain peut donner naissance, mais, au contraire, par ses d&#233;fauts pratiques, elle a augment&#233; et amplifi&#233; les qualit&#233;s d&#233;fectueuses qui se firent jour chez l'homme vivant en soci&#233;t&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique, dans toutes ses tendances, pr&#233;tend instaurer :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&#176; la Paix dans les rapports de groupes sociaux &#224; groupes sociaux (actuellement nations) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2&#176; la Justice, le mieux-&#234;tre, dans les rapports d'individus &#224; individus et pour tous les individus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans discuter, pied &#224; pied, chacune des tendances politiques qui ont dirig&#233; le monde, on constate, en consultant l'Histoire, que depuis Platon (l'inventeur doctrinal de la politique), les guerres n'ont fait qu'augmenter d'intensit&#233; jusqu'&#224; pr&#233;senter des signes de catastrophe plan&#233;taire. La &#171; Justice &#187; et le &#171; mieux-&#234;tre &#187; furent toujours favorables aux puissants avant Platon. La doctrine de ce dernier et les th&#233;ories qui suivirent n'ont rien chang&#233; &#224; cet &#233;tat de choses. Bien au contraire, elles ont permis, sous le manteau politique, de pratiquer, sur une balance toujours plus fausse, une justice toujours plus partisane, et d'ajouter des faveurs aux privil&#232;ges, sur le dos et au compte des mis&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait cinq cents ans que Platon avait construit th&#233;oriquement sa &#171; R&#233;publique &#187; lorsqu'un philosophe, h&#233;ritier d'un tr&#244;ne, pr&#233;tendit la pratiquer : on l'appelait &lt;i&gt;Marc-Aur&#232;le&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc-Aur&#232;le avait, dans ses &#233;crits philosophiques, condamn&#233; int&#233;gralement la guerre. Pour lui, comme pour les philosophes chinois, brigand et guerrier &#233;taient deux termes synonymes. Son r&#232;gne dura soixante ans. Et il fit guerroyer son peuple durant soixante ans contre les Sarmates et les Germains ! Philosophe, il s'&#233;tait fait apologiste de la libert&#233; de pens&#233;e et de parole ; c'&#233;tait un admirateur des sages et des cyniques. Empereur, il pers&#233;cuta les chr&#233;tiens par milliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mille six cents ans plus tard, le futur Fr&#233;d&#233;ric II &#233;crivait&lt;i&gt; l'Anti-Machiavel&lt;/i&gt;, &#339;uvre de haute port&#233;e sociale, r&#233;futation de la duplicit&#233; en politique. Mais lorsque, l&#226;chant la philosophie il prit possession du tr&#244;ne, son r&#232;gne ne fut que cynisme, duplicit&#233;, manque de scrupules. Ce n'&#233;tait plus &lt;i&gt;&#171; l'Anti-Machiavel &#187;&lt;/i&gt;, mais la copie exacte du &lt;i&gt;Prince &lt;/i&gt; de Machiavel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Fr&#233;d&#233;ric s'occupait de philosophie, il &#233;crivait : &#171; Si nos soldats commen&#231;aient &#224; penser, aucun d'eux ne resterait dans les rangs. &#187; Mais quand il s'occupa de r&#233;gner, il fit faire les plus grandes guerres de l'&#233;poque &#224; son peuple, et cela pendant toute la dur&#233;e o&#249; il s'assit sur l'auguste si&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; deux exemples typiques, qui nous d&#233;montrent la force corruptrice de&lt;i&gt; &#171; l'Autorit&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mille six cents ans d'intervalle, deux cerveaux, des plus intelligents, des plus profonds, dont les pens&#233;es claires r&#233;v&#232;lent au monde des v&#233;rit&#233;s identiques : contre la guerre, contre les tyrans, parvenus au pouvoir &#8211; et ceci sans effort, sans intrigue, donc sans accoutumance &#8211; deviennent imm&#233;diatement fauteurs de guerre et tyrans absolus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cela, nous n'avons plus le droit de nous &#233;tonner que nos politiciens contemporains, &#234;tres simples, artificiels, dirig&#233;s par l'envie, intrigant pour un cro&#251;ton de pain ou pour un bout de ruban, deviennent de catastrophiques gouvernants !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avec l'id&#233;e de la &#171; R&#233;publique &#187; de Platon que les bourgeois de 1788 ont fait 1789. Mais c'est dans le genre de Marc-Aur&#232;le qu'ils l'ont mise en pratique. Id&#233;alis&#233;e pendant pr&#232;s d'un si&#232;cle par des philosophes, la R&#233;publique repr&#233;senta toute l'esp&#233;rance d'un peuple. Mise en application, elle se tra&#238;na lamentablement durant quatre ans, au milieu des pires exc&#232;s (exc&#232;s qui ne venaient pas du peuple, comme certains historiens se complaisent &#224; nous le raconter, mais bien des intrigues de ceux qui se disputaient la direction de la barque), des &#233;c&#339;urants tripatouillages, pour, en d&#233;finitive, &#233;chouer dans la main de nouveaux tyrans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom de Libert&#233;, Egalit&#233;, Fraternit&#233;, la bourgeoisie, jointe au peuple, fit sa r&#233;volution. C'&#233;tait magnifique ! H&#233;las, c'est aussi au nom de la Libert&#233; que les politiciens de la Grande R&#233;volution se sont jet&#233;s mutuellement en prison et ont finalement mis le peuple sous le joug du Directoire. C'est au nom de la Fraternit&#233; que les Girondins, Jacobins, Montagnards, se sont guillotin&#233;s &#224; qui mieux mieux, pour un oui ou pour un nom, et cela pendant trois ans. C'est au nom de l'Egalit&#233; que philosophes et politiques firent renverser la royaut&#233; pour installer presque aussit&#244;t le Directoire et s'aplatir devant Napol&#233;on et la nouvelle noblesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourtant de cette R&#233;volution Fran&#231;aise, qui n'a rien tenu de ses promesses, que naquit chez tous les peuples l'esp&#233;rance dans des jours meilleurs. Aujourd'hui encore des millions d'individus cherchent dans cette trompeuse lueur du pass&#233; des raisons d'esp&#233;rer dans l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous vous crions : &lt;i&gt;d&#233;trompez-vous !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etudiez l'histoire. La R&#233;volution Fran&#231;aise, comme toutes les R&#233;volutions faites jusqu'&#224; nos jours, fut une duperie. Elle fut pendant quatre ans un chaos, ensuite elle devint un Empire et resta Empire, m&#234;me apr&#232;s la disparition de l'Empereur ; et cela, non par manque d'enthousiasme &#224; son d&#233;but, ni par manque de bonne volont&#233;, bien au contraire. Rappelons-nous la devise flamboyante : Libert&#233;, Egalit&#233;, Fraternit&#233;. C'&#233;tait &#224; l'origine tout un programme qui se perdit dans les gribouillages, ratures, surcharges et refontes constitutionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'erreur de la R&#233;publique de l'An I ce fut sa &lt;i&gt;Loi&lt;/i&gt;. On n'impose pas la libert&#233;, on la d&#233;livre. On n'impose pas l'&#233;galit&#233;, on supprime les causes d'in&#233;galit&#233;. On n'impose pas la fraternit&#233;, on partage son bien. Malgr&#233; cela on comprend que la R&#233;publique de France n&#176; 1 peut avoir donn&#233; aux uns l'esp&#233;rance, laiss&#233; &#224; d'autres du regret : elle fut une exp&#233;rience tragique, mais reste une exp&#233;rience qui compte, parce qu'elle nous d&#233;montre l'Erreur et par cela, certains moyens de l'&#233;viter de nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous tombons directement dans le tragi-comique lorsque nous abordons la III&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique. Comique par beaucoup de c&#244;t&#233;s paradoxaux et, en premier lieu, parce que le responsable n&#176; 1 de cette R&#233;publique n&#176; 3 fut un monarchiste convaincu : Foutriquet, autrement dit Thiers. Sous de tels auspices que pouvait-on esp&#233;rer ? La situation tourna rapidement au tragique. Ce foutriquet, avec l'aide de Gallifet, commen&#231;a par &#233;gorger cinquante mille vrais r&#233;publicains &#8211; de la Sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1840 ce Foutriquet avait &#233;crit : &#171; C'est calomnier un gouvernement quel qu'il soit de supposer qu'il puisse un jour chercher &#224; se maintenir en bombardant sa capitale &#187;. En 1871 il bombarda &#171; sa capitale &#187; pendant deux mois. Pour un coup d'essai, c'&#233;tait un coup de ma&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, si un Thiers fut en tous points coupable de canaillerie ; si, domestique bassement fid&#232;le des puissances d'argent, il assura pour leur compte la plus odieuse des polices, il faut reconna&#238;tre qu'il ne trompait personne. Tout le monde savait que Thiers &#233;tait l'homme de la finance, impos&#233; par la finance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, ils furent nombreux, les imitateurs du Foutriquet, dans la III&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique : Gambetta, Poincar&#233;, Loucheur, Deschanel, Doumer, Doumergue, etc. Ceux-l&#224;, ce sont les plus connus, ceux dont les noms resteront grav&#233;s dans l'Histoire en marques ind&#233;l&#233;biles ; tous, valets avou&#233;s et pay&#233;s par la haute finance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais plus redoutables et plus coupables sont ceux qui se sont orn&#233;s d'une aur&#233;ole, gr&#226;ce &#224; une &#233;loquence et une &#233;rudition qui leur permettaient de faire r&#233;sonner l'esp&#233;rance aux oreilles du Peuple, J&#233;sus-Christs modernes, ils crucifi&#232;rent le peuple au lieu de se laisser crucifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'histoire politique du monde, ils se chiffrent par milliers, tous ceux qui ont acc&#233;d&#233; au pouvoir par les chemins sentimentaux qui m&#232;nent au c&#339;ur des peuples et en m&#234;me temps, h&#233;las, &#224; la trahison de ces derniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consultez le pass&#233;. Nous allons citer quelques exemples pris entre mille et mille. Vous, qui croyez encore &#224; la bonne foi de certains gouvernants, ou futurs gouvernants, faites comme nous : plongez dans le pass&#233; de l'individu en question, recherchez ses &#233;crits et ses actes pass&#233;s, confrontez-les avec ses &#233;crits et ses actes pr&#233;sents, et concluez, sans m&#233;chancet&#233;, mais avec sinc&#233;rit&#233;. D'avance nous vous pr&#233;venons : chez tous, &lt;i&gt;chez tous sans exception&lt;/i&gt;, qui ont &#233;t&#233; au pouvoir ou qui se sont approch&#233;s du pouvoir, vous trouverez les m&#234;mes mensonges, les m&#234;mes trahisons, la m&#234;me fa&#231;on (brutale ou gradu&#233;e) de virer de bord et de combattre aujourd'hui ce qu'ils pr&#233;conisaient hier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Briand qui, &#224; force d'hypocrisie, s'est fait appeler le &#171; p&#232;lerin de la paix &#187;, &#233;crivait le 21 juin 1901, dans &lt;i&gt;La Lanterne &lt;/i&gt; : &#171; Il n'est pas un gouvernement, pas un monarque, pas un despote, qui oserait d&#233;clarer la guerre, s'il ne comptait pas sur la veulerie du peuple pour favoriser ses projets homicides, si le signal de la guerre devait &#234;tre celui de la R&#233;volte &#187;. Huit ans plus tard, Pr&#233;sident du Conseil, il avait chang&#233; d'opinion de mani&#232;re formelle : &#171; Et si par malheur, disait-il, les &#233;v&#233;nements le voulaient, tous les Fran&#231;ais, sans exception, seraient debout, unis fraternellement, oubliant les discordes du pass&#233;, les nuances d'opinion, marchant tous pour la d&#233;fense de la patrie menac&#233;e et assurant ainsi le succ&#232;s de nos armes &#187; (Octobre 1909). Et ceci n'est rien encore : lui, qui connaissait les v&#233;ritables raisons de la guerre, lui qui en connaissait les vrais coupables, il osa accepter la pr&#233;sidence du Conseil de 1915 &#224; 1917.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le &#171; p&#232;lerin de la paix &#187; ne devait pas se contredire sur ce seul terrain. De 1892 &#224; 1899, apologiste de la r&#233;volte et de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, par la parole et par la plume, il s'&#233;tait laiss&#233; aller dans un discours important jusqu'&#224; dire : &#171; Allez-y (&#224; la bataille r&#233;volutionnaire) avec des piques, des sabres, des pistolets, des fusils ; loin de vous d&#233;sapprouver, je me ferais un devoir, le cas &#233;ch&#233;ant, de prendre place dans vos rangs &#187;. En 1907 il est Ministre de l'Instruction publique ! Justement les instituteurs cherchent &#224; am&#233;liorer leur sort. Ils profitent de ce que Briand, le propagandiste de la gr&#232;ve, est au pouvoir, pour faire leur gr&#232;ve, esp&#233;rant que loin de les d&#233;sapprouver... &#171; C'est une erreur de jeunesse &#187; dit notre ministre, et il fait mettre incontinent en ge&#244;le les meneurs. En 1910 Briand est de nouveau Pr&#233;sident du Conseil et Ministre de l'Int&#233;rieur. Eclate la fameuse gr&#232;ve des cheminots. Pour la briser, il fait ce que nul ministre r&#233;actionnaire n'oserait : il mobilise les cheminots sur place et l&#224; aussi les &#171; meneurs &#187; vont faire connaissance avec les cellules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute sa vie Briand conserva l'&#233;tiquette de socialiste ind&#233;pendant (&#244; combien). Tellement ind&#233;pendant, ce socialiste, de l'id&#233;e qu'il disait repr&#233;senter, qu'il collabora avec toutes les t&#234;tes marquantes r&#233;actionnaires du Parlement : Clemenceau, Poincar&#233;, Laval, Tardieu, etc. Le pouvoir avait &#224; tel point transform&#233; cet ex-r&#233;volutionnaire qu'il ne conservait plus aucune dignit&#233;. Painlev&#233;, en 1913, osa dire publiquement &#224; Briand : &#171; Tant que vous serez au pouvoir, il y aura quelque chose de pourri dans notre nation. Je me refuse &#224; participer &#224; l'apoth&#233;ose de l'immoralit&#233; publique &#187;. En 1925, le Pr&#233;sident Painlev&#233;, pour des raisons politiques, fait appel &#224; la collaboration de Briand et, tout naturellement, ce dernier accepte le minist&#232;re des affaires &#233;trang&#232;res !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas pris Briand comme exemple par pur hasard, mais bien parce que parmi les ren&#233;gats il fut des plus propres. Son nom n'a pas &#233;t&#233; rencontr&#233; dans les carnets de ch&#232;ques des magnats de la finance. L'ambition de gouverner seule para&#238;t l'avoir riv&#233; aux postes directeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rejet&#233; du parti socialiste, il ne fut pas un &#233;l&#233;ment de d&#233;sordre dans le mouvement de la classe ouvri&#232;re qui l'avait vomi avant son ascension pleine et enti&#232;re au pouvoir. Il fut donc moins dangereux dans sa tra&#238;trise que certains chefs de partis dits de gauche, qui, par leur &#171; attitude diplomatique &#187;, engag&#232;rent la politique du parti et d&#233;natur&#232;rent l'id&#233;e m&#234;me qui l'avait fait na&#238;tre. Tel un Blum, pr&#233;sident de la Section Fran&#231;aise de l'Internationale Ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons accuser Blum de trahir l'id&#233;e socialiste qu'il disait repr&#233;senter, parce qu'il disposa en France d'une influence consid&#233;rable, de l'appui total du prol&#233;tariat et des forces militaires et polici&#232;res de la nation. Avec cela il pouvait permettre &#224; la classe prol&#233;tarienne de conqu&#233;rir sa compl&#232;te &#233;mancipation. Il pouvait aussi, sur le plan international, faire jouer la d&#233;cision en faveur de la R&#233;volution espagnole. Par son incurie, par sa l&#226;chet&#233;, par ses incompr&#233;hensibles reculades, il a permis au fascisme de r&#233;gner totalement sur l'Europe continentale. Il a une grande responsabilit&#233; dans le d&#233;cha&#238;nement de la guerre dont nous subissons les cons&#233;quences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224;, en 1914, il fut partisan de l'Union sacr&#233;e. En 1938, apr&#232;s Munich, ses sentiments furent partag&#233;s &#171; entre un l&#226;che soulagement et la honte &#187;. Socialiste de l'Internationale ouvri&#232;re, comme il disait, devenu ma&#238;tre du Pouvoir en 1937, il laissa au patronat le soin de diriger &#233;conomiquement le pays. En juin 1936, il s'ing&#233;nia &#224; faire cesser les gr&#232;ves et &#224; faire de l'&#201;tat un arbitre qui, par sa position, jouait g&#233;n&#233;ralement contre les revendications ouvri&#232;res. Ath&#233;e, partisan de l'Education rationnelle, il laissa entre les mains des congr&#233;gations religieuses l'&#233;ducation et l'instruction de plus d'un million d'enfants. Il n'osa m&#234;me pas toucher &#224; l'&#233;cole confessionnelle d'Alsace-Lorraine !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;mocrate, socialiste, anti-fasciste, il laissa l'industrie fran&#231;aise livrer journellement des millions de tonnes de fer &#224; l'Allemagne hitl&#233;rienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous jugeons inutile d'&#233;plucher davantage le cas Blum. Il suffit d&#233;j&#224;, pour un chef de parti socialiste affili&#233; &#224; l'Internationale ouvri&#232;re, d'&#234;tre devenu chef de gouvernement, collaborant avec tous les partis ennemis de la classe ouvri&#232;re. N'oublions jamais que ce fut lui qui osa supplier les Flandin, les Reynaud, les de K&#233;rillis, de faire l'Union sacr&#233;e en 1938 ; lui, Blum, qui avait jet&#233; &#224; la face de ces chacals, dans une s&#233;ance historique, en son nom et au nom de la classe qu'il repr&#233;sentait, le fameux &lt;i&gt;&#171; Je vous hais ! &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blum n'est pourtant pas un &#171; vendu &#187; au sens strict du mot. Il n'est pas tomb&#233; lui non plus dans la v&#233;nalit&#233;. Il a m&#234;me eu le courage, malgr&#233; les offres qui lui &#233;taient faites par ailleurs, de rester &#224; la t&#234;te de son parti. Ce n'est pas un vulgaire arriviste dans le genre d'un Laval, d'un Doriot, d'un Marquet, d'un D&#233;at et de tant d'autres. Nous pourrions nous demander pourquoi des hommes de telle valeur trahissent au moment m&#234;me o&#249; la gloire les appelle dans un autre sens, si nous ne connaissions pas parfaitement la corruption du Pouvoir. Corruption lente qui agit par grignotage : d'abord, par des concessions faites un peu &#224; tous pour &#171; arriver &#187;, pour &#171; ne pas effrayer &#187; : ensuite, pour des raisons &#171; strat&#233;giques &#187;, pour trouver des alliances avec les uns ou les autres. Et aussi par &lt;i&gt;l'isolement &lt;/i&gt; de plus en plus grand, au fur et &#224; mesure que l'on monte dans la hi&#233;rarchie du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que nous voyons des cas contradictoires se produire par ce jeu : des hommes de la R&#233;action qui appliquent une partie des programmes lib&#233;raux. (C'est Poincar&#233; qui applique le premier les imp&#244;ts sur le revenu. Tardieu mit en fonction la loi sur les assurances sociales. Laval signa le pacte franco-sovi&#233;tique, etc.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blum n'a pas failli &#224; la r&#232;gle commune : par ses concessions, par ses marchandages, par ses reculades et ses tractations, par sa diplomatie secr&#232;te, il s'est rendu coupable d'avoir, non seulement bris&#233; la R&#233;volution naissante de 1936, mais encore d'avoir fourni des armes &#224; la R&#233;action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etudions un autre cas : la politique du gouvernement bolchevique depuis 1918.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution russe, par sa doctrine communiste, apparut aux peuples du monde entier comme l'esp&#233;rance ultime ; elle devait &lt;i&gt;r&#233;aliser &lt;/i&gt; ce que 1789 avait proclam&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principes g&#233;n&#233;raux &#233;taient les m&#234;mes, mais approfondis et pr&#233;cis&#233;s. H&#233;las ! Il y eut une contradiction, une seule : la &lt;i&gt;th&#233;orie &lt;/i&gt; communiste amenait l'homme aux confins de la libert&#233; individuelle ; mais, la pratique politique commen&#231;ait par la&lt;i&gt; Dictature du Prol&#233;tariat.&lt;/i&gt; Deux id&#233;es qui s'opposent absolument, l'une &#233;tant la n&#233;gation du pouvoir, l'autre l'affirmation absolue d'un pouvoir. Ainsi commenc&#233;e la R&#233;volution russe devait succomber. Effectivement, apr&#232;s quelques ann&#233;es de chaos, apr&#232;s que les meilleurs &#233;l&#233;ments qui essayaient de jeter le prol&#233;tariat russe dans la voie de la vraie libert&#233; eurent &#233;t&#233; d&#233;finitivement &#233;limin&#233;s, la &lt;i&gt;R&#233;volution &lt;/i&gt; se transforma en &lt;i&gt;R&#233;gime&lt;/i&gt;. L'ordre, il est vrai, n'&#233;tait plus le m&#234;me qu'auparavant, le pouvoir avait chang&#233; de mains mais la &lt;i&gt;Forme &lt;/i&gt; restait la m&#234;me. Le nouveau r&#233;gime conservait les classes sociales qui n'avaient ni les m&#234;mes droits, ni les m&#234;mes devoirs, ni les m&#234;mes int&#233;r&#234;ts. Le nouveau r&#233;gime conservait la magistrature, la police, l'arm&#233;e, bien que son chef supr&#234;me e&#251;t dit : &#171; Le parti veut une R&#233;publique prol&#233;tarienne et paysanne plus d&#233;mocratique, dans laquelle la police et l'arm&#233;e permanente seront remplac&#233;es par l'armement du peuple. &#187; (Discours de L&#233;nine, 29 avril 1917).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu &#224; peu la Russie dite &#171; communiste &#187; cr&#233;a une des plus formidables arm&#233;es du monde et une des polices les plus puissantes et arbitraires : la &#171; Tch&#233;ka &#187; et le &#171; Gu&#233;p&#233;ou &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La libert&#233; d'opinion, de presse, de parole, conqu&#234;tes primordiales de toute r&#233;volution, fut totalement supprim&#233;e et les chefs politiques au pouvoir ch&#226;ti&#232;rent, non seulement les contre-r&#233;volutionnaires, mais surtout les &#233;l&#233;ments r&#233;volutionnaires les plus avanc&#233;s, qui avaient fait leurs preuves, mais voulaient corriger les erreurs manifestes et r&#233;agir contre les abus du nouveau r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons vu le chef supr&#234;me, L&#233;nine, r&#233;tablir le petit commerce, cette inutilit&#233; sociale absolue, ce chancre rongeur de tout id&#233;al social, r&#233;fut&#233; sous toutes ses formes par les th&#233;oriciens communistes, L&#233;nine compris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons assist&#233; au combat &#224; mort auquel se sont livr&#233;es les diff&#233;rentes tendances du parti communiste russe pour acc&#233;der au pouvoir. Nous avons vu passer par les armes ceux qui, promoteurs du r&#233;gime bolchevique et dirigeants de la premi&#232;re heure, avaient aussi, en d'autres circonstances, assassin&#233; les meilleurs amis de la R&#233;volution. Toutes ces luttes intestines, toute cette violente imposition de la volont&#233; de quelques-uns, au sein de leur propre parti, eurent lieu au nom d'une id&#233;e qui disait que &#171; Tous avaient droit &#224; tout &#187; : du droit de parler, d'&#233;crire, de discuter, de raisonner, d'agir etc. au droit de manger, de s'instruire, de se divertir, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voyons aujourd'hui la pratique politique communiste recevoir le plus terrible et douloureux d&#233;menti que l'Histoire ait jamais enregistr&#233;. Vingt ann&#233;es de r&#233;gime communiste auraient d&#251; donner, d'apr&#232;s les augures politiques du parti, une Soci&#233;t&#233; presque id&#233;ale : un &#201;tat d&#233;tach&#233; et presque sans rapports sociaux avec le reste du monde capitaliste. Au lieu de cela, nous trouvons une Russie communiste engag&#233;e dans la plus sauvage, meurtri&#232;re et inutile des guerres ; et cela, par un jeu de diplomatie secr&#232;te dont elle est en grande partie responsable. Par un paradoxe ph&#233;nom&#233;nal, la Russie bolcheviste se trouve &#234;tre non seulement l'alli&#233;e mais le rempart de la nation la plus f&#233;rocement conservatrice : les &#201;tats-Unis. C'est la jeunesse prol&#233;tarienne bolcheviste russe qui d&#233;fend, jusqu'&#224; l'an&#233;antissement complet, les coffres-forts anglo-am&#233;ricains. C'est l'effort, le travail, le sacrifice de vingt ann&#233;es et de cent quatre-vingt millions de prol&#233;tariens bolchevistes russes qui sont gaspill&#233;s en quelques mois dans une guerre provoqu&#233;e par des int&#233;r&#234;ts de groupes capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; o&#249; le Pouvoir, et ceux qui s'en sont servis, ont entra&#238;n&#233; l'id&#233;e qui avait anim&#233; la plus grande et la plus compl&#232;te R&#233;volution que l'on ait connue &#224; ce jour&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au nom des pr&#233;tendues n&#233;cessit&#233;s diplomatiques de la Russie (cette fameuse (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cadre que les n&#233;cessit&#233;s imposent &#224; notre d&#233;veloppement est trop &#233;troit pour que nous nous &#233;tendions davantage sur cette partie. Mais nous pensons avoir atteint notre but : d&#233;noncer les coupables. Ce n'est pas tel ou tel personnage que nous jugeons coupable de l'effroyable faillite sociale o&#249; le monde se d&#233;bat mais tous les tenants et partisans du Pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;capitulons de mani&#232;re &#224; bien pr&#233;ciser notre pens&#233;e : &lt;i&gt;Coupables &lt;/i&gt; sont tous les gouvernants qui, par leur attitude, ont trahi les id&#233;es d'humanit&#233;, de travail dans la Paix, de Progr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, coupables sont tous les r&#233;gimes de forme absolue, tels que : royaut&#233;, empire, dictature, fascisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, tous ces C&#233;sar, N&#233;ron, Ugolin, Napol&#233;on, Mussolini, Hitler, Franco, P&#233;tain, leurs &#233;gaux et leurs domestiques, tous tra&#238;tres &#224; leurs paroles, &#224; leur dieu, &#224; leur patrie et aux hommes, ne sont que des criminels imposteurs, n'ayant pour toute gloire que le courage de porter sans faiblesse et sans honte le poids, tous les jours plus pesant, de l'&#233;norme fardeau de leurs infamies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Coupables &lt;/i&gt; sont, &#233;galement, tous les r&#233;gimes dits &#171; lib&#233;raux &#187; qui, n'osant plus cyniquement approuver guerres, contraintes et exploitation, &#339;uvrent par le mensonge et l'hypocrisie. Coupables ces d&#233;put&#233;s de la premi&#232;re, deuxi&#232;me et troisi&#232;me R&#233;publique Fran&#231;aise, de la Social-d&#233;mocratie allemande, des USA, etc. ; de toutes les constitutions ch&#232;vre-choux d'Angleterre, de Belgique et d'autres pays, tous sombres et funestes canailles, moiti&#233; valets, moiti&#233; brigands, qui ont aid&#233; aux m&#234;mes crimes, aux m&#234;mes horreurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coupable, enfin, le r&#233;gime bolchevique ; coupable lui aussi d'avoir appliqu&#233; la contrainte au peuple et d'avoir d&#233;cha&#238;n&#233; la guerre : 1920, guerre &#224; la Pologne ; 1939-1940, guerre &#224; la Finlande, &#224; la Pologne, etc., et, pour r&#233;sultat final, guerre contre l'Allemagne. L&#233;nine, Trotski, Staline et leurs collaborateurs directs, sont tous coupables d'avoir accapar&#233; le pouvoir, de s'&#234;tre servis de la force brutale pour imposer leurs propres volont&#233;s, d'avoir par le syst&#232;me coercitif de tous les r&#233;gimes (prison, d&#233;portation, peine de mort) emp&#234;ch&#233; la R&#233;volution russe de devenir une R&#233;volution Sociale et Mondiale. Coupables, oui, tous, tous et tous, parce qu'ils furent les esclaves, conscients ou inconscients, intelligents et imb&#233;ciles, sinc&#232;res et hypocrites, du &lt;i&gt;Pouvoir&lt;/i&gt;, cette l&#232;pre sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il y eut des sinc&#232;res, des probes, des incorruptibles, parmi ceux qui, encore loin du Pouvoir, mena&#231;aient de vengeance populaire ceux qui le d&#233;tenaient. Puis, eux aussi s'en approch&#232;rent. D&#233;j&#224; avant de l'&#233;treindre, ils changeaient. Il y a plus de cent cinquante ans, Kant disait dans une de ses &#233;tudes philosophiques : &#171; La possession du pouvoir corrompt in&#233;vitablement le libre jugement de la raison. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, Le Pouvoir corrupteur, c'est-&#224;-dire, la Forme qui r&#233;git nos existences : &lt;i&gt;c'est cela qu'il faut supprimer.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4030 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.partage-noir.fr/IMG/jpg/basse-coupables.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH585/basse-coupables-2f7fe.jpg?1774746963' width='500' height='585' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Au nom des pr&#233;tendues n&#233;cessit&#233;s diplomatiques de la Russie (cette fameuse diplomatie secr&#232;te que les hommes de la III&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Internationale avaient en diff&#233;rentes s&#233;ances pr&#233;r&#233;volutionnaires jur&#233; de supprimer), les diff&#233;rentes sections de l'Internationale communiste ont, dans le monde entier, men&#233; des campagnes qui paraissaient dirig&#233;es par l'incoh&#233;rence en personne ; tant&#244;t contre, tant&#244;t pour la d&#233;fense nationale de telle ou telle nation ; s'alliant un jour, en Allemagne, aux fascistes hitl&#233;riens contre les d&#233;mocrates ; f&#234;tant Laval &#224; Moscou, le houspillant &#224; Paris ; votant avec le Front Populaire en France, hurlant &#224; l'unit&#233;, mais malmenant Blum et les socialistes dans la presse du parti ; fusillant les trotskistes et les anarcho-syndicalistes en Espagne ; combattant toutes les religions en URSS, mais tendant la main aux catholiques de France, etc.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Coupables - Chapitre II</title>
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		<dc:date>2023-08-24T07:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andr&#233; Arru</dc:creator>


		<dc:subject>@narlivres</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les Forbans d'industrie &lt;br class='autobr' /&gt;
Ou un peu d'histoire &#233;conomique &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est vers le milieu du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle que l'industrie, s'aidant de la finance, prit un essor particulier et se mit &#224; exploiter, avec conviction, &#226;pret&#233; et continuit&#233;, tout ce qui pouvait donner mati&#232;re &#224; b&#233;n&#233;fice. On nomma ces exploiteurs f&#233;roces : capitaines d'industrie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le succ&#232;s aidant, les capitaines d'industrie comprirent vite l'int&#233;r&#234;t qu'ils auraient &#224; s'associer ; par ce moyen ils augmentaient leur champ d'action, ils (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-les-coupables-" rel="directory"&gt;Les Coupables&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-source-narlivres-+" rel="tag"&gt;@narlivres&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/eco-6f5cc.jpg?1774740108' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les Forbans d'industrie&lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ou un peu d'histoire &#233;conomique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est vers le milieu du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle que l'industrie, s'aidant de la finance, prit un essor particulier et se mit &#224; exploiter, avec conviction, &#226;pret&#233; et continuit&#233;, tout ce qui pouvait donner mati&#232;re &#224; b&#233;n&#233;fice. On nomma ces exploiteurs f&#233;roces : capitaines d'industrie.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le succ&#232;s aidant, les capitaines d'industrie comprirent vite l'int&#233;r&#234;t qu'ils auraient &#224; s'associer ; par ce moyen ils augmentaient leur champ d'action, ils devenaient une force vitale r&#233;gionale, nationale, et qui sait, disaient-ils, la chance aidant, peut-&#234;tre mondiale. Ils pouvaient esp&#233;rer imposer leur volont&#233; aux &#201;tats. C'&#233;taient les nouveaux seigneurs.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par la suite, pour augmenter leur puissance, ils rafl&#232;rent l'argent des petits poss&#233;dants et se cach&#232;rent sous l'anonymat.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D&#233;j&#224; ils commandaient dans les cadres de leurs nations respectives. Ce n'&#233;tait pas suffisant. Par d'habiles man&#339;uvres, ils firent associer des soci&#233;t&#233;s hier concurrentes, sans tenir compte des fronti&#232;res. Ce genre d'association prit le nom de Trust. Ils permettaient d'accaparer un ou plusieurs produits sur une &#233;chelle internationale, d'en priver ou d'en inonder le march&#233;, d'imposer aux gouvernements (de quelques couleurs qu'ils soient) leur volont&#233; : par la menace du lock-out, par des coups de Bourse, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que les industries les plus importantes : mines, p&#233;troles, potasses, m&#233;tallurgie, produits chimiques, transports, etc., se transform&#232;rent en trusts. Nombre de petits industriels durent c&#233;der leurs affaires purement et simplement ; d'autres s'int&#233;gr&#232;rent dans les nouveaux cadres, d'autres encore, les irr&#233;ductibles, succomb&#232;rent peu &#224; peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banques, moyens de transactions, coffres dans lesquels la main de l'&#201;tat puise sans arr&#234;t, pass&#232;rent &#224; la merci des trusts puisque c'&#233;taient eux qui les alimentaient. En apparence elles conserv&#232;rent leur autonomie, mais en fait, vivant des &lt;i&gt;trusts &lt;/i&gt; elles ob&#233;issaient aux &lt;i&gt;trusts&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout allait donc tr&#232;s bien du c&#244;t&#233; de l'exploitation industrielle : la finance et l'industrie, bien li&#233;es, bien soud&#233;es, avaient conquis sans grande lutte la direction &#233;conomique du monde civilis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; toute rose il y a des &#233;pines. Les capitaines d'industrie, dans l'orgueil de leur puissance, dans la s&#251;ret&#233; de leur force, opprimaient sans la moindre humanit&#233;, avec un sordide et f&#233;roce &#233;go&#239;sme, les peuples sous leurs coupes. Il advint :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&#176; que le prol&#233;tariat, ne voulant pas se laisser compresser au gr&#233; des nouveaux ma&#238;tres, s'organisa et se rebella ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2&#176; que l'int&#233;r&#234;t des gouvernants ne s'identifia pas toujours avec celui des trusts ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3&#176; qu'enfin l'id&#233;e d'exploitation des territoires vierges d'industries avait germ&#233;. La ru&#233;e fut d&#233;sordonn&#233;e. Les trusts s'y trouv&#232;rent en concurrence et, bient&#244;t, en lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l&#224;, les campagnes de presse contradictoires, les financements des r&#233;voltes par les trusts ennemis, les achats des consciences surtout dans le monde politique, dans l'arm&#233;e et chez les hauts fonctionnaires ; de l&#224;, coups de Bourses, agiotages, faillites, Krachs, crises, etc. ; de l&#224;, enfin, les guerres modernes. C'&#233;tait la guerre des trusts qui commen&#231;ait... Elle dure encore !...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prol&#233;tariat mondial, lui, n'y comprenait pas grand'chose. La presse, qui constituait le grand moyen de diffusion &#233;tait toute dans les mains des Trusts. Chacun d'eux avait ses hommes dans les gouvernements et &#233;tait &#224; l'aff&#251;t pour acheter par tous les moyens, ceux qui prenaient de l'importance. Par d'inf&#226;mes campagnes, on &#233;liminait les hommes qui ne voulaient pas se plier : on les &#233;touffait, on les salissait ou encore, avec la complicit&#233; des hommes d'&#201;tat et des Magistrats, on les faisait tomber sous le coup de la loi. Par contre, ceux qui courbaient la t&#234;te, recevaient la p&#226;t&#233;e, les honneurs. Dans les nations &#224; syst&#232;me &#233;lectif, on faisait campagne pour ces plats valets ; les autres, laiss&#233;s &#224; leurs propres moyens, &#233;taient inconnus du peuple qui envoyait au pouvoir ceux qui lui &#233;taient pr&#233;sent&#233;s et s'&#233;tonnaient de voir ces derniers changer brusquement de veste. Et lorsque, pour une raison ou pour une autre, quelques gouvernants avaient tendance &#224; r&#233;sister sur une question, le lock-out, des machinations de Bourse, des campagnes de presse, permettaient de s'en d&#233;barrasser. Souvent, on y ajoutait les ma&#238;tres chanteurs. On ne d&#233;daignait pas un m&#233;lange savant de v&#233;rit&#233;s et de calomnies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avec ces m&#233;thodes et avec ces complicit&#233;s que les trusts &#171; civilis&#232;rent &#187; toutes les r&#233;gions neuves, non exploit&#233;es et riches en toutes sortes de mat&#233;riaux : min&#233;ral, v&#233;g&#233;tal, animal, y compris humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; cette &#233;poque (ind&#233;finissable exactement) que commencent les plus graves m&#233;faits de ces quelques magnats de la finance et de l'industrie qui m&#232;nent le monde. En Afrique, aux Am&#233;riques, en Orient, loin des t&#233;moins g&#234;nants, on exploita, sans g&#234;ne et avec profit. On tailla autant dans la chair humaine que dans l'arbre &#224; caoutchouc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons retracer tous les crimes, toute la barbarie, tous les vols, viols, rapts, pillages, tortures, assassinats, massacres perp&#233;tr&#233;s par cette soi-disant &#171; p&#233;n&#233;tration civilisatrice &#187; : il existe pour ceux qui veulent se documenter toute un litt&#233;rature bourr&#233;e de noms, de dates et de faits&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire les rapports du d&#233;put&#233; Vign&#233; d'Octon apr&#232;s ses voyages en Tunisie ; Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat de ces exploits fut merveilleux pour les trusts. Tout &#233;tait b&#233;n&#233;fice. Dans les m&#233;tropoles, il fallait fabriquer pour la conqu&#234;te ; puis pour l'&#233;quipement des territoires conquis. Les banques pr&#234;taient &#224; int&#233;r&#234;t &#224; l'&#201;tat, qui payait les troupes, les fonctionnaires, l'entretien des arm&#233;es, etc. Dans les territoires conquis les trusts se faisaient conc&#233;der par l'&#201;tat les terres appartenant &#224; l'indig&#232;ne puis revendaient au prix fort &#224; l'&#201;tat ces m&#234;me terrains pour y cantonner les troupes, y tracer les villes, etc., etc. Ils fondaient de nouvelles filiales, se faisaient subventionner et all&#233;ger d'imp&#244;ts, volaient &#224; l'indig&#232;ne ses produits et le courbaient sous un esclavage inhumain. Des banques &#171; coloniales &#187;, succursales des banques m&#233;tropolitaines pr&#234;teuses, &#233;mettaient des emprunts au compte de l'&#201;tat et moyennant pourcentage... Tant et si bien que &#171; capitaine d'industrie &#187; devint un titre d&#233;risoire. Les &#171; capitaines &#187; &#233;taient de sacr&#233;s &#171; forbans &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les guerres coloniales ayant d&#233;montr&#233; aux forbans d'industrie que les conflits rapportaient et qu'on avait gouvernants et peuples en mains, le chemin &#233;tait pris : en partie &#224; cause des int&#233;r&#234;ts qui opposaient les forbans les uns aux autres, en partie par le jeu des circonstances et des hommes, l'humanit&#233; se trouva engag&#233;e dans des guerres qui, aujourd'hui, menacent son existence enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours par les moyens que nous connaissons : campagnes de presse, coups de Bourse, achat des consciences, exploitation de la cr&#233;dulit&#233; et de la na&#239;vet&#233; publiques, direction politique des nations par la mise en place d'hommes &#224; eux dans les gouvernements, les trusts font armer, surarmer les nations voisines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compos&#233;s et li&#233;s internationalement, ils fournissent leurs produits &#224; toutes les nations, sans souci du drapeau qu'elles arborent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour augmenter les commandes, des campagnes chauvines sont faites, des incidents sont cr&#233;&#233;s et, de fil en aiguille, d'&#233;tincelle en &#233;tincelle, le feu prend une ampleur extraordinaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On eut d'abord, dans l'&#232;re des grandes guerres capitalistes, celle de 1870-1871, qui donna aux trusts austro-allemands, l&#233;g&#232;rement appuy&#233;s par les trusts anglais, une sup&#233;riorit&#233; incontestable dans les affaires d'Europe, d'Afrique, d'Asie, d&#233;sorganisant les jeunes trusts fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre russo-japonaise permit aux trusts europ&#233;ens et am&#233;ricains une mainmise sur le Japon et la Russie et leur donna les mains libres en Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entretemps, on se faisait la main dans les Balkans et on continuait le petit jeu colonial qui ne rapportait plus suffisamment mais qui servait d'appoint. Les int&#233;r&#234;ts des trusts s'&#233;tendaient de plus en plus. Les territoires sur lesquels ils pratiquaient leurs mauvais coups &#233;tant limit&#233;s, ce fut bient&#244;t la concurrence de trusts &#224; trusts ou, plut&#244;t, la lutte blocs contre blocs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre repr&#233;sentant toujours un b&#233;n&#233;fice imm&#233;diat pour tous les capitalistes participants (neutres, vainqueurs et m&#234;me dans une certaine mesure, vaincus) et l'expansion pour les blocs vainqueurs ou neutres, c'est-&#224;-dire de nouveaux b&#233;n&#233;fices, on arriva gentiment &#224; la conception d'une guerre d'&#201;tats contre &#201;tats ou plut&#244;t d'un groupe industriel financier (anglo-fran&#231;ais, soutenu par le neutre U.S.A.), qui d&#233;fendait ses positions acquises dans le monde et cherchait &#224; augmenter son influence, particuli&#232;rement du c&#244;t&#233; russe et balkanique, contre un autre (austro-allemand), qui voulait con&#172;server son influence dans les Balkans, manger le g&#226;teau russe et p&#233;n&#233;trer, par cette porte, en Orient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les timides coups de t&#234;te du prol&#233;tariat, ses revendications &#233;t&#234;t&#233;es par les vendus de la politique, finirent par d&#233;cider les h&#233;sitants. De l&#224;, naquit la guerre mondiale de 1914-1918.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les b&#233;n&#233;fices furent consid&#233;rables. Malgr&#233; cela la guerre ne donna pas tous les r&#233;sultats escompt&#233;s. Le bloc financier vaincu fut trop d&#233;fait, le vainqueur alourdi de sa victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bloc austro-allemand, vaincu financi&#232;rement, se trouva totalement d&#233;sorganis&#233;, tant et si bien qu'il fut dans l'obligation de demander gr&#226;ce et secours &#224; son adversaire, qui s'empressa de lui porter aide moyennant garanties qui aggrav&#232;rent sa d&#233;faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bloc vainqueur chancelait sous le poids de sa victoire incompl&#232;te : 1&#176; parce que le g&#226;teau russe &#233;chappait &#224; tout le monde et, malgr&#233; plusieurs tentatives, ne se d&#233;cidait pas &#224; se laisser manger ; 2&#176; parce que le neutre devenu alli&#233; (USA) s'adjugeait une part trop grosse d'influence dans tout le domaine du bloc anglo-fran&#231;ais ; 3&#176; parce qu'enfin il fallut tour &#224; tour mater les peuples : allemand, hongrois, italien, autrichien. Cela ne rapporte pas, au contraire : de tous temps, le capitalisme y a laiss&#233; des plumes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette derni&#232;re raison les trusts furent oblig&#233;s de compter davantage avec les &#233;l&#233;ments politiques. Devant les difficult&#233;s sociales, les blocs vaincus et vainqueurs s'alli&#232;rent de nouveau et cr&#233;&#232;rent des &#171; conditions politiques nouvelles &#187;. En attendant, les ouvriers se battaient entre eux. Cependant, au milieu de toute cette agitation, une lueur d'espoir naquit chez le prol&#233;tariat mondial : &#171; la R&#233;volution espagnole &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dangereuse pour le monde capitaliste, dangereuse pour le monde politique, parce qu'issue d'un mouvement populaire absolument sain et ind&#233;pendant, ce mouvement mit vite d'accord financiers, industriels et politiciens : il fallait l'assassiner et, pour &#233;teindre d&#233;finitivement sa tra&#238;n&#233;e lumineuse, fixer l'attention publique sur une nouvelle guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bient&#244;t, les blocs financiers ennemis de 1914 &#8211; les m&#234;mes exactement &#8211; se trouv&#232;rent de nouveau en pr&#233;sence : l'un (austro-allemand), fid&#232;le &#224; la forme politique qui l'a sauv&#233;, qui l'a fait vivre ; l'autre (anglo-fran&#231;ais), divis&#233;, car une partie de la finance fran&#231;aise, lass&#233;e d'&#234;tre &#224; la remorque de la politique de la City, cherchait une alliance financi&#232;re continentale o&#249; elle serait plus libre ; enfin le neutre (USA) restait dans l'expectative, attendant les &#233;v&#233;nements pour prendre des d&#233;cisions suivant ses int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cela, il faut ajouter un &#233;l&#233;ment politique nouveau, paraissant d&#233;tach&#233; de toute influence financi&#232;re et industrielle priv&#233;e : le gouvernement russe qui, jusqu'&#224; cette date, avait paru se mettre &#224; l'&#233;cart de tout conflit mondial, mais qui paraissait pr&#234;t &#224; vouloir jouer son jeu dans le nouveau cataclysme. Effectivement les gouvernants russes flirteront avec les blocs en opposition et aideront dans une large part au d&#233;clenchement de la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeux sont faits. L'aventure appara&#238;t bougrement dangereuse pour tout le monde, mais &#171; dispara&#238;tre pour dispara&#238;tre &#187;, disent nos forbans d'industrie, tentons notre chance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1938 : Ballon d'essai. On &#233;tudie les r&#233;actions populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1939 : La Guerre. Le capitalisme se sauvera ou mourra. L'humanit&#233; sera ce qu'elle voudra bien devenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cet expos&#233; rapide, nous d&#233;gageons le jugement suivant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coupable, d'abord, le Syst&#232;me social dans son cercle vicieux (ses formes actuelles, politiques, &#233;conomiques et sociales).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, ceux dont nous venons de r&#233;sumer l'histoire : les forbans d'industrie. Coupables ils sont d'imposer au monde leur volont&#233; bassement &#233;go&#239;ste, sanguinaire, crapuleuse et sadique. Coupables ils sont de ne pas avoir m&#234;me l'excuse de la jouissance de leurs crimes. Coupables ils sont, ces quelques milliers d'individus, d'imposer &#224; deux milliards d'autres hommes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&#176; la mis&#232;re, quand le monde entier pourrait conna&#238;tre l'abondance ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2&#176; l'assassinat, quand le monde entier aime la paix ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3&#176; les ruines et la destruction, quand le monde entier veut construire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coupables, parce qu'ils pourraient devenir l'&#233;lite dans le mieux, et qu'ils sont l'&#233;lite dans le pire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous crions ici ce que tout le monde chuchote ; nous disons bien tout le monde, m&#234;me eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne faisons que r&#233;p&#233;ter ce que des milliers de personnes de toutes les classes sociales, m&#234;me de la leur, et de toutes les langues, ont d&#233;nonc&#233; &#224; maintes reprises, avec force d&#233;tails, par la plume et par la parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marchandages, tripotages, salet&#233;s, vilenies, rapacit&#233;, ladrerie, canailleries, vols, viols, assassinats, crimes en tout genre, mis&#232;re, ruines, famines, &#233;pid&#233;mies, injustices, inconscience, insensibilit&#233;, folie, sont les seuls moyens que les &lt;i&gt;Forbans d'industrie &lt;/i&gt; ont trouv&#233; pour diriger le monde.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;(A suivre...)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://archives-arru.penselibre.org/" class="spip_out"&gt;Archives Andr&#233; Arru&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lire les rapports du d&#233;put&#233; Vign&#233; d'Octon apr&#232;s ses voyages en Tunisie ;&lt;i&gt; Le Crime du Congo&lt;/i&gt;, de A. Conan Doyle ; &lt;i&gt;Erreurs et brutalit&#233;s coloniales &lt;/i&gt; de Victor Augagneur ; les brochures de Spielman sur les spoliations d'indig&#232;nes, etc.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Les Coupables - Chapitre premier</title>
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		<dc:creator>Andr&#233; Arru</dc:creator>


		<dc:subject>@narlivres</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Premier Raisonnement &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Monde est &#224; feu et &#224; sang. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est criminel et c'est une imb&#233;cillit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
De cet &#233;tat de choses il y a des responsables, des coupables, beaucoup de coupables : ce sont tous ceux qui ont retard&#233;, par leur bas &#233;go&#239;sme, le progr&#232;s social ; tous ceux qui ont oblig&#233; les hommes &#224; &#234;tre en &#233;tat perp&#233;tuel de guerre ; tous ceux qui, par inconscience, par ent&#234;tement ou par int&#233;r&#234;t, ont divis&#233; le peuple ; tous ceux, enfin, qui ont combattu, de face ou de dos, les r&#233;bellions et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-les-coupables-" rel="directory"&gt;Les Coupables&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-source-narlivres-+" rel="tag"&gt;@narlivres&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/002-guerre-7e914.jpg?1774740108' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Premier Raisonnement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Monde est &#224; feu et &#224; sang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est criminel et c'est une imb&#233;cillit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cet &#233;tat de choses il y a des responsables, des coupables, beaucoup de coupables : ce sont tous ceux qui ont retard&#233;, par leur bas &#233;go&#239;sme, le progr&#232;s social ; tous ceux qui ont oblig&#233; les hommes &#224; &#234;tre en &#233;tat perp&#233;tuel de guerre ; tous ceux qui, par inconscience, par ent&#234;tement ou par int&#233;r&#234;t, ont divis&#233; le peuple ; tous ceux, enfin, qui ont combattu, de face ou de dos, les r&#233;bellions et les r&#233;volutions sociales ; tous ceux qui, &#171; chefs &#187; reconnus, respect&#233;s, ont menti, tromp&#233;, trahi leurs troupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, avant les hommes, il y a les syst&#232;mes, c'est-&#224;-dire l'organisation sociale (celle-ci fait comprendre, mais non pardonner ceux-l&#224;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coupable initial de la situation o&#249; les peuples se trouvent aujourd'hui : du syst&#232;me fasciste au communisme, en passant par tous les syst&#232;mes politiques, c'est la &lt;i&gt;Forme&lt;/i&gt;. C'est la &lt;i&gt;Forme &lt;/i&gt; qui permet &#224; une &lt;i&gt;minorit&#233; &lt;/i&gt; d'individus de gouverner une &lt;i&gt;Enormit&#233; &lt;/i&gt; d'autres hommes. C'est la Forme qui fait d'une classe de non producteurs les dirigeants de la production. C'est elle, encore, qui fait que le r&#233;gime se rattachant &#224; un bord ou &#224; un autre (noir, blanc ou rouge) conserve exactement les m&#234;mes institutions, le m&#234;me m&#233;canisme : &#171; gouvernement central &#187; avec fonctionnarisme rongeur, Arm&#233;e, Police, Magistrature, ce qui veut dire : ordres mal con&#231;us et contradictoires, paperasserie inutile, forces destructives, mesures arbitraires, justice partiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la Forme qui fait que tous les gouvernements de toutes les nations hurlent &#224; la Paix mais pr&#233;parent la Guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la Forme qui fait que tous les gouvernants jurent de supprimer dans leurs pays respectifs le paup&#233;risme, mais ne font que changer les privil&#232;ges de mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En toute logique il en r&#233;sulte que, dans le cataclysme que nous subissons, il ne peut y avoir de nations pr&#233;f&#233;r&#233;es, pas de gouvernements pr&#233;f&#233;r&#233;s. Il y a des &lt;i&gt;coupables &lt;/i&gt; et des &lt;i&gt;victimes&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Coupables &lt;/i&gt; : les &lt;i&gt;Formes &lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;Hommes &lt;/i&gt; qui cr&#233;ent et commandent la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Victimes &lt;/i&gt; : tous les gouvern&#233;s qui font (contre leur gr&#233;) la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Coupables &lt;/i&gt; : tous les gouvernants qui font la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Victimes &lt;/i&gt; : tous ceux qui la subissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, nous ne souhaitons pas la victoire d'un pays sur un autre pays. La prise par un peuple du territoire, fumant de ruines et puant le cadavre, d'un autre peuple, ne repr&#233;sente &#224; nos yeux qu'une double d&#233;faite : mort et destruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre pr&#233;f&#233;rence et notre aide ne peuvent aller qu'aux peuples qui brisant les cha&#238;nes du pass&#233;, brisant la &lt;i&gt;Forme &lt;/i&gt; et ses &lt;i&gt;souteneurs&lt;/i&gt;, se d&#233;cideront enfin &#224; vivre suivant les conseils de leurs exp&#233;riences et de leur Raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas un homme, dit civilis&#233;, n'approuve l'exploitation de l'homme par l'homme. La raison de chacun crie &#224; l'injustice &#224; la vue de la mis&#232;re des uns et de la richesse des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi alors, l'homme dit civilis&#233; est entra&#238;n&#233; &#224; faire les guerres les plus meurtri&#232;res, les plus destructrices, les plus longues, qui n'ont plus, aujourd'hui, comme limites que celles du monde lui-m&#234;me, au moment pr&#233;cis o&#249; son intelligence en sent l'absolue absurdit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi l'homme dit civilis&#233; exploite-t-il plus durement son semblable, au moment o&#249; sa conscience le lui interdit le plus formellement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi notre Raison &#224; tous dit que nous vivons follement, que nos gouvernants &#8211; tous nos gouvernants &#8211; furent et sont cruels et sots ? Pourquoi continuons-nous dans le chemin de l'erreur et de la folie, quand nous reconnaissons nos erreurs et nos folies ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien de centaines, de milliers, de millions d'hommes se posent journellement ces &#171; Pourquoi &#187; ! Combien cherchent une solution ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien d'hommes g&#233;n&#233;reux ont donn&#233; tout : travail, famille, sant&#233;, libert&#233;, vie, pour faire sortir l'humanit&#233; de cette orni&#232;re !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien de merveilleuses id&#233;es sont sorties de ces cerveaux fraternels, porteurs de germes de Libert&#233;, de Justice, de V&#233;rit&#233;, de Progr&#232;s ! Combien de ces id&#233;es ont m&#234;me envahi le monde !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, jusqu'&#224; nos jours, tous ces &#233;lans, tous ces efforts rest&#232;rent vains. Les meilleures id&#233;es furent tronqu&#233;es par des fripouilles qui s'en &#233;taient empar&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;A qui la faute ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A tous ceux, parmi tant d'autres, qui ont voulu appliquer des Id&#233;es Neuves, dans des temps nouveaux, avec des vieilles m&#233;thodes, d&#233;j&#224; r&#233;v&#233;l&#233;es fausses aux temps anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque r&#233;volution a enlev&#233; le Pouvoir de quelques mains pour le remettre aussit&#244;t entre d'autres, oubliant que le Pouvoir est corrupteur en soi-m&#234;me, qu'il fait d'un r&#233;volutionnaire, d'abord : un fonctionnaire, ensuite un r&#233;actionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oubliant qu'il n'est pas possible qu'un ou plusieurs hommes dirigent, organisent, assurent, dans les moindres d&#233;tails, la vie de millions d'individus ; oubliant qu'un homme au pouvoir perd toute notion de la vie sociale, car pour gouverner, il faut quitter l'usine, le champ, le laboratoire ou n'y avoir jamais mis les pieds ; oubliant que la Justice, la V&#233;rit&#233;, ne sont pas des &lt;i&gt;Dogmes&lt;/i&gt;, mais des choses variables suivant les lieux, les temps, les circonstances ; qu'impos&#233;es elles deviennent Injustice et Erreur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, nous voyons que ceux qui font les lois, les rendent plus mauvaises encore en les appliquant, et ne se g&#234;nent pas de les contourner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont l&#233;gion, les grands coupables dans nos soci&#233;t&#233;s modernes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons, d'abord, les &lt;i&gt;Profiteurs &lt;/i&gt; : forbans d'industrie ou de finance, qui, sans piti&#233;, sans conscience, sans humanit&#233;, exploitent &#224; mort ou font massacrer entre eux leurs semblables pour augmenter leurs b&#233;n&#233;fices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Viennent ensuite leurs valets : les &lt;i&gt;Politiciens&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Impossible de dresser la liste de tous les parjures, cam&#233;l&#233;ons, ren&#233;gats, arrivistes, etc. Il y en a trop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, direz-vous, plus d'id&#233;es directrices, plus d'hommes directeurs ? Qui ou quoi va diriger le monde ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; cette question pr&#233;cis&#233;ment, que notre brochure va r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des mots, dites-vous ? Non, des id&#233;es pratiques. Une organisation rationnelle, bas&#233;e sur la libert&#233; de chacun, respectant celle de tous, fond&#233;e sur la fraternit&#233; effective, sur la v&#233;rit&#233; exp&#233;rimentale, sur la Justice sociale s'exer&#231;ant par la raison populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la disparition &#224; jamais des r&#233;gimes d'oppression, d'ignorance, d'inconscience, dans lesquels nous vivons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'organisation nouvelle, hors de tous cadres pass&#233;s ; elle ouvre la porte :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la Raison, &#224; l'&lt;i&gt;Intelligence&lt;/i&gt;, au Travail, &#224; la Paix totale et ind&#233;finie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://archives-arru.penselibre.org/" class="spip_out"&gt;Archives Andr&#233; Arru&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les Coupables - Avertissement</title>
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		<dc:date>2023-08-22T09:32:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andr&#233; Arru</dc:creator>


		<dc:subject>@narlivres</dc:subject>
		<dc:subject>Andr&#233; Arru</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Cette brochure (&lt;i&gt;Les Coupables&lt;/i&gt;), &#233;crite par Andr&#233; Arru et r&#233;vis&#233;e par Voline, fut publi&#233;e en 1943 par une &#171; fantomatique &#187; F&#233;d&#233;ration internationale syndicaliste r&#233;volutionnaire et imprim&#233;e par les fr&#232;res Lyon, libertaires et r&#233;sistants connus de Toulouse.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/-les-coupables-" rel="directory"&gt;Les Coupables&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.partage-noir.fr/+-source-narlivres-+" rel="tag"&gt;@narlivres&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH94/sans_titre-1-recupereyyyy-5a308.jpg?1774703590' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette brochure (&lt;i&gt;Les Coupables&lt;/i&gt;), &#233;crite par Andr&#233; Arru et r&#233;vis&#233;e par Voline, fut publi&#233;e en 1943 par une &#171; fantomatique &#187; F&#233;d&#233;ration internationale syndicaliste r&#233;volutionnaire et imprim&#233;e par les fr&#232;res Lyon , libertaires et r&#233;sistants connus de Toulouse&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Henri et Antoine Lion, imprimeurs &#224; Toulouse, rue Croix-Baragnon, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette brochure n'est pas une collection de fleurs de rh&#233;torique ni m&#234;me d'accord grammaticaux irr&#233;prochables. Nous le savons et ne nous en excusons pas ; car nous avons cherch&#233; &#224; donner, non pas un divertissement litt&#233;raire, mais mati&#232;re &#224; r&#233;flexion sur l'organisation sociale. La beaut&#233; du style a, pour les m&#234;mes raisons, c&#233;d&#233; la place &#224; la clart&#233; : on y trouvera donc des r&#233;p&#233;titions voulues d'id&#233;es et de mots. Nous avons cherch&#233;, simplement, &#224; bien nous expliquer, &#224; bien nous faire comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce petit opuscule, beaucoup de questions sont agit&#233;es ; plusieurs sont trait&#233;es en une phrase ; quelques exemples sont donn&#233;s globalement ; certaines affirmations sont faites sans pr&#233;cision. Nous ne pouvions traiter &#224; fond, dans l'exigu&#239;t&#233; d'un aussi petit format, un sujet aussi formidablement vaste. Nous pensons que ceux qui nous liront, compl&#232;teront notre travail en allant chercher, quand ils auront des doutes sur nos dires, les documents n&#233;cessaires. Il faut que chacun fasse ce travail pour acqu&#233;rir une certitude personnelle et se rendre vraiment compte de l'int&#233;r&#234;t humain de notre lutte. Nous sommes les seuls &#224; ne pas vouloir convaincre par persuasion seule : nous voulons que chacun se fasse une opinion lui-m&#234;me, par l'&#233;tude exacte des faits, et qu'il cherche la solution raisonnable. Nous sommes les seuls &#224; ne pas nous proposer en guides, en sup&#233;riorit&#233;s, en chefs. Nous savons que tout le monde fait partie de l'&#233;lite &#224; un moment de sa vie, et que tout le monde se ravale au dernier rang de l'humain &#224; d'autres moments de l'existence. Qui n'a pas ses heures d'h&#233;ro&#239;sme ? Qui n'a pas ses heures de l&#226;chet&#233; ? Qui n'a pas ses heures de raison lucide ? Qui n'a pas ses heures de folie ou d'inconscience ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous luttons donc sans aucun parti pris, sous aucune banni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous luttons parce que nous trouvons stupide que le genre humain vive si mal quand il pourrait vivre presque id&#233;alement. Nous luttons aussi parce que nous avons d&#233;couvert des faits qui nous permettent de conclure, avec une certitude d'exp&#233;rimentateurs absolument d&#233;sint&#233;ress&#233;s, aux mensonges des conducteurs de peuple, &#224; leurs vilenies, &#224; leurs hypocrisies. Nous luttons enfin parce que nous avons compris qu'au-dessus des hommes la routine r&#233;gnait et les tuait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Pouvoir, c'est la forme coupable d'incoh&#233;rence.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Pouvoir, c'est : la &#171; politique &#187;, l'arm&#233;e, la police, la magistrature, le fisc, toutes fonctions d&#233;voratrices, exerc&#233;es par des fonctionnaires d&#233;vorateurs, tous non producteurs, &#233;vad&#233;s de la production ou n'y ayant jamais appartenu, mais tous pr&#233;tendant &#224; l'organiser et &#224; la diriger. Dans presque tous les cas, le producteur v&#233;ritable : ouvrier, paysan, savant, etc., est &#233;cart&#233; de l'organisation ou y remplit un r&#244;le de troisi&#232;me plan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir &#233;tant une id&#233;e fausse, ceux qui s'en servent, ceux qui en usent, ne peuvent &#234;tre qu'&#224; la hauteur de l'id&#233;e qu'ils d&#233;fendent.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://archives-arru.penselibre.org/" class="spip_out"&gt;Archives Andr&#233; Arru&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Henri et Antoine Lion, imprimeurs &#224; Toulouse, rue Croix-Baragnon, travaillaient activement pour la R&#233;sistance (mouvement &#171; Combat &#187;). Ils furent arr&#234;&#173;t&#233;s, d&#233;port&#233;s et moururent &#224; Mauthausen. Pour le groupe de Marseille, ils imprim&#232;rent affiches, tracts, une brochure de 45 pp. intitul&#233;e &lt;i&gt;Les Coupables&lt;/i&gt; et le num&#233;ro 1 d'une revue d&#233;nomm&#233;e &lt;i&gt;la Raison&lt;/i&gt; (&lt;a href=&#034;https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/itineraire_voline2.pdf&#034;&gt;&lt;i&gt;Itin&#233;raire&lt;/i&gt; n&#176;13&lt;/a&gt;, page 78).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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